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	<title>Health Archives - Tribune Verte</title>
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	<description>Un regard écologique de l&#039;information</description>
	<lastBuildDate>Thu, 20 Aug 2026 17:58:20 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Health Archives - Tribune Verte</title>
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	<item>
		<title>DOSSIER/                                                                    Eboulements de Zamboï : les mots d&#8217;Aliou avant le drame</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 14:02:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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					<description><![CDATA[©2026 &#124; Giovanny Engamba &#124; Centre pour l’Environnement et le Développement
(CED)]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le mardi 18 août 2026, en début d&rsquo;après-midi, un pan de terre s&rsquo;est détaché du site aurifère artisanal de Zamboï, village situé de part et d&rsquo;autre de la frontière entre le Cameroun et la République Centrafricaine (voir image en bannière, la démarcation se voit à travers la clôture en panneaux d’aluminium ), localité également connue sous le nom de « Moscou », ensevelissant des dizaines d&rsquo;orpailleurs qui creusaient en contrebas d&rsquo;un cratère à ciel ouvert.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Parmi les victimes, <strong>Yaya Pierre</strong>, alias « Commando »; fils du chef de Dir , village situé dans arrondissement de Dir, département du Mbéré, région de l&rsquo;Adamaoua au Cameroun. Selon les témoignages recueillis sur place, il est mort avec neuf autres personnes dans une même fosse, aux côtés de son propre patron. Trois jours plus tard, alors que les recherches se poursuivent toujours sous restriction d&rsquo;accès, cet article revient sur ce que révèlent les témoignages recueillis sur place : l&rsquo;aveu, filmé six semaines avant le drame, de l&rsquo;exploitant du site quant à sa connaissance du risque ; le vécu, minute par minute, de ceux qui se trouvaient au fond des galeries.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Ce 20 août 2026, sur RFI, <strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong>, Secrétaire Général du Centre pour l&rsquo;Environnement et le Développement (CED), a fait part de sa préoccupation de longue date pour la situation à Zamboï côté camerounais, où son organisation déploie régulièrement des équipes de terrain , la plus récente datant de juin 2026.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans ce contexte que prend tout son sens l&rsquo;enregistrement diffusé sur TikTok par Aliou, présenté comme l&rsquo;exploitant du chantier de « Moscou », originaire de Cantonier (RCA) et bien connu, selon ses propres mots, à Garoua-Boulaï, Cantonier, Baboua et Bertoua. Le message, adressé directement aux orpailleurs du site, a été publié sur son compte TikTok le 5 juillet 2026 ; soit près de six semaines avant la catastrophe du 18 août.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le gap entre le bilan officiel, et les chiffres du terrain annoncent plusieurs éboulements </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités locales citées par plusieurs médias internationaux: RFI, France 24, l&rsquo;AFP , au moins 107 corps avaient été extraits des décombres à la mi-journée du mercredi 19 août, sur la base des estimations du Maire de Garoua-Boulaï, côté camerounais. Le maire de Baboua, côté centrafricain, évoquait pour sa part « une centaine » de morts sans pouvoir établir de bilan formel, tandis que le député de Baboua, <strong>Laurent Ngon Baba</strong>, reconnaissait la même difficulté. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Baboua.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-00.49.02.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="540" height="1157" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-00.49.02-edited.jpeg" alt="" class="wp-image-3167" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-00.49.02-edited.jpeg 540w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-00.49.02-edited-140x300.jpeg 140w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-00.49.02-edited-478x1024.jpeg 478w" sizes="(max-width: 540px) 100vw, 540px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Capture d&rsquo;écran du 19 août 2026 à 23: 48, réalisée sur la page Facebook de Axe Média.</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Des témoignages recueillis directement auprès de sources présentes sur le chantier avancent cependant des chiffres nettement supérieurs : jusqu&rsquo;à 250, voire 380 morts selon certaines estimations de terrain, encore en attente de vérification. Ces mêmes témoignages font état d&rsquo;une série d&rsquo;éboulements survenus les jours précédant le drame : un premier vendredi dans la nuit, suffisant pour interrompre le travail sur une partie du site . Un second dimanche dans la nuit ; puis, le jour du drame lui-même, trois éboulements successifs , deux de moindre ampleur, suivis du plus important, qui aurait enseveli un grand nombre de travailleurs présents dans la fosse. Un nouvel affaissement, survenu la nuit suivante, aurait failli entraîner les eaux de la rivière Kadey dans le cratère. Ce schéma d&rsquo;effondrements répétés est cohérent avec ce que rapporte la presse régionale sur l&rsquo;instabilité chronique du site, une carrière à ciel ouvert s&rsquo;étendant sur plusieurs kilomètres, criblée de fosses profondes et interconnectées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-16.45.31.jpeg"><img decoding="async" width="723" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-16.45.31-723x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3178" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-16.45.31-723x1024.jpeg 723w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-16.45.31-212x300.jpeg 212w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-16.45.31.jpeg 763w" sizes="(max-width: 723px) 100vw, 723px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Situation géographique de la zone sinistrée. ( © CED).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mêmes sources de terrain évoquent la présence, parmi les victimes, de ressortissants de plusieurs nationalités: centrafricaine, camerounaise, tchadienne, nigérienne, burkinabé, ce qui recoupe la réputation du site comme pôle d&rsquo;attraction régional pour l&rsquo;orpaillage artisanal. Elles font également état d&rsquo;une présence russe (Wagner) aux côtés des autorités centrafricaines sur le site depuis le lendemain du drame, ainsi que d&rsquo;un chef de chantier qui chercherait à minimiser le bilan en avançant le chiffre de 49 morts. Ces deux éléments n&rsquo;ont pu être confirmés par aucune source publiée à ce stade et doivent être traités comme non vérifiés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Neuf hommes dans un même trou: circonstances de décès du fils du chef de Dir</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les victimes identifiées figure un homme connu sous le surnom de « Commando » ; de son vrai nom <strong>Yaya Pierre</strong>, originaire du village de Dir, dans l&rsquo;arrondissement du même nom, et fils du patriarche Maire Samba. Il est mort avec environ neuf autres personnes dans une même fosse , parmi lesquelles son propre patron. Un seul survivant a pu être compté dans cette carrière précise, selon un témoignage recueilli par <strong>Pierre Hervé Madougou</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit qui en ressort éclaire, de l&rsquo;intérieur, la mécanique du drame. Le groupe extrayait des graviers dans cette carrière depuis plusieurs jours et, au moment de l&rsquo;éboulement, tous étaient concentrés sur leur tâche. Le bruit de la perceuse utilisée sur place a couvert les cris d&rsquo;alerte lancés depuis la surface ; ce n&rsquo;est qu&rsquo;au tout dernier moment que certains, ayant reçu des mottes de terre lancées en guise de signal, ont compris ce qui se passait. Mais la fosse était trop étroite et le nombre de travailleurs qui s&rsquo;y trouvaient trop important pour permettre une évacuation à temps : la terre les a surpris avant qu&rsquo;ils n&rsquo;aient pu sortir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Cyrille Narké</strong>, chercheur au CED, s&rsquo;alarme: <em>« les femmes et les enfants sont majoritairement parmis les victimes, ce sont les plus vulnérables pour qui atteindre la surface était pénible , au moment où l&rsquo;alerte a été lancée»</em>. Ce témoignage illustre, à l&rsquo;échelle d&rsquo;une seule fosse, ce que les images diffusées sur les réseaux sociaux ne montrent pas : les personnes ensevelies en surface sont visibles sur les vidéos, mais un nombre indéterminé d&rsquo;artisans miniers a été enseveli dans des galeries souterraines, sans même avoir eu le temps de comprendre ce qu&rsquo;il leur arrivait.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Si vous mourrez ici, ça vous regarde » : l&rsquo;avertissement d&rsquo;Aliou</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;enregistrement cité précédemment, Aliou  rappelle d&rsquo;abord les avoir toujours considérés comme sa propre famille, avant d&rsquo;en venir à l&rsquo;objet réel de son message : une mise en garde répétée, restée sans effet. <em>« Chaque fois je vous dis que s&rsquo;il y a trop de terres, vous arrêtez le travail. Si la situation est favorable, vous travaillez. Je vous le dis pour votre propre sécurité »</em>, déclare-t-il en langue Fufulde, avant d&rsquo;ajouter, plus loin : <em>« Quand la terre est en abondance je vous demande d&rsquo;arrêter les travaux, vous refusez. »</em> Il décrit une consigne de sécurité simple: suspendre l&rsquo;extraction en cas d&rsquo;accumulation excessive de terre en surplomb ; ce que les orpailleurs auraient systématiquement ignorée.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.22.44.jpeg"><img decoding="async" width="557" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.22.44-557x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3168" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.22.44-557x1024.jpeg 557w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.22.44-163x300.jpeg 163w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.22.44.jpeg 696w" sizes="(max-width: 557px) 100vw, 557px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Capture d&rsquo;écran du 20 août 2026 à 13: 06, réalisée sur le compte Tiktok d&rsquo;Aliou. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de l&rsquo;enregistrement est tout aussi significatif pour l&rsquo;établissement des responsabilités. Aliou y précise n&rsquo;avoir<em> « aucun contrat signé avec aucun »</em> des travailleurs présents sur le site, qualifie son entreprise de strictement privée, sans partenaire ni structure associative, et affirme n&rsquo;avoir sollicité personne pour venir y travailler. Il en tire une conclusion sans détour sur la question de la responsabilité en cas d&rsquo;accident : <em>« Si vous mourrez ici, ça vous regarde, ce ne sera pas mon problème. Le gouvernement ne va rien me demander parce que moi je n&rsquo;ai demandé à personne d&rsquo;aller dans ce chantier. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il revient également sur les débuts de son entreprise, rappelant avoir accompli seul les démarches administratives auprès du gouvernement pour légaliser le chantier , sans, dit-il, aucune aide financière des travailleurs qu&rsquo;il emploie aujourd&rsquo;hui , et sur sa propre trajectoire, d&rsquo;enfant de Cantonier devenu, par la réussite de cette activité, une figure reconnue de la région. Vérification faite, Aliou est bien centrafricain, originaire de Zamboï même, côté RCA ,  une proximité directe avec le site qui donne un relief particulier à ses propos sur la famille et l&rsquo;enracinement local.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que cet enregistrement change pour l&rsquo;enquête</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pris isolément, ce témoignage ne suffit pas à établir une responsabilité pénale , il faudrait pour cela le confronter aux autorisations administratives réellement délivrées, aux conditions d&rsquo;exploitation autorisées, et à l&rsquo;enquête ouverte par le parquet de Baboua. Mais il apporte un élément factuel difficile à contester : l&rsquo;exploitant reconnaît lui-même, avant le drame, avoir eu connaissance du risque d&rsquo;éboulement, avoir formulé des consignes de sécurité, avoir constaté leur non-respect par les travailleurs, et avoir choisi de ne pas imposer d&rsquo;arrêt des travaux malgré ce risque identifié,  tout en anticipant explicitement qu&rsquo;il ne pourrait être tenu responsable en cas de décès, en l&rsquo;absence de tout contrat de travail formel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet aveu, produit par l&rsquo;intéressé lui-même et diffusé publiquement avant la catastrophe, mérite d&rsquo;être versé au dossier de l&rsquo;enquête en cours, aux côtés des témoignages de terrain sur la succession des éboulements des jours précédents , qui, si confirmée, suggérerait que le risque n&rsquo;était pas seulement générique mais immédiat et documenté dans les jours ayant précédé le drame.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;en dit l&rsquo;expertise : un accident qui rattrape un débat déjà engagé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé le 20 août 2026 sur RFI, dans l&rsquo;émission « Le Grand Invité Afrique », <strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong>, juriste environnementaliste, Secrétaire Général du Centre pour l&rsquo;Environnement et le Développement (CED), spécialiste des questions minières au Cameroun, apporte un éclairage qui recoupe et prolonge les témoignages de terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il relève d&rsquo;abord la rareté de vidéos aussi précises pour ce type d&rsquo;accident, tout en rappelant leurs limites : <em>« ce que ces images montrent, ce sont des personnes ensevelies en surface , ce qu&rsquo;elles ne montrent pas, c&rsquo;est le nombre bien plus incertain d&rsquo;artisans qui se trouvaient dans les galeries souterraines au moment de l&rsquo;effondrement, sans avoir eu le temps de comprendre ce qui leur arrivait.»</em> Un constat qui fait directement écho au témoignage recueilli sur la mort de « Commando » et de ses compagnons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong>: <em>« ce type d&rsquo;éboulement reste un accident fréquent sur les sites d&rsquo;orpaillage artisanal, en particulier pendant la saison des pluies, lorsque des sols gorgés d&rsquo;eau s&rsquo;affaissent plus facilement , mais jamais, à une échelle comparable à celle de Zamboï.»</em> Il explique l&rsquo;ampleur inédite du bilan par un facteur de calendrier : la période correspond aux vacances scolaires, moment où affluent sur ce type de site un grand nombre de jeunes en quête d&rsquo;argent pour préparer la rentrée, rendant des lieux déjà très fréquentés encore plus surpeuplés qu&rsquo;à l&rsquo;accoutumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la nature du site, <strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong> le décrit comme une exploitation artisanale informelle, mais d&rsquo;une taille sans commune mesure avec ce que suggère habituellement ce terme , un mode de gestion qui reste largement informel malgré l&rsquo;ampleur du site. Associé à une forme d&rsquo;illégalité difficile à combattre dès lors qu&rsquo;elle concerne parfois des milliers de personnes : en chasser les exploitants serait mal perçu localement, les populations considérant l&rsquo;or comme une ressource naturelle à laquelle elles ont droit pour subvenir à leurs besoins.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-scaled.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-3170" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-1536x1152.jpeg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong>; lors d’un atelier de renforcement des capacités des communautés victimes de crimes environnementaux , le 1ier avril 2026 à Yaoundé</em> ( © CED).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur la sécurité, il précise que, bien qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une zone frontalière où des forces de sécurité sont déployées de part et d&rsquo;autre, ce dispositif vise avant tout le contrôle des flux de personnes et de biens , beaucoup de travailleurs présents sur le site, souvent issus de villages reculés, n&rsquo;ayant pas de papiers d&rsquo;identité, non par dissimulation mais par manque d&rsquo;accès. Sur l&rsquo;absence de toute infrastructure de soutènement visible sur les vidéos, il explique qu&rsquo;un chantier informel de ce type ne compte aucun responsable chargé d&rsquo;organiser ce genre de mesures : de telles constructions représentent un coût que les artisans miniers indépendants, focalisés sur une extraction rapide avant de quitter les lieux, ne sont pas en mesure d&rsquo;assumer individuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres part, <strong>Dr. Samuel Nguiffo </strong>anticipe sur le fait que: <em> « cet accident va relancer avec une intensité renouvelée le débat engagé depuis le début de l&rsquo;année au Cameroun pour assainir le secteur minier artisanal et semi-mécanisé ;un débat qui, </em>selon lui<em>, devra désormais intégrer plus frontalement la question sécuritaire, aux côtés des efforts déjà amorcés sur la transparence des flux d&rsquo;or à l&rsquo;export et la réduction du travail des enfants sur les sites miniers. »</em> Il exprime l&rsquo;espoir que les décideurs publics, mais aussi les compagnies qui achètent l&rsquo;or produit sur ces sites, en tirent l&rsquo;obligation d&rsquo;investir dans l&rsquo;amélioration des conditions de production,  et que ce drame puisse rester, selon ses mots, le dernier de cette ampleur dans le secteur minier camerouno-centrafricain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette préoccupation n&rsquo;est pas nouvelle pour le CED, qui suit la situation de longue date à Zamboï du côté camerounais et y déploie régulièrement des équipes de terrain, la plus récente mission remontant à juin 2026. C&rsquo;est précisément ce travail de suivi continu, mené plusieurs semaines avant le drame, qui permet aujourd&rsquo;hui de recouper les témoignages recueillis dans l&rsquo;urgence avec une connaissance déjà établie du site et de ses fragilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;entretien est disponible ici: <a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/le-grand-invit%C3%A9-afrique/20260820-eboulement-meutrier-zambo%C3%AF-le-d%C3%A9bat-au-cameroun-pour-assainir-le-secteur-minier-va-reprendre-de-plus-belle?utm_slink=rfi.my%2FCyd9">https://www.rfi.fr/fr/podcasts/le-grand-invit%C3%A9-afrique/20260820-eboulement-meutrier-zambo%C3%AF-le-d%C3%A9bat-au-cameroun-pour-assainir-le-secteur-minier-va-reprendre-de-plus-belle?utm_slink=rfi.my%2FCyd9</a> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bassin du Niger : JVE et PIDACC collaborent pour vulgariser le MRI du Fonds Vert Climat</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bassin-du-niger-jve-et-pidacc-collaborent-pour-vulgariser-le-mri-du-fonds-vert-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 12:26:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://tribuneverte.online/?p=3152</guid>

					<description><![CDATA[© Emery Ndayizeye]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Depuis que tu parles de MRI et du Fonds vert pour le climat, c&rsquo;est quoi même ? »</strong>  Ainsi s&rsquo;est exprimé un paysan à Winde, dans la commune de Ngong 1, région du Nord au Cameroun.  Et c&rsquo;est sous un arbre que l&rsquo;équipe de Jeunes Volontaires pour l&rsquo;Environnement (JVE Cameroun), en collaboration avec celle du PIDACC/BN-Cameroun, a choisi, du 5 au 6 août 2026, de tenir son atelier d&rsquo;information avec les populations de la commune : un format volontairement dépouillé, à l&rsquo;image du dialogue direct recherché avec les habitants du département de la Bénoué.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la commune rurale de Ngong, les populations vivent au quotidien les effets du changement climatique : sécheresses récurrentes, ensablement des cours d&rsquo;eau, migrations forcées et conflits liés à l&rsquo;accès aux ressources. C&rsquo;est dans ce contexte que s&rsquo;inscrit le Programme Intégré de Développement et d&rsquo;Adaptation au Changement Climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC/BN), financé par le Fonds Vert pour le Climat (FVC) et plusieurs partenaires internationaux. Ngong c&rsquo;est l&rsquo;une des localités bénéficiaires de ce programme régional, qui s&rsquo;étend par ailleurs à huit autres pays du bassin du fleuve Niger.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="626" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748-1024x626.png" alt="" class="wp-image-3156" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748-1024x626.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748-300x183.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748-768x469.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748.png 1335w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un extrait de la présentation de <strong>Mme Lassomme épse Moussa</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ses 147 385 habitants, répartis sur 81 villages et 24 quartiers, pour une superficie de 2 788 km², l&rsquo;agriculture occupe 72 % de la population active àNgong, aux côtés de l&rsquo;élevage extensif et de la pêche artisanale. C&rsquo;est l&rsquo;une des communes bénéficiaires du PIDACC, qui vise à renforcer la résilience des communautés et des écosystèmes du bassin du Niger à travers la gestion durable des ressources naturelles, la lutte contre l&rsquo;ensablement et la mise en place d&rsquo;infrastructures agro-sylvo-pastorales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Lancé en 2019 pour une durée initialement prévue de six ans, le programme est aujourd&rsquo;hui en phase de prolongation, une revue à mi-parcours ayant eu lieu en 2024. Avec un coût global de près de 8,9 milliards de FCFA pour sa composante camerounaise, sa zone d&rsquo;intervention couvre dix communes du Nord, réparties entre le département de la Bénoué (Garoua 1er, 2e et 3e, Lagdo, Bardnaké, Baschéo, Gaschiga, Ngong et Pitoa) et le département du Mayo-Rey (Rey Bouba).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, la composante camerounaise du programme prévoit notamment l&rsquo;aménagement de dix bas-fonds à maîtrise totale de l&rsquo;eau, la réhabilitation de 30 km de périmètres de culture de décrue et l&rsquo;aménagement de 2 000 hectares de périmètres irrigués sur des ouvrages hydro-agricoles. Ce sont précisément ce type d&rsquo;ouvrages: bas-fonds aménagés, périmètres irrigués, dispositifs de maîtrise de l&rsquo;eau ; qui, mal calibrés ou mal concertés avec les riverains, peuvent modifier le régime des cours d&rsquo;eau, provoquer inondations ou ensablement en aval, et endommager des cultures ou des habitats voisins non intégrés au périmètre initial du projet. C&rsquo;est précisément ce type de dommages, imputables aux ouvrages eux-mêmes plutôt qu&rsquo;à leur seule proximité, que les communautés riveraines n&rsquo;ont pas pu faire valoir formellement ; non faute de préjudice, mais faute de connaître le processus de recours qui leur aurait permis de les documenter et de les faire remonter.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des désastres qui échappent au mécanisme censé les traiter</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les investissements du PIDACC/BN et d&rsquo;autres projets financés par le FVC, plusieurs impacts négatifs ont été rapportés localement : destruction de plantations par des aménagements non concertés, inondations et ensablement des cours d&rsquo;eau aggravant la perte de terres cultivables, déplacements forcés de familles rurales vers des zones plus humides, perte de moyens de subsistance liés à l&rsquo;agriculture, à la pêche et à l&rsquo;élevage, ainsi que des risques sanitaires associés à la pollution des eaux et à l&rsquo;utilisation de produits chimiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="587" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944-1024x587.png" alt="" class="wp-image-3158" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944-1024x587.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944-300x172.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944-768x440.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944.png 1426w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un extrait de la présentation de <strong>Mme Lassomme épse Moussa</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun de ces cas n&rsquo;a pourtant été enregistré dans le cadre du Mécanisme de Recours Indépendant (MRI) du Fonds Vert l&rsquo;instrument qui permet précisément aux populations affectées par un projet climatique de déposer une plainte et de faire valoir leurs droits. Les raisons de cette absence sont documentées : un manque de vulgarisation qui laisse le mécanisme méconnu du grand public, des procédures perçues comme trop techniques par les communautés rurales, une quasi-absence de médiateurs ou d&rsquo;organisations locales capables d&rsquo;accompagner une saisine, et une couverture médiatique insuffisante de la part des radios communautaires et des journalistes locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément ce vide que la mission de JVE Cameroun à Ngong entend combler, en informant les habitants de la commune sur leurs droits et sur l&rsquo;existence de ce mécanisme : condition préalable pour que les désastres climatiques liés aux projets du Fonds Vert puissent, à l&rsquo;avenir, être documentés et traités.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Deux jours de terrain, quatre volets d&rsquo;action</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Conduite par <strong>Mamout Oumarou</strong>, chef de mission, l&rsquo;équipe de JVE Cameroun a multiplié les formats pour toucher tous les publics de la commune :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un passage à la radio communautaire <strong>Derke&rsquo;en FM</strong>, en français puis en fulfulde, en partenariat avec le journaliste Bassirou Dairou ;</li>



<li>Un dialogue communautaire à Winde Ngong 1, réunissant 38 agriculteurs, éleveurs, femmes, jeunes et leaders locaux ;</li>



<li>Une formation de 20 acteurs relais:  journalistes, membres d&rsquo;organisations de la société civile, médiateurs et leaders communautaires ; chargés de démultiplier l&rsquo;information après le départ de l&rsquo;équipe ;</li>



<li>Une première dans le cadre de cette campagne : un sketch pédagogique porté par les <strong>« Ambassadeurs Juniors du MRI »</strong>, composé de huit enfants encadrés par trois animateurs, pour vulgariser le mécanisme auprès du public jeune.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3154" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n-1024x683.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n-1536x1024.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Mamout Oumarou</strong>, s&rsquo;entretenant avec les « Ambassadeurs Juniors du MRI ».(© Emery Ndayizeye)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mission de terrain n&rsquo;a pas été menée en vase clos : elle s&rsquo;est déroulée en collaboration directe avec l&rsquo;équipe du PIDACC/BN-Cameroun, dont deux représentantes ont pris part à l&rsquo;atelier. <strong>Mme Lassomme épouse Moussa</strong>, Responsable Développement Social et Genre et Chargée de la Communication du PIDACC/BN-Cameroun, a accompagné la mission aux côtés de <strong>Mme Ayissi Espe Menye Louise-Agnès Tatiana</strong>, Assistante Suivi-Évaluation. Leur présence traduit une volonté commune de rapprocher les porteurs de projet eux-mêmes des populations censées en bénéficier ; une articulation directe entre le programme qui finance les infrastructures et le mécanisme censé en corriger les effets non désirés.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="760" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52-1024x760.jpeg" alt="" class="wp-image-3155" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52-1024x760.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52-300x223.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52-768x570.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52-1536x1140.jpeg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Mme Lassomme épse Moussa</strong>, lors de la campagne d&rsquo;information 2026 à Ngong.(© Emery Ndayizeye)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Blondel Silenou</strong>, chef de projet à JVE Cameroun : <em>« Les communautés sont les premières concernées par les projets de développement climatique. Pourtant, elles ignorent souvent qu&rsquo;elles disposent de mécanismes indépendants leur permettant de faire entendre leur voix lorsque leurs droits ou leurs intérêts sont affectés. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat dressé par l&rsquo;équipe à l&rsquo;issue de ces deux jours est sans détour : le fossé entre les financements climatiques et les communautés qui en subissent les effets s&rsquo;est révélé plus large qu&rsquo;anticipé. Il ne s&rsquo;agissait pas de sensibilisation au sens classique, mais bien de la construction d&rsquo;un premier accès à l&rsquo;information .</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une gouvernance climatique participative</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La mission de Ngong constitue la deuxième phase d&rsquo;une campagne nationale de vulgarisation portée par JVE Cameroun, financée par le programme IRM CSO Grant 2026. La première phase avait été menée en 2024 à Lagdo et dans les villages environnants, où JVE Cameroun avait déjà initié les populations au fonctionnement du mécanisme IRM et sensibilisé sur leurs droits face aux projets climatiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-3157" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Blondel Silenou</strong> (3è à partir de la gauche), lors de la campagne d&rsquo;information de 2024 dans la commune de Lagdo, à la chefferie du village Ouro-Labbo.(© JVE-Cameroun)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de Ngong, cette mission illustre une ambition nationale : installer une culture de la participation citoyenne dans la gouvernance des investissements climatiques. Un financement climatique ne se mesure pas seulement à ses infrastructures ou à ses résultats économiques, mais aussi à sa capacité à respecter les droits des communautés et à leur offrir des voies de recours crédibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les réalisations affichées du PIDACC et le travail de vulgarisation mené par JVE Cameroun, Ngong s&rsquo;impose ainsi comme un laboratoire de la justice climatique au Cameroun, là où la résilience ne se limite pas aux infrastructures, mais se construit aussi par l&rsquo;information, la transparence et la participation des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ebodjé : des fumoirs écologiques pour soulager les fumeuses de poisson du Parc Marin</title>
		<link>https://tribuneverte.online/ebodje-des-fumoirs-ecologiques-pour-soulager-les-fumeuses-de-poisson-du-parc-marin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 11:51:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[© BCL]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le 27 juillet 2026, le village côtier de pêcheurs Ebodjé, situé aux abords du Parc Marin Manyange na Elombo‑Campo, a vibré au rythme des chants et des danses. Les fumeuses de poissons, piliers de la filière pêche locale, ont reçu deux fumoirs améliorés offerts par l’organisation locale Biodiversity Conservation for Life (BCL), grâce à une subvention du Global Green Grant Fund UK.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ebodjé, dans le département de l&rsquo;Océan , région du Sud Cameroun, ce  27 juillet 2026<strong>.</strong> C&rsquo;était la liesse chez les fumeuses de poisson du village de pêcheurs d&rsquo;Ebodjé, riverain du parc national marin Manyange na Elombo-Campo. L&rsquo;organisation locale Biodiversity Conservation for Life (BCL) leur a remis deux fumoirs écologiques destinés à faciliter et sécuriser leur activité de transformation du poisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de cibler les fumeuses de poisson n&rsquo;est pas anodin. Dans la filière pêche, ces femmes jouent un rôle central dans la transformation et la commercialisation des produits, assurant le lien entre la capture et le marché. Pourtant, leur travail reste largement invisible dans les statistiques officielles de la pêche, qui se concentrent le plus souvent sur les volumes débarqués par les pêcheurs plutôt que sur la valeur ajoutée créée en aval par les transformatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux fumoirs ont été construits grâce à une subvention du Global Greengrants Fund UK, une fondation qui octroie de petites subventions comprises généralement entre 500 et 10 000 dollars; à des initiatives environnementales communautaires à travers le monde. Depuis sa création en 1993, ce fonds a soutenu plus de 14 000 projets dans 168 pays, avec une attention particulière portée aux communautés directement engagées dans la protection de leur environnement, comme c&rsquo;est le cas à Ebodjé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi le fumoir traditionnel pose problème</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le fumage du poisson sur foyer ouvert, tel qu&rsquo;il est pratiqué traditionnellement le long du littoral camerounais, expose les fumeuses à une fumée chargée en hydrocarbures aromatiques polycycliques, en dioxines et en monoxyde de carbone — des substances associées à des irritations oculaires, des troubles respiratoires et, à long terme, à des risques cancérigènes. Il exige aussi une quantité considérable de bois : dans la zone Kribi-Campo, le fumage représenterait à lui seul environ 60 % de l&rsquo;ensemble des usages du bois de feu par les communautés de pêcheurs, une pression qui pèse directement sur les mangroves du littoral — des écosystèmes déjà fragilisés par l&rsquo;érosion côtière et pourtant essentiels à la biodiversité aquatique et à la reproduction de nombreuses espèces marines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>M. Sambou Mamballa Patrick</strong>, Conservateur du Parc Marin Manyangue na Elombo Campo : <em>« les communautés attendent les bénéfices économiques dans la conservation, et c&rsquo;est le cas avec ce projet. Deux fumoirs ça semble anodin, mais dans les faits, ça va faciliter le travail à des dizaines de ménages dans ce secteur d&rsquo;activité».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des expérimentations menées ailleurs sur la côte camerounaise, notamment à Manoka avec l&rsquo;Association des femmes fumeuses (AFUMA) en collaboration avec l&rsquo;Université de Douala, ont montré que des fumoirs améliorés,  construits en briques de terre ou en métal et laine de verre , permettent de réduire la consommation de bois de 33 % à 50 % par rapport au fumoir traditionnel, tout en réduisant le temps de fumage.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une triple retombée attendue</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Maman Olga Djao</strong>, fumeuse de poissons : <em>« Avec ces nouveaux fumoirs, nous respirons mieux et le poisson se conserve plus longtemps</em> ». Selon BCL, les fumoirs remis à Ebodjé devraient produire trois catégories de bénéfices :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Sur la santé des fumeuses</strong>, en réduisant leur exposition directe à la fumée et à la chaleur du foyer ouvert ;</li>



<li><strong>Sur l&rsquo;environnement</strong>, en réduisant la consommation de bois de chauffe , donc la pression sur les mangroves et les forêts riveraines . Et par conséquent les émissions de gaz à effet de serre associées, ce qui inscrit l&rsquo;initiative dans une logique de lutte contre le changement climatique ;</li>



<li><strong>Sur les revenus</strong>, un fumage mieux maîtrisé et plus homogène améliorant la qualité et la durée de conservation du poisson fumé, ce qui se traduit par une plus-value sur les marchés et, à terme, de meilleurs revenus pour les fumeuses.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Un modèle éprouvé, adapté au contexte local</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les fumoirs remis à Ebodjé sont des fumoirs écologiques améliorés de type Chorkor, une technologie adaptée localement. Développé initialement au Ghana, le fumoir Chorkor est l&rsquo;un des modèles de référence en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale pour la transformation du poisson à moindre impact : sa conception en claies superposées permet de fumer une plus grande quantité de poisson avec moins de bois et en un temps réduit par rapport au foyer ouvert traditionnel, tout en limitant l&rsquo;exposition directe des fumeuses à la fumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux fumoirs ont été construits grâce à une subvention de 10 000 dollars du Global Greengrants Fund UK. Ce montant a permis d&rsquo;identifier 75 fumeuses directement bénéficiaires à Ebodjé, qui pourront désormais mutualiser l&rsquo;usage des deux infrastructures pour leur activité de transformation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-3127" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Fumoir fabriqué par BCL à Ebodje.© BCL</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix des sites de construction a été fait en concertation avec l&rsquo;autorité villageoise : c&rsquo;est <strong>M</strong>.<strong>Ndjokou Djongo</strong>, chef du village d&rsquo;Ebodjé, qui a désigné les emplacements retenus, dans les quartiers Ngata et Manga Madjao. L&rsquo;initiative a par ailleurs été mise en œuvre en partenariat avec le service de la conservation du Parc Marin Manyangue na Elombo Campo, ce qui inscrit ce don dans une démarche coordonnée avec la gestion officielle de l&rsquo;aire protégée, plutôt que comme une action isolée de la seule ONG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément dans cette logique que s&rsquo;inscrit le don de fumoirs écologiques par BCL : soutenir une activité économique essentielle pour les communautés du parc, sans reproduire la pression sur les ressources ligneuses que ce même parc cherche à protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mobilité pastorale et contamination au Mercure dans le corridor de transhumance : Cameroun–RCA–Tchad</title>
		<link>https://tribuneverte.online/mobilite-pastorale-et-contamination-au-mercure-dans-le-corridor-de-transhumance-cameroun-rca-tchad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 19:41:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://tribuneverte.online/?p=3030</guid>

					<description><![CDATA[©2026 &#124; Giovanny Engamba &#124; Centre pour l’Environnement et le Développement
(CED)]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Tout est parti d&rsquo;une enquête sur l’or à Zamboï, en effet, l’édition n°241 du 30 mai 2026, du journal The Continent révèle que le Cameroun est divisé par un trafic d’or clandestin, avec plus de 15 tonnes exportées en 2023 malgré de faibles statistiques officielles. Ce numéro a mis en lumière les flux financiers illicites liés à l’exploitation minière. Les disparités dans les données officielles, les drames sociaux comme l’abandon scolaire des enfants happés par les sites miniers, et l’absence de bonne conduite dans l’utilisation du mercure. Ce travail a été approfondi par la rédaction de Data Cameroon avec l’article : <a href="https://datacameroon.com/trafic-plus-de-57-000-kg-dor-frauduleusement-disparus-du-cameroun-en-11-ans/">« Trafic : plus de 57 000 kg d’or frauduleusement disparus du Cameroun en 11 ans »</a>.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Ces enquêtes ont montré que le problème ne se limite pas qu&rsquo;au désastre écologique, ni au non respect des Droits des mineurs ou des riverains actifs sur les sites contaminés. Sur le terrain, nous avons observé que les troupeaux de transhumance, en quête d’eau et de pâturages, s’abreuvent dans ces points d’eau saturés de mercure et de cyanure. Ils poursuivent ensuite leur route dans le corridor de transhumance  de trois pays ( Cameroun, Tchad, Centrafrique) , traversant Betaré‑Oya et Garoua‑Boulaï, avant d’être regroupés dans les marchés à bétail de Ngaoundéré. De là, la viande est acheminée vers Yaoundé, et d&rsquo;autres grandes villes du pays, où elle est abattue et distribuée dans les marchés populaires et les restaurants.</em> <em>Cette viande contaminée est également exportée dans les bagages des voyageurs en partance pour la diaspora, c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;une situation locale devient un gros risque sanitaire pour le reste du monde.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui ne s’est jamais laissé émoustiller les papilles gustatives par le parfum envoûtant du soya grillé dans les carrefours de Yaoundé&nbsp;? les brochettes de viande fumantes partagées entre amis, ou encore les plats raffinés servis dans les grands restaurants, ou dans les ménages&nbsp;? Derrière ces moments de convivialité se cache une réalité inquiétante : la viande que nous dégustons provient en grande partie du corridor de transhumance de l’Est Cameroun, un itinéraire où les troupeaux traversent des zones minières saturées de mercure et de cyanure. Ce qui semble être un simple plaisir culinaire devient, à notre insu, un vecteur de contamination qui dépasse largement les éleveurs et les riverains des sites miniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilité pastorale pourtant présentée comme une solution durable face aux crises environnementales et climatiques, permet aux éleveurs de s’adapter aux variations saisonnières et de préserver la biodiversité. Cependant, dans le corridor Cameroun–RCA–Tchad, cette mobilité se déroule désormais dans un environnement minier saturé de mercure et de cyanure, transformant une pratique ancestrale en vecteur de contamination sanitaire et écologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th.webp"><img loading="lazy" decoding="async" width="474" height="326" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th.webp" alt="" class="wp-image-3094" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th.webp 474w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th-300x206.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 474px) 100vw, 474px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Source: <a href="https://www.gavroche-rca.com">https://www.gavroche-rca.com</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet article, nous allons partager les résultats de plusieurs rapports d’études menées par le CED dans la zone, ainsi que les constatations des médecins, cliniciens et vétérinaires, &nbsp;à la suite des prélèvements effectués dans les eaux de surface&nbsp;; ensuite essayer d’établir les responsabilités des administrations de tutelle, des bergers et des artisans miniers. Tout en mettant en évidence les impacts sanitaires et environnementaux, avant de formuler des recommandations pour encadrer cette mobilité et protéger les communautés ainsi que les consommateurs urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’eau et l’or&nbsp;: des ressources naturelles dont l’exploitation interroge</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’exploitation aurifère artisanale et semi-mécanisée dans l’Est Cameroun, notamment à Batouri et Betaré-Oya, constitue une source de revenus vitale pour les populations locales. Les données du Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) à la suite d’une étude réalisée en 2019 montrent que <strong>94,3 % des femmes de Batouri travaillent dans la mine</strong>, ce qui illustre la dépendance économique des communautés à cette activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières analyses réalisées par <strong>Mambou et al. (2021)</strong> à Batouri et par <strong>Rakotondrabe et al. (2018)</strong> à Betaré-Oya ont montré que les paramètres physicochimiques des eaux (pH, conductivité, TDS, ions majeurs) sont fortement dénaturés. Les concentrations en fer, manganèse, plomb et cadmium dépassent largement les normes de l’OMS. La rivière Kadey, qui se jette dans la Sangha puis dans le Congo, illustre l’ampleur transfrontalière de cette contamination fluviale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1020" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001.jpg" alt="" class="wp-image-3097" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001.jpg 1020w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001-768x578.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Jeune fille de 18 ans sur le site minier de Zamboï, manipulant le mercure pour extraire de l&rsquo;or. ( ©Ange Atala/ lors d&rsquo;une mission avec le CED).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, selon le <strong>Code minier de 2016 (article 4),</strong> l’usage de produits chimiques est strictement proscrit. Dans la pratique, le traitement des gisements alluvionnaires nécessite l’utilisation de produits comme le mercure pour séparer les impuretés, ce qui entraîne une pollution directe des eaux. L&rsquo;eau étant la principale ressource utilisée pour l&rsquo;extraction des minerais, dans les mines artisanales, elle intervient dans toutes les étapes du processus. Dans les mines d’or en Afrique, l’eau est utilisée à toutes les étapes : elle sert au concassage et au lavage du minerai, au transport des boues, à la séparation des minéraux par flottation, à la réduction de la poussière sur les sites, et au traitement des eaux usées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces usages intensifs en font une ressource stratégique mais aussi une source majeure de pollution lorsqu’elle est chargée de produits chimiques comme le mercure ou le cyanure. Dans la pratique, le traitement des gisements alluvionnaires nécessite l’utilisation du mercure pour libérer les impuretés (Noedje et Massoh, 2018). Cette contradiction entre la loi et les pratiques expose directement les ressources hydriques. Selon le <strong>Dr Cyrille Narké</strong> (chercheur au CED)&nbsp;: <em>« la faune est la première victime, mais la flore, notamment les territoires de culture de maïs, est également détruite. Flore qui constitue la source d&rsquo;alimentation des animaux en transhumance&nbsp;»</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La SODEPA&nbsp;: un acteur de terrain pour l’encadrement de la filière bovine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène de contamination a pris de l’ampleur, au point où des bergers Mbororo se sont plaints d’avoir perdu entre 50% et 75% de leur cheptel au courant des années. <strong>M. Musa Usman , </strong>vice président de l’Association Sociale, Culturelle et de Développement des Mbororo (MBOSCUDA) nous a rapporté : <em>« les bergers sont contraints de liquider les bêtes qui présentent des anomalies en cours de transhumance, à vil prix (70 000Fcfa). Pourtant, à Yaoundé, un bœuf sur pied se vend généralement entre 300 000 et 600 000 FCFA, avec des hausses pouvant atteindre 800 000 FCFA et plus lors des grandes fêtes comme la Tabaski».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme V.N</strong> est Médecin vétérinaire, elle confirme les risques encourus par les animaux&nbsp;: <em>« chez le bétail, la bioaccumulation du mercure entraîne une diminution de la production laitière, les femelles incapables de nourrir convenablement leurs petits, l’on constate des troubles de croissance chez ces derniers, et une baisse de la fertilité chez les mâles, fragilisant directement la reproduction dans la  filière bovine ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La SODEPA (Société de Développement et d’Exploitation des Productions Animales), créée en 1974, avait pour mission de moderniser et encadrer la filière bovine au Cameroun. Dans les années 1980, elle a connu une phase d’expansion avec la mise en place de grands ranchs à Ngaoundéré, Ndokayo et Dumbo, assurant la productivité bovine, la vaccination des troupeaux et la traçabilité de la viande destinée aux marchés urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette société s’est imposée comme un acteur pivot de la sécurité alimentaire nationale, en assurant la productivité des troupeaux, la vaccination et le contrôle vétérinaire, tout en structurant les circuits de commercialisation du bétail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rôles principaux de la SODEPA:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Encadrement des éleveurs</strong> : organisation des parcours de transhumance, suivi sanitaire des troupeaux, vaccination et contrôle vétérinaire.</li>



<li><strong>Gestion des ranchs</strong> : exploitation de grands ranchs d’élevage pour améliorer la productivité bovine.</li>



<li><strong>Traçabilité de la viande</strong> : contrôle des circuits de commercialisation, abattage dans des zones réglementées, certification sanitaire.</li>



<li><strong>Appui logistique</strong> : mise à disposition de parcs de vaccination, forages pastoraux, marchés à bétail et zones d’abattage.</li>



<li><strong>Sécurité alimentaire</strong> : garantir une viande de qualité pour les consommateurs urbains et réduire les risques de contamination.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dès les années 1990, la société a traversé une crise financière et institutionnelle, réduisant ses activités et laissant place à l’informel. Les tentatives de réorganisation dans les années 2000 n’ont pas suffi à restaurer son efficacité, et à partir de 2020, le déclin s’est accéléré avec la cessation progressive des activités dans certaines zones, notamment dans l’Est. Cet affaiblissement institutionnel a eu des conséquences directes : expansion incontrôlée de la transhumance, exposition accrue des troupeaux aux zones minières contaminées par le mercure et le cyanure, et mise sur le marché d’une viande sans réel contrôle sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun cadre de la SODEPA n’a souhaité répondre à nos questions, une visite de quelques abattoirs s’est imposée. Toutefois, un boucher qui a souhaité témoigner dans l’anonymat a révélé que les bêtes qui parviennent à leur niveau, sont d’abord regroupés et identifiés, puis soumis à un contrôle vétérinaire qui vérifie leur état sanitaire et leur conformité aux normes de sécurité alimentaire. Ensuite, ils passent par des parcs de repos et de vaccination, où l’on s’assure qu’ils ne présentent pas de maladies transmissibles. Ce n’est qu’après ces étapes de surveillance sanitaire et de certification que les animaux sont conduits vers la chaîne d’abattage, dans des conditions réglementées visant à réduire le stress et à préserver la qualité de la viande.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Mercure toujours susceptible d’être présent dans le bétail</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’il soit établi que le bétail est scruté sur les aspects biologiques, notre préoccupation demeure sur les risques de traces de Mercure et de cyanure, dans la viande. Interrogés au courant de cette enquête, les cadres du MINEPIA (Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales) nous révèlent : <em>«&nbsp;le MINEPIA n&rsquo;a pas encore mis en place un dispositif spécifique contre la contamination au Mercure dans la viande, mais il agit par des programmes de contrôle sanitaire des cheptels, de lutte contre les zoonoses et de surveillance épidémiologique&nbsp;».</em> Ces mesures visent à renforcer la traçabilité et la salubrité des produits d’origine animale, même si leur application reste limitée face à l’absence d’une technologie capable de déceler des traces de métaux lourds dans le bétail contrôlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est utile de préciser que le MINEPIA tente de répondre à ce phénomène par des programmes de contrôle sanitaire et de gouvernance en cours, mais ses actions restent limitées face à la contamination au Mercure. À travers le Programme 331, le ministère organise des campagnes de vaccination et de lutte contre les zoonoses, afin de protéger les cheptels et garantir une meilleure couverture sanitaire. Ces efforts incluent la surveillance épidémiologique et la formation des éleveurs aux bonnes pratiques, mais ils ne prennent pas encore en compte la pollution chimique issue des sites miniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du Programme 330, le MINEPIA cherche à développer les productions animales et à améliorer la qualité des produits carnés. Des partenariats internationaux ont été noués pour renforcer les capacités techniques et institutionnelles, notamment avec le Maroc et Israël. Cependant, la traçabilité de la viande reste fragile depuis le déclin de la SODEPA, et les marchés urbains ne bénéficient pas d’un contrôle systématique des résidus chimiques. La viande contaminée continue donc de circuler sans filtre sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cette lutte n&rsquo;est pas du seul ressort du MINEPIA;  la contamination au mercure exige une synergie intersectorielle avec le Ministère des Mines, des Industries et du Développement Technologique (MINMIDT)&nbsp;; celui de l’Environnement, du Développement Durable et de la Protection de la Nature (MINEPDED)&nbsp;; et celui de la Santé (MINSANTE). Sans cette coordination, les mesures actuelles du MINEPIA ne suffisent pas à protéger les populations urbaines de Yaoundé contre les risques invisibles liés à la viande contaminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mobilité humaine et pastorale : une solution à mettre à l’échelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On l’a donc compris, la viande issue du corridor de transhumance qui passe par l’Est Cameroun suit un itinéraire bien établi qui la conduit jusqu’aux marchés de Yaoundé. Les troupeaux traversent les zones minières de Betaré‑Oya et Garoua‑Boulaï, puis rejoignent les marchés à bétail et les abattoirs urbains. Ces circuits sont les principaux points de transit identifiés par l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), avec plus de 141 passages pastoraux recensés, dont 96 localités de transhumance et plusieurs marchés à bétail. Cette mobilité pastorale se déroule désormais sans contrôle sanitaire strict, exposant les animaux aux points d’eau contaminés.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="297" height="421" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768.jpg" alt="" class="wp-image-3093" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768.jpg 297w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768-212x300.jpg 212w" sizes="auto, (max-width: 297px) 100vw, 297px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Source: <a href="https://dtm.iom.int/reports/cameroun-%E2%80%94-tableau-de-bord-du-suivi-des-mouvements-de-transhumance-3-octobre-2020">https://dtm.iom.int/reports/cameroun-%E2%80%94-tableau-de-bord-du-suivi-des-mouvements-de-transhumance-3-octobre-2020</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène illustre une crise systémique: la contamination ne reste pas cantonnée aux zones rurales, mais se propage jusqu’aux assiettes des citadins de Yaoundé. Comme l’a montré le <strong>Dr. Marie Njoya</strong> dans ses travaux sur les conflits agropastoraux, la compétition pour l’accès aux ressources hydriques et foncières entraîne déjà des tensions locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr. Marie Mvu Njoya dans sa thèse sur les conflits agropastoraux :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les registres des tribunaux et des chefferies révèlent une recrudescence des plaintes liées à la contamination des points d’eau et à la destruction des cultures. »</em> Ces constats, appliqués au corridor, montrent que la contamination ne s’arrête pas aux zones rurales mais se propage jusqu’aux instances juridictionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le double enjeu stratégique de la mobilité pastorale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène prend une dimension géostratégique, sanitaire et économique : la viande contaminée devient un vecteur invisible d’insécurité alimentaire. Les initiatives telle que le lancement de l’Année Internationale des Parcours et des Pasteurs (IYRP 2026) et la campagne « Mobility Matters » à Garoua en juin 2026, ont mis en lumière l’importance stratégique du pastoralisme pour l’Afrique centrale et de l’Ouest. Mais derrière les discours sur la mobilité et la résilience des éleveurs transhumants, une menace silencieuse s’impose : la contamination des eaux par le mercure dans les corridors de transhumance reliant le Cameroun et deux pays transfrontaliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête récente, à la suite du prélèvement des eaux en juin 2026, réalisée par les chercheurs du Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) révèle que plus de 51,9 % des orpailleurs dans les sites de Gounte et Kambélé utilisent du mercure pour l’extraction de l’or. Près de 65 % ne prennent aucune précaution, et plus de 61 % ignorent les risques sanitaires. Ces pratiques entraînent une pollution directe des rivières et mares, qui servent de points d’abreuvement pour les troupeaux transhumants. Le corridor pastoral, censé être un espace vital pour la mobilité des éleveurs, devient ainsi un vecteur de contamination.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-3091" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-1024x1024.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-300x300.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-150x150.png 150w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-768x768.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8.png 1254w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Données de la mission du CED sur le terrain, en juin 2026.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mercure s’accumule dans les tissus des animaux – foie, reins, muscles – sans provoquer immédiatement de signes visibles. Les conséquences sont graves : baisse de fertilité, troubles neurologiques, retard de croissance et diminution de la production laitière. À long terme, la viande et le lait issus de ces troupeaux contaminés peuvent représenter un danger pour les consommateurs, fragilisant la sécurité alimentaire sous-régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les chiffres de l’étude du CED en juin 2026</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêtes menées auprès des orpailleurs dans les sites de <strong>Gounte</strong> et <strong>Kambélé</strong> montrent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Méthodes d’extraction</strong> : plus de <strong>90 %</strong> des orpailleurs utilisent la chaîne complète <em>concassage-écrasage-lavage-captage-chauffage</em>.</li>



<li><strong>Produits utilisés</strong> : le <strong>mercure est employé par 51,9 %</strong> des orpailleurs, contre 37 % qui déclarent n’utiliser aucun produit.</li>



<li><strong>Mode d’approvisionnement</strong> : 35,2 % achètent au marché, 13 % via des intermédiaires chinois, et 14,8 % directement sur place.</li>



<li><strong>Précautions</strong> : près de <strong>65 % ne prennent aucune mesure de protection</strong>, seuls 18,5 % portent un cache-nez.</li>



<li><strong>Connaissance des risques</strong> : 61,1 % des orpailleurs ignorent les dangers liés au mercure.</li>



<li><strong>Risques identifiés</strong> : 25,9 % reconnaissent l’exposition aux maladies, 13 % à la mort, mais la majorité (61,1 %) ne signale rien.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données confirment une méconnaissance généralisée des risques et une utilisation massive du mercure, malgré son interdiction par le Code minier du Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’avis du corps médical</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans </em>le cadre d’une étude menée sur l’intoxication au Mercure, par Dr. <strong>Lynda Bensefa-Colas</strong>, du <em>Groupe Hospitalier Cochin Saint-Vincent-de-Paul/Service de pathologie professionnelle, elle affirme&nbsp;:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Les deux organes cibles sont le système nerveux central et le rein. L’inhalation aiguë de vapeurs de mercure métallique ou inorganique est à l’origine d’atteintes pulmonaires, l’inhalation chronique d’encéphalopathies, de tubulopathies ou de glomérulonéphrites. Les graves intoxications alimentaires au méthylmercure (MeHg) qui ont touché des populations d’Irak et du Japon ont entraîné des épidémies d’encéphalopathies dans la population et des atteintes du développement chez les enfants exposés in utero. Le traitement chélateur est indiqué lors d’intoxication symptomatique d’exposition aiguë et permet parfois l’amélioration des manifestations liées à une exposition chronique. De nos jours, bien que les situations d’intoxication à forte dose soient rarement rencontrées, des efforts doivent être apportés afin de réduire les concentrations de mercure dans l’environnement et les risques sur la santé humaine à plus faible dose (amalgames dentaires en mercure, contamination de poissons par des dérivés organiques de mercure …)&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La contamination au mercure n&rsquo;est pas une maladie du sang primaire, mais qu&rsquo;elle peut provoquer une anémie, une destruction des globules rouges ou des troubles de la moelle osseuse.<strong>Dr. H M</strong>, hématologue clinicien en service à l’hôpital régional de Garoua, nous a précisé que&nbsp;: <em>«&nbsp;En cas de contamination, il est requis une analyse de sang total, et le patient serait orienté vers un centre antipoison.</em> <em>L’ingestion de dose assez importante de mercure peut entraîner au plan hématologique une toxicité directe sur les cellules hématopoïétiques plus spécifiquement sur la lignée rouge. Elle induit une anémie hémolytique (qui est une destruction précoce ou prématurée des globules rouges secondaires à un agent toxique). Qui se manifeste par les signes fonctionnels de l’anémie et de l’hémolyse (yeux jaune, urine coca cola). Les autres lignées cellulaires peuvent aussi être atteintes donnant des leucopénies et des thrombopenies .».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En d&rsquo;autres termes, les effets sur le sang sont&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Anémie : Baisse du taux d&rsquo;hémoglobine par atteinte de la fabrication des globules rouges.</li>



<li><span style="color: initial">Hémolyse : Destruction anormale des globules rouges dans les cas graves.</span></li>



<li>Leucopénie : Baisse possible des globules blancs altérant les défenses immunitaires.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Ghislaine Tchokouatou</strong>, présidente de l’association <em>Action des Femmes pour une Planète Bio</em>, <em>« le mercure pollue les rivières et les pâturages, s’accumule dans les tissus des animaux et entraîne des effets graves sur la santé et l’économie des éleveurs. La Convention de Minamata interdit son usage, mais sur le terrain, les pratiques persistent »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pastoralisme camerounais contribue à près de 40 % du PIB agricole, avec une production annuelle de plus de 300 000 tonnes de viande et 500 000 tonnes de lait. Mais cette richesse est menacée par la pollution au mercure. L’enjeu est désormais double : garantir la mobilité des pasteurs et protéger la qualité sanitaire des ressources. La campagne « Mobility Matters » et l’IYRP 2026 offrent une plateforme unique pour porter ce message à la COP Désertification et inscrire la lutte contre la contamination dans l’agenda international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Actions du projet PARTTAC (FAO – UE)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corridor de transhumance Cameroun–Tchad–Centrafrique est un axe vital pour la mobilité pastorale en Afrique centrale. Selon la FAO (2026), il soutient des milliers de pasteurs et contribue à la sécurité alimentaire régionale. Cependant, les activités minières artisanales, notamment dans les zones de Kambélé et Gounte, entraînent une pollution des eaux par le mercure, un métal lourd hautement toxique.<a href="https://www.fao.org/cameroun/actualites/detail/vers-une-gouvernance-concert%C3%A9e-et-durable-de-la-transhumance-transfrontali%C3%A8re-entre-le-cameroun--le-tchad-et-la-r%C3%A9publique-centrafricaine/fr">https://www.fao.org/cameroun/actualites/detail/vers-une-gouvernance-concert%C3%A9e-et-durable-de-la-transhumance-transfrontali%C3%A8re-entre-le-cameroun&#8211;le-tchad-et-la-r%C3%A9publique-centrafricaine/fr</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, Le rapport de la Banque Mondiale (2019<strong>)</strong> sur l’« utilisation du mercure dans le secteur de la mine artisanale et à petite échelle au Cameroun » révèle que les concentrations de mercure dans les zones minières dépassent largement les seuils de sécurité environnementale <a href="https://www.precasem.cm/wp-content/uploads/2021/01/Enquete-utilisation-Hg-exploitation-Au-artisanal-au-Cameroun-2019.pdf">https://www.precasem.cm/wp-content/uploads/2021/01/Enquete-utilisation-Hg-exploitation-Au-artisanal-au-Cameroun-2019.pdf</a>. Le Plan d’action national 2025‑2030 du Cameroun, élaboré sous la Convention de Minamata, vise à réduire de <strong>70 %</strong> l’usage du mercure dans l’extraction aurifère, mais sa mise en œuvre reste limitée <a href="https://faolex.fao.org/docs/pdf/cmr232549.pdf">https://faolex.fao.org/docs/pdf/cmr232549.pdf</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Projet d’appui à la régulation de la transhumance transfrontalière en Afrique centrale (PARTTAC) vise à sécuriser les couloirs pastoraux, harmoniser les réglementations entre les trois pays et réduire les conflits liés à la mobilité des troupeaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2026, un atelier interministériel à Douala a validé une stratégie commune pour encadrer la transhumance, incluant la sécurisation des parcours pastoraux, la mise en place d’un observatoire régional et l’utilisation d’outils technologiques (drones, patrouilles conjointes) pour surveiller les mouvements de cheptel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les documents disponibles montrent que PARTTAC s’est concentré sur la gouvernance, la sécurité et la régulation des flux pastoraux, sans aborder directement la question de la pollution au mercure dans les zones minières. Le PARTTAC a permis de renforcer la gouvernance et la coopération régionale sur la transhumance, mais il n’a pas encore intégré la problématique de la pollution minière au mercure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La SODEPA, malgré son rôle central dans la filière bovine, n’a pas mis en place de mécanismes de contrôle sanitaire liés à cette contamination. Cela souligne une légereté dans le traitement du sujet, qui suggère l’urgence de combler par une coordination interministérielle et les organisations pastorales comme MBOSCUDA, afin de protéger les pasteurs et les consommateurs. Les analyses montrent des concentrations de mercure dépassant de plus de <strong>5000 fois la norme OMS (0,006 µg/L)</strong>, exposant directement les animaux et les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Dr A. M</strong>, cadre au Ministère de l&rsquo;Elevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) ; nuance le propos en rappelant que: <em>« le premier problème vient des éleveurs qui laissent leurs animaux s’abreuver dans ces sources contaminées. Mais il faut aussi reconnaître que les orpailleurs envahissent les pâturages. La solution passe par l’organisation des éleveurs et l’installation de forages à énergie solaire avec des bacs d’abreuvement, situés loin des sites d&rsquo;exploitation aurifère »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corridor Cameroun–RCA–Tchad illustre un paradoxe : il est à la fois un espace vital pour la mobilité des pasteurs et un lieu de contamination silencieuse par le mercure. La synergie entre les constats scientifiques, les alertes des acteurs de terrain et les initiatives internationales comme Mobility Matters doit permettre de porter ce problème à l’agenda mondial. La lutte contre la désertification et la reconnaissance du pastoralisme comme solution agroécologique doivent désormais intégrer la dimension sanitaire et environnementale de la pollution minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Santé et agriculture : Baka et Bantou de Mintom face aux dangers des engrais chimiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/sante-et-agriculture-baka-et-bantou-de-mintom-face-aux-dangers-des-engrais-chimiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 13:28:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le projet porté par INADES-Formation Cameroun, est financé par le Global Greengrants Fund. Avec un objectif principal clair : informer les producteurs et les communautés locales sur les risques liés aux&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li>À Mintom, dans le département du Dja et Lobo, région du Sud Cameroun, l’agriculture familiale reste le pilier de l’économie locale, mais la dépendance aux engrais chimiques fragilise les sols et la santé des paysans. Selon la FAO, plus de 44 % des ménages agricoles du Cameroun ont vu leurs rendements baisser en 2024. </li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ceci a motivé la tenue, du 10 au 12 juillet 2026, d&rsquo;une vaste campagne de sensibilisation, couvrant les localités de Mintom Ville, et les villages: Zoulabote et Assok. Cette initiative, est mise en œuvre par l’AJPAC (Association des Jeunes Peuples Autochtones Pygmées du Cameroun) dans le cadre du projet « Campagne de réduction des pesticides chimiques de synthèse en faveur de la promotion des intrants organiques et des pratiques agroécologiques au Cameroun ».</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet porté par INADES-Formation Cameroun, est financé par le Global Greengrants Fund. Avec un objectif principal clair : informer les producteurs et les communautés locales sur les risques liés aux pesticides chimiques, promouvoir les intrants organiques comme alternative durable, et encourager l’adoption de pratiques agroécologiques respectueuses de l’environnement et de la santé des populations. Les communautés locales – peuples autochtones Baka et populations bantoues – s’associent pour une cause commune : se libérer de la dépendance aux engrais chimiques et promouvoir les intrants organiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <strong>Sa Majesté Engoto Ekoman Dieudonné</strong>, chef de 3ᵉ degré du village de Zoulabote :<br><em>« Nous cultivons: manioc, maïs, macabo, arachides, cacao et palmier à huile depuis des générations. Les pesticides nous ont rendu dépendants, mais nous sommes tristes de constater que la production a baissé et notre santé s’est dégradée. Nous avons besoin de formations pour fabriquer nos propres engrais biologiques. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3080" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1024x683.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1536x1024.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em> <strong>Sa Majesté Engoto Ekoman Dieudonné</strong> (© AJPAC)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mieux comprendre les enjeux sanitaires de la situation, un paysan nous a partagé son désarroi: <em>« pour les cultures vivrières, nous avons nos méthodes traditionnelles pour fertiliser le sol. Mais pour le cacao et le palmier à huile, nous sommes contraints d’utiliser les engrais chimiques, car la concurrence nous oblige à produire en grande quantité. On nous a tant chanté les mérites du développement à travers ces cultures de rente, mais nous avons constaté une augmentation des cas de cécité et des maladies respiratoires auprès des agriculteurs, car nous inhalons ces produits pendant la pulvérisation. Nous avons plus que jamais besoin de nous affranchir de l’usage des produits chimiques, car au final, nos compagnons des villages voisins qui s’en sont abstenus; ont une meilleure production que nous à l&rsquo;heure actuelle, car leurs sols ne sont pas appauvris et ils souffrent moins des conséquences sanitaires. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture familiale constitue la principale source de subsistance des communautés de Mintom. Cependant, la dégradation des sols, l’usage excessif de pesticides chimiques et les effets du changement climatique menacent la sécurité alimentaire. Dans ce contexte, la promotion des intrants organiques (compost, fumier, biofertilisants, biopesticides) apparaît comme une alternative durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Lerys Nyangono</strong>, président d’AJPAC et membre de la communauté Baka de Zoulabote: <em>« les cris d&rsquo;alarme de mon peuple me touchent au plus haut point. Je n&rsquo;ai pas fait des études pour devenir citadin et abandonner des préoccupations qui nous sont légitimes. Par cette campagne de sensibilisation, nous accompagnons les efforts de la transition agroécologique , vers une voie de survie pour les peuples autochtones Baka, car elle valorise nos savoirs traditionnels tout en protégeant notre biodiversité »</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3082" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1024x683.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1536x1024.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Lerys Nyangono</strong>, face à la communauté Baka de Zoulabote (© AJPAC)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une conviction forte qui l&rsquo;a poussée à s&rsquo;entourer de l&rsquo;expertise d&rsquo; <strong>Etienne Dibongue</strong>, spécialiste des questions de Droit des peuples autochtones, et chef des programmes à AJPAC. Ce dernier insiste sur la nécessité d’un accompagnement technique : <em>« sensibiliser ne suffit pas, il faut former à la fabrication des engrais naturels, et appuyer les communautés locales pour qu’elles puissent produire leurs intrants organiques de manière autonome»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout ceci doit se faire de concert avec les besoins des communautés, <strong>Lionel Owoundi</strong>, facilitateur communautaire dans le cadre de ce projet, met en avant l’importance d&rsquo;une sensibilisation de proximité: <em>« les rencontres directes favorisent le lien avec la communauté, mais le passage à la radio communautaire de Mintom qui est écoutée dans toute la région autour de la boucle du Dja, nous a permis d&rsquo;élargir l&rsquo;audience. En utilisant la langue locale, notre objectif est de toucher les villages reculés et renforcer l’adhésion des jeunes et des femmes en particulier ».</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-3083" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-1024x1024.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-300x300.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-150x150.png 150w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-768x768.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514.png 1254w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Source de données :<a href="https://cameroon.un.org/en/309315-dwindling-abundance-baka-facing-climate-change">https://cameroon.un.org/en/309315-dwindling-abundance-baka-facing-climate-change</a> (© image générée par gpt-ai)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet se poursuit pour les prochaines étapes, particulièrement  la formation à la fabrication des biofertilisants destinés aux producteurs locaux. L&rsquo;effectivité de la transition agroécologique nécessite une<strong> </strong>synergie entre savoirs locaux, accompagnement technique et plaidoyer institutionnel. Les interventions des autorités traditionnelles et des paysans confirment que la réussite de cette transition dépend de l’adhésion des communautés à la base et de leur capacité à s’affranchir des intrants chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sécurisation du barrage de Lagdo : le Projet VIVA‑Bénoué engage le marché pour anticiper les risques hydrologiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/securisation-du-barrage-de-lagdo-le-projet-viva-benoue-engage-le-marche-pour-anticiper-les-risques-hydrologiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 21:03:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Lagdo est une commune rurale située dans le département de la Bénoué, région du Nord Cameroun, à environ 60 km au sud de Garoua. Elle abrite le barrage hydroélectrique de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le 14 juillet 2026 à Yaoundé, s’est tenue la consultation préliminaire du marché du Projet VIVA‑Bénoué (Le Projet d’Aménagement et de Valorisation des Investissements de la Vallée de la Bénoué</em>&#8211; <em>P166072), financé par la Banque Mondiale à hauteur de 179,7 millions d’euros. Cette rencontre, hybride et participative, a réuni des entreprises nationales et internationales autour d’un enjeu majeur : la sécurité du barrage hydroélectrique de Lagdo et la résilience des populations riveraines face aux inondations.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>L’agence responsable de la mise en œuvre est la MEADEN (Mission d’Études pour l’Aménagement et le Développement de la Région du Nord), elle agit comme interface entre les bailleurs (Banque Mondiale), les entreprises prestataires et les communautés locales. Afin de veiller à ce que les aspects techniques, sociaux et environnementaux soient respectés. </em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Lagdo est une commune rurale située dans le département de la Bénoué, région du Nord Cameroun, à environ 60 km au sud de Garoua. Elle abrite le barrage hydroélectrique de Lagdo, construit sur le fleuve Bénoué, qui constitue un pivot stratégique pour l’approvisionnement en électricité du Grand Nord et pour l’irrigation agricole. Le barrage de Lagdo, inauguré en 1982, dispose d’une capacité initiale de 72 MW et reste la principale source d’électricité du Réseau Interconnecté Nord (RIN). Son réservoir peut contenir jusqu’à 7,7 milliards de m³ d’eau. Le barrage alimente un canal d’irrigation permettant de développer la riziculture sur près de 15 000 hectares en aval .De plus, le lac de Lagdo est la principale source de poisson pour toute la région du Nord, renforçant la sécurité alimentaire. Le barrage joue un rôle essentiel dans la régulation du fleuve Bénoué, dont les crues affectent régulièrement les zones en aval jusqu’au Nigéria.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="605" height="479" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png" alt="" class="wp-image-3056" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png 605w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850-300x238.png 300w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong> Localisation des nouvelles stations hydrométriques (10) à réaliser dans le cadre<br>du projet</strong></em> <strong><em>(©</em></strong> MEADEN)</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre de Yaoundé a permis de présenter deux volets techniques :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La mise en place d’un réseau hydrométrique et d’un système d’information hydrométéorologique, couplé à un système d’alerte précoce (SAP) pour les zones en aval du barrage, jusqu’à la frontière nigériane ;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les travaux de génie civil et d’auscultation pour renforcer la sécurité du barrage, incluant l’éclairage extérieur et l’installation d’équipements spécialisés.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="605" height="351" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png" alt="" class="wp-image-3057" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png 605w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257-300x174.png 300w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Localisation des nouvelles stations météorologiques (26) à réaliser dans le cadre du projet</em></strong> <strong><em>(©</em></strong> MEADEN)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au‑delà des infrastructures, le projet s’inscrit dans une logique de gestion intégrée des risques. Les discussions ont mis en évidence les contraintes logistiques (approvisionnement en matériaux, procédures douanières), les risques environnementaux (pollution, déforestation, nuisances sonores), ainsi que les enjeux sociaux (inclusion, prévention des violences basées sur le genre, mécanismes de plaintes). Les mesures d’atténuation prévues incluent un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), un code de conduite pour les prestataires, et l’implication des communautés locales dans le gardiennage et l’entretien des installations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fruit d’une coopération entre le Cameroun et la Chine, le barrage fait aujourd’hui l’objet de financements de la Banque mondiale pour sa sécurisation. Mais le système présente une vulnerabilité particulière: la variabilité hydrologique et l’ensablement du réservoir réduisent sa capacité, ce qui impacte directement la stabilité énergétique et agricole de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Risques de maladies hydriques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapports de l’OMS et de l’UNICEF soulignent la vulnérabilité du Nord Cameroun :- <strong>Choléra </strong>: en 2026, l’Extrême‑Nord a enregistré un taux de létalité de 6,7 %, avec un taux d’attaque de 11,8 cas pour 100 000 habitants. &#8211;<strong>Accès à l’eau</strong> : 55 % des ménages dépendent de sources non améliorées.- <strong>Assainissement</strong> : 35 % utilisent des latrines non améliorées, et 15 % pratiquent encore la défécation à l’air libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces conditions accentuent les risques lors des crues, où les eaux contaminées favorisent la propagation du choléra et des diarrhées aiguës.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Témoignages de riverains</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Bakary</strong>, ancien technicien ayant travaillé sur le barrage, rappelle : <em>« Le barrage nous a donné la lumière et l’eau, mais il nous a aussi exposés aux crues soudaines. Nos champs sont parfois détruits, et les familles doivent recommencer chaque saison. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amina Mohammed Sani</strong>, doyenne du village de Lagdo, souligne : <em>« Nous avons l’électricité et un hôpital, mais quand on ouvre l’eau  du barrage, les maladies se répandent. Les enfants souffrent de diarrhées et nous craignons toujours le choléra. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chef du village Gounougou</strong> : <em>« Nous voulons que le projet prenne en compte nos réalités. Les crues détruisent nos récoltes et nos enfants tombent malades. La prévention doit être aussi sanitaire. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces témoignages traduisent une attente forte : que la sécurisation du barrage ne soit pas seulement technique, mais aussi sociale et sanitaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-3059" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-1024x576.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-300x169.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-768x432.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Populations pratiquant la riziculture dans les villages aux alentours du barrage de Lagdo (©</em></strong> MEADEN)<strong><em>.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers une démarche scientifique et participative qui illustre la volonté du projet de structurer des marchés transparents et compétitifs, les acteurs veillent à intégrer les innovations techniques et les normes de durabilité. Les procédures de passation des marchés sont attendues au 3ᵉ trimestre 2026, avec une adaptation des dossiers de consultation en fonction des retours recueillis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, le Projet VIVA‑Bénoué ne se limite pas à une réhabilitation technique : il ambitionne de créer un écosystème de sécurité hydraulique, où la science, la gouvernance et la participation citoyenne convergent pour transformer la vallée de la Bénoué en un espace de production agricole durable.En sécurisant le barrage de Lagdo, le projet doit aller au‑delà des aspects techniques : il doit intégrer une dimension sanitaire et sociale, car la résilience des populations dépend autant de la stabilité hydraulique que de la prévention des maladies hydriques. Les témoignages des riverains rappellent que la science et l’ingénierie doivent être accompagnées d’une hydrodiplomatie inclusive, où la santé publique est au cœur de la gestion des risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Session des comptes de l&#8217;ONACC: le Cameroun a perdu 6710 milliards de Fcfa en 42 ans, à cause des changements climatiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/session-des-comptes-de-lonacc-le-cameroun-a-perdu-6710-milliards-de-fcfa-en-42-ans-a-cause-des-changements-climatiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 10:50:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son propos liminaire, le président du Conseil d’Administration de l’ONACC, M. Enoh Peter Ayuk, a rappelé que: « les changements climatiques ne sont plus le propre des scientifiques en laboratoire,&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>La 21ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC), tenue le 30 juin 2026 à Yaoundé, a rappelé l’importance des données scientifiques pour comprendre et anticiper sur les impacts, afin de limiter les pertes causées par le climat au Cameroun. Avec un budget ajusté à 1,568 milliard FCFA en 2025, l’ONACC a orienté ses activités vers la production de calendriers agricoles, de bulletins climatiques et d’analyses de vulnérabilité, confirmant son rôle de centre névralgique de la gouvernance climatique.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Les données produites par l’ONACC révèlent une corrélation directe entre variabilité climatique et pertes agricoles. La spatialisation des risques montre que les villes côtières et de montagne (Douala, Limbé, Bafoussam) sont particulièrement exposées aux inondations et glissements de terrain. Les bilans carbone confirment que les secteurs énergie et déchets restent des contributeurs majeurs aux émissions nationales. Ces résultats soulignent la nécessité d’une intégration des données climatiques dans les politiques publiques, notamment pour l’agriculture, l’urbanisme et la gestion des ressources naturelles.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son propos liminaire, le président du Conseil d’Administration de l’ONACC, <strong>M. Enoh Peter Ayuk</strong>, a rappelé que:<em> « les changements climatiques ne sont plus le propre des scientifiques en laboratoire, ou des activistes écologiques : canicule en Europe, inondations en Afrique, déplacement de blocs de glace en Amérique du Nord. Autant de phénomènes que le président Paul Biya avait anticipés en 2009, en décrétant la création de l’ONACC. Mais au‑delà des catastrophes visibles, les dérèglements climatiques entraînent aussi la résurgence de pathologies encore méconnues du monde scientifique, dont les traitements tardent à être trouvés. Ces bouleversements ont une conséquence directe sur l’économie mondiale : destruction d’infrastructures, pollution des ressources, et exposition des populations à des substances impropres. »</em></p>



<h4 class="wp-block-heading">Données et réalisations en 2025</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Calendriers agricoles</strong> : 4 calendriers ont été élaborés pour les cinq zones agroécologiques, permettant aux producteurs d’adapter leurs semis aux nouvelles réalités climatiques.</li>



<li><strong>Bulletins climatiques</strong> : 4 bulletins saisonniers et 36 bulletins décadaires ont été diffusés, intégrant prévisions, risques et impacts sectoriels.</li>



<li><strong>Spatialisation des zones à risques</strong> : Douala, Limbé et Bafoussam ont été cartographiées pour identifier les zones vulnérables aux catastrophes climatiques.</li>



<li><strong>Évaluation des pertes économiques</strong> : Les principales spéculations agricoles des cinq zones agroécologiques ont été analysées pour quantifier les pertes dues aux aléas climatiques.</li>



<li><strong>Bilan carbone national</strong> : Validation et édition des bilans pour les secteurs déchets, énergie et procédés industriels (2010‑2023).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les données produites par l’ONACC révèlent une corrélation directe entre variabilité climatique et pertes agricoles. La spatialisation des risques montre que les villes côtières et de montagne (Douala, Limbé, Bafoussam) sont particulièrement exposées aux inondations et glissements de terrain. Les bilans carbone confirment que les secteurs énergie et déchets restent des contributeurs majeurs aux émissions nationales. Ces résultats soulignent la nécessité d’une intégration des données climatiques dans les politiques publiques, notamment pour l’agriculture, l’urbanisme et la gestion des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ONACC, en tant qu’établissement public scientifique, joue un rôle clé dans la production de données fiables et leur diffusion auprès des décideurs et des communautés. Mais l’efficacité de ces outils dépendra de leur appropriation par les acteurs locaux et de la mise en œuvre de politiques d’adaptation robustes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vers un comité de résilience multiacteurs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour M. Ayuk, l’observation ne doit pas se limiter à constater : les experts et techniciens de l’ONACC doivent utiliser le budget alloué pour proposer des solutions d’adaptation et d’atténuation. Il a insisté sur la création d’un comité de résilience multiacteurs, réunissant ministères, institutions et organisations de la société civile, afin que tous les secteurs soient au même niveau d’information que les experts de l’ONACC. Ce comité permettrait de mieux cartographier les vulnérabilités, d’intégrer les données dans les mécanismes de résilience, et de développer des techniques écoresponsables<strong> </strong>adaptées aux réalités locales.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="892" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1024x892.jpeg" alt="" class="wp-image-3036" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1024x892.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-300x261.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-768x669.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>M. Enoh Peter Ayuk</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En saluant les efforts déjà fournis, M. Ayuk a reconnu qu’il reste encore beaucoup à faire pour que le Cameroun devienne un modèle scientifique en matière de résilience climatique. Cela passe par l’utilisation des ressources propres du pays, une circulation efficace de l’information, et une collaboration étroite entre acteurs publics et privés. L’approche data‑driven de l’ONACC, enrichie par une gouvernance participative, constitue une base solide pour anticiper, prévenir et protéger les populations camerounaises face aux risques climatiques et sanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une session des comptes en toute transparence</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="912" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-1024x912.jpeg" alt="" class="wp-image-3037" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-1024x912.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-300x267.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-768x684.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Prof. Dr Ing. Amougou Joseph Armathé</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Directeur Général de l’ONACC, <strong>Prof. Dr Ing. Amougou Joseph Armathé</strong>, cette 21e session du Conseil d’Administration avait pour objectif de rendre compte de l’utilisation des ressources financières mises à disposition en 2025. Deux temps forts ont marqué la rencontre : la présentation des comptes administratifs par ses soins et celle des comptes de gestion par l’agent comptable. Le budget prévisionnel était de 2,072 milliards FCFA, mais les recettes réellement mobilisées se sont élevées à 1,568 milliards FCFA, avec un taux d’exécution remarquable de 98%.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="881" height="460" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png" alt="" class="wp-image-3033" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png 881w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805-300x157.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805-768x401.png 768w" sizes="auto, (max-width: 881px) 100vw, 881px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière d’atténuation, l’ONACC a réalisé une évaluation des émissions de gaz à effet de serre dans trois secteurs clés : énergie, déchets et industrie. Ces bilans carbone constituent une base scientifique pour orienter les politiques de réduction des émissions. L’institution a également produit des prestations intellectuelle<strong>s</strong>, notamment l’évaluation des coûts des impacts des changements climatiques sur différents secteurs de développement. Ces travaux traduisent la volonté de l’ONACC de ne pas seulement observer, mais de fournir des données et des solutions concrètes pour renforcer la résilience nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le secteur rural en première ligne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur rural reste prioritaire, car la survie de ses populations dépend majoritairement des productions agricoles. Ceci est d&rsquo;autant plus urgent que l’évaluation des coûts des impacts climatiques entre 1980 et 2024 révèle que le Cameroun a perdu près de <strong>6 710 milliards FCFA</strong> à cause des chocs climatiques. Les pertes agricoles ciblées sur cinq spéculations phares (cacao, maïs, palmier à huile, banane plantain, riz), évaluées à près de <strong>798,26 milliards</strong> Fcfa en 2024 seulement. Ces chiffres ( consultables ici: <a href="https://www.onacc.cm/fr/analysis">https://www.onacc.cm/fr/analysis</a>) traduisent l’urgence d’une adaptation robuste et d’une meilleure anticipation des risques.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="895" height="480" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png" alt="" class="wp-image-3034" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png 895w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901-300x161.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901-768x412.png 768w" sizes="auto, (max-width: 895px) 100vw, 895px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Coopération et innovation pour de meilleures projections</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre à ces défis, l’ONACC a signé des accords avec des institutions comme la <strong>CDC</strong> (Cameroon Developement Corporation), la <strong>SODECOTON</strong> et plusieurs partenaires au développement, afin d’ouvrir de nouvelles pistes de financement. Précisons que la CDC et la SODECOTON sont deux grandes entreprises agro‑industrielles camerounaises, chacune spécialisée dans une filière stratégique : la CDC dans les cultures tropicales (banane, huile de palme, caoutchouc) et la SODECOTON dans le coton et ses dérivés. Elles jouent un rôle majeur dans l’économie nationale et dans le développement rural. L’institution explore également la monétisation des résultats scientifiques, en valorisant ses travaux auprès des acteurs économiques et politiques. Une innovation majeure est la mise en place d’une plateforme digitale accessible par téléphone portable, permettant aux agriculteurs et éleveurs d’obtenir directement les informations climatiques produites. Par ailleurs, l’ONACC a mené des travaux d’évaluation et de spatialisation des zones à risque dans des villes comme Douala, Limbe, Bafoussam, Tiko, Maroua, Kribi, Kai‑Kai, Yagoua et Maga, offrant aux communautés des outils pour anticiper inondations et autres catastrophes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="911" height="475" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png" alt="" class="wp-image-3038" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png 911w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959-300x156.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959-768x400.png 768w" sizes="auto, (max-width: 911px) 100vw, 911px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces avancées, un défi majeur demeure : faire parvenir les informations aux utilisateurs finaux. Car pour s’ajuster et adopter de bonnes pratiques, il faut d’abord disposer de connaissances fiables. L’agriculteur et l’éleveur dépendent du climat, mais les habitudes ancestrales ne suffisent plus face aux dérèglements actuels. L’adaptation et la résilience nécessitent une diffusion efficace des données. Le Directeur Général a également mentionné l’importance d’évaluer aussi les autres secteurs climato‑sensibles : énergie, eau, santé, travaux publics et sécurité. Plus encore, l’ONACC souhaite accompagner le gouvernement dans l’évaluation des<strong> </strong>externalités politiques, en intégrant les changements climatiques dans les budgets nationaux. L’objectif est de mesurer les conséquences positives ou négatives des politiques d’adaptation et d’atténuation, afin de donner une véritable valeur socio‑économique aux décisions publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sécurité de l’eau dans le Bassin du Niger: l&#8217;avis d&#8217;experts</title>
		<link>https://tribuneverte.online/securite-de-leau-dans-le-bassin-du-niger-lavis-dexperts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 23:19:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à une convergence de crises :climatiques, environnementales, socio‑économiques et sécuritaires ; les experts réunis à Yaoundé du 22 au 25 juin 2026, autour des questions de gestion des eaux&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Face à une convergence de crises :climatiques, environnementales, socio‑économiques et sécuritaires ; les experts réunis à Yaoundé du 22 au 25 juin 2026, autour des questions de gestion des eaux du Bassin du Niger, appellent à des réponses intégrées, locales et transfrontalières. Parmi eux, <strong>El Hadj Maman Abolou</strong>, responsable du suivi-évaluation au sein du Programme Intégré de Développement et d&rsquo;Adaptation aux Changements Climatiques dans le Bassin du Niger (PIDACC), <strong>Zinsou Didier Sèyivè </strong>(Observatoire du Bassin du Niger), <strong>Kidane Mariam Jembere</strong> (Global Water Partnership) et <strong>Dene Salifou</strong> (Bassin du Volta détaillent diagnostics, outils et pistes d’action pour préserver une ressource vitale et fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><em>« La résilience aux changements climatiques dans le Bassin du Niger est une question de survie pour les États membres »</em>, alerte <strong>El Hadj Maman Abolou</strong>. Pour lui, la crise de gestion des ressources en eau se traduit par une convergence de crises : environnementale (ensablement, variabilité des débits), socio‑politique (déplacements forcés , tensions foncières) et économique (perte de revenus des agriculteurs et éleveurs). L’ensablement, originaire pour une large part d’activités anthropiques, fragilise durablement les écosystèmes hydriques : <em>« Prévenir l’ensablement vaut mieux que draguer »</em>, insiste‑t‑il, rappelant que les alluvions déplacées par le ruissellement reviennent ensuite encombrer les lits  des cours d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eaux de surface et eaux souterraines : un capital mal exploité</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3020" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Zinsou Didier Sèyivè. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Zinsou Didier Sèyivè</strong>, Directeur de l’Observatoire du Bassin du Niger, place l’enjeu dans un cadre continental : <em>«l’Afrique compte plus de 80 bassins fluviaux et 83 systèmes aquifères transfrontaliers ; un potentiel important qu’il faut sécuriser »</em>. Outre le changement climatique, la zone souffre d’aridification, d’instabilité sécuritaire et d’une démographie non maîtrisée. Son approche stratégique s’appuie sur le nexus eau‑énergie‑sécurité alimentaire et sur l’intégration explicite des eaux souterraines dans les programmes de résilience : <em>« Ces nappes, souvent invisibles en saison sèche, pourraient être une ressource rare et précieuse pour l’agriculture en haute saison si elles étaient mieux connues et gérées. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Outils existants et nécessité d’adaptation locale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Plusieurs outils d’aide à la décision existent, rappelle El Hadj Maman Abolou : PADD, PATGIR, PAP, SRAC, PIC, observation des débits et cartographie des zones à risque. Mais les experts insistent sur la condition : ces outils doivent s’appuyer sur des données locales et des modèles contextuels. <em>« Les scénarios du GIEC sont utiles, mais pas toujours adaptés aux réalités locales »</em>, note Maman Abolou, plaidant pour des bulletins saisonniers locaux (isohyètes) à l’instar de  ceux produits par l’ONACC au Cameroun , et pour la création d’un observatoire national qui capitalise les expériences du bassin du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Relier sécurité de l’eau et développement durable</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-3021" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-1024x683.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Kidane Mariam Jembere.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Kidane Mariam Jembere</strong> du Global Water Partnership a recentré le débat sur l’impératif de connecter la sécurité de l’eau à l’ensemble de l’agenda du développement durable. Pour lui, l’eau doit être intégrée au WASH, à l’économie traditionnelle et à l’économie bleue : <em>« Sans eau, plusieurs industries ne fonctionnent pas, les ménages non plus. Par ailleurs, l&rsquo;eau n’a pas de frontières ; elle est un facteur de coopération »</em>. Elle évoque également la nécessité d’adopter des méthodes éprouvées dans d’autres Bassins (Upper Nile, Limpopo) et d’intégrer la gestion de l’eau dans les Contributions Déterminées au niveau national (CDN).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Données, gouvernance et financement : leviers pour l’intégration</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3022" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Dene Salifou</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Dene Salifou</strong>, expert IT en charge de la prévision saisonnière dans le Bassin du Volta, a souligné le rôle des bassins dans l’harmonisation des politiques publiques et le partage des bénéfices écosystémiques. Pour lui, la disponibilité et le partage des données de terrain sont essentiels à la planification des infrastructures et à la gestion transfrontalière des crises : <em>« Avoir les données aide les décideurs et les techniciens à modéliser et à se projeter »</em>. Il préconise aussi des instruments financiers durables ;  incluant des redevances en eaux et  l&rsquo;adoption de celles-ci au sein des Lois de finance , afin que:  <em>« l’eau puisse financer l’eau »</em>. Dans le bassin de la Volta, une charte de l’eau et une comptabilité de l’eau ont été mises en place et servent d’exemple pratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Assurances climatiques, fonds régionaux et innovations agricoles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Parmi les mesures proposées figurent l’intégration des assurances climatiques pour protéger éleveurs et agriculteurs, et la mise en place d’un fonds régional d’adaptation pour faciliter l’accès aux financements. L’agriculture intelligente apporte des preuves d’impact : l’expérience rapportée de Sikasso au Mali, où un système d’irrigation goutte‑à‑goutte alimenté par énergie propre et piloté par des outils numériques/IA, a permis d’économiser 60 millions de francs CFA en un an pour les paysans. Techniques de paillage, réduction de l’évapotranspiration et gestion programmée de l’irrigation sont citées comme leviers concrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Pour pérenniser les acquis du PIDACC, El Hadj Maman Abolou propose de recruter un consultant chargé de capitaliser les réalisations et d’élaborer un schéma directeur national de lutte contre l’ensablement pour chaque État membre. L’idée d’un observatoire national et le partage périodique d’informations visent à renforcer l’approche participative et l’adaptation locale des modèles d’aide à la décision. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Malgré ces propositions, plusieurs freins demeurent : dépendance à l’aide extérieure, instabilité des systèmes de gouvernance, fragmentation ministérielle et absence de partage d’expertises. Ces dysfonctionnements contribuent à la stagnation des politiques de l’eau.  Les intervenants de la rencontre de Yaoundé s’accordent : sécuriser l’eau dans le Bassin du Niger exige une stratégie multi‑niveaux, intégrant prévention de l’ensablement, valorisation des eaux souterraines, renforcement des systèmes d’alerte, mobilisation de financements durables (assurances climatiques, fonds régionaux) et partage systématique de données. L’approche nexus (eau, énergie, sécurité alimentaire), la capitalisation des expériences et la coopération transfrontalière constituent les piliers d’une feuille de route pour assurer la résilience et le développement durable partagé des États membres du Bassin du Niger .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet état des lieux montre que la gestion durable du Bassin du Niger est possible si la coopération, les données locales, les financements durables et l’action préventive sont mis au cœur des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bassin du Niger : science, finance et diplomatie pour une résilience partagée</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bassin-du-niger-science-finance-et-diplomatie-pour-une-resilience-partagee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 23:26:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du Bassin du Niger. Sous le haut parrainage du Ministère&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du  <strong>Bassin du Niger</strong>. Sous le haut parrainage du Ministère de l&rsquo;Economie de la Planification et de l&rsquo;Aménagement du Territoire (<strong>MINEPAT</strong>) , près de 60 experts , et membres de la société civile, sont venus des neuf pays membres de l’<strong>Autorité du Bassin du Niger (ABN)</strong> , pour échanger sur la nouvelle vision à accorder à la gestion hydroclimatique, la résilience climatique, la sécurité de l’eau et les financements de projets durables dans ce secteur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les dernières estimations placent les population vivants au sein du Bassin du Niger autour de 180 millions d’habitants (Autorité du Bassin du Niger (ABN), synthèses récentes et notes techniques sur l’état du bassin :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/">https://www.abn.ne</a>&nbsp;(page « Etat du Bassin » / rapports techniques)</em> ; <em> répartis sur neuf pays, exposés à des risques climatiques multiples (inondations, sécheresses, vagues de chaleur, invasions de criquets, incendies, vents violents, tempêtes de sable, ensablement). Les projections climatiques (IPCC SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5) prévoient une intensification des extrémités, une évapotranspiration en hausse et des pertes de terres cultivables d’ici 2100. L’atelier régional de Yaoundé a réuni acteurs scientifiques, diplomatiques, bailleurs et société civile pour définir des pistes d’action qui se positionnent dans la durabilité.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec près de <strong>75 000 km²</strong> de superficie intégrée au Bassin du Niger, le Cameroun occupe une position stratégique grâce à ses aquifères souterrains qui alimentent les zones sahéliennes voisines. Cette richesse hydrique fait du pays un pivot essentiel dans la gouvernance régionale de l’eau. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Guy de Bock</strong>, Coordonnateur National de l’ABN au MINEPAT, l’atelier est une étape décisive : <em>« le Cameroun, en tant que pays membre, doit jouer un rôle moteur. Renforcer les capacités locales et améliorer la gouvernance de l’eau, c’est investir dans la stabilité et la prospérité de toute la région. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son Excellence <strong>Armand Houanye</strong>, Secrétaire Exécutif de l’ABN, a insisté sur la solidarité transfrontalière : <em>« le Bassin du Niger est un bien commun. Sa gestion exige une diplomatie active et une coopération sincère entre États. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sara Nadj</strong>, représentante de la GIZ, a souligné l’importance de capitaliser sur l&rsquo;accès et le partage des données : <em>« les systèmes d’alerte précoce et les technologies satellitaires doivent guider les politiques des Etats membres, ce sera plus facile pour les partenaires techniques et financiers d&rsquo;identifier les besoins réels des populations, et donc les projets à accompagner. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Remco Doost</strong>, représentant du Ministère des Affaires étrangères des Pays‑Bas, a rappelé le rôle des partenaires financiers :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous devons transformer les idées en projets locaux , selon certains critères que nous allons identifier ensembles,  afin d’attirer les financements internationaux. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un diagnostic hydrique alarmant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays neuf (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria, Tchad) membres de l’ABN, sont chargés de coordonner la gestion intégrée des ressources en eau, la coopération transfrontalière et les projets de résilience climatique. Tous sont exposés à une palette de risques climatiques sans cesse croissants : inondations, sécheresses, vagues de chaleur (jusqu’à 47 °C), invasions de criquets, incendies de forêt, vents violents (jusqu’à 120 km/h), tempêtes de sable et formation de dunes. Les projections du GIEC à l’horizon 2100 (SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5) annoncent une intensification des pluies extrêmes, une évapotranspiration en hausse de plus de 15 % et une perte de terres cultivables estimée à 20,8 %. Face à ces défis, l’atelier régional de Yaoundé a réuni scientifiques, diplomates, bailleurs et société civile pour décliner des pistes d’action opérationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spécialistes de L&rsquo;ONACC ( Observatoire National des Changements Climatiques) ,  du Bassin du Volta, de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), du Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD)  et bien d&rsquo;autres institutions ont marqué de leur présence. Ils ont souligné des changements structurels affectant les ressources en eau : déplacement des isohyètes, modification des régimes de précipitations, création de microclimats locaux, variabilité accrue des débits fluviaux et des niveaux des nappes. Les conséquences sont concrètes : expansion des maladies hydriques, conflits d’usage entre agriculture, élevage et production d’énergie, envahissement des cours d’eau par le sable et hausse de la pollution. Le graphique de l’indice standard des débits de la station du fleuve Niger à Diré, présenté à Yaoundé, illustre une variabilité croissante et une tendance générale à la baisse des débits moyens ; signe d’une fragilisation structurelle du bassin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La disponibilité des données climatiques pour une meilleure répartition hydrique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observations terrain soulignent un ensablement préoccupant des chenaux et des plaines alluviales. Les experts présents ont convenu que le dragage n’est pas une solution durable : le sable déplacé revient inévitablement dans les lits, sans s’attaquer aux causes profondes (érosion en amont, déforestation, pratiques culturales non durables). L’ensablement menace la sécurité alimentaire (perte de terres cultivables), la résilience pastorale, la navigabilité du fleuve, la biodiversité aquatique et, in fine, la stabilité sociale et sécuritaire des zones riveraines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Autorité du Bassin du Niger (ABN) cartographie quatre grandes zones climatiques : tropical humide (≈ 1 500 m³/an par habitant), tropical sec et semi‑aride (zones de transition) et aride (&lt; 150 m³/an) (Zones climatiques et dotation en eau (tropical humide ≈ 1 500 m³/an ; aride &lt; 150 m³/an) — ABN / documents de planification régionale :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/fr/publications">https://www.abn.ne/fr/publications</a>). Les risques d’inondation et de sécheresse sont répartis sur l’ensemble du bassin, souvent en alternance, ce qui complexifie la planification. Les scénarios SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5 prévoient une intensification des extrêmes (sécheresses plus longues, épisodes de pluies extrêmes ponctuels) et une extension des zones arides (IPCC AR6 WGII, chapitres sur l’Afrique et les systèmes hydriques :&nbsp;<a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/">https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Solutions innovantes suggérées à Yaoundé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier a mis en lumière des outils et approches combinant science, finance et diplomatie :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Finance climatique (GCF) </strong>: <strong>René Schieritz</strong> a présenté des mécanismes pour rendre les projets bancables et mobiliser des financements internationaux. Un représentant de la BOAD ( Banque Ouest Africaine pour le Developpement) , a partagé les fonds disponibles pour accompagner les projets résilients.</li>



<li><strong>Technologies satellitaires (Eleaf)</strong> : démonstrations par Joost van der Woerd sur le suivi des eaux de surface et souterraines via imagerie satellite, utile pour la surveillance des nappes, la détection des tendances d’ensablement et l’alerte.</li>



<li><strong>Hydrodiplomatie (UICN)</strong> : approche visant à transformer l’eau en vecteur de coopération et de paix, essentielle pour la gouvernance transfrontalière.</li>



<li><strong>Compatibilité hydrique (IWMI)</strong> : exposée par <strong>Moctar Dembele</strong>, cette solution propose d’harmoniser les usages entre agriculture, énergie et besoins domestiques pour prévenir les conflits et optimiser les bénéfices socio‑économiques.</li>



<li><strong>Participation citoyenne des usagers et usagères du Bassin du Niger</strong> : mobilisation des organisations de la société civile, incarnée par <strong>Nouradine Touré</strong>, porte‑parole du consortium , pour assurer inclusion et acceptabilité sociale des mesures.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Priorités d’action :  vers des notes conceptuelles opérationnelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Les participants ont convenu de rédiger des notes conceptuelles pour mobiliser partenariats et financements. Pour ce faire, les priorités proposées sont :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Renforcer la surveillance hydrométéorologique (stations in situ + télédétection) et les systèmes d’alerte précoce.<br>-Promouvoir des mesures d’adaptation fondées sur la nature (restauration des zones humides, reforestation des bassins versants, corridors de sédimentation contrôlée).<br>-Développer des approches intégrées de gestion (compatibilité hydrique) conciliant agriculture, énergie et usages domestiques.<br>-Conditionner tout programme de lutte contre l’ensablement à des interventions en amont (maîtrise de l’érosion, pratiques agroécologiques) et non au seul dragage.<br>-Structurer l’ingénierie financière pour rendre les projets attractifs (garanties, cofinancements, formulation bankable).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bassin du Niger est à la croisée des chemins : sans une action concertée et multisectorielle, les tendances climatiques et anthropiques risquent d’entraver durablement la sécurité hydrique, alimentaire et socio‑politique de la région. L’atelier de Yaoundé a montré que la résilience repose sur un triptyque science‑finance‑diplomatie, adossé à une forte participation citoyenne. Les notes conceptuelles en gestation devront traduire ces orientations en projets concrets, mesurables et bancables, pour transformer le risque en opportunité de coopération régionale et de développement durable.Tout en veillant à renforcer la gouvernance transfrontalière par l’hydrodiplomatie et l’inclusion des communautés locales. Toutefois, des réticences ont été émises quant à la non implication des institutions financières de l&rsquo;Afrique Centrale, et la non accessibilité des résultats des données du projet PIDACC qui a connu un bel accomplissement en Côte d&rsquo;Ivoire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>5ᵉ Édition du Sommet des Blogueurs du Cameroun : Le Numérique et la Blogosphère au service de la Promotion de la Santé</title>
		<link>https://tribuneverte.online/5%e1%b5%89-edition-du-sommet-des-blogueurs-du-cameroun-le-numerique-et-la-blogosphere-au-service-de-la-promotion-de-la-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 20:01:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC) organise la 5ᵉ édition de de la 237 Bloggers Summit, qui se déroulera le mardi 07 juillet 2026 à l’Institut Français du Cameroun (IFC)&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC) organise la 5ᵉ édition de de la 237 Bloggers Summit, qui se déroulera le mardi 07 juillet 2026 à l’Institut Français du Cameroun (IFC) de Yaoundé. Placé sous le Haut parrainage du Ministère de la Communication (MINCOM), cette édition du Sommet des Blogueurs du Cameroun réunira experts de la santé et créateurs de contenus, et portera sur un thème d&rsquo;actualité majeure : <strong>« Blogging et santé : Situation, promotion et opportunités au<br>Cameroun ».</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte socio-économique marqué par la vie chère,  où les problématiques de Santé Publique sont parfois reléguées au second plan, le Bulletin Épidémiologique annuel du Cameroun (2024) met en évidence une forte prévalence de pathologies liées au manque d&rsquo;hygiène (affections virales, bactériennes et parasitaires). Ce constat traduit un déficit d’information et de prévention au sein des communautés. Face à ce défi, l’ABC souhaite capitaliser sur l&rsquo;omniprésence d&rsquo;Internet et des réseaux sociaux dans les ménages camerounais, pour replacer la santé comme un bien précieux à préserver grâce aux outils digitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Thierry Didier KUICHEU</strong>, Président de l’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC): <em>« Internet est aujourd&rsquo;hui le media de masse le plus utilisé au Cameroun, grâce à son taux de pénétration de plus en plus élévé. Notre objectif avec cette édition est de construire un pont solide entre les acteurs (institutions Publiques et Privées, Chercheurs, spécialistes, etc.) du Secteur de la Santé et la Blogosphère pour faire de la prévention sanitaire une réalité quotidienne. Le Blogging offre une opportunité exceptionnelle pour une meilleure application de la Charte d&rsquo;Ottawa de 1986, en donnant aux populations les clés nécessaires pour reprendre le contrôle de leur propre santé. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-576x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3008" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-576x1024.jpeg 576w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-169x300.jpeg 169w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-768x1365.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-864x1536.jpeg 864w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49.jpeg 900w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet réunira environ 80 participants triés sur le volet, incluant une soixantaine de blogueurs et créateurs de contenus résidant au Cameroun, des représentants des Administrations Sectorielles, des professionnels de la Santé, des Organisations de la Société Civile et des Partenaires au Développement. Les travaux s&rsquo;articuleront autour des exposés/présentations et de deux panels majeurs animés par dix experts invités :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Panel 1</strong> : Numérique et Santé : Impact de la communication digitale pour la promotion de la Santé et son rôle comme atout majeur pour le changement de comportement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Panel 2</strong> : Infodémie et approche « Une Seule Santé » : Filtrer l&rsquo;information digitale pour bâtir une meilleure résilience sanitaire des hommes des animaux et de l’environnement au Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à la participation active de nombreux partenaires institutionnels et internationaux de premier plan ,  notamment:  le MINSANTE, le MINEPIA, le MINCOM, le Programme Zoonoses, le PNLP, le CNLS et le PEV, l&rsquo;OMS, la FAO, la GIZ, l&rsquo;IRD et le CIRAD, le sommet débouchera sur des livrables concrets. Il s&rsquo;agira notamment de la formulation de recommandations stratégiques destinées aux pouvoirs publics et du lancement d&rsquo;une communauté de la blogosphère de la santé, associant étroitement blogueurs et professionnels de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée à Yaoundé en août 2017, l&rsquo;Association des Blogueurs du Cameroun (ABC) regroupe une quarantaine de membres actifs et œuvre activement pour la vulgarisation, la professionnalisation et la visibilité du Blogging auprès du grand public, des autorités et des institutions. Guidée par des valeurs de démocratie, de bonne Gouvernance, de liberté et de paix, l&rsquo;ABC s&rsquo;attache à promouvoir le développement socio-économique à travers l&rsquo;utilisation citoyenne et stratégique des avantages qu&rsquo;apporte Internet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contacts Presse &amp; Inscriptions</strong> :Thierry Didier KUICHEU (Président de l&rsquo;ABC)<br>Tél : +237 679 295 489<br>E-mail : president@blogueurs.cm<br>Pour toute demande d&rsquo;accréditation média ou d&rsquo;information complémentaire, veuillez écrire à : abc@blogueurs.cm</p>
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