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	<title>Chronicles Archives - Tribune Verte</title>
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	<description>Un regard écologique de l&#039;information</description>
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	<title>Chronicles Archives - Tribune Verte</title>
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		<title>Portrait: Jocelyne Landry Tsonang, de la finance climat à l’économie circulaire, elle donne le ton!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 08:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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					<description><![CDATA[Jocelyne Landry Tsonang est titulaire d&#8217;un Master en Sciences forestières, option biodiversité et productions forestières, obtenu à l&#8217;Université de Yaoundé 1, au Cameroun. Elle est épouse et mère, mais également&#8230; ]]></description>
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<p></p>



<p><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> est titulaire d&rsquo;un Master en Sciences forestières, option biodiversité et productions forestières, obtenu à l&rsquo;Université de Yaoundé 1, au Cameroun.  Elle est épouse et mère, mais également experte en économie circulaire, finance durable et développement de projets carbone en Afrique. Son parcours s’est construit à l’intersection des politiques publiques, de la transition écologique, de la structuration de projets verts et de la mobilisation de financements innovants au service du développement durable. Aujourd’hui, elle exerce comme Responsable des opérations chez Nature Crest, une structure qui accompagne l’émergence et la structuration de projets à fort impact dans les domaines du carbone, de l’économie circulaire, des solutions fondées sur la nature et de la finance verte. </em></p>



<p><em>En marge de  la Journée Internationale des Droits de la Femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés. Dans cette interview, Jocelyne Landry nous raconte comment à travers sa fonction, elle contribue à faire le lien entre vision stratégique, ingénierie de projet, mobilisation de partenariats et création de solutions concrètes pour les territoires africains.</em></p>



<p><strong>Tribune verte online (TVO): qu’est-ce qui vous a conduit à la gestion de l’environnement et des ressources naturelles ?</strong></p>



<p><strong>Jocelyne Landry Tsonang  (JLT)</strong> : ce qui m’a conduit vers ce domaine, c’est d’abord une conviction profonde : l’Afrique ne peut pas envisager son développement en dehors des enjeux de durabilité. Très tôt, j’ai compris que les questions environnementales ne concernent pas uniquement la nature. Elles touchent aussi à l’économie, à la santé publique, à l’emploi, à la justice sociale, à la résilience des territoires et à la souveraineté des États.</p>



<p>Au fil du temps, j’ai voulu me positionner non seulement comme une technicienne de ces sujets, mais comme une actrice capable de relier environnement, transformation économique et mécanismes de financement. C’est cette vision qui guide encore aujourd’hui mon engagement.</p>



<p><strong>TVO: comment définiriez-vous votre mission aujourd’hui, à travers vos activités ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: ma mission consiste à contribuer à la transformation de l’ambition environnementale en opportunités concrètes de développement, de résilience et de création de valeur pour l’Afrique.</p>



<p>Concrètement, cela signifie accompagner des acteurs publics, des territoires, des réseaux, des entreprises et des partenaires dans la structuration de projets durables, dans la mise en place de cadres de réflexion stratégique, et dans l’identification de mécanismes de financement innovants, notamment autour de la finance climat, des crédits carbone, de l’économie circulaire et des solutions fondées sur la nature.</p>



<p>Chez <strong>Nature Crest</strong>, nous travaillons précisément dans cette logique. Nous croyons que la transition écologique africaine doit être à la fois <strong>territorialisée, finançable et inclusive</strong>. Notre objectif est d’aider les acteurs africains à mieux structurer leurs projets, à mieux valoriser leurs actifs naturels et à mieux capter les opportunités de la finance verte.</p>



<p><strong>TVO: quels sont, selon vous, les principaux leviers pour faire avancer l’économie circulaire en Afrique ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: le premier levier, c’est l’<strong>ancrage politique</strong>. Tant que l’économie circulaire reste perçue comme un concept périphérique, elle ne peut pas transformer durablement les modèles de production et de consommation. Il faut donc des orientations politiques claires, des feuilles de route, des cadres réglementaires et une meilleure coordination entre les secteurs concernés.</p>



<p>Le deuxième levier, c’est la <strong>territorialisation des solutions</strong>. L’économie circulaire prend tout son sens lorsqu’elle répond à des réalités locales : gestion des déchets, valorisation des matières, transformation agricole, réparation, réemploi, innovation locale, structuration de filières.</p>



<p>Enfin, il faut investir dans les <strong>chaînes de valeur africaines</strong>. L’économie circulaire ne doit pas être réduite à la simple gestion des déchets. Elle doit être pensée comme un modèle économique capable de créer de l’emploi, de soutenir l’industrialisation locale, de réduire certaines dépendances extérieures et de renforcer la compétitivité des territoires.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="720" height="555" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg" alt="" class="wp-image-2873" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-300x231.jpeg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><em>Pendant 2 ans, <strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> a siégé au sein du Conseil Mondial sur l&rsquo;avenir de l&rsquo;utilisation durable des ressources du Forum Economique Mondial. Alors que le Monde s&rsquo;oriente vers des énergies plus propres, la demande en ressources, notamment en matières premières critiques, devrait connaître une croissance significative. Pour elle : <strong>« les projets miniers actuels et prévus ne suffiront pas à répondre à la demande future, ne couvrant que 39 % des besoins en lithium, 69 % en nickel et 62 % en cobalt d&rsquo;ici 2035. »</strong></em></p>



<p><strong>TVO: vous travaillez aussi sur la finance verte et les marchés carbone. Pourquoi ces sujets sont-ils devenus si importants ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: ils sont devenus essentiels parce qu’il ne suffit plus de reconnaître l’urgence climatique ; il faut désormais trouver les moyens concrets de financer la transition.</p>



<p>L’un des grands défis en Afrique, c’est que beaucoup de projets à fort impact environnemental existent, mais qu’ils ne sont pas toujours suffisamment structurés pour attirer des investisseurs ou accéder à des mécanismes de financement adaptés. Il y a donc un travail fondamental à faire sur la qualité des projets, la gouvernance, la crédibilité des données, la robustesse des modèles économiques et l’alignement avec les standards internationaux.</p>



<p>Les marchés carbone, la finance verte, les paiements pour services environnementaux ou encore les crédits biodiversité peuvent devenir des outils puissants, à condition qu’ils soient conçus avec rigueur, transparence et équité pour les territoires qui portent les projets.</p>



<p><strong>TVO: vous avez accompagné plusieurs pays africains dans la structuration de la finance climat. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: à ce stade, nous travaillons actuellement avec trois pays africains sur des processus liés à la structuration de la finance climat et à l’émergence de projets verts. Nous ne pouvons pas encore dévoiler leurs noms, car les processus sont toujours en cours et restent soumis à des exigences de confidentialité jusqu’à leur aboutissement.</p>



<p>Il faut aussi comprendre que ce type d’accompagnement prend du temps. Entre l’initiation, la structuration technique, l’alignement institutionnel, la mobilisation des parties prenantes et l’aboutissement effectif, les délais peuvent être relativement longs. Chaque pays a ses propres spécificités institutionnelles, réglementaires, économiques et territoriales, et cela influence fortement le rythme d’avancement. Notre démarche n’est donc pas de rechercher des annonces rapides, mais de contribuer à des processus sérieux, crédibles et durables.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg"><img decoding="async" width="720" height="480" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg" alt="" class="wp-image-2874" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> (au centre), félicitant le Nigeria pour le lancement de son cadre national dans  le marché du carbone. Une étape majeure pour le financement climatique en Afrique dans le cadre du programme de décarbonisation mené par le secteur privé.</em><br></p>



<p><strong>TVO: quel regard portez-vous sur les écarts de financement climatique en Afrique ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: l’Afrique fait face à un paradoxe majeur. <strong>Le continent reçoit moins de 5 % des financements mondiaux consacrés au climat, en réalité plutôt entre 3 et 4 %</strong>, alors même qu’il est confronté à certains des risques climatiques les plus élevés au monde.</p>



<p>Autrement dit, les besoins sont immenses, les vulnérabilités sont fortes, mais les ressources mobilisées restent encore largement insuffisantes. Cet écart entre les besoins réels et les financements effectivement accessibles constitue l’un des plus grands freins à la transition écologique du continent.</p>



<p>Et pourtant, l’Afrique recèle un potentiel considérable et encore largement inexploité en matière d’investissements verts.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451.png"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-1024x683.png" alt="" class="wp-image-2871" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-1024x683.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-300x200.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-768x512.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451.png 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>TVO: quand vous parlez de potentiel vert, de quoi s’agit-il concrètement ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: il s’agit d’abord du <strong>capital naturel africain</strong>. L’Afrique possède des forêts, des mangroves, une biodiversité remarquable, des sols à fort potentiel de séquestration, des zones côtières stratégiques, des ressources marines, des paysages agricoles, ainsi qu’une immense diversité de services écosystémiques.</p>



<p>Cette richesse a une valeur environnementale évidente, mais elle a aussi une <strong>valeur économique réelle</strong>, qui reste encore insuffisamment reconnue, structurée et monétisée au bénéfice des territoires africains.</p>



<p>C’est justement l’un de nos combats : faire en sorte que cette valeur soit mieux révélée et mieux captée.</p>



<p><strong>TVO:  que signifie, pour vous, “monétiser la valeur du capital naturel africain” ?</strong></p>



<p>Cela signifie permettre aux territoires africains de tirer une valeur économique plus juste de leurs actifs naturels, tout en assurant leur préservation.</p>



<p>Concrètement, cela passe par des instruments comme :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les</strong> <strong>crédits carbone</strong>,</li>



<li><strong>Le</strong>s <strong>crédits biodiversité</strong>,</li>



<li><strong>Les</strong> <strong>paiements pour services environnementaux</strong>,</li>



<li><strong>Et d’autres</strong> <strong>produits de la finance verte</strong>.</li>
</ul>



<p>L’idée n’est pas de marchandiser la nature de manière simpliste. L’idée est de reconnaître que les écosystèmes rendent des services mesurables, utiles et stratégiques à l’échelle locale et mondiale, et que les pays africains doivent pouvoir mieux capter la valeur associée à ces services.</p>



<p>Pour nous, l’enjeu est à la fois <strong>économique, stratégique et politique</strong>. Il s’agit de permettre à l’Afrique de financer sa transition de manière plus souveraine, et de transformer ses ressources écologiques en leviers de développement inclusif et durable.</p>



<p><strong>TVO:  quelle est la contribution de Nature Crest dans cette dynamique ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: Chez <strong>Nature Crest</strong>, nous nous positionnons comme un acteur d’interface entre les territoires, les projets, les partenaires techniques et les opportunités de financement vert.</p>



<p>Nous accompagnons la structuration de projets, l’identification de filières prometteuses, le dialogue avec les parties prenantes, la réflexion stratégique autour des solutions fondées sur la nature, de l’économie circulaire et du carbone, ainsi que la mise en relation avec des approches de finance durable.</p>



<p>Notre ambition est d’aider à faire émerger des projets crédibles, bancables et porteurs d’impact, tout en défendant une vision selon laquelle l’Afrique doit être non seulement un espace de mise en œuvre, mais aussi un espace de création de valeur, de négociation et de leadership dans l’économie verte mondiale.</p>



<p><strong>TVO: selon vous, quelle place les femmes occupent-elles dans cette transformation ?</strong></p>



<p>Les femmes occupent une place centrale, et cette place doit être encore davantage reconnue.</p>



<p>Dans de nombreux territoires africains, les femmes sont déjà au cœur de la gestion des ressources, de l’agriculture, de l’entrepreneuriat local, de la transformation, de la résilience communautaire et de l’innovation sociale. Elles sont souvent parmi les premières à porter des solutions concrètes.</p>



<p>Mais il faut aller plus loin. Les femmes doivent aussi être davantage présentes dans les espaces de décision, dans la gouvernance environnementale, dans la structuration des projets, dans les négociations financières et dans les métiers émergents de la transition écologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="527" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg" alt="" class="wp-image-2880" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57-300x220.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong>: « je suis convaincue que les femmes africaines ne sont pas seulement des bénéficiaires de la transition ; elles en sont aussi des architectes. »</em></p>



<p></p>



<p><strong>TVO: avez-vous un exemple de projet ou d’approche qui illustre cette vision intégrée ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: oui, par exemple les projets de restauration d’écosystèmes comme les <strong>mangroves</strong> ou d’autres solutions fondées sur la nature illustrent très bien cette approche.</p>



<p>Lorsqu’ils sont bien conçus, ces projets permettent à la fois de préserver la biodiversité, de séquestrer du carbone, de renforcer la résilience des territoires, de protéger certaines activités économiques locales et de créer des perspectives de financement climatique.</p>



<p>Ils montrent que la protection de la nature et le développement économique ne sont pas opposés. Au contraire, la nature peut devenir un <strong>actif stratégique</strong> pour les territoires.</p>



<p><strong>TVO: quel message souhaitez-vous porter au Cameroun, où le marché carbone reste encore peu structuré ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: le Cameroun dispose d’un vrai potentiel. L’enjeu aujourd’hui est de mieux structurer l’écosystème, à travers la sensibilisation, la montée en compétences, l’émergence de projets pilotes crédibles et le dialogue entre les acteurs publics, le secteur privé, les experts techniques et les investisseurs.</p>



<p>Un cadre structurant ne se construit pas uniquement à travers un texte réglementaire. Il se construit aussi par la création d’un écosystème compétent, crédible et capable de porter des projets de qualité.</p>



<p>Il est donc important d’investir à la fois dans la pédagogie, dans les démonstrateurs concrets et dans la coordination entre institutions.</p>



<p><strong>TVO: quelle Afrique appelez-vous de vos vœux dans les années à venir ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: J’aimerais voir une Afrique qui parvient à transformer ses défis écologiques en leviers de souveraineté économique. Une Afrique qui valorise mieux ses ressources naturelles, qui structure ses projets avec davantage de maîtrise, qui accède à plus de financements verts, et qui affirme sa place dans les grandes dynamiques de transformation mondiale.</p>



<p>J’aimerais aussi voir une Afrique qui ne soit plus seulement présentée comme vulnérable au changement climatique, mais comme un continent de <strong>solutions, d’innovation et de leadership</strong>.</p>



<p>À travers mon engagement et celui de Nature Crest, je souhaite contribuer à cette dynamique : une Afrique capable de mieux monétiser la valeur de son capital naturel, de mieux financer sa transition et de construire un développement véritablement durable, inclusif et ancré dans ses réalités.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="904" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg" alt="" class="wp-image-2875" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16-239x300.jpeg 239w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><strong>TVO: quel message adressez-vous aux jeunes, et en particulier aux jeunes femmes, qui souhaitent s’engager dans ce domaine ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: je leur dirais que la transition écologique, la finance durable et la gestion de l’environnement ne sont pas des domaines secondaires. Ce sont des champs d’avenir, stratégiques et profondément transformateurs.</p>



<p>Je leur dirais aussi de ne pas attendre d’être parfaitement prêtes pour se positionner. Il faut apprendre, s’entourer, expérimenter, prendre sa place et oser investir ces espaces.</p>



<p>À la jeunesse africaine, et en particulier aux jeunes femmes, je veux dire ceci : <strong><em>« l’Afrique a besoin de vos compétences, de votre intelligence, de votre audace et de votre vision. Il ne s’agit pas seulement d’accompagner les transformations en cours ; il s’agit de les construire. »</em></strong></p>



<p></p>



<p><em>Propos receuillis par</em><strong><em> Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Portrait: Marie Claire Ntsama, négociatrice climat auprès des instances des Nations Unies</title>
		<link>https://tribuneverte.online/portrait-marie-claire-ntsama-negociatrice-climat-aupres-des-instances-des-nations-unies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 03:58:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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					<description><![CDATA[Prévisionniste météo, data-analyste et fondatrice du mouvement Women and Climate Change (WOCA), Marie Claire Ntsama incarne une nouvelle génération de femmes scientifiques camerounaises engagées dans la lutte contre le dérèglement&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Prévisionniste météo, data-analyste et fondatrice du mouvement Women and Climate Change (WOCA), <strong>Marie Claire Ntsama</strong> incarne une nouvelle génération de femmes scientifiques camerounaises engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique. Son engagement en météorologie l’a placé au cœur d&rsquo;une formation délivrée par l&rsquo;OIF ( Organisation Internationale de la Francophonie) il y a de cela 4 ans. Compétences qui l&rsquo;ont qualifiées dans les notions de Genre et d&rsquo;Adaptation, c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle met en exergue dans l&rsquo;exploitation des données sur les pluies, les températures et les phénomènes extrêmes, des analyses quotidiennes qui l&rsquo;aident à anticiper sur les risques. </em></p>



<p><em>L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) estime que les femmes représentent environ 30 % des effectifs dans les services météorologiques nationaux, mais avec de fortes disparités régionales (moins de 15 % en Afrique subsaharienne). Au Cameroun, la Direction de la Météorologie Nationale (DMN) compte une proportion très faible de femmes dans ses services techniques (prévisions, climatologie, agro-météorologie). </em></p>



<p><em>En prélude à la Journée Internationale des Droits de la Femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés. Dans cette interview, Marie Claire nous raconte comment son rôle dépasse la simple observation : elle s’attache à sensibiliser tant auprès des hautes instances décisionnelles qu&rsquo;auprès des communautés rurales, particulièrement les femmes, aux bouleversements climatiques qui affectent directement leurs moyens de subsistance.</em></p>



<p><strong>Tribune Verte Online (TVO)</strong>: <strong>vous êtes prévisionniste météo, comment votre expertise scientifique nourrit-elle votre engagement pour le climat au Cameroun ?</strong></p>



<p><strong>Marie Claire Ntsama (MCN)</strong>: travailler dans le domaine de la météorologie me place au cœur des données climatiques. Chaque jour, nous faisons le suivi du temps, en analysant l’évolution des pluies, des températures et des phénomènes extrêmes. Ces données montrent clairement que notre climat devient de plus en plus imprévisible.</p>



<p>Cela renforce mon engagement, parce que je vois concrètement les risques auxquels nos populations sont exposées. De ce fait je dirais que mon rôle ne s’arrête donc pas à analyser les données : il consiste aussi à sensibiliser et à aider les communautés à mieux comprendre et anticiper ces changements.</p>



<p><strong>TVO</strong>: <strong>dans un métier encore largement masculin, quelles formes de marginalisation ou de stigmatisation avez-vous rencontrées, et comment parvenez vous à les contourner pour vous imposer ?</strong></p>



<p><strong>MCN</strong>: dans les métiers scientifiques, les femmes doivent parfois prouver davantage leurs compétences. Mais j’ai appris que la meilleure réponse reste la maîtrise de son travail et la constance.</p>



<p>Je crois aussi qu’il est important d’encourager plus de jeunes filles à s’orienter vers les sciences. Plus les femmes seront présentes dans ces domaines, plus leur place deviendra naturelle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2825" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-1024x768.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-300x225.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-768x576.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>Marie Claire</strong> dans les coulisses d&rsquo;un atelier de simulation, en vue de préparer les jeunes à défendre leurs intérêts lors de la COP30 :<em>« un voyage intense de 02 jours, pour assimiler les textes officiels, et intégrer les techniques de formulations complexe, pour que chacun, quel que soit son niveau, puisse comprendre et s’immerger pleinement dans son rôle ».</em></p>



<p><strong>TVO:</strong> <strong>en tant que data analyste, quels chiffres ou tendances vous semblent les plus alarmants concernant le changement climatique en Afrique centrale ?</strong></p>



<p><strong>MCN</strong>: ce qui inquiète le plus aujourd’hui, c’est la variabilité climatique. Les saisons deviennent moins prévisibles. Les pluies peuvent être plus intenses mais aussi plus irrégulières.</p>



<p>Dans une Région où beaucoup de populations dépendent fortement de l’agriculture, cette instabilité représente un risque direct pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.</p>



<p><strong>TVO</strong>: <strong>selon vous, quels sont les principaux obstacles à l’accès aux données climatiques au Cameroun ?</strong></p>



<p><strong>MCN:</strong> le principal défi reste l’accessibilité aux données. Les informations existent, mais elles ne sont pas toujours facilement disponibles ou vulgarisées.</p>



<p>Il est donc essentiel de renforcer la collaboration entre scientifiques, journalistes et institutions afin de rendre ces données plus accessibles et compréhensibles pour le grand public.</p>



<p><strong>TVO:</strong> <strong>vous avez fondé le mouvement Women and Climate Change (WOCA). Quelle est sa mission principale ?</strong></p>



<p><strong>MCN</strong>: WOCA vise à renforcer le rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique. Nous travaillons principalement sur la sensibilisation, la formation et le leadership environnemental des femmes et des jeunes filles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="482" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-1024x482.jpg" alt="" class="wp-image-2827" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-1024x482.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-300x141.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-768x361.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>Marie Claire</strong> à la COP30 au Brazil, à Belém auprès d&rsquo;autres responsables d&rsquo;OSC : <em>« un moment fort d’engagements puissants, d’échanges enrichissants et d’avancées décisives pour le genre et le climat. »</em></p>



<p><strong>TVO</strong>: <strong>Quel témoignage faites-vous de femmes rurales qui vous ont particulièrement marquées?</strong></p>



<p><strong>MCN</strong>: beaucoup de femmes rurales nous disent que les saisons agricoles ne sont plus prévisibles. Elles ne savent plus exactement quand semer, parce que les pluies arrivent plus tard ou de manière irrégulière.</p>



<p>Certaines nous racontent aussi qu’elles doivent parcourir de plus longues distances pour trouver de l’eau. Cela montre que le changement climatique n’est pas une théorie : c’est une réalité vécue au quotidien.</p>



<p><strong>TVO:</strong> <strong>quels signes concrets montrent que le dérèglement climatique est déjà une réalité au Cameroun ?</strong></p>



<p><strong>MCN:</strong> on observe plusieurs signes : des pluies plus intenses qui provoquent des inondations dans certaines zones, mais aussi des périodes de sécheresse plus marquées dans d’autres.</p>



<p>Les agriculteurs eux-mêmes disent que les saisons sont devenues difficiles à prévoir. Cela montre que le climat change réellement.</p>



<p><strong>TVO:</strong> <strong>quels risques ce dérèglement représente-t-il pour les métiers exercés majoritairement par des femmes ?</strong></p>



<p><strong>MCN:</strong> le changement climatique affecte directement plusieurs activités économiques. Dans l’agriculture par exemple, l’irrégularité des pluies peut entraîner des pertes de récoltes.</p>



<p>Pour les femmes qui travaillent dans la transformation des produits agricoles, la pêche ou le commerce informel, ces perturbations peuvent réduire les revenus et fragiliser les familles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="589" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-1024x589.jpg" alt="" class="wp-image-2830" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-1024x589.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-300x173.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-768x442.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>Marie Claire</strong> lors d&rsquo;un side-event: <em> » j&rsquo;ai éprouvé du plaisir à intervenir à ce Panel organisé par Climate Linguere Club (CLC).<br>Climate Linguere Club est une communauté de femmes unies pour l&rsquo;action climatique en Afrique. »</em></p>



<p><strong>TVO:</strong> <strong>vous êtes alumni du Centre régional de leadership YALI Dakar. Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?</strong></p>



<p><strong>MCN:</strong> le programme YALI m’a permis de rencontrer des jeunes leaders africains engagés dans différents domaines. Cette expérience m’a renforcée dans l’idée que les solutions aux défis africains peuvent venir des Africains eux-mêmes. Elle a aussi renforcé ma conviction que les femmes doivent être au cœur du leadership climatique.</p>



<p><strong>TVO: quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes Camerounais ?</strong></p>



<p><strong>MCN</strong>: je voudrais leur dire que chacun peut agir. La lutte contre le changement climatique ne concerne pas seulement les scientifiques ou les gouvernements.</p>



<p>Elle commence par des gestes simples : protéger son environnement, s’informer, sensibiliser son entourage et s’engager dans des initiatives locales. Les jeunes ont un rôle essentiel à jouer pour construire un avenir plus durable.</p>



<p></p>



<p><em>Propos recueillis par <strong>Ange ATALA</strong></em></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Portrait: Marlène Djoumessi, pionnière de la plongée scientifique au Cameroun</title>
		<link>https://tribuneverte.online/portrait-marlene-djoumessi-pionniere-de-la-plongee-scientifique-au-cameroun/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 05:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Ingénieure des Eaux et Forêts, Coordonnatrice adjointe de l’ONG Tube Awu, Marlène Djoumessi est l’une des premières femmes camerounaises à se former à la plongée sous-marine. Une expérience inédite, entamée&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Ingénieure des Eaux et Forêts, Coordonnatrice adjointe de l’ONG Tube Awu, <strong>Marlène Djoumessi</strong> est l’une des premières femmes camerounaises à se former à la plongée sous-marine. Une expérience inédite, entamée dans les eaux côtières de Limbé dans la région du Sud-Ouest, la formation s&rsquo;est poursuivie récemment à Ebodje, dans la région du Sud. </em>A<em>vec l’appui des formateurs de l’ONG française Septentrion Environnement, épisode qui ouvre de nouvelles perspectives pour la conservation marine et l’intégration des femmes dans un secteur encore largement masculin.</em></p>



<p><em>Au Cameroun, les femmes restent sous-représentées dans la conservation marine et côtière : elles constituent moins de 20 % des acteurs formellement engagés dans ce secteur, selon l’African Marine Conservation Organisation (AMCO). Pourtant, elles jouent un rôle crucial dans la gestion des ressources halieutiques et la protection des mangroves, souvent en première ligne dans leurs communautés</em>. </p>



<p><em>En prélude à la Journée internationale des droits de la femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés.</em> <em>Dans cette interview, Marlène nous raconte sa première descente sous les eaux du Parc National Marin Manyangue Na Elombo Campo,  comme un moment « à la fois fascinant et exigeant »</em></p>



<p><strong> Parcours et motivation</strong></p>



<p><strong>Tribune Verte Online (TVO):</strong> <strong>Marlène, vous êtes ingénieure des eaux et forêts, mais aussi l’une des premières femmes à plonger sous les eaux camerounaises. Qu’est-ce qui vous a poussé à franchir ce pas</strong>?</p>



<p><strong>Marlène Djoumessi (MD)</strong>: <em>je travaille depuis plusieurs années sur la conservation de la mégafaune, ainsi que les habitats côtiers, mais je me suis toujours dit qu’on protège mal ce qu’on ne voit pas. Donc la plongée était pour moi une suite logique, il fallait passer de la configuration des plages à la consultation de l’écosystème sous-marin. On parle beaucoup de conservation, mais si nous ne produisons pas nous-mêmes la connaissance scientifique sur nos écosystèmes marins, nous dépendrons toujours du regard extérieur. J’ai donc décidé de relever ce challenge, au-delà de la plage, aller sous l’eau, pour comprendre par moi-même. Il y a très peu de plongeurs au Cameroun, et encore moins des plongeurs scientifiques, les femmes se comptent du bout des doigts, cela peut intimider, mais c’est la raison supplémentaire qui m’a poussé à franchir le pas. Au-delà d’un défi personnel, c’était un besoin professionnel, pour améliorer la conservation marine au Cameroun, nous devons produire nos propres données avec des experts locaux.</em></p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO</strong>: <strong>Comment votre formation à la FASA (Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles) de l’Université</strong> <strong>de Dschang a nourri cette passion pour la Mer et la plongée ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD</strong>: <em>la FASA m’a donné une solide base scientifique en écologie, en dynamique des populations, en gestion durable des ressources naturelles, mais surtout qu’on ne protège bien que ce que l’on comprend en profondeur. Je me suis spécialisé en faune aquatique et terrestre, et très tôt j’ai compris que le milieu marin au Cameroun était très peu étudié, très peu documenté, et mal compris. Par conséquent beaucoup de décisions sont prises sans se baser sur des données locales solides, la plongée est devenue un prolongement naturel de ma formation.</em></p>



<p><strong> L’expérience de la formation</strong> <strong>en plongée sous-marine</strong></p>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Pouvez-vous nous raconter votre première immersion avec l’équipe de Septentrion Environnement ? Qu’avez-vous ressenti en descendant sous l’eau ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD</strong>: <em>Ma première immersion a été un moment d’émerveillement et de tension, il faut dire que je suis originaire des montagnes de l’Ouest Cameroun, nous n’avons pas d’écosystème marin de ce côté. Du coup , passer de la stabilité du sol à la profondeur de l’eau, c’est une transition qui a augmenté le stress chez moi, sous l’eau tout change&nbsp;: la respiration, l’équilibre, les repères. Mais au-delà de ce stress, il y a eu un moment fort, lorsque j’ai pu admirer la richesse sous-marine de notre pays. On pense souvent que les fonds marins spectaculaires , ou la biodiversité extraordinaire, n’existent qu’en occident, dans les documentaires étrangers&nbsp;. Pourtant nous avons ça chez nous, ce moment a renforcé ma conviction, si nous voyons notre richesse, nous pouvons la défendre convenablement.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-2817" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-1024x577.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-300x169.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-768x433.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-1536x866.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-2048x1154.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Marlène</strong> <strong>Djoumessi</strong> sous les eaux du Parc National Marin Manyangue Na Elombo Campo</em>.</p>



<ol start="4" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Quels ont été les moments les plus marquants ou les plus difficiles de cette formation ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Le moment difficile était la gestion du mental, la plongée exige une maitrise de soi constante, il faut contrôler sa respiration, gérer la pression, faire confiance à son équipement, et à son équipe, sans oublier tout le symbolisme à l’idée d’être l’une des femmes pionnières dans ce domaine, on n’a pas vraiment droit à l’erreur.</em></p>



<ol start="5" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Quelles compétences techniques avez-vous acquises et comment pensez-vous les mettre au service de la conservation marine ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Au-delà de la technique de plongée, j’ai acquis plusieurs autres compétences, je citerai la capacité d’observation directe des habitats sous-marins, une meilleure compréhension des interactions entre les activités anthropiques et les écosystèmes marins. J’ai pu avoir des bases pour le suivi scientifique subaquatique, et tout cela a renforcé ma discipline dans la gestion des risques. Ces compétences me permettront d’améliorer le suivi écologique qu’on pratique déjà au sein de l’ONG Tube Awu, de produire des données locales fiables et de renforcer la crédibilité scientifique de nos initiatives communautaires. Donc en plus d’être un exploit personnel, la plongée est une méthode scientifique qui me servira tout au long de ma carrière.</em></p>



<p><strong> Enjeux de gouvernance et biodiversité</strong></p>



<ol start="6" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>Le Cameroun est riche en biodiversité marine, mais souvent menacée par la surpêche et la déforestation des mangroves. En quoi la plongée peut-elle devenir un outil de gouvernance environnementale ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>On ne peut pas gérer ce qu’on ne voit pas, la plongée permet de connaitre l’état des fonds marins, l’impact de la surpêche ou la dégradation des habitats, elle transforme les hypothèses en preuves observables. Dans le contexte actuel où les données marines sont limitées, la plongée marine scientifique devient un levier stratégique pour orienter les décisions publiques, c’est donc un outil de gouvernance environnementale.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="866" height="453" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50.jpeg" alt="" class="wp-image-2809" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50.jpeg 866w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50-300x157.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50-768x402.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 866px) 100vw, 866px" /></a></figure>



<p><em>Inventaire floristique du Parc National Marin Manyangue Na Elombo Campo, avec l&rsquo;équipe de Septentrion Environnement.</em></p>



<ol start="7" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>Comment voyez-vous le rôle des femmes dans la protection des océans et des ressources halieutiques ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Les femmes jouent déjà un rôle dans l’économie halieutique, elles interviennent dans la transformation des produits issus de la pêche, dans la commercialisation et même la gestion des revenus. Mais elles sont encore très peu présentes dans les sphères techniques et scientifiques, en ce qui concerne la protection de nos océans. Et pourtant lorsqu’une femme comprend les enjeux écologiques, elle peut influencer toute une communauté, ainsi la conservation devient sociale et moins technique,  pour faciliter la compréhension.</em></p>



<ol start="8" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>Pensez-vous que la plongée peut contribuer à sensibiliser les communautés locales et les décideurs politiques ?</strong></li>
</ol>



<p><em>Il est irréfutable que la plongée est un outil de sensibilisation, parce que voir notre richesse marine, permet de changer le discours, ce n’est plus un récit importé, c’est notre réalité. Montrer des images issues de la plongée, c’est beaucoup plus puissant qu’un discours théorique, mettre ces données à la disposition des communautés ou des décideurs, issus de nos propres eaux, c’est un outil fort de sensibilisation, cela crée un sentiment de fierté, mais aussi de responsabilité qui interpelle chaque personne sensible à la préservation de notre biodiversité marine.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="842" height="441" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51.jpeg" alt="" class="wp-image-2810" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51.jpeg 842w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51-300x157.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51-768x402.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a></figure>



<p><em>Les plongées sous-marines permettent de documenter la biodiversité aquatique au Cameroun.</em></p>



<p><strong> Impact personnel et collectif</strong></p>



<ol start="9" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>En tant que pionnière, vous inspirez d’autres jeunes femmes. Quel message souhaitez-vous leur adresser ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD: </strong>&nbsp;Ne vous limitez pas vous-même, les barrières les plus fortes sont intérieures, il faut oser intégrer des formations techniques, oser être ambitieuse et surtout accorder du sérieux à sa formation. Parce que l’expérience c’est la meilleure protection de la femme. Nous ne devons pas nous auto-censurer, ne pas attendre que les hommes testent le terrain avant nous, croire en nous, avec du travail et de la passion, de la rigueur, nous pouvons accomplir de grandes choses, la compétence n’a pas de genre.</p>



<ol start="10" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Comment <em>Tube Awu</em> et vos partenaires envisagent-ils de capitaliser sur cette expérience pour renforcer la conservation marine au Cameroun ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Afin de capitaliser mes expériences et compétences à travers l’activité de plongée sous-marine, Tube Awu souhaite intégrer la plongée scientifique dans les activités de suivi écologique. Il sera intéressant de former d’autres jeunes, notamment les filles, pour produire des données scientifiques locales, et renforcer la gouvernance du Parc Marin. Nous voulons transformer cette expérience individuelle, en capacité institutionnelle qui se positionne dans la durée.</em></p>



<ol start="11" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Quels sont vos projets pour l’avenir : formation, recherche, plaidoyer ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Mes projets pour l’avenir c’est d’approfondir mes compétences en plongée scientifique, acquérir davantage de l’autonomie, développer des programmes de suivi sous-marin participatifs, parce que nous suivons plusieurs communautés riveraines dans la périphérie du Parc Marin, une communauté de pêcheurs qui peuvent collecter ces données , renforcer la recherche sur les habitats marins camerounais, il faut dire que nous avons une richesse insoupçonnée là-dessous, ça m’intéresserait de poursuivre ma quête de connaissance de ces habitats marins. Enfin , de continuer à faire le pont entre la science, les savoirs locaux et les politiques publiques.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-2811" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-1024x682.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Marlène Djoumessi</strong>, lors d&rsquo;une descente de terrain avec les partenaires.</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: quel est le message que Marlène souhaite faire passer, au sujet de la nécessité de concilier science, engagement communautaire et exploration sous-marine?</strong></li>
</ul>



<p><strong>MD:</strong> <em>La conservation marine au Cameroun, doit être portée par des compétences locales, avec des formations rigoureuses, et engagées, la plongée sous-marine m’a permis de comprendre que l’Océan n’est pas seulement une frontière naturelle, c’est aussi un patrimoine vivant que nous devons apprendre à connaitre, pour mieux le protéger.</em></p>



<p><strong>Marlène Djoumessi</strong> : <em>« la discipline en plongée scientifique ressemble beaucoup à la conservation, il faut beaucoup de rigueur, de l’anticipation, et le respect des règles, parce que, négliger un petit détail peut avoir de lourdes conséquences&nbsp;: tout arranger ou tout détruire »</em>.</p>



<p></p>



<p><em>Propos recueillis par <strong>Ange ATALA</strong></em></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Exploitation de l’autoroute Kribi-Lolabe: les parties ont 30 jours pour boucler la révision du Contrat de Partenariat Public Privé</title>
		<link>https://tribuneverte.online/exploitation-de-lautoroute-kribi-lolabe-les-parties-ont-30-jours-pour-boucler-la-revision-du-contrat-de-partenariat-public-prive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 06:09:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette recommandation du Maître d’Ouvrage, par ailleurs Président du Comité de suivi, vise à reconsidérer les hypothèses de trafic qui ont été jugées assez optimistes et qui ont conduit à&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Cette recommandation du Maître d’Ouvrage, par ailleurs Président du Comité de suivi, vise à reconsidérer les hypothèses de trafic qui ont été jugées assez optimistes et qui ont conduit à la conclusion du contrat initial.</em></p>



<p> <em>Une décision prise au terme de la session du comité Interministériel présidée par le Ministre des Travaux Publics le  29 décembre 2025.</em></p>



<p>La seconde session de l&rsquo;année qui vient de s&rsquo;achever du comité de suivi du Contrat de partenariat public-privé pour la conception, la réalisation le financement partiel, l&rsquo;exploitation et la maintenance de l’autoroute Kribi-Lolabe, a réuni les différentes parties ( Gouvernement et la société de projet Kribi Highway Management (KHM) pour procéder à l&rsquo;évaluation de la mise en œuvre de certaines dispositions du contrat. Les débats entre les deux parties tournent autour du montant à convenir dans le cadre du remboursement du loyer 1 L1 celui de l&rsquo;investissement et la fusion des loyer 2 L2 et loyer 3 L3 qui concernent  l&rsquo;exploitation et la maintenance ainsi que le loyer gestion.</p>



<p> La principale préoccupation dans le suivi de ce contrat, est celle de la soutenabilité des loyers (L2 et L3) d&rsquo;exploitation, de gestion et d&rsquo;entretien courant. En effet, les recettes collectées ne permettant pas de couvrir les charges liées à l&rsquo;exploitation. KHM estime que le coût mensuel minimal nécessaire pour garantir la sécurité, la fluidité et un niveau acceptable d&rsquo;exploitation et de maintenance de l&rsquo;autoroute est d&rsquo;environ 257 260 599 FCFA HT, soit 306 783 265 FCFA TTC/mois.</p>



<p> Pour le Gouvernement et au regard des écarts importants constatés entre les hypothèses initiales et le trafic réel, à l&rsquo;origine d&rsquo;un déficit structurel entre les recettes perçues et les charges d&rsquo;exploitation du partenaire privé, il serait indiqué de retenir, dans le cadre de discussions relatives au projet d&rsquo;avenant, un plafond mensuel de 200 millions FCFA HT en cohérence avec les capacités budgétaires actuelles pouvant permettre le règlement des loyers L2 &amp; L3 sur la période requise.</p>



<p>Aussi, la partie publique demande la réorganisation des loyers; l&rsquo;exploitation, la gestion et la maintenance courante sont regroupés dans le même loyer. Les factures (d&rsquo;exploitation, de gestion et de maintenance courante) émises avant la renégociation doivent être auditées sur la base des pièces justificatives des prestations effectivement exécutées, en envisageant la conversion du montant réel qui en découlera en dette (interne) à payer suivant un échéancier à déterminer. Fort de ce qui précède, et à la fin des travaux le président du comité de suivi a demandé les termes que les termes du Contrat Partenariat Public Privé soient révisés dans un délai de 30 jours, pour reconsidérer les hypothèses de trafic trop optimistes ayant conduit à la conclusion du contrat initial. Aussi a t-il été instruit, les autorités locales doivent faire respecter l&rsquo;intégrité de l&rsquo;ouvrage en éloignat les occupants illégaux des emprises.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Celcom MINTP</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (PIISAH) : le MINTP identifie 13 axes routiers dans l’Adamaoua</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 06:02:04 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Ces axes, répartis dans les départements du Mbéré et du Djérem, précisément dans les arrondissements de Dir et de Tibati, totalisent un linéaire de 391,46 kilomètres pour un coût global estimé à 15,8 milliards de francs CFA, avec une exécution prévue en trois phases.</em></p>



<p><em>Lancé en 2024, le PIISAH s’inscrit dans la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 et vise à réduire durablement le déficit de la balance commerciale du Cameroun par la promotion de la production locale et l’amélioration de la disponibilité des denrées alimentaires. </em></p>



<p>Dans cette dynamique, le désenclavement des bassins de production apparaît comme une condition essentielle à la réussite du projet. C’est à ce titre que, sur hautes instructions du Ministre des Travaux Publics, une mission conjointe des responsables techniques du MINTP et du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural a été conduite du 25 mai au 1er juin 2025 dans les départements du Mbéré et du Djérem, en présence des services déconcentrés concernés. </p>



<p>Cette mission avait pour objectif principal l’identification des itinéraires routiers devant desservir le projet « <strong>Plaine Centrale Agro Parc </strong>», en vue de leur aménagement progressif.Les travaux de terrain menés avec l’implication du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, en collaboration avec les autorités administratives et traditionnelles locales, ont permis de recueillir l’adhésion des communautés, qui ont salué l’initiative du Ministre des Travaux Publics et relevé le caractère structurant du projet, appelé à stimuler le développement local et à contribuer de manière significative à l’accélération de la croissance économique.</p>



<p>Ces travaux ont également conduit à l’identification de onze tronçons dans l’arrondissement de Dir, notamment Kaladji, Békasiki, Badjer, Koundé, Bindjiba, Bassoua, Malingara, Kela-Sami et Bogodo, ainsi que de deux tronçons dans l’arrondissement de Tibati, à savoir Mbellassom et Ngatt, tous orientés vers des zones forestières ou des sites de production. Ces axes traversent des zones à fort potentiel agropastoral et constituent des itinéraires stratégiques pour l’acheminement des productions locales vers les marchés.</p>



<p>Pour l’année 2026, le Ministère des Travaux Publics a d’ores et déjà budgétisé des ressources afin de lancer les premières interventions sur les tronçons prioritaires. Lancé en 2024, le PIISAH s’inscrit dans la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 et vise à réduire durablement le déficit de la balance commerciale du Cameroun par la promotion de la production locale et l’amélioration de la disponibilité des denrées alimentaires. Le programme met un accent particulier sur la sécurisation des terres agricoles ainsi que sur le renforcement des chaînes de production, de transformation et de commercialisation dans les principales filières agropastorales et halieutiques.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Celcom MINTP</em></strong></p>



<p></p>
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		<title>Guidiguis–Yagoua (68,70 km) : le niveau de terrassements, préfabrication et d’implantation des ouvrages hydrauliques s’améliore</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 05:52:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Sur le terrain, au cours de la période allant du 28 décembre 2025 au 3 janvier 2026, les travaux de construction de la route Guidiguis–Yagoua ont progressé. Cette amélioration se&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Sur le terrain, au cours de la période allant du 28 décembre 2025 au 3 janvier 2026, les travaux de construction de la route Guidiguis–Yagoua ont progressé.</em></p>



<p><em>Cette amélioration se traduit en termes de terrassements, renforcement des activités de préfabrication et d’avancement progressif des ouvrages hydrauliques.</em></p>



<p>S’agissant des terrassements, les équipes du groupement d’entreprises Groupement SINOHYDRO / STECOL, ont conduit des travaux de nettoyage et de débroussaillage entre les points kilométriques (PK) 11+000 et PK 08+000, sur les côtés gauche et droit de l’itinéraire. Les travaux de remblai d’emprunt se sont poursuivis eux-aussi entre les PK 27+100 et PK 29+300. Les travaux d’élargissement de la route côté gauche sont en cours entre les PK 21+000 et PK 24+200, bien que leur cadence demeure ralentie dans l’attente de la mobilisation de la MDC pour le suivi et la réception. </p>



<p>La production des matériaux a constitué un appui important aux activités en cours, avec la production de 1 500 m³ de granulats pour béton, issus de la roche de Zapili. Les ouvrages hydrauliques progressent  sur plusieurs sections. Les activités de préfabrication se sont exécutées durant la période sus-évoquée sur le site de Kaélé, avec la réalisation de 40 ml de caniveaux bétonnés 60&#215;60, 400 ml de bordures et 10 ml d’éléments de descente d’eau, en plus de la production continue des caniveaux, dallettes et bordures.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Celcom MINTP</em></strong></p>
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		<title>Route Edéa-Kribi : à l’épreuve d’un entretien d’urgence sans ressource et l’attente d’une contractualisation pour la réhabilitation de l’itinéraire.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 05:46:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La route Edéa-Kribi ( nationale N°7), longue de 112 km, est dans un état de délabrement très avancé. En effet, le parcours de cet itinéraire est devenu laborieux pour les&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>La route Edéa-Kribi ( nationale N°7), longue de 112 km, est dans un état de délabrement très avancé. En effet, le parcours de cet itinéraire est devenu laborieux pour les usagers, pour la plupart, des transporteurs venant ou allant au port de Kribi. </em></p>



<p><em>Derrière cette gêne, une entreprise asphyxiée financièrement, qui essaye tant bien que mal de se mobiliser entre Edea-pont Bivouba et pont Bivouba-Kribi d’une part et un processus d’attribution suspendu à la non objection du partenaire technique et financier, la BAD, qui accompagne le gouvernement dans la réhabilitation de cette route.</em></p>



<p>Mardi 30 décembre 2025, des engins de l’entreprise SOMAF se déploient sur la section Edéa-pont Bivouba, à l’effet de boucher des nids de poule, traiter des zones critiques et de répandre une couche de béton bitumineux pour fluidifier la circulation de centaines de gros porteurs qui vont et viennent dans les deux sens. Ces mouvements devenus réguliers sur cet axe fortement dégradé et en attente de réhabilitation, dépendent malheureusement des ressources de l’entreprise.</p>



<p> En effet, dans le but de parer au plus pressé en attendant la contractualisation des entreprises chargés de reconstruire la route Edéa-Kribi, le Ministre des Travaux Publics a entrepris de mener des travaux d’entretien confortatif de cette route, après un contrat passé en octobre 2024. Depuis le démarrage des travaux, l’entreprise SOMAF dont le contrat est à la fois financé par le Fonds Routier et le BIP peine à se mobiliser. Si les travaux effectués au courant de l’année 2025 sur la section Edéa-pont Bivouba ont permis d’améliorer la circulation, sur la section Edéa-Pont Bivouba, il faut encore faire plus. A date, l’entreprise est mobilisée et poursuit ses opérations, même si le constat sur le terrain fait état d’une réelle asphyxie financière, avec un retard de paiement des décomptes de SOMAF  s’élevant à 1 507 660 808  f cfa sur la ligne Fonds Routier et de 620 477 301 f cfa sur la ligne BIP. </p>



<p>Du côté de SOMAF les suspensions de paiement au Fonds Routier ne rassurent pas : ils viendront davantage relever l’impact négatif de cette mesure sur les capacités de déploiement de l’entreprise. La mesure exceptionnelle prise par le MINFI, avec pour corollaire des suspensions de payement pour les mois de septembre, novembre et décembre 2025, rend impossible le règlement des prestations essentielles au maintien de la circulation sur la route Edéa-Kribi. Du reste, l’entreprise multiplie des efforts pour assurer la circulation, tenant compte des orientations du Ministre des Travaux Publics. Instructions ont été données aux équipes techniques pour effectuer un relevé exhaustif des dégradations de l’itinéraire, de produire un schéma itinéraire détaillé et de définir une stratégie d’intervention ciblée. S’agissant du processus de contractualisation des entreprises pour la réalisation des travaux de reconstruction, les avis de non objection du bailleur de fonds, la Banque Africaine de Développement restent attendus.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Celcom MINTP</em></strong></p>
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		<item>
		<title>L’ONACC fait face aux défis climatiques en 2025 grâce à 1,972 milliard FCFA</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 11:11:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Conseil d’Administration de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC) a tenu sa 20ème Session Ordinaire le 30 décembre 2025 à Yaoundé. Cette rencontre coordonnée par son PCA, M.&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Le Conseil d’Administration de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC) a tenu sa 20ème Session Ordinaire le 30 décembre 2025 à Yaoundé. Cette rencontre  coordonnée par son PCA, <strong>M. Enoh Peter Ayuk</strong>, a permis de dresser le bilan des activités menées au cours de l’année écoulée et de présenter les grandes orientations pour 2026, à travers son projet de performance.</em></p>



<p><em>Créé en 2009 par décret présidentiel, l’ONACC est aujourd’hui un établissement public scientifique et technique placé sous la tutelle du Ministère de l’Environnement. Sa mission : suivre et évaluer les impacts socio-économiques et environnementaux des changements climatiques, proposer des mesures d’adaptation et d’atténuation, mais aussi et surtout, de sensibiliser les populations.</em></p>



<p><em>Selon l’ONACC, entre 2019 et 2024, les inondations, les glissements de terrain et la sècheresse ont touché plus de 311000 personnes, causant près de 121 décès, 49 450 hectares de cultures détruites et un peu plus de 2000 déplacés.</em></p>



<p>Dans un pays où sécheresses, inondations et glissements de terrain se multiplient, l’Observatoire se veut un outil stratégique pour anticiper et réduire les risques.En 2025, le Cameroun a principalement été frappé par des inondations dévastatrices dans l’Extrême-Nord, des glissements de terrain dans les zones montagneuses, et des sécheresses affectant les régions sahéliennes. Ces catastrophes ont entraîné des pertes agricoles, des déplacements de populations et une aggravation des vulnérabilités socio-économiques.</p>



<p>Selon l’OCHA (Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires) , ces inondations ont provoqué des déplacements massifs de populations, aggravant une situation humanitaire déjà fragile. Dans les zones sahéliennes, les pluies irrégulières ont entraîné des sécheresses prolongées, compromettant la sécurité alimentaire. Selon la stratégie de financement des risques climatiques menée par le MINFI (consultable ici: https://minfi.gov.cm/wp-content/uploads/2025/05/Rapport_Strategie_de_FRC_Cameroun_V300525.pdf), l&rsquo;on est parvenu à la conclusion que les cultures de base (mil, sorgho, maïs) ont subi des pertes, accentuant la dépendance à l’aide humanitaire.</p>



<p>Les villes de Bafoussam, Limbé et Douala ont été touchées par des glissements de terrain à la suite de fortes précipitations. Ces phénomènes ont causé des dégâts matériels et des pertes en vies humaines, rappelant le caractère vulnérable des populations vivant dans des zones urbaines mal planifiées.  Par ailleurs, ce triste constat débouche sur un impact socio-économique considérable. Les catastrophes ont provoqué des pertes agricoles estimées à plusieurs milliards de FCFA, selon les analyses de l’ONACC. Les infrastructures (routes, ponts, réseaux électriques) ont été endommagées, ralentissant les activités économiques. Les populations déplacées ont accentué la pression sur les services sociaux de base (santé, éducation, accès à l&rsquo;eau potable).</p>



<p>Les études de l&rsquo;ONACC étaient orientées spécifiquement vers les communautés rurales, au sein des 5 zones agroécologiques du Cameroun , avec des populations qui sont les plus dépendantes des ressources agricoles, victimes des caprices du climat. Ces événements dont la régularité est annuelle pour certains et tous les deux à cinq ans pour d’autres, engendrent des conséquences socio-économiques considérables, affectant les infrastructures, les moyens de subsistance des populations et les finances publiques.</p>



<p>Le Gouvernement du Cameroun a pris des mesures importantes pour aligner ses efforts en conformité avec l’Accord de Paris (COP21), le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes et en cohérence avec la Stratégie Nationale de Développement (SND 30). Le<br>pays collabore avec diverses organisations internationales pour renforcer sa résilience face aux catastrophes naturelles, tout en s’assurant de l&rsquo;intégration des politiques nationales dans les engagements internationaux.</p>



<p>C’est sous ce prisme que, le Gouvernement a conclu dans le cadre de son programme économique 2021-2025 en partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI), un accord au titre de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD) qui vise entre autres à améliorer le financement des risques de catastrophes.Selon les estimations du FMI (Source ; FMI 2024), les catastrophes naturelles ont entraîné des coûts économiques importants pour le Cameroun et les besoins de financement du pays pour y faire face sont considérables.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-05-120615.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="624" height="371" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-05-120615.png" alt="" class="wp-image-2644" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-05-120615.png 624w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/Capture-decran-2026-01-05-120615-300x178.png 300w" sizes="auto, (max-width: 624px) 100vw, 624px" /></a></figure>



<p><em>Estimations des Pertes Maximales Probables par secteur en fonction de la périodicité de retour des évènements et de l’évolution du climat.</em></p>



<p>Le rapport sur le Renforcement des risques de catastrophes et du plan national sur le climat, estime à 95 millions de dollars (environ 0,2 % du PIB) le montant total des fonds nécessaires pour faire face à un événement récurrent qui se produit en moyenne une fois tous les deux ans. Ce montant comprend ; 24 millions de dollars pour les efforts de réponse immédiate et de relèvement rapide et 71 millions de dollars pour les coûts à moyen terme de réhabilitation et de reconstruction. Le total des besoins en ressources devrait augmenter considérablement pour les catastrophes plus graves mais moins fréquentes<br>qui se produisent environ une fois tous les 25 ans : les besoins s&rsquo;élèveraient à 708 millions de dollars (environ 1,6 % du PIB).</p>



<p><br>Le financement des risques de catastrophes dans cette stratégie repose sur une combinaison d’instruments financiers adaptés aux différentes phases de gestion du risque : prévention,<br>réponse d’urgence et relèvement. Jusqu’ à présent, le gouvernement s’est largement appuyé sur les mécanismes budgétaires et, dans une moindre mesure, sur l’aide humanitaire pour financer les interventions en cas de catastrophe.</p>



<p><br>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;à travers la production de bulletins décadaires, prévisions saisonnières, spatialisation des zones à risque, l’ONACC a multiplié les outils de suivi et d’alerte. Les grandes agglomérations comme Douala, Limbé ou Bafoussam ont fait l’objet d’analyses spécifiques pour anticiper inondations et glissements de terrain. L’institution a également validé plusieurs bilans carbone sectoriels – énergie, déchets, procédés industriels – couvrant la période 2010-2023.</p>



<p>Sur le plan international, l’ONACC a pris part à la COP30 de Belém, au Brésil, et renforcé ses partenariats avec des acteurs variés, allant de la SODECOTON à UNICEF, en passant par le Programme Alimentaire Mondial et Total Énergies. La coopération avec la Chine s’est concrétisée par la réception d’images satellitaires à haute résolution et la réalisation d’un documentaire sur la télédétection.</p>



<p><br>Pour l’année 2026 qui débute, l’Observatoire entend anticiper sur l&rsquo;adaptation aux changements climatiques, à travers la définition des seuils d’alerte dans plusieurs villes exposées aux catastrophes climatiques, développer une application de monitoring et produire un bilan climatique annuel. L’évaluation du coût des perturbations sur la production hydroélectrique dans le bassin de la Sanaga figure aussi parmi les priorités, afin de mieux négocier les financements liés aux « pertes et dommages ».</p>



<p>L’ONACC prévoit par ailleurs d’élaborer le profil climatique du Nord-Ouest, d’opérationnaliser de nouvelles antennes régionales et de poursuivre la sensibilisation des producteurs agricoles, notamment dans le cadre du projet PADFA II. La communication et les relations publiques de l’institution devraient également être renforcées.</p>



<p>En somme, les 1,972 milliard FCFA de francs cfa, utilisés seulement à 60%,  ont permis de s&rsquo;activer sous 4 grands axes en 2025: </p>



<ol class="wp-block-list">
<li>renforcement de la production des services climatologiques spécifiques( 20 bulletins  saisonniers, 4 calendriers agricoles, des agropoles) en fonction des 5 zones agroécologiques que compte le Cameroun;</li>



<li>analyse et spatialisation des zones à risque dans les grandes agglomérations ( grandes villes, et secteur rurale ), prenant le cas de la culture de coton, dans la région de l&rsquo;extrême-nord, l&rsquo;estimation indique 13 milliards de pertes. Ces travaux sont confirmés par les rapports de la SODECOTON qui ont enregistré 24 milliards de pertes en 2024, pour tout le bassin cotonnier, soit une nette régression grâce aux travaux de prévisions des risques climatiques ;</li>



<li>l&rsquo;évaluation des émissions de gaz à effet de serre , le bilan carbone du secteur des déchets, des énergies et des procédés industriels;</li>



<li>la sensibilisation des CTD du Cameroun , dans le but d&rsquo;intégrer des budgets sensibles au climat, afin de réduire les pertes en cas de catastrophes climatiques. Ainsi que le renforcement de la coopération avec les partenaires du secteur privé, comme ce fut le cas avec le Port Autonome de Douala, pour le respect de la procédure de traitement des eaux de ballast. Cela consiste à purifier ou gérer l’eau utilisée par les navires pour assurer leur stabilité, afin d’éviter la propagation d’espèces envahissantes et de micro-organismes nuisibles dans de nouveaux environnements.</li>
</ol>



<p>L&rsquo;ONACC s&rsquo;est étendu à travers la création de plusieurs autres antennes régionales à travers le Cameroun. Parmi les actions qui tiennent le plus à cœur le Directeur Général de l&rsquo;ONACC, Pr. Amougou Joseph Armathé:<em> « on veut revoir les travaux relatifs au suivi de l&#8217;empreinte carbone du Cameroun, à travers l&rsquo;évaluation du capital naturel, l&rsquo;atlas des pertes et gains, pour que nous ayons accès à la finance climatique, nous devons avoir des informations précises , pour valoriser ne serait-ce que l&#8217;empreinte carbone du cacao ».</em> </p>



<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Femmes réfugiées face aux VBG : briser l’impunité</title>
		<link>https://tribuneverte.online/femmes-refugiees-face-aux-vbg-briser-limpunite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 17:41:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
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					<description><![CDATA[Hope Innovation Hub et la Fondation Yunus Cameroun ont choisi d&#8217;intervenir en leur faveur. Le 10 décembre 2025, à l&#8217;occasion de la Journée Internationale des Droits humains, ces deux OSC&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Hope Innovation Hub</strong> et la <strong>Fondation Yunus Cameroun</strong> ont choisi d&rsquo;intervenir en leur faveur. Le 10 décembre 2025, à l&rsquo;occasion de la Journée Internationale des Droits humains, ces deux OSC ont organisé une session d’éducation et de sensibilisation pour cinquante femmes réfugiées. Avec pour objectif  de leur donner les armes pour reconnaître l’abus, nommer le harcèlement, revendiquer leurs droits et identifier les services d’assistance disponibles au Cameroun.</em></p>



<p>Elles sont des milliers au Cameroun, invisibles dans les statistiques, mais bien présentes dans les quartiers populaires de Yaoundé ou Douala. Femmes et jeunes filles réfugiées, venues du Tchad, de la Centrafrique ou du Rwanda, et de RDC, elles portent sur leurs épaules le poids du déracinement et celui, plus lourd encore, des violences basées sur le genre. Harcèlement, abus sexuel, humiliations quotidiennes : leur vulnérabilité est exacerbée par la précarité, la dépendance économique et l’absence de réseaux de protection.</p>



<p>Le thème mondial des 16 Jours d’Activisme contre les VBG – <strong><em>« Unissons-nous pour mettre fin aux violences numériques faites aux femmes et aux filles » </em></strong>– résonne particulièrement dans un pays où l’accès au numérique reste un privilège masculin. La Fondation Yunus, née en 2023, s’est donnée pour mission de renverser cette logique : promouvoir l’entrepreneuriat féminin dans le numérique, l’énergie et l’environnement, former, financer et accompagner les projets portés par des femmes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG-20251211-WA0056.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG-20251211-WA0056-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-2625" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG-20251211-WA0056-1024x682.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG-20251211-WA0056-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG-20251211-WA0056-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG-20251211-WA0056.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Emery Ndayizeye</strong>, Co-fondateur Hope Innovation Hub: « briser le silence, c’est briser l’ordre établi qui protège les agresseurs. »</em></p>



<p>Mais au-delà des slogans, l’enjeu est politique. Car la lutte contre les violences basées sur le genre ne peut se réduire à des ateliers ponctuels. Elle exige des politiques publiques ambitieuses, des moyens financiers, une justice accessible et une volonté de briser l’impunité.</p>



<p>En donnant la parole aux femmes réfugiées, Hope Innovation Hub, par la voix de son responsable en la personne d&rsquo;<strong>Emery Ndayizeye</strong>, lui-même refugié burundais, et bien intégré au Cameroun depuis quelques années, a rappelé aux femmes refugiées que:  <em>« leur dignité n’est pas négociable » .</em> Par ailleurs,  la société camerounaise, si elle veut se dire démocratique, doit cesser de détourner le regard. </p>



<p></p>



<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cameroun : lancement du projet de révision du PNACC, entre ambition climatique et mécanismes de financements durables</title>
		<link>https://tribuneverte.online/cameroun-lancement-du-projet-de-revision-du-pnacc-entre-ambition-climatique-et-mecanismes-de-financements-durables/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 03:34:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Cameroun a officiellement lancé ce jeudi 4 décembre 2025 à Yaoundé, son projet de révision du Plan National d’Adaptation aux Changements Climatiques (PNACC), financé à hauteur de 2,8 millions&#8230; ]]></description>
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<p><em>Le Cameroun a officiellement lancé ce jeudi 4 décembre 2025 à Yaoundé, son projet de révision du Plan National d’Adaptation aux Changements Climatiques (PNACC), financé à hauteur de 2,8 millions de dollars par le Fonds Vert pour le Climat, avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) comme partenaire d’exécution et la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) comme entité nationale de mise en œuvre.</em></p>



<p><em>Etalé sur une durée de 36 mois, ce projet a été lancé dans la salle de conférences de la CAA, en la présence de son Directeur Générale, <strong>M. Noah Ndongo Adolphe</strong>. A l&rsquo;occasion  de cet atelier de 2 jours,  des discussions seront menées sous le regard de<strong> David Meissner</strong>, membre de la Commission Climat Afrique (CCA) de l&rsquo;UNEP, la présence significative du Secrétaire Général du MINEPDED, <strong>Pr. Tchawa</strong>, ainsi que du DG de l’ONACC, <strong>Pr. Amougou</strong>, sous la coordination générale de <strong>Pr. Christophe Bring</strong>, Directeur de la Conservation et de la Gestion des Ressources Naturelles au MINEPDED (Ministère de l&rsquo;Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable). </em></p>



<p>Sont également conviés à la table des discussions, des figures emblématiques de la société civile telles que <strong>Cécile Ndjebet</strong>, l&rsquo;Ingénieure agronome est reconnue internationalement pour son engagement en faveur des droits des femmes et d&rsquo;une gouvernance forestière plus équitable. L&rsquo;autre fait marquant de cette rencontre est la désignation du coordonnateur national du projet, en la personne de <strong>M</strong>.<strong>Wagnoun Tchonkap Valentin</strong>, expert en écodéveloppement. </p>



<p>Revenant sur les écueils de la première version du PNACC sorti en juin 2015, <strong>M. Timothé Kagonbe</strong>, point focal Changements Climatiques au MINEPDED, a démontré que le 1ier PNACC (2015) du Cameroun n’a pas atteint ses objectifs principalement à cause de faiblesses institutionnelles, d’un manque de financement, d’une gouvernance peu inclusive et de l’absence d’outils de suivi-évaluation. Ces limites ont empêché la mise en œuvre effective des mesures d&rsquo;adaptations aux changements climatiques énoncées.</p>



<p>Le Cameroun est riche de 5 grandes aires agroécologiques qui font face aux désagréments liés au dérèglement climatique ainsi qu&rsquo;il suit :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Zone soudano-sahélienne : déjà frappée par la désertification, avec une perte de 30 % des pâturages en 20 ans.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Zone de savane guinéenne : recul des forêts galeries, disparition d’espèces locales comme le pangolin.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Zone forestière humide : exploitation illégale et fragmentation des habitats menacent les grands singes.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Zone de montagne (Adamaoua, Nord-Ouest) : érosion des sols, baisse de la fertilité agricole.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Zone côtière : biodiversité marine en danger (tortues, dauphins, lamantins).</li>
</ul>



<p>Selon les relevés de l’ONACC ( Observatoire Nationale sur les Changements Climatiques) , certaines zones du littoral camerounais perdent jusqu’à 5 mètres de côte par an. A Kribi ou à Campo, il devient banale d&rsquo;observer que l’érosion côtière  grignote chaque année plusieurs mètres de littoral. Les villages de pêcheurs voient leurs habitations menacées, les plages disparaissent, et les infrastructures installées sur le domaine portuaire sont exposées. </p>



<p>Ceci a pour conséquence directe la perte de terres agricoles, le recul des mangroves, l&rsquo;élévation du niveau de la Mer, l&rsquo;augmentation du degré de la salinité, tout ce qui concourt à la menace sur le tourisme balnéaire. Le PNACC prévoit des mesures d’adaptation comme la restauration des mangroves, la construction de digues naturelles et l’appui aux communautés côtières.</p>



<p>Ce PNACC révisé prévoit des protocoles spécifiques pour chaque aire agroécologique, afin de protéger les espèces et restaurer les écosystèmes. Dans son exposé, <strong>Pr. Tchawa</strong> a souligné la nécessité: <em>« d&rsquo;aller au-delà d’une simple mise à jour du PNACC. Il s’agit de renforcer la gouvernance de l’adaptation, améliorer la coordination inter institutionnelle, et intégrer les risques climatiques dans les politiques publiques, les budgets et les investissements ».</em></p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" data-id="2599" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2599" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption"><em>Pr. Tchawa, lors de son exposé</em>.</figcaption></figure>



<p>Le projet est financé à hauteur de 2,8 millions USD par le Fonds Vert pour le Climat (FVC) , avec l&rsquo;accompagnement du PNUE ( Programme des Nations Unies pour l&rsquo;Environnement),  comme partenaire d’exécution et la CAA comme entité nationale de mise en œuvre. L’accréditation de la CAA au FVC est saluée comme un levier stratégique, d&rsquo;ailleurs 200 mille USD ont déjà été perçus pour les activités liées à son lancement .</p>



<p>Pour <strong>M. Ndongo Noah Adolphe</strong>: <em> » Le financement climatique est devenu un levier incontournable pour relever les défis liés à la résilience et  à la transition vers l&rsquo;économie durable. De plus, les estimations pour la mise en œuvre effective de la SND30 révèlent un besoin évalué à hauteur de 44 000 milliards de FCA ( environ 71,5 milliards de dollars américains (USD), en prenant un taux de change moyen de 1 USD ≈ 615 FCFA). Sur les marchés financiers internationaux, il est observé un renchérissement des coûts, dans ce contexte, le financement du PNACC ne saurait être perçu comme un simple appui technique. Il constitue également un signal fort de l&rsquo;intégration du Cameroun dans les mécanismes mondiaux de la finance climatique. »</em></p>



<p>Face aux pertes estimées à plus de 100 millions USD par an dues aux inondations et à l’érosion côtière, le financement actuel apparaît comme un signal politique, mais insuffisant sans l’appui massif du secteur privé. Le PNACC révisé est une feuille de route ambitieuse pour renforcer la résilience du Cameroun. Mais son succès dépendra de la capacité des acteurs désignés à transformer les financements en actions visibles : digues naturelles sur les côtes, restauration des mangroves, protection des espèces menacées dans chaque aire agroécologique. Le défi est clair : faire de la promesse verte une réalité, en mobilisant non seulement l’État et les bailleurs, mais aussi le secteur privé, dont l’engagement sera décisif pour combler le déficit de financement.</p>



<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



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