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	<title>Economy Archives - Tribune Verte</title>
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	<description>Un regard écologique de l&#039;information</description>
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	<title>Economy Archives - Tribune Verte</title>
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	<item>
		<title>Ebodjé : des fumoirs écologiques pour soulager les fumeuses de poisson du Parc Marin</title>
		<link>https://tribuneverte.online/ebodje-des-fumoirs-ecologiques-pour-soulager-les-fumeuses-de-poisson-du-parc-marin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 11:51:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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					<description><![CDATA[© BCL]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le 27 juillet 2026, le village côtier de pêcheurs Ebodjé, situé aux abords du Parc Marin Manyange na Elombo‑Campo, a vibré au rythme des chants et des danses. Les fumeuses de poissons, piliers de la filière pêche locale, ont reçu deux fumoirs améliorés offerts par l’organisation locale Biodiversity Conservation for Life (BCL), grâce à une subvention du Global Green Grant Fund UK.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ebodjé, dans le département de l&rsquo;Océan , région du Sud Cameroun, ce  27 juillet 2026<strong>.</strong> C&rsquo;était la liesse chez les fumeuses de poisson du village de pêcheurs d&rsquo;Ebodjé, riverain du parc national marin Manyange na Elombo-Campo. L&rsquo;organisation locale Biodiversity Conservation for Life (BCL) leur a remis deux fumoirs écologiques destinés à faciliter et sécuriser leur activité de transformation du poisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de cibler les fumeuses de poisson n&rsquo;est pas anodin. Dans la filière pêche, ces femmes jouent un rôle central dans la transformation et la commercialisation des produits, assurant le lien entre la capture et le marché. Pourtant, leur travail reste largement invisible dans les statistiques officielles de la pêche, qui se concentrent le plus souvent sur les volumes débarqués par les pêcheurs plutôt que sur la valeur ajoutée créée en aval par les transformatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux fumoirs ont été construits grâce à une subvention du Global Greengrants Fund UK, une fondation qui octroie de petites subventions comprises généralement entre 500 et 10 000 dollars; à des initiatives environnementales communautaires à travers le monde. Depuis sa création en 1993, ce fonds a soutenu plus de 14 000 projets dans 168 pays, avec une attention particulière portée aux communautés directement engagées dans la protection de leur environnement, comme c&rsquo;est le cas à Ebodjé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi le fumoir traditionnel pose problème</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le fumage du poisson sur foyer ouvert, tel qu&rsquo;il est pratiqué traditionnellement le long du littoral camerounais, expose les fumeuses à une fumée chargée en hydrocarbures aromatiques polycycliques, en dioxines et en monoxyde de carbone — des substances associées à des irritations oculaires, des troubles respiratoires et, à long terme, à des risques cancérigènes. Il exige aussi une quantité considérable de bois : dans la zone Kribi-Campo, le fumage représenterait à lui seul environ 60 % de l&rsquo;ensemble des usages du bois de feu par les communautés de pêcheurs, une pression qui pèse directement sur les mangroves du littoral — des écosystèmes déjà fragilisés par l&rsquo;érosion côtière et pourtant essentiels à la biodiversité aquatique et à la reproduction de nombreuses espèces marines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>M. Sambou Mamballa Patrick</strong>, Conservateur du Parc Marin Manyangue na Elombo Campo : <em>« les communautés attendent les bénéfices économiques dans la conservation, et c&rsquo;est le cas avec ce projet. Deux fumoirs ça semble anodin, mais dans les faits, ça va faciliter le travail à des dizaines de ménages dans ce secteur d&rsquo;activité».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des expérimentations menées ailleurs sur la côte camerounaise, notamment à Manoka avec l&rsquo;Association des femmes fumeuses (AFUMA) en collaboration avec l&rsquo;Université de Douala, ont montré que des fumoirs améliorés,  construits en briques de terre ou en métal et laine de verre , permettent de réduire la consommation de bois de 33 % à 50 % par rapport au fumoir traditionnel, tout en réduisant le temps de fumage.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une triple retombée attendue</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Maman Olga Djao</strong>, fumeuse de poissons : <em>« Avec ces nouveaux fumoirs, nous respirons mieux et le poisson se conserve plus longtemps</em> ». Selon BCL, les fumoirs remis à Ebodjé devraient produire trois catégories de bénéfices :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Sur la santé des fumeuses</strong>, en réduisant leur exposition directe à la fumée et à la chaleur du foyer ouvert ;</li>



<li><strong>Sur l&rsquo;environnement</strong>, en réduisant la consommation de bois de chauffe , donc la pression sur les mangroves et les forêts riveraines . Et par conséquent les émissions de gaz à effet de serre associées, ce qui inscrit l&rsquo;initiative dans une logique de lutte contre le changement climatique ;</li>



<li><strong>Sur les revenus</strong>, un fumage mieux maîtrisé et plus homogène améliorant la qualité et la durée de conservation du poisson fumé, ce qui se traduit par une plus-value sur les marchés et, à terme, de meilleurs revenus pour les fumeuses.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Un modèle éprouvé, adapté au contexte local</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les fumoirs remis à Ebodjé sont des fumoirs écologiques améliorés de type Chorkor, une technologie adaptée localement. Développé initialement au Ghana, le fumoir Chorkor est l&rsquo;un des modèles de référence en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale pour la transformation du poisson à moindre impact : sa conception en claies superposées permet de fumer une plus grande quantité de poisson avec moins de bois et en un temps réduit par rapport au foyer ouvert traditionnel, tout en limitant l&rsquo;exposition directe des fumeuses à la fumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux fumoirs ont été construits grâce à une subvention de 10 000 dollars du Global Greengrants Fund UK. Ce montant a permis d&rsquo;identifier 75 fumeuses directement bénéficiaires à Ebodjé, qui pourront désormais mutualiser l&rsquo;usage des deux infrastructures pour leur activité de transformation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-3127" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Fumoir fabriqué par BCL à Ebodje.© BCL</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix des sites de construction a été fait en concertation avec l&rsquo;autorité villageoise : c&rsquo;est <strong>M</strong>.<strong>Ndjokou Djongo</strong>, chef du village d&rsquo;Ebodjé, qui a désigné les emplacements retenus, dans les quartiers Ngata et Manga Madjao. L&rsquo;initiative a par ailleurs été mise en œuvre en partenariat avec le service de la conservation du Parc Marin Manyangue na Elombo Campo, ce qui inscrit ce don dans une démarche coordonnée avec la gestion officielle de l&rsquo;aire protégée, plutôt que comme une action isolée de la seule ONG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément dans cette logique que s&rsquo;inscrit le don de fumoirs écologiques par BCL : soutenir une activité économique essentielle pour les communautés du parc, sans reproduire la pression sur les ressources ligneuses que ce même parc cherche à protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Cameroun et la Guinée Equatoriale unis pour préserver l’un des écosystèmes marins les plus riches d’Afrique centrale</title>
		<link>https://tribuneverte.online/le-cameroun-et-la-guinee-equatoriale-unis-pour-preserver-lun-des-ecosystemes-marins-les-plus-riches-dafrique-centrale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 05:19:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
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					<description><![CDATA[Au bord des rives du fleuve Ntem, où se trouve une étroite voie d’eau qui sépare le Cameroun de la Guinée équatoriale, il est difficile de distinguer où s’achève un&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Entre Campo au Cameroun et Río Campo en Guinée équatoriale, les vagues ignorent les visas et les tortues marines ne connaissent pas les frontières. C’est dans cet esprit qu’a été lancé <strong>Pro‑CAMPO</strong>, un projet transfrontalier de quatre ans financé par l’Union européenne et porté par l’AMCO, le WWF, Tube Awu et ANDEGE. Son ambition : protéger l’un des écosystèmes marins les plus riches d’Afrique centrale, renforcer la résilience des communautés locales et transformer la coopération régionale en moteur de conservation et de développement durable.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Environ 150 000 personnes vivent dans le département de l’Océan au Cameroun, dont près de 7 000 habitants à Campo, directement concernés par le projet Pro‑CAMPO. Du côté équato‑guinéen, Río Campo compte environ 1 100 habitants, auxquels s’ajoutent les villages voisins comme Ilende, Eyabe ou Campa‑Beach. Ces communautés côtières sont au cœur du projet, car elles dépendent directement des ressources halieutiques et des écosystèmes marins partagés.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Au bord des rives du fleuve Ntem, où se trouve une étroite voie d’eau qui sépare le Cameroun de la Guinée équatoriale, il est difficile de distinguer où s’achève un pays et où commence l’autre. Les tortues marines viennent pondre sur les plages des deux côtés de la frontière. Dauphins, baleines et requins sillonnent librement des eaux que seules frontières dessinées sur une carte viennent delimiter.<br><em>« Les vagues ne demandent pas de visa et les espèces marines ne reconnaissent pas les frontières »</em>, a déclaré le <strong>Dr Aristide Takoukam Kamla</strong>, Président-Fondateur de l’African Marine Conservation Organisation (AMCO), à l’occasion du lancement d’une nouvelle initiative de conservation transfrontalière à Río Campo.<br>Ces mots résument parfaitement l’esprit du Projet d’appui à la conservation marine participative et à l’adaptation des océans (Pro-CAMPO), un projet de quatre ans financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’AMCO, le World Wide Fund for Nature (WWF), TUBE AWU et l’Asociación Nacional para la Defensa y Gestión del Medio Ambiente (ANDEGE).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image.png"><img decoding="async" width="916" height="315" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image.png" alt="" class="wp-image-3115" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image.png 916w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-300x103.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-768x264.png 768w" sizes="(max-width: 916px) 100vw, 916px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cartes du parc national marin de Manyange na Elombo-Campo au Cameroun et du parc national du Río Campo en Guinée équatoriale, respectivement</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet a été officiellement lancé le 8 juin 2026 à Campo, au Cameroun, avant de traverser le fleuve Ntem pour une seconde cérémonie de lancement tenue le 10 juin à Río Campo, en Guinée équatoriale. Son objectif est d’établir les bases de la conservation à long terme du capital naturel et de la biodiversité du paysage marin et côtier de Campo, à travers le renforcement de la gouvernance et de la gestion du Parc national marin Manyange na Elombo-Campo au Cameroun et du Parc national de Río Campo en Guinée équatoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des quatre prochaines années, le projet entend également approfondir la coopération transfrontalière, renforcer la résilience des communautés locales et autochtones, et consolider les capacités des institutions chargées de la conservation de ces aires protégées.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-1.png"><img decoding="async" width="940" height="627" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-1.png" alt="" class="wp-image-3116" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-1.png 940w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-1-300x200.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-1-768x512.png 768w" sizes="(max-width: 940px) 100vw, 940px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les parties prenantes lors de la cérémonie de lancement au Cameroun. Crédit photo : Shuimo Trust Dohyee</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Dr Takoukam, Pro-CAMPO va toutefois bien au-delà de la simple gestion des aires protégées. Il s’agit avant tout de transformer la manière dont les pays voisins envisagent la conservation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Pro-CAMPO n’existe pas pour tracer de nouvelles frontières, mais pour effacer celles qui nous séparent de l’océan que nous partageons. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision repose sur une réalité fondamentale : si les êtres humains peuvent délimiter des frontières, les écosystèmes, eux, n’en connaissent aucune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paysage que le projet entend protéger figure parmi les écosystèmes marins les plus riches d’Afrique centrale. Il abrite cinq des huit espèces mondiales de tortues marines, des lamantins d’Afrique, des dauphins à bosse de l’Atlantique, des baleines à bosse ainsi qu’une quarantaine d’espèces de requins et de raies. Ses mangroves, estuaires, plages de ponte et herbiers marins constituent des habitats essentiels pour la faune, tout en assurant les moyens de subsistance de milliers de personnes qui dépendent de la pêche et des ressources côtières.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-2.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="940" height="607" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-2.png" alt="" class="wp-image-3117" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-2.png 940w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-2-300x194.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-2-768x496.png 768w" sizes="auto, (max-width: 940px) 100vw, 940px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le paysage de Campo abrite le dauphin à bosse de l’Atlantique, une espèce en danger critique d’extinction devenue légalement protégée au Cameroun il y a quelques années. Crédit photo : AMCO</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet écosystème partagé subit cependant des pressions croissantes. La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), la dégradation des mangroves, la pollution, l’urbanisation côtière non durable et les effets du changement climatique menacent aussi bien la biodiversité que les communautés qui en dépendent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Union européenne, ces défis justifient pleinement un investissement dans un projet qui associe conservation de la nature et développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La protection des océans est une priorité pour l’Union européenne, car ces océans sont au cœur de la résilience climatique, de la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance de millions de personnes »</em>, a déclaré <strong>Raymond Lataste</strong>, représentant de l’Union européenne.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6-1024x771.png" alt="" class="wp-image-3121" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6-1024x771.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6-300x226.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6-768x578.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6-1536x1157.png 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6.png 2040w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Raymond Lataste</strong>. Crédit photo: Tube Awu</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de sa stratégie Global Gateway, a-t-il expliqué, l’Union européenne soutient un développement économique durable tout en favorisant la protection de l’environnement. Cette approche permet aux communautés côtières de bénéficier d’écosystèmes plus sains tout en développant des sources de revenus alternatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je vends du poisson depuis près de cinquante ans »</em>, raconte <strong>Ursula Molende Matomba</strong>, âgée de 67 ans, présente au lancement à Río Campo<em>. « Aujourd’hui, il devient de plus en plus difficile de trouver du poisson. Bien souvent, les pêcheurs reviennent avec leurs pirogues vides. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Epengo Mbipite</strong>, président d’une association de pêcheurs artisanaux au Cameroun, est aussi confronté au déclin progressif des ressources halieutiques. Mais la baisse des captures n’est pas sa seule préoccupation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Il arrive que des chalutiers industriels détruisent nos filets, alors même que nous ne pêchons pas dans leurs zones de pêche autorisées. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7-1024x771.png" alt="" class="wp-image-3122" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7-1024x771.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7-300x226.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7-768x578.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7-1536x1157.png 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7.png 2040w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ndounteng Ndjamo Rodric Xavier</strong>( à gauche). Crédit photo: Tube Awu</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Ndounteng Ndjamo Rodric Xavier</strong>, coordonnateur de l’organisation partenaire TUBE AWU, Pro-CAMPO représente un véritable espoir pour des personnes comme Ursula et Mbipite. Forte de plusieurs années d’intervention autour du Parc national marin Manyange na Elombo-Campo, l’organisation accompagne déjà les communautés dans l’amélioration de leurs moyens de subsistance tout en promouvant la conservation marine.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="940" height="466" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png" alt="" class="wp-image-3118" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png 940w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-3-300x149.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-3-768x381.png 768w" sizes="auto, (max-width: 940px) 100vw, 940px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La pêche constitue la principale source de revenus de ces communautés, mais la diminution des prises menace leur avenir. Le projet favorisera le développement d’activités génératrices de revenus alternatives tout en permettant la reconstitution des stocks halieutiques.Crédit photo : Shuimo Trust Dohyee</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"> </p>



<p class="wp-block-paragraph">La philosophie du projet a également été reprise par les autorités des deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Représentant le Ministre camerounais des Forêts et de la Faune lors du lancement à Campo, le <strong>Dr Saleh Adam</strong> a souligné que cette initiative est avant tout centrée sur les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce que nous recherchons pour nos deux pays, c’est avant tout l’amélioration des conditions de vie de nos populations. Il ne s’agit plus de faire de la conservation pour la conservation, mais d’une conservation au service de l’humanité. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">De l’autre côté de la frontière, <strong>Domingo Mbomio Ngomo</strong>, Président d’ANDEGE, a exprimé une vision similaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous ne faisons pas de la conservation pour la seule conservation. Nous la faisons pour le bien-être des populations. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a souligné que, le développement d’activités génératrices de revenus contribuerait à réduire la pression exercée sur les écosystèmes marins tout en améliorant les conditions de vie des communautés côtières, un objectif central du projet Pro-CAMPO.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="442" height="306" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-4.png" alt="" class="wp-image-3119" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-4.png 442w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-4-300x208.png 300w" sizes="auto, (max-width: 442px) 100vw, 442px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les communautés locales des deux pays sont au cœur du projet. Crédit photo : Shuimo Trust Dohyee</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="462" height="308" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-5.png" alt="" class="wp-image-3120" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-5.png 462w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-5-300x200.png 300w" sizes="auto, (max-width: 462px) 100vw, 462px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ministre délégué chargé des Forêts et de l&rsquo;Environnement de la Guinée équatoriale, <strong>Diosdado Obiang Mbomio,</strong> qui présidait la cérémonie de lancement à Río Campo, a réaffirmé l’engagement de son gouvernement en faveur de la mise en œuvre réussie du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pro-CAMPO s’appuie également sur plusieurs décennies d’expérience en matière de conservation en Afrique centrale. Le WWF, qui accompagne depuis longtemps différentes initiatives d’aires protégées transfrontalières dans la région, estime que la coopération entre pays voisins n’est plus une option mais une nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La conservation ne peut être menée efficacement de manière isolée, car la nature ne reconnaît pas les frontières »</em>, a déclaré <strong>Alain Bernard Ononino</strong>, Directeur national du WWF Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il rappelle que les animaux constituent la meilleure illustration de cette réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les populations animales, qu’elles soient terrestres ou aquatiques, ne connaissent pas les frontières. Elles n’ont pas de passeport et n’ont pas besoin de visa. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, a-t-il ajouté, protéger la nature implique aussi de préserver les droits et de valoriser les connaissances des peuples autochtones et des communautés locales, dont le savoir traditionnel jouera un rôle déterminant dans la réussite du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Guinée équatoriale, Pro-CAMPO représente également une occasion de renforcer les capacités nationales en matière de conservation marine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« C’est la première fois que nous assurons la gestion d’une aire marine protégée, et nous souhaitons mettre à profit des enseignements  tires de Pro-CAMPO dans l’ensemble des aires marines protégées de Guinée équatoriale »</em>, a déclaré <strong>Fidel Esono Mba Eyono</strong>, Directeur général de Instituto Nacional de Desarrollo Forestal y Manejo del Sistema de Areas Protegegidas de Guinea Ecuatorial (INDEFOR-AP), en référence au Parc national de Río Campo, créé récemment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a insisté sur le fait que la conservation doit créer des opportunités plutôt que des contraintes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La création d’une aire protégée ne signifie pas empêcher les populations d’améliorer leurs conditions de vie. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les communiqués officiels publiés à l’issue des cérémonies de lancement dans les deux pays reflètent ces priorités. Ils appellent à renforcer la sensibilisation des communautés, à intensifier la communication autour du parc marin et du projet, ainsi qu’à mieux expliquer les bénéfices que les communautés riveraines tireront des interventions de Pro-CAMPO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des quatre prochaines années, le succès de Pro-CAMPO ne dépendra pas uniquement de mangroves en meilleure santé, de la reconstitution des stocks de poissons ou à une meilleure gestion des aires marines protégées. Il reposera également sur un facteur moins tangible, mais tout aussi essentiel : la capacité de deux pays, de leurs institutions et de leurs populations à unir leurs efforts pour protéger un océan qui, lui, n’a jamais reconnu la frontière qui les sépare.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Shuimo Trust Dohyee</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sécurisation du barrage de Lagdo : le Projet VIVA‑Bénoué engage le marché pour anticiper les risques hydrologiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/securisation-du-barrage-de-lagdo-le-projet-viva-benoue-engage-le-marche-pour-anticiper-les-risques-hydrologiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 21:03:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Lagdo est une commune rurale située dans le département de la Bénoué, région du Nord Cameroun, à environ 60 km au sud de Garoua. Elle abrite le barrage hydroélectrique de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le 14 juillet 2026 à Yaoundé, s’est tenue la consultation préliminaire du marché du Projet VIVA‑Bénoué (Le Projet d’Aménagement et de Valorisation des Investissements de la Vallée de la Bénoué</em>&#8211; <em>P166072), financé par la Banque Mondiale à hauteur de 179,7 millions d’euros. Cette rencontre, hybride et participative, a réuni des entreprises nationales et internationales autour d’un enjeu majeur : la sécurité du barrage hydroélectrique de Lagdo et la résilience des populations riveraines face aux inondations.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>L’agence responsable de la mise en œuvre est la MEADEN (Mission d’Études pour l’Aménagement et le Développement de la Région du Nord), elle agit comme interface entre les bailleurs (Banque Mondiale), les entreprises prestataires et les communautés locales. Afin de veiller à ce que les aspects techniques, sociaux et environnementaux soient respectés. </em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Lagdo est une commune rurale située dans le département de la Bénoué, région du Nord Cameroun, à environ 60 km au sud de Garoua. Elle abrite le barrage hydroélectrique de Lagdo, construit sur le fleuve Bénoué, qui constitue un pivot stratégique pour l’approvisionnement en électricité du Grand Nord et pour l’irrigation agricole. Le barrage de Lagdo, inauguré en 1982, dispose d’une capacité initiale de 72 MW et reste la principale source d’électricité du Réseau Interconnecté Nord (RIN). Son réservoir peut contenir jusqu’à 7,7 milliards de m³ d’eau. Le barrage alimente un canal d’irrigation permettant de développer la riziculture sur près de 15 000 hectares en aval .De plus, le lac de Lagdo est la principale source de poisson pour toute la région du Nord, renforçant la sécurité alimentaire. Le barrage joue un rôle essentiel dans la régulation du fleuve Bénoué, dont les crues affectent régulièrement les zones en aval jusqu’au Nigéria.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="605" height="479" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png" alt="" class="wp-image-3056" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png 605w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850-300x238.png 300w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong> Localisation des nouvelles stations hydrométriques (10) à réaliser dans le cadre<br>du projet</strong></em> <strong><em>(©</em></strong> MEADEN)</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre de Yaoundé a permis de présenter deux volets techniques :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La mise en place d’un réseau hydrométrique et d’un système d’information hydrométéorologique, couplé à un système d’alerte précoce (SAP) pour les zones en aval du barrage, jusqu’à la frontière nigériane ;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les travaux de génie civil et d’auscultation pour renforcer la sécurité du barrage, incluant l’éclairage extérieur et l’installation d’équipements spécialisés.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="605" height="351" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png" alt="" class="wp-image-3057" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png 605w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257-300x174.png 300w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Localisation des nouvelles stations météorologiques (26) à réaliser dans le cadre du projet</em></strong> <strong><em>(©</em></strong> MEADEN)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au‑delà des infrastructures, le projet s’inscrit dans une logique de gestion intégrée des risques. Les discussions ont mis en évidence les contraintes logistiques (approvisionnement en matériaux, procédures douanières), les risques environnementaux (pollution, déforestation, nuisances sonores), ainsi que les enjeux sociaux (inclusion, prévention des violences basées sur le genre, mécanismes de plaintes). Les mesures d’atténuation prévues incluent un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), un code de conduite pour les prestataires, et l’implication des communautés locales dans le gardiennage et l’entretien des installations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fruit d’une coopération entre le Cameroun et la Chine, le barrage fait aujourd’hui l’objet de financements de la Banque mondiale pour sa sécurisation. Mais le système présente une vulnerabilité particulière: la variabilité hydrologique et l’ensablement du réservoir réduisent sa capacité, ce qui impacte directement la stabilité énergétique et agricole de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Risques de maladies hydriques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapports de l’OMS et de l’UNICEF soulignent la vulnérabilité du Nord Cameroun :- <strong>Choléra </strong>: en 2026, l’Extrême‑Nord a enregistré un taux de létalité de 6,7 %, avec un taux d’attaque de 11,8 cas pour 100 000 habitants. &#8211;<strong>Accès à l’eau</strong> : 55 % des ménages dépendent de sources non améliorées.- <strong>Assainissement</strong> : 35 % utilisent des latrines non améliorées, et 15 % pratiquent encore la défécation à l’air libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces conditions accentuent les risques lors des crues, où les eaux contaminées favorisent la propagation du choléra et des diarrhées aiguës.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Témoignages de riverains</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Bakary</strong>, ancien technicien ayant travaillé sur le barrage, rappelle : <em>« Le barrage nous a donné la lumière et l’eau, mais il nous a aussi exposés aux crues soudaines. Nos champs sont parfois détruits, et les familles doivent recommencer chaque saison. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amina Mohammed Sani</strong>, doyenne du village de Lagdo, souligne : <em>« Nous avons l’électricité et un hôpital, mais quand on ouvre l’eau  du barrage, les maladies se répandent. Les enfants souffrent de diarrhées et nous craignons toujours le choléra. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chef du village Gounougou</strong> : <em>« Nous voulons que le projet prenne en compte nos réalités. Les crues détruisent nos récoltes et nos enfants tombent malades. La prévention doit être aussi sanitaire. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces témoignages traduisent une attente forte : que la sécurisation du barrage ne soit pas seulement technique, mais aussi sociale et sanitaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-3059" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-1024x576.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-300x169.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-768x432.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Populations pratiquant la riziculture dans les villages aux alentours du barrage de Lagdo (©</em></strong> MEADEN)<strong><em>.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers une démarche scientifique et participative qui illustre la volonté du projet de structurer des marchés transparents et compétitifs, les acteurs veillent à intégrer les innovations techniques et les normes de durabilité. Les procédures de passation des marchés sont attendues au 3ᵉ trimestre 2026, avec une adaptation des dossiers de consultation en fonction des retours recueillis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, le Projet VIVA‑Bénoué ne se limite pas à une réhabilitation technique : il ambitionne de créer un écosystème de sécurité hydraulique, où la science, la gouvernance et la participation citoyenne convergent pour transformer la vallée de la Bénoué en un espace de production agricole durable.En sécurisant le barrage de Lagdo, le projet doit aller au‑delà des aspects techniques : il doit intégrer une dimension sanitaire et sociale, car la résilience des populations dépend autant de la stabilité hydraulique que de la prévention des maladies hydriques. Les témoignages des riverains rappellent que la science et l’ingénierie doivent être accompagnées d’une hydrodiplomatie inclusive, où la santé publique est au cœur de la gestion des risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cameroon–EU Business Week : la France mise sur l’entrepreneuriat des jeunes pour un développement durable</title>
		<link>https://tribuneverte.online/cameroon-eu-business-week-la-france-mise-sur-lentrepreneuriat-des-jeunes-pour-un-developpement-durable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:02:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[La conférence consacrée à l’investissement de la France pour l’employabilité des jeunes a attiré l’attention, notamment par la participation remarquée de S.E. Sylvain Riquier, ambassadeur de France au Cameroun. Au‑delà&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>À l’occasion du lancement de la Cameroon–EU Business Week le 15 juin 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la France a marqué un moment fort du dialogue économique entre le Cameroun et ses partenaires européens, réaffirmant son engagement en faveur de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes. l&rsquo;Eurovillage a accueilli un  dialogue politique orienté vers, les mécanismes de financement de start‑ups et témoignages d’innovateurs locaux comme Ready Food.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence consacrée à l’investissement de la France pour l’employabilité des jeunes a attiré l’attention, notamment par la participation remarquée de <strong>S.E. Sylvain Riquier</strong>, ambassadeur de France au Cameroun. Au‑delà des discours, l’enjeu est clair : appuyer l’entrepreneuriat des jeunes pour bâtir une économie florissante et durable. La conviction portée par l’<strong>Équipe France</strong>, relayée par <strong>Business France</strong>, est que :<em> « le développement durable passe par des processus économiques intégrant la durabilité, la simplicité institutionnelle et la prévisibilité.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la France, l’appui à l’entrepreneuriat est aussi une stratégie de responsabilité sociale des entreprises (RSE<strong>)</strong>. Déjà, près de 20 000 Camerounais travaillent directement pour des entreprises françaises implantées dans le pays. Ces sociétés déploient des politiques de RSE notables, sans exclure les régions enclavées comme l’Extrême‑Nord ou l’Est. Des programmes comme <strong>Choose Africa</strong>, portés par <strong>France Volontaires</strong>, viennent en soutien aux entrepreneurs confrontés à des difficultés d’accès au crédit, renforçant ainsi la résilience économique et sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche s’inscrit dans une dynamique continentale. Lors du sommet Africa Forward 2026, organisé à Nairobi en mai en présence du président <strong>Emmanuel Macron</strong> et de son homologue kényan <strong>William Ruto</strong>, les jeunes africains ont présenté leurs réalisations dans des environnements favorables à l’innovation. Le message était clair : lorsque les conditions sont réunies, la jeunesse africaine transforme son potentiel en solutions concrètes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À Yaoundé, S.E. Sylvain Riquier a repris ce message en soulignant :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’expérience de Nairobi nous a montré que lorsque les jeunes africains disposent d’un environnement favorable, ils transforment leur potentiel en solutions concrètes. Ici au Cameroun, notre rôle est d’accompagner ces initiatives, de simplifier les cadres institutionnels et de rendre l’investissement plus lisible. La France croit en la jeunesse camerounaise comme moteur d’une économie durable et inclusive. »</em>Il a ajouté que le dialogue politique est indispensable pour lever les obstacles, rappelant qu’on peut très bien coordonner les efforts entre les autorités et les partenaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3050" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La représentante de Business France, <strong>Mme Stefanie Simon</strong>, a précisé les domaines d’intervention :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Prospection des investisseurs</li>



<li>Partage d’informations sur les opportunités</li>



<li>Passage à l’échelle des projets prometteurs.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a marqué les esprits en affirmant : <em>« Les grands d’aujourd’hui étaient les petits d’hier. La logique européenne, c’est de travailler en format avec les exigences de l’UE. »</em> Mme Simon a également rappelé que la crise du Covid‑19<strong> </strong>a laissé des leçons sur l’entrepreneuriat : les entreprises qui ont survécu sont celles qui avaient développé une politique de proximité avec différents marchés, d’où la nécessité de la diversification.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’AFD/Proparco et Start‑up 237</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Également présent à cette rencontre, l’<strong>AFD</strong> (Agence Française de Développement) , à travers <strong>Proparco</strong> (Société de Promotion et de Participation pour la Coopération Économique) , a récemment organisé un webinaire sur <em>comment vendre le Made in Cameroon en Europe</em>. Dans le cadre de cette initiative, le programme <strong>Start‑up 237</strong>, soutenu par l’AUF et l’AFD, a annoncé le financement de <strong>1</strong>00 jeunes entreprises camerounaises, avec un mentorat assuré par 46 experts.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Montant de financement : environ <strong>655 millions FCFA</strong> (enveloppe totale de 1,3 milliard FCFA).</li>



<li>Appui matériel : environ <strong>10 000 euros par structure</strong> pour le fonctionnement et le passage à l’échelle.</li>



<li>Coaching : plus de <strong>3 000 séances</strong> réalisées dans les secteurs de l<strong>’</strong>agroalimentaire, de l’agritech, de l’edtech et d’autres filières innovantes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Mme <strong>Virgie Taillot</strong> de l’<strong>AUF</strong> (Agence Universitaire de la Francophonie) a exprimé sa satisfaction pour le rendement du programme, soulignant la pertinence des résultats obtenus. Cette initiative a favorisé la mise à disposition de matériel supplémentaire et l’octroi d’un fonds de roulement d’environ 10 000 euros par structure, afin de renforcer les capacités opérationnelles des jeunes entreprises. A cela  s’accompagne également de la création d’un cadre de collaboration et de réseaux d’incubateurs couvrant les 10 régions du Cameroun, favorisant ainsi le passage à l’échelle et l’intégration des start‑ups dans un écosystème national et international mieux structuré. En juillet 2026, une visite est prévue en partenariat avec l’Université d’Aix‑Marseille dans le cadre de la Cité de l’innovation et du savoir. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Ready Food, une successs story</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Séance tenante, le témoignage de <strong>Ready Food</strong>, par la voix de sa promotrice <strong>Dodi Mukete Lydienne</strong>, a illustré concrètement l’impact de l’innovation locale.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Problème identifié</strong> : l’oignon, denrée saisonnière, entraîne de fortes pertes en période d’inondation ou de surabondance sur les marchés.</li>



<li><strong>Solution</strong> : transformation en poudre, permettant une conservation longue durée et une meilleure valorisation.</li>



<li><strong>Impact social</strong> : amélioration des conditions de travail des employés et des agriculteurs fournisseurs, avec un accent sur les femmes du Septentrion.</li>



<li><strong>Résultats</strong> : réduction significative des pertes post‑récoltes et augmentation notable du chiffre d’affaires, grâce à la valorisation de plus grandes quantités d’oignons.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La première journée de la Cameroon–EU Business Week 2026 a ouvert le dialogue autour de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes, mais l’événement se poursuivait avec un programme riche : les panels des jours suivants ont porté sur le climat des affaires, les infrastructures de transport et logistique, l’énergie, l’agro‑industrie, l’accès au financement et l’innovation numérique, sans oublier des sessions de networking ciblé entre investisseurs, entreprises et décideurs. Ces panels, organisés du 16 au 18 juin 2026, ont permis d’approfondir les secteurs prioritaires du partenariat UE–Cameroun et d’ouvrir des perspectives concrètes pour bâtir une économie plus résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Programme Plaine Centrale Agro Parc: les EIES enfreignent 102 articles de conventions internationales et 23 dispositions légales nationales.</title>
		<link>https://tribuneverte.online/programme-plaine-centrale-agro-parc-les-eies-enfreignent-102-articles-de-conventions-internationales-et-23-dispositions-legales-nationales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 11:52:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Projet Plaine Centrale Agro Parc est un vaste programme d’aménagement agricole qui s’étend le long de l’axe routier Batchenga‑Ntui‑Yoko‑Tibati‑Ngaoundéré. À terme, il doit couvrir près de 1,7 million d’hectares&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le Programme Plaine Centrale Agro Parc est prévu sur une durée d’exécution de plusieurs phases allant jusqu’en 2035, avec une phase pilote de sécurisation et d’aménagement de près de 400 000 hectares. Les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) ont été menées par des cabinets agréés, notamment Global Engineering and Environmental Risk Generis Consulting, mandatés par le MINADER (Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural</em>) <em>et le MINDCAF(Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières</em>)<em> .</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Censé transformer l’Adamaoua et le Centre en pôles agricoles modernes, le programme se heurte à une critique sévère. Le rapport de Terre et Développement Durable (TDD), une organisation de la société civile basée à Meiganga, appuyée par le CED (Centre pour l&rsquo;Environnement et le Développement)  et MBOSCUDA (Mbororo Social, Cultural and Development Association) , révèle que les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) enfreignent 102 articles de conventions internationales et 23 dispositions légales nationales.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Le Projet Plaine Centrale Agro Parc est un vaste programme d’aménagement agricole qui s’étend le long de l’axe routier Batchenga‑Ntui‑Yoko‑Tibati‑Ngaoundéré. À terme, il doit couvrir près de 1,7 million d’hectares dans les régions de l’Adamaoua et du Centre. Dans la seule région de l’Adamaoua, environ 509 000 hectares ont déjà été sécurisés : près de 189 000 hectares dans l’arrondissement de Tibati et environ 320 000 hectares dans celui de Dir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les objectifs affichés par le Programme Plaine Centrale Agro Parc sont nobles : accroître la compétitivité agricole, favoriser l’installation de grands producteurs, développer des filières stratégiques (coton, maïs, riz, palmier à huile, banane plantain), sécuriser le foncier productif et contribuer à l’import‑substitution alimentaire. Le projet s’inscrit dans le Plan National d’Investissement Agricole (PNIA) et dans la politique de croissance et d’emploi (DSCE). Pour cette phase pilote, il est question de la sécurisation et de l&rsquo; aménagement de 30 000 hectares dans les départements du Djérèm et du Mbéré, dans la région de l&rsquo;Adamaoua. Par ailleurs, le projet s’intègre dans la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30), avec une exécution progressive jusqu’à l’horizon 2035.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le constat sur le terrain est sans appel : moins de 10 % des villages impactés ont été consultés, les femmes et les jeunes sont quasi absents des discussions, et les peuples autochtones Mbororo, pourtant directement concernés, n’ont pas été associés. Les conséquences envisageables sont multiples : restriction des espaces vitaux, destruction des forêts galeries, marginalisation des communautés et montée des conflits agropastoraux. Après plusieurs mois d’investigation, entre le 16 novembre 2025 et le 11 mars 2026, l’équipe de Terre et Développement Durable (TDD) a conduit une mission de terrain dans les arrondissements de Dir et de Tibati dans la région de l&rsquo;Adamaoua, appuyée par une revue documentaire approfondie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur démarche s’est distinguée par une présence active aux audiences foraines, signe d’une volonté affirmée de proximité avec les communautés locales et autochtones. Le premier draft du rapport de ces descentes a été rendu public le 13 juin 2026. Ce travail a consisté à confronter les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) du Programme Plaine Centrale Agro Parc, aux conventions internationales ratifiées par le Cameroun, aux lois nationales en vigueur, mais aussi aux pratiques coutumières comme la Zakat, impôt traditionnel en milieu rural. Aujourd’hui, à travers cet article, TDD vient rendre publiques les conclusions de ce rapport, en donnant la parole à son président, <strong>Pierre Hervé Madougou Jagong</strong>, qui revient sur les manquements relevés et les implications pour les communautés locales et autochtones.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="850" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-1024x850.jpeg" alt="" class="wp-image-3044" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-1024x850.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-300x249.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-768x637.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Pierre Hervé Madougou </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tribune Verte Online(TVO) : Votre rapport met en évidence de nombreuses violations. Pouvez‑vous partager des données chiffrées qui illustrent l’ampleur de ces manquements ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou  :</strong> <em>« Nous avons relevé la non‑prise en compte de <strong>102 articles de conventions internationales</strong> et de <strong>23 lois nationales</strong>. Ces violations affectent quarante aspects de la vie socioéconomique et environnementale. À Dir, par exemple, la destruction des forêts galeries a entraîné en 2024 la perte de près de <strong>1 000 bœufs</strong>, soit plus de <strong>500 millions FCFA</strong> de pertes pour les éleveurs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Vous soulignez que moins de 10 % des villages ont été consultés. Comment ce chiffre a‑t‑il été établi ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« À Ngatt, seulement <strong>1,3 % de la population</strong> a été consultée ; à Mbella Assom, <strong>4,1 %</strong> ; à Kandje, <strong>8,4 %</strong>. Les femmes représentaient à peine 10 % des participants, et les jeunes étaient absents. Les Mbororo, avec leurs 45 Ardos, n’ont pas été invités. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Quels cas représentatifs illustrent les impacts sur les espaces vitaux ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« L’implantation d’une agro‑industrie à Dir a provoqué le départ massif des éleveurs, privant les autorités traditionnelles de la <strong>Zakat</strong> et rendant la disponibilité de la viande bovine aléatoire. À Tibati, un grand éleveur de plus de <strong>2 000 têtes</strong> ne sait plus où faire paître son bétail. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Vous mentionnez la recrudescence des conflits agropastoraux. Faut‑il un suivi statistique ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« Absolument. Les conflits de Ngaoundal en juin 2026 ou ceux entre les cantons de Beka Goto et Mbarnang montrent l’urgence d’un suivi statistique et de mécanismes de réparation rapide. Sans cela, les tensions risquent de dégénérer en conflits intercommunautaires. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Votre plaidoyer 60‑35‑5 est une proposition forte. Comment le renforcer ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« Nous devons documenter davantage les impacts : inventaires fauniques et floristiques, qualité de l’eau et de l’air, modélisations des changements environnementaux. C’est en donnant une valeur scientifique aux pertes que nous pourrons convaincre les autorités et les investisseurs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Programme Plaine Centrale Agro Parc apparaît aujourd’hui comme un projet conflictogène, éloigné des engagements du Cameroun en matière de lutte contre les changements climatiques. Le rapport de suivi des consultations et des audiences<br>foraines d’élaboration et de validation des Etudes d’Impacts Environnementaux et Sociaux du Programme dans les Arrondissements de Dir et de Tibati dans la région de l&rsquo;Adamaoua; révèle un paradoxe : un projet censé moderniser l’agriculture, mais qui fragilise les communautés locales et menace la paix sociale. Le plaidoyer 60‑35‑5 propose une répartition équitable des terres ainsi qu&rsquo;il suit  : 60 % pour protéger l’environnement, 35 % pour les communautés locales, et 5 % pour les investisseurs. C’est une alternative qui se veut respectueuse de la nature et des populations. Mais pour être crédible et accepté, ce plaidoyer doit s’appuyer sur des chiffres concrets et des témoignages variés, afin que la voix des communautés concernées soit réellement entendue et prise en compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Session des comptes de l&#8217;ONACC: le Cameroun a perdu 6710 milliards de Fcfa en 42 ans, à cause des changements climatiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/session-des-comptes-de-lonacc-le-cameroun-a-perdu-6710-milliards-de-fcfa-en-42-ans-a-cause-des-changements-climatiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 10:50:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son propos liminaire, le président du Conseil d’Administration de l’ONACC, M. Enoh Peter Ayuk, a rappelé que: « les changements climatiques ne sont plus le propre des scientifiques en laboratoire,&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>La 21ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC), tenue le 30 juin 2026 à Yaoundé, a rappelé l’importance des données scientifiques pour comprendre et anticiper sur les impacts, afin de limiter les pertes causées par le climat au Cameroun. Avec un budget ajusté à 1,568 milliard FCFA en 2025, l’ONACC a orienté ses activités vers la production de calendriers agricoles, de bulletins climatiques et d’analyses de vulnérabilité, confirmant son rôle de centre névralgique de la gouvernance climatique.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Les données produites par l’ONACC révèlent une corrélation directe entre variabilité climatique et pertes agricoles. La spatialisation des risques montre que les villes côtières et de montagne (Douala, Limbé, Bafoussam) sont particulièrement exposées aux inondations et glissements de terrain. Les bilans carbone confirment que les secteurs énergie et déchets restent des contributeurs majeurs aux émissions nationales. Ces résultats soulignent la nécessité d’une intégration des données climatiques dans les politiques publiques, notamment pour l’agriculture, l’urbanisme et la gestion des ressources naturelles.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son propos liminaire, le président du Conseil d’Administration de l’ONACC, <strong>M. Enoh Peter Ayuk</strong>, a rappelé que:<em> « les changements climatiques ne sont plus le propre des scientifiques en laboratoire, ou des activistes écologiques : canicule en Europe, inondations en Afrique, déplacement de blocs de glace en Amérique du Nord. Autant de phénomènes que le président Paul Biya avait anticipés en 2009, en décrétant la création de l’ONACC. Mais au‑delà des catastrophes visibles, les dérèglements climatiques entraînent aussi la résurgence de pathologies encore méconnues du monde scientifique, dont les traitements tardent à être trouvés. Ces bouleversements ont une conséquence directe sur l’économie mondiale : destruction d’infrastructures, pollution des ressources, et exposition des populations à des substances impropres. »</em></p>



<h4 class="wp-block-heading">Données et réalisations en 2025</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Calendriers agricoles</strong> : 4 calendriers ont été élaborés pour les cinq zones agroécologiques, permettant aux producteurs d’adapter leurs semis aux nouvelles réalités climatiques.</li>



<li><strong>Bulletins climatiques</strong> : 4 bulletins saisonniers et 36 bulletins décadaires ont été diffusés, intégrant prévisions, risques et impacts sectoriels.</li>



<li><strong>Spatialisation des zones à risques</strong> : Douala, Limbé et Bafoussam ont été cartographiées pour identifier les zones vulnérables aux catastrophes climatiques.</li>



<li><strong>Évaluation des pertes économiques</strong> : Les principales spéculations agricoles des cinq zones agroécologiques ont été analysées pour quantifier les pertes dues aux aléas climatiques.</li>



<li><strong>Bilan carbone national</strong> : Validation et édition des bilans pour les secteurs déchets, énergie et procédés industriels (2010‑2023).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les données produites par l’ONACC révèlent une corrélation directe entre variabilité climatique et pertes agricoles. La spatialisation des risques montre que les villes côtières et de montagne (Douala, Limbé, Bafoussam) sont particulièrement exposées aux inondations et glissements de terrain. Les bilans carbone confirment que les secteurs énergie et déchets restent des contributeurs majeurs aux émissions nationales. Ces résultats soulignent la nécessité d’une intégration des données climatiques dans les politiques publiques, notamment pour l’agriculture, l’urbanisme et la gestion des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ONACC, en tant qu’établissement public scientifique, joue un rôle clé dans la production de données fiables et leur diffusion auprès des décideurs et des communautés. Mais l’efficacité de ces outils dépendra de leur appropriation par les acteurs locaux et de la mise en œuvre de politiques d’adaptation robustes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vers un comité de résilience multiacteurs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour M. Ayuk, l’observation ne doit pas se limiter à constater : les experts et techniciens de l’ONACC doivent utiliser le budget alloué pour proposer des solutions d’adaptation et d’atténuation. Il a insisté sur la création d’un comité de résilience multiacteurs, réunissant ministères, institutions et organisations de la société civile, afin que tous les secteurs soient au même niveau d’information que les experts de l’ONACC. Ce comité permettrait de mieux cartographier les vulnérabilités, d’intégrer les données dans les mécanismes de résilience, et de développer des techniques écoresponsables<strong> </strong>adaptées aux réalités locales.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="892" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1024x892.jpeg" alt="" class="wp-image-3036" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1024x892.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-300x261.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-768x669.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>M. Enoh Peter Ayuk</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En saluant les efforts déjà fournis, M. Ayuk a reconnu qu’il reste encore beaucoup à faire pour que le Cameroun devienne un modèle scientifique en matière de résilience climatique. Cela passe par l’utilisation des ressources propres du pays, une circulation efficace de l’information, et une collaboration étroite entre acteurs publics et privés. L’approche data‑driven de l’ONACC, enrichie par une gouvernance participative, constitue une base solide pour anticiper, prévenir et protéger les populations camerounaises face aux risques climatiques et sanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une session des comptes en toute transparence</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="912" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-1024x912.jpeg" alt="" class="wp-image-3037" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-1024x912.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-300x267.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-768x684.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Prof. Dr Ing. Amougou Joseph Armathé</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Directeur Général de l’ONACC, <strong>Prof. Dr Ing. Amougou Joseph Armathé</strong>, cette 21e session du Conseil d’Administration avait pour objectif de rendre compte de l’utilisation des ressources financières mises à disposition en 2025. Deux temps forts ont marqué la rencontre : la présentation des comptes administratifs par ses soins et celle des comptes de gestion par l’agent comptable. Le budget prévisionnel était de 2,072 milliards FCFA, mais les recettes réellement mobilisées se sont élevées à 1,568 milliards FCFA, avec un taux d’exécution remarquable de 98%.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="881" height="460" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png" alt="" class="wp-image-3033" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png 881w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805-300x157.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805-768x401.png 768w" sizes="auto, (max-width: 881px) 100vw, 881px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière d’atténuation, l’ONACC a réalisé une évaluation des émissions de gaz à effet de serre dans trois secteurs clés : énergie, déchets et industrie. Ces bilans carbone constituent une base scientifique pour orienter les politiques de réduction des émissions. L’institution a également produit des prestations intellectuelle<strong>s</strong>, notamment l’évaluation des coûts des impacts des changements climatiques sur différents secteurs de développement. Ces travaux traduisent la volonté de l’ONACC de ne pas seulement observer, mais de fournir des données et des solutions concrètes pour renforcer la résilience nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le secteur rural en première ligne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur rural reste prioritaire, car la survie de ses populations dépend majoritairement des productions agricoles. Ceci est d&rsquo;autant plus urgent que l’évaluation des coûts des impacts climatiques entre 1980 et 2024 révèle que le Cameroun a perdu près de <strong>6 710 milliards FCFA</strong> à cause des chocs climatiques. Les pertes agricoles ciblées sur cinq spéculations phares (cacao, maïs, palmier à huile, banane plantain, riz), évaluées à près de <strong>798,26 milliards</strong> Fcfa en 2024 seulement. Ces chiffres ( consultables ici: <a href="https://www.onacc.cm/fr/analysis">https://www.onacc.cm/fr/analysis</a>) traduisent l’urgence d’une adaptation robuste et d’une meilleure anticipation des risques.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="895" height="480" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png" alt="" class="wp-image-3034" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png 895w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901-300x161.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901-768x412.png 768w" sizes="auto, (max-width: 895px) 100vw, 895px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Coopération et innovation pour de meilleures projections</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre à ces défis, l’ONACC a signé des accords avec des institutions comme la <strong>CDC</strong> (Cameroon Developement Corporation), la <strong>SODECOTON</strong> et plusieurs partenaires au développement, afin d’ouvrir de nouvelles pistes de financement. Précisons que la CDC et la SODECOTON sont deux grandes entreprises agro‑industrielles camerounaises, chacune spécialisée dans une filière stratégique : la CDC dans les cultures tropicales (banane, huile de palme, caoutchouc) et la SODECOTON dans le coton et ses dérivés. Elles jouent un rôle majeur dans l’économie nationale et dans le développement rural. L’institution explore également la monétisation des résultats scientifiques, en valorisant ses travaux auprès des acteurs économiques et politiques. Une innovation majeure est la mise en place d’une plateforme digitale accessible par téléphone portable, permettant aux agriculteurs et éleveurs d’obtenir directement les informations climatiques produites. Par ailleurs, l’ONACC a mené des travaux d’évaluation et de spatialisation des zones à risque dans des villes comme Douala, Limbe, Bafoussam, Tiko, Maroua, Kribi, Kai‑Kai, Yagoua et Maga, offrant aux communautés des outils pour anticiper inondations et autres catastrophes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="911" height="475" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png" alt="" class="wp-image-3038" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png 911w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959-300x156.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959-768x400.png 768w" sizes="auto, (max-width: 911px) 100vw, 911px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces avancées, un défi majeur demeure : faire parvenir les informations aux utilisateurs finaux. Car pour s’ajuster et adopter de bonnes pratiques, il faut d’abord disposer de connaissances fiables. L’agriculteur et l’éleveur dépendent du climat, mais les habitudes ancestrales ne suffisent plus face aux dérèglements actuels. L’adaptation et la résilience nécessitent une diffusion efficace des données. Le Directeur Général a également mentionné l’importance d’évaluer aussi les autres secteurs climato‑sensibles : énergie, eau, santé, travaux publics et sécurité. Plus encore, l’ONACC souhaite accompagner le gouvernement dans l’évaluation des<strong> </strong>externalités politiques, en intégrant les changements climatiques dans les budgets nationaux. L’objectif est de mesurer les conséquences positives ou négatives des politiques d’adaptation et d’atténuation, afin de donner une véritable valeur socio‑économique aux décisions publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sécurité de l’eau dans le Bassin du Niger: l&#8217;avis d&#8217;experts</title>
		<link>https://tribuneverte.online/securite-de-leau-dans-le-bassin-du-niger-lavis-dexperts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 23:19:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
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		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à une convergence de crises :climatiques, environnementales, socio‑économiques et sécuritaires ; les experts réunis à Yaoundé du 22 au 25 juin 2026, autour des questions de gestion des eaux&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Face à une convergence de crises :climatiques, environnementales, socio‑économiques et sécuritaires ; les experts réunis à Yaoundé du 22 au 25 juin 2026, autour des questions de gestion des eaux du Bassin du Niger, appellent à des réponses intégrées, locales et transfrontalières. Parmi eux, <strong>El Hadj Maman Abolou</strong>, responsable du suivi-évaluation au sein du Programme Intégré de Développement et d&rsquo;Adaptation aux Changements Climatiques dans le Bassin du Niger (PIDACC), <strong>Zinsou Didier Sèyivè </strong>(Observatoire du Bassin du Niger), <strong>Kidane Mariam Jembere</strong> (Global Water Partnership) et <strong>Dene Salifou</strong> (Bassin du Volta détaillent diagnostics, outils et pistes d’action pour préserver une ressource vitale et fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><em>« La résilience aux changements climatiques dans le Bassin du Niger est une question de survie pour les États membres »</em>, alerte <strong>El Hadj Maman Abolou</strong>. Pour lui, la crise de gestion des ressources en eau se traduit par une convergence de crises : environnementale (ensablement, variabilité des débits), socio‑politique (déplacements forcés , tensions foncières) et économique (perte de revenus des agriculteurs et éleveurs). L’ensablement, originaire pour une large part d’activités anthropiques, fragilise durablement les écosystèmes hydriques : <em>« Prévenir l’ensablement vaut mieux que draguer »</em>, insiste‑t‑il, rappelant que les alluvions déplacées par le ruissellement reviennent ensuite encombrer les lits  des cours d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eaux de surface et eaux souterraines : un capital mal exploité</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3020" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Zinsou Didier Sèyivè. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Zinsou Didier Sèyivè</strong>, Directeur de l’Observatoire du Bassin du Niger, place l’enjeu dans un cadre continental : <em>«l’Afrique compte plus de 80 bassins fluviaux et 83 systèmes aquifères transfrontaliers ; un potentiel important qu’il faut sécuriser »</em>. Outre le changement climatique, la zone souffre d’aridification, d’instabilité sécuritaire et d’une démographie non maîtrisée. Son approche stratégique s’appuie sur le nexus eau‑énergie‑sécurité alimentaire et sur l’intégration explicite des eaux souterraines dans les programmes de résilience : <em>« Ces nappes, souvent invisibles en saison sèche, pourraient être une ressource rare et précieuse pour l’agriculture en haute saison si elles étaient mieux connues et gérées. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Outils existants et nécessité d’adaptation locale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Plusieurs outils d’aide à la décision existent, rappelle El Hadj Maman Abolou : PADD, PATGIR, PAP, SRAC, PIC, observation des débits et cartographie des zones à risque. Mais les experts insistent sur la condition : ces outils doivent s’appuyer sur des données locales et des modèles contextuels. <em>« Les scénarios du GIEC sont utiles, mais pas toujours adaptés aux réalités locales »</em>, note Maman Abolou, plaidant pour des bulletins saisonniers locaux (isohyètes) à l’instar de  ceux produits par l’ONACC au Cameroun , et pour la création d’un observatoire national qui capitalise les expériences du bassin du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Relier sécurité de l’eau et développement durable</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-3021" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-1024x683.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Kidane Mariam Jembere.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Kidane Mariam Jembere</strong> du Global Water Partnership a recentré le débat sur l’impératif de connecter la sécurité de l’eau à l’ensemble de l’agenda du développement durable. Pour lui, l’eau doit être intégrée au WASH, à l’économie traditionnelle et à l’économie bleue : <em>« Sans eau, plusieurs industries ne fonctionnent pas, les ménages non plus. Par ailleurs, l&rsquo;eau n’a pas de frontières ; elle est un facteur de coopération »</em>. Elle évoque également la nécessité d’adopter des méthodes éprouvées dans d’autres Bassins (Upper Nile, Limpopo) et d’intégrer la gestion de l’eau dans les Contributions Déterminées au niveau national (CDN).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Données, gouvernance et financement : leviers pour l’intégration</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3022" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Dene Salifou</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Dene Salifou</strong>, expert IT en charge de la prévision saisonnière dans le Bassin du Volta, a souligné le rôle des bassins dans l’harmonisation des politiques publiques et le partage des bénéfices écosystémiques. Pour lui, la disponibilité et le partage des données de terrain sont essentiels à la planification des infrastructures et à la gestion transfrontalière des crises : <em>« Avoir les données aide les décideurs et les techniciens à modéliser et à se projeter »</em>. Il préconise aussi des instruments financiers durables ;  incluant des redevances en eaux et  l&rsquo;adoption de celles-ci au sein des Lois de finance , afin que:  <em>« l’eau puisse financer l’eau »</em>. Dans le bassin de la Volta, une charte de l’eau et une comptabilité de l’eau ont été mises en place et servent d’exemple pratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Assurances climatiques, fonds régionaux et innovations agricoles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Parmi les mesures proposées figurent l’intégration des assurances climatiques pour protéger éleveurs et agriculteurs, et la mise en place d’un fonds régional d’adaptation pour faciliter l’accès aux financements. L’agriculture intelligente apporte des preuves d’impact : l’expérience rapportée de Sikasso au Mali, où un système d’irrigation goutte‑à‑goutte alimenté par énergie propre et piloté par des outils numériques/IA, a permis d’économiser 60 millions de francs CFA en un an pour les paysans. Techniques de paillage, réduction de l’évapotranspiration et gestion programmée de l’irrigation sont citées comme leviers concrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Pour pérenniser les acquis du PIDACC, El Hadj Maman Abolou propose de recruter un consultant chargé de capitaliser les réalisations et d’élaborer un schéma directeur national de lutte contre l’ensablement pour chaque État membre. L’idée d’un observatoire national et le partage périodique d’informations visent à renforcer l’approche participative et l’adaptation locale des modèles d’aide à la décision. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Malgré ces propositions, plusieurs freins demeurent : dépendance à l’aide extérieure, instabilité des systèmes de gouvernance, fragmentation ministérielle et absence de partage d’expertises. Ces dysfonctionnements contribuent à la stagnation des politiques de l’eau.  Les intervenants de la rencontre de Yaoundé s’accordent : sécuriser l’eau dans le Bassin du Niger exige une stratégie multi‑niveaux, intégrant prévention de l’ensablement, valorisation des eaux souterraines, renforcement des systèmes d’alerte, mobilisation de financements durables (assurances climatiques, fonds régionaux) et partage systématique de données. L’approche nexus (eau, énergie, sécurité alimentaire), la capitalisation des expériences et la coopération transfrontalière constituent les piliers d’une feuille de route pour assurer la résilience et le développement durable partagé des États membres du Bassin du Niger .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet état des lieux montre que la gestion durable du Bassin du Niger est possible si la coopération, les données locales, les financements durables et l’action préventive sont mis au cœur des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bassin du Niger : science, finance et diplomatie pour une résilience partagée</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bassin-du-niger-science-finance-et-diplomatie-pour-une-resilience-partagee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 23:26:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du Bassin du Niger. Sous le haut parrainage du Ministère&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du  <strong>Bassin du Niger</strong>. Sous le haut parrainage du Ministère de l&rsquo;Economie de la Planification et de l&rsquo;Aménagement du Territoire (<strong>MINEPAT</strong>) , près de 60 experts , et membres de la société civile, sont venus des neuf pays membres de l’<strong>Autorité du Bassin du Niger (ABN)</strong> , pour échanger sur la nouvelle vision à accorder à la gestion hydroclimatique, la résilience climatique, la sécurité de l’eau et les financements de projets durables dans ce secteur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les dernières estimations placent les population vivants au sein du Bassin du Niger autour de 180 millions d’habitants (Autorité du Bassin du Niger (ABN), synthèses récentes et notes techniques sur l’état du bassin :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/">https://www.abn.ne</a>&nbsp;(page « Etat du Bassin » / rapports techniques)</em> ; <em> répartis sur neuf pays, exposés à des risques climatiques multiples (inondations, sécheresses, vagues de chaleur, invasions de criquets, incendies, vents violents, tempêtes de sable, ensablement). Les projections climatiques (IPCC SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5) prévoient une intensification des extrémités, une évapotranspiration en hausse et des pertes de terres cultivables d’ici 2100. L’atelier régional de Yaoundé a réuni acteurs scientifiques, diplomatiques, bailleurs et société civile pour définir des pistes d’action qui se positionnent dans la durabilité.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec près de <strong>75 000 km²</strong> de superficie intégrée au Bassin du Niger, le Cameroun occupe une position stratégique grâce à ses aquifères souterrains qui alimentent les zones sahéliennes voisines. Cette richesse hydrique fait du pays un pivot essentiel dans la gouvernance régionale de l’eau. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Guy de Bock</strong>, Coordonnateur National de l’ABN au MINEPAT, l’atelier est une étape décisive : <em>« le Cameroun, en tant que pays membre, doit jouer un rôle moteur. Renforcer les capacités locales et améliorer la gouvernance de l’eau, c’est investir dans la stabilité et la prospérité de toute la région. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son Excellence <strong>Armand Houanye</strong>, Secrétaire Exécutif de l’ABN, a insisté sur la solidarité transfrontalière : <em>« le Bassin du Niger est un bien commun. Sa gestion exige une diplomatie active et une coopération sincère entre États. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sara Nadj</strong>, représentante de la GIZ, a souligné l’importance de capitaliser sur l&rsquo;accès et le partage des données : <em>« les systèmes d’alerte précoce et les technologies satellitaires doivent guider les politiques des Etats membres, ce sera plus facile pour les partenaires techniques et financiers d&rsquo;identifier les besoins réels des populations, et donc les projets à accompagner. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Remco Doost</strong>, représentant du Ministère des Affaires étrangères des Pays‑Bas, a rappelé le rôle des partenaires financiers :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous devons transformer les idées en projets locaux , selon certains critères que nous allons identifier ensembles,  afin d’attirer les financements internationaux. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un diagnostic hydrique alarmant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays neuf (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria, Tchad) membres de l’ABN, sont chargés de coordonner la gestion intégrée des ressources en eau, la coopération transfrontalière et les projets de résilience climatique. Tous sont exposés à une palette de risques climatiques sans cesse croissants : inondations, sécheresses, vagues de chaleur (jusqu’à 47 °C), invasions de criquets, incendies de forêt, vents violents (jusqu’à 120 km/h), tempêtes de sable et formation de dunes. Les projections du GIEC à l’horizon 2100 (SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5) annoncent une intensification des pluies extrêmes, une évapotranspiration en hausse de plus de 15 % et une perte de terres cultivables estimée à 20,8 %. Face à ces défis, l’atelier régional de Yaoundé a réuni scientifiques, diplomates, bailleurs et société civile pour décliner des pistes d’action opérationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spécialistes de L&rsquo;ONACC ( Observatoire National des Changements Climatiques) ,  du Bassin du Volta, de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), du Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD)  et bien d&rsquo;autres institutions ont marqué de leur présence. Ils ont souligné des changements structurels affectant les ressources en eau : déplacement des isohyètes, modification des régimes de précipitations, création de microclimats locaux, variabilité accrue des débits fluviaux et des niveaux des nappes. Les conséquences sont concrètes : expansion des maladies hydriques, conflits d’usage entre agriculture, élevage et production d’énergie, envahissement des cours d’eau par le sable et hausse de la pollution. Le graphique de l’indice standard des débits de la station du fleuve Niger à Diré, présenté à Yaoundé, illustre une variabilité croissante et une tendance générale à la baisse des débits moyens ; signe d’une fragilisation structurelle du bassin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La disponibilité des données climatiques pour une meilleure répartition hydrique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observations terrain soulignent un ensablement préoccupant des chenaux et des plaines alluviales. Les experts présents ont convenu que le dragage n’est pas une solution durable : le sable déplacé revient inévitablement dans les lits, sans s’attaquer aux causes profondes (érosion en amont, déforestation, pratiques culturales non durables). L’ensablement menace la sécurité alimentaire (perte de terres cultivables), la résilience pastorale, la navigabilité du fleuve, la biodiversité aquatique et, in fine, la stabilité sociale et sécuritaire des zones riveraines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Autorité du Bassin du Niger (ABN) cartographie quatre grandes zones climatiques : tropical humide (≈ 1 500 m³/an par habitant), tropical sec et semi‑aride (zones de transition) et aride (&lt; 150 m³/an) (Zones climatiques et dotation en eau (tropical humide ≈ 1 500 m³/an ; aride &lt; 150 m³/an) — ABN / documents de planification régionale :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/fr/publications">https://www.abn.ne/fr/publications</a>). Les risques d’inondation et de sécheresse sont répartis sur l’ensemble du bassin, souvent en alternance, ce qui complexifie la planification. Les scénarios SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5 prévoient une intensification des extrêmes (sécheresses plus longues, épisodes de pluies extrêmes ponctuels) et une extension des zones arides (IPCC AR6 WGII, chapitres sur l’Afrique et les systèmes hydriques :&nbsp;<a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/">https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Solutions innovantes suggérées à Yaoundé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier a mis en lumière des outils et approches combinant science, finance et diplomatie :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Finance climatique (GCF) </strong>: <strong>René Schieritz</strong> a présenté des mécanismes pour rendre les projets bancables et mobiliser des financements internationaux. Un représentant de la BOAD ( Banque Ouest Africaine pour le Developpement) , a partagé les fonds disponibles pour accompagner les projets résilients.</li>



<li><strong>Technologies satellitaires (Eleaf)</strong> : démonstrations par Joost van der Woerd sur le suivi des eaux de surface et souterraines via imagerie satellite, utile pour la surveillance des nappes, la détection des tendances d’ensablement et l’alerte.</li>



<li><strong>Hydrodiplomatie (UICN)</strong> : approche visant à transformer l’eau en vecteur de coopération et de paix, essentielle pour la gouvernance transfrontalière.</li>



<li><strong>Compatibilité hydrique (IWMI)</strong> : exposée par <strong>Moctar Dembele</strong>, cette solution propose d’harmoniser les usages entre agriculture, énergie et besoins domestiques pour prévenir les conflits et optimiser les bénéfices socio‑économiques.</li>



<li><strong>Participation citoyenne des usagers et usagères du Bassin du Niger</strong> : mobilisation des organisations de la société civile, incarnée par <strong>Nouradine Touré</strong>, porte‑parole du consortium , pour assurer inclusion et acceptabilité sociale des mesures.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Priorités d’action :  vers des notes conceptuelles opérationnelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Les participants ont convenu de rédiger des notes conceptuelles pour mobiliser partenariats et financements. Pour ce faire, les priorités proposées sont :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Renforcer la surveillance hydrométéorologique (stations in situ + télédétection) et les systèmes d’alerte précoce.<br>-Promouvoir des mesures d’adaptation fondées sur la nature (restauration des zones humides, reforestation des bassins versants, corridors de sédimentation contrôlée).<br>-Développer des approches intégrées de gestion (compatibilité hydrique) conciliant agriculture, énergie et usages domestiques.<br>-Conditionner tout programme de lutte contre l’ensablement à des interventions en amont (maîtrise de l’érosion, pratiques agroécologiques) et non au seul dragage.<br>-Structurer l’ingénierie financière pour rendre les projets attractifs (garanties, cofinancements, formulation bankable).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bassin du Niger est à la croisée des chemins : sans une action concertée et multisectorielle, les tendances climatiques et anthropiques risquent d’entraver durablement la sécurité hydrique, alimentaire et socio‑politique de la région. L’atelier de Yaoundé a montré que la résilience repose sur un triptyque science‑finance‑diplomatie, adossé à une forte participation citoyenne. Les notes conceptuelles en gestation devront traduire ces orientations en projets concrets, mesurables et bancables, pour transformer le risque en opportunité de coopération régionale et de développement durable.Tout en veillant à renforcer la gouvernance transfrontalière par l’hydrodiplomatie et l’inclusion des communautés locales. Toutefois, des réticences ont été émises quant à la non implication des institutions financières de l&rsquo;Afrique Centrale, et la non accessibilité des résultats des données du projet PIDACC qui a connu un bel accomplissement en Côte d&rsquo;Ivoire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FemmeAdaptClimat 2026: Building the Possible Positive Narrative in Cameroon</title>
		<link>https://tribuneverte.online/femmeadaptclimat-2026-building-the-possible-positive-narrative-in-cameroon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 08:05:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the international conference femmeAdaptClimat 2026. The high-level pan-African summit &nbsp;brought together heads of state institutions, international diplomats, climate experts, researchers, civil society organization, entrepreneurs and youth leaders under the overarching theme the <strong>Possible Positive Narrative.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Organized by Migration &amp; Climate International in partnership with the NGO FEEF ( Foundation for Education and Hope by Flomik) and WOCA(Women and Climate Action), the conference forms parts of the 2026 Pan-African&nbsp; Tour of the International FemmeAdaptClimat Program. The event received the high patronage of the National Assembly of Cameroon and the support of the Ministry of Environment, Nature Protection and sustainable Development.</p>



<p class="wp-block-paragraph">At <em>FemmeAdaptClimat 2026</em>, voices from across Africa converged in Yaoundé to prove that climate resilience is not just about policies , it is about people. Women and youth, who form the backbone of agriculture and innovation, are already driving solutions, reshaping narratives, and building a sustainable future from the ground up.From the opening ceremony, speakers emphasized the urgent need for Africa to strengthen climate resilience while ensuring that women and youth remain at the center of climate policies and sustainable Development strategies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">According to UN Women (2025), women represent 79% of Cameroon’s agricultural workforce, yet own less than 10% of farmland. Also, only 12% of women farmers have access to formal credit or agricultural insurance (FAO, 2024).Women stand at the very frontline of Cameroon’s climate challenges. Their ability to invest in sustainable practices is severely limited. Access to credit or agricultural insurance is even rarer , only about one in ten women farmers can rely on formal financial support.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beyond the fields, the burden of survival weighs heavily. Across sub‑Saharan Africa, women spend an average of 4.5 hours each day fetching water and fuel. These hours, lost to exhausting chores, could otherwise be devoted to education, entrepreneurship, or leadership. Instead, climate stress deepens inequality, trapping women in cycles of vulnerability. Their resilience is undeniable, but without structural change, the promise of adaptation due to climate injustice will remain incomplete.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A Strong Opening Call For Action</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The summit commenced with a welcoming address from the legislative host. <strong>Mrs  Begala Mikel Naomie</strong>, First Vice-president, speaking on behalf of the National Assembly representative emphasized the geopolitical urgency of aligning international civil action with localise legislation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Cameroon does not view climate change as a distant academic concept&nbsp;; it is an immediate threat to our rural food security doors of this Glass Palace to the Femme Adapt Climat platform, the National Assembly pledges its commitment to translating legislative frameworks into gender-inclusive climate protections. We cannot separate the survival of our ecosystems from the legal empowerment of the women who cultivate them</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Following the host, <strong>Mr. Hele Pierre</strong>, the Minister of Environment, Nature Protection and Sustainable Development took the podium to anchor the conference within Cameroon’s exisiting legal mandates. The Minister highlighted the pivotal role of the National Climate Change Adaptation Plan (PNACC), which served as the official administrative and technical reference for the day’s debates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>True environnmental adaptation requires localised, structural accountablilty. The PNACC is designed to ensure that Cameroon remains resilient, but our national objectives will stall if 80% of our farmers are economically sideline. Our Ministry stands ready to adopt the measurable recommendations generated by today’s strategic panels to update and execute public policy that works directly for rural communities</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>The Voice of Leadership&nbsp;: Country Representative Interventions</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A focal point of the morning session was the address by <strong>Marie Florence Hond</strong>, the country Representative of Migrations &amp; Climat International in Cameroon and President of the NGO FEEF. Her speech cut straight to the core economic contradictions confronting African women on a daily basis, demanding an immediate end to the «&nbsp;vicious cycle of inequality&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« We are here today to permanently discard the narrative of the African woman as a passive  victim of environment degradation, » </em>she declared before hundred of participants<em>. The metrics are undeniable : women are the actual backbone of African agriculture, yet they are systematically choked by a lack of green resources, institutional poverty, overwhelming domestic burdens, and political marginalisation. Femme Adapt Climat is building a bridge between local realities, the global diaspora, and green financing to ensure that these innovators receive the capital, right, and recognition they deserve. This is what we mean by the Possible Positive Narrative- it is an active well-funded reality »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Women at the Frontline of climate Challenges</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">One of the major discussion during the conference focused on the disproportionate impact of climate change on women particularly those living in rural communities. According to statistics presented during the event, women make up nearly 80% of African agicultural workforce, yet they continue to face limited access to land ownership, agricultural financing, modern farming tools and climate-related resources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Several speakers highlighted how droughts, floods insecurity and environmental migration affect women more severely, particularly in rural communities. <strong>Marie-Claire Ntsama Ngoua</strong>, climate policy expert, data analyst, and meteorologist, is the founder and executive director of WOCA, she noted that climate change has increased the burden on women who are often responsible for securing food, water and household stability.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>When crops fail because of drought or flooding, women suffer first, </em>she explained. <em>Many walk longer distances to find water or food for their families. Climate justice must therefore inclue gender justice</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Participants also discussed the social barriers preventing women from fully participating in environmental decision-making processes. Many argued that policies cannot be effective if women remain excluded from leadership and climate financing opportunities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Climate Finance&nbsp;: Women Need Opportunities, not Empty promises</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Globally, less than 3% of climate finance reaches women‑led initiatives (OECD, 2025). In Central Africa, female entrepreneurs receive 11 times less funding than male‑led startups (AfDB, 2024). Cameroon’s Ministry of Women’s Empowerment, <strong>Pr. Marie-Thérèse Abena Ondoa</strong>,  estimates that ; <em>« closing the gender gap in green entrepreneurship could boost GDP by 2.8% annually</em>« . The panel on climate finance sustainable investments attracted particular attention from entrepreneurs and development partners attending the conference. Speakers highlighted the majors financial barriers preventing African women and youth from developing climate-related projects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A young entrepreneur from Douala who leads a recycling startup explained&nbsp; the challenges she encountered while trying to access funding<em>&nbsp;«&nbsp;investors often ask us for gurantees we simply cannot provide she said yet our communities are already producing innovative environmental solutions with very limited resources&nbsp;»</em> she called on gouvernments and financial institutions to simplify access to climate financing je mechanisms.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The panel proposed several recommendations, including: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>The creation of dedicated climate funds for womens-led businesses</li>



<li>Technical training programs for green entrepreneurs</li>



<li>Simplified loan procedures for rural cooperatives</li>



<li>And stronger partenerships between&nbsp; public instituions and private investors</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Indigenous knowledge and Community – Based Solution</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Another major highlight of the conference was the second panel session dedicated to indigenous knowledge and traditional environment pratices. Researchers and traditonal leaders explained that African communities have preserved ecosystems for generations through local methods of water conservation, soil managment and biodiversity protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A traditional leader from Center region of Cameroon emphasized on the importance of reconnecting modern climate policies with ancestral wisdom. <strong>Mrs. Lucette Ndongo Zinga</strong>, the co-founder of COFECC (Convergence des Femmes du Cameroun sur les Changements Climatiques) raised the alarm: «&nbsp; <em>our ancestors respected nature because they understood the human survival depends on environmental balance, she added that we must not abandon this wisdom in the name of modernity</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">women’s cooperatives presented successful examples of sustainable agriculture and ecological restoration already being implemented in loacl communities. One participant described how women in her village use natural composting and organic farming methods to restore degraded land.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Experts like <strong>Stella Tchoukep</strong>, Forest campaigner at Greenpeace Africa,  recommended that climate adaptation strategies should integrate local  seeds knowledge,  instead of relying solely on imported chemicals models that often fail to reflect African realities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Research &amp; Innovation Driving Africa’s Green Future</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bridging the gap between future technology and current crises, this third panel session evaluated how modern computer science can serve territorial resilience. Technology expert from ONACC (Observatoire National pour les Changements Climatiques) , IRAD ( Institut de Recherches Agricoles pour les Developpement ) , or AGRIX , a Tech start-up on agriculture, shared surprising details about link between new technology and adaptation issues. <strong>Boris Landry Kouekam</strong> , a prominent UNESCO award-winning AI researcher , showed how massive global Artificial Intelligence (AI ) data systems can be used to tackle some issues of adaptation, while average african families in rural areas often lack basic electricity.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instead of avoiding technology, the panel advocated creating simple lightweight local AI tools builts by African startups. These tools use very little energy and can send real-time weather updates and crop advice directly to farmer&rsquo;s simple mobile phones in local languages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Green Economy &amp; Sustainable Transition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The last panel focused on changing local business models to help lift rural women out of poverty, focusing on recycling systems and public-private partnerships.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Panelists noted that women cannot easily join climate meetings, go to training, or take leadership roles if they spend all their time and energy carrying&nbsp; water and wood for basic household survival.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The speakers called for change in how companies invest. <strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> , from Women Coalition for Circular Economy ,  argued that green business projects must include social help like community solar power, clean stoves and nearby water points to reduce the time women spend on hard chores. While <strong>Rosy Esso</strong> from France Volontaires,  equally outlines a new legal framework for business partnerships, stating that any company getting government support must prove their project helps reduce the burden of domestic work for local women.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nevertheless, Participants expressed hope that the recommendations emerging from this conference would influence future climate policies both nationally and internationally.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A message of Hope for Africa</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">As the conference concluded, organisers reiterated that the theme the ‘<strong>Possible Positive Narrative’</strong> reflects the desire to build an optimistic vision for Africa’s future in the face of the climate crisis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Despite the many challenges confronting the continent, speakers highlighted the innovation, solidarity and adaptability of African populations. For them, women and youth represent essential forces capable of driving a sustainable transformation of African society.</p>



<p class="wp-block-paragraph">FemmeAdaptClimat 2026 therefore stands out as a strategic platform for promoting a resilient, inclusive Africa fully committed to the global ecological transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The conference ended with a clear agreement&nbsp;: <em><strong>African women and youth are now waiting for outside help. They are already creating new tools, adapting&nbsp; and building sustainable business models. By giving them direct funds, strong legal rights and economic equality, Cameroon and the rest of Africa are doing more than just reacting to bad weather, they are building a strong independent and green future.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Calixte Bikié</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>L’IA pollue! Peut‑elle quand même sauver le climat ?</title>
		<link>https://tribuneverte.online/lia-pollue-peut-elle-quand-meme-sauver-le-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 07:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 8 au 12 juin 2026, Agadir accueille NETYS 2026, conférence internationale sur les systèmes en réseau et l’intelligence artificielle. Mais derrière les promesses technologiques, une question dérange : comment&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 8 au 12 juin 2026, Agadir accueille <strong>NETYS 2026</strong>, conférence internationale sur les systèmes en réseau et l’intelligence artificielle. Mais derrière les promesses technologiques, une question dérange : comment une industrie parmi les plus énergivores de la planète peut‑elle prétendre soigner ce qu’elle contribue à détruire ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entraîner un grand modèle de langage consomme autant d&rsquo;électricité que plusieurs centaines de foyers pendant un an. Un data center avale des millions de litres d&rsquo;eau pour se refroidir. Chaque requête adressée à une IA générative laisse une empreinte carbone invisible mais réelle. Ce sont des faits. Pas des arguments anti-technologie. Des faits.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les chiffres de la pollution numérique</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Entraînement d’un grand modèle de langage</strong> : consommation électrique équivalente à <strong>300 foyers pendant un an</strong> (source : MIT, 2024).</li>



<li><strong>Data centers</strong> : jusqu’à <strong>5 millions de litres d’eau par jour</strong> pour le refroidissement d’un seul site (source : Nature, 2023).</li>



<li><strong>Empreinte carbone des requêtes IA</strong> : chaque interaction génère en moyenne <strong>0,5 à 1 g de CO₂</strong>, soit l’équivalent d’un mail avec pièce jointe.</li>



<li><strong>Croissance</strong> : la demande énergétique des data centers pourrait représenter <strong>4 % de la consommation mondiale d’électricité en 2030</strong> (IEA, 2025).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données ne sont pas des arguments anti‑technologie. Ce sont des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Alors quand la communauté scientifique mondiale se retrouve à Agadir pour débattre de distributed computing, de federated learning et de green systems, la question n&rsquo;est pas rhétorique : peut-on concevoir une intelligence artificielle qui ne soit pas, d&rsquo;abord, un problème environnemental ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>C&rsquo;est précisément ce défi que NETYS 2026 met sur la table. Les sessions consacrées aux systèmes distribués sobres en énergie, à l&rsquo;apprentissage fédéré , qui évite de faire transiter des masses de données à travers des serveurs énergivores , et aux architectures décentralisées dessinent une autre vision du numérique. Une IA de proximité, légère, conçue pour des environnements contraints. Exactement ce dont l&rsquo;Afrique a besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La contradiction n&rsquo;est pas une impasse. Elle est un moteur. Les chercheurs réunis au Maroc en juin ne sont pas là pour célébrer l&rsquo;IA telle qu&rsquo;elle est. Ils sont là pour construire celle qu&rsquo;elle devrait devenir. La Tribune Verte suivra ces débats de près. Parce que la réponse à cette contradiction ne se trouvera pas seulement dans les laboratoires , elle se négociera aussi dans la rue, dans les champs et dans les salles de rédaction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie Noel Behoumie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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