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	<title>Health Archives - Tribune Verte</title>
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	<description>Un regard écologique de l&#039;information</description>
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	<title>Health Archives - Tribune Verte</title>
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	<item>
		<title>LEAD Cameroon à la quête du statut d’ONG</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 10:19:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 28 mars 2026, LEAD Cameroon a franchi une étape décisive lors de son Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) à Yaoundé , en vue de l’obtention d’un agrément en tant que&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le 28 mars 2026, LEAD Cameroon a franchi une étape décisive lors de son Assemblée Générale Extraordinaire (AGE)  à Yaoundé , en vue de l’obtention d’un agrément en tant que ONG auprès du Ministère de l&rsquo;Administration Territoriale ( MINAT).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sous le thème :  <strong>« les acquis, renforcer la gouvernance et définir les orientations stratégiques de Lead Cameroon »</strong>, l&rsquo;événement était l&rsquo;occasion de présenter les réformes envisagées dans son organisation interne. Cela consistait en l&rsquo;installation d&rsquo;un nouvel organigramme, à travers un bureau exécutif jeune et dynamique , un comité scientifique d&rsquo;experts, sous l&rsquo;encadrement des membres-fondateurs au sein d&rsquo;un conseil d&rsquo;administration.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout part de LEAD International, créé en 1991, l’organisation s&rsquo;est imposée comme un réseau mondial de référence dans la formation de leaders sur les sujets liés au développement durable. Présent dans plus de 140 pays, ce programme innovant de la Rockefeller Foundation, a formé plus de 2 000 professionnels de haut niveau, parmi lesquels 12 camerounais, avec des profils diversifiés, créant un écosystème mondial d&rsquo;expertise en la matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche pionnière de formation par cohortes internationales, mêlant apprentissage théorique &nbsp;ainsi que la conduite de projets pratiques, a permis d&rsquo;établir des standards internationaux en matière de leadership environnemental. Les fellows ( lauréats) LEAD, issus de tous les continents, forment aujourd&rsquo;hui un réseau influent d&rsquo;acteurs du changement dans les secteurs publics, privé et associatif.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/image.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="945" height="630" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/image.png" alt="" class="wp-image-2929" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/image.png 945w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/image-300x200.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/image-768x512.png 768w" sizes="(max-width: 945px) 100vw, 945px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Présents à l&rsquo; Assemblée Générale Extraordinaire, les anciens lauréats de Lead International ( de gauche à droite) :⁠ <strong>Valerie HAIDA</strong> (cohorte 16) ; <strong>Modibbo ABOUBAKARY</strong> (cohorte 12) ; <strong>David WAFO</strong> et <strong>Evelyne NYEMECK</strong> (cohorte 11) ; <strong>Henriette ZOBO</strong> (Cohorte 10).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lead Cameroon est également affilié au réseau Lead International, avec pour objectif principal de faire émerger un leadership imprégné de la dynamique autour des questions de protection de l&rsquo;environnement et du développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes leaders d&rsquo;opinion d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, qualifiés «d&rsquo;influenceurs» sont davantage intéressés par l&rsquo;industrie du divertissement, de la mode et du spectacle, et pourtant les préoccupations que posent le choix des politiques des projets en matière d&rsquo;éducation, santé de la reproduction, protection de l&rsquo;environnement, sont cruciaux, et revêtent un caractère vital ( ndlr). Lead Cameroon intervient sur les questions de restauration des écosystèmes, l&rsquo;économie verte, la surveillance et gouvernance des industries extractives, etc. Ses membres bénéficient de l&rsquo;appartenance à un réseau international, pouvant leur permettre de prendre part aux formations dédiées, dans des milieux d&rsquo;expertise internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Crée en 2004 sous la forme d’une association, LEAD Cameroon a une expérience dans la conduite des projets de développement durable , plus précisément sur les questions liées à la pollution environnementale, l’autonomisation des femmes, la formation au leadership, ainsi que la conduite des campagnes de restauration des écosystèmes. En effet, la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030) ne peut réussir sans l’implication des pays du bassin du Congo, dont le Cameroun. Or, si l’État a pris des engagements à travers des projets de reboisement et de gestion durable, la véritable force réside dans les acteurs de la société civile. LEAD Cameroon en est un exemple probant .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Nations Unies ont adopté une résolution en septembre 2020 pour lancer cette initiative et le lancement officiel a eu lieu dans le monde entier le 5 juin 2021. LEAD Cameroon ayant pris connaissance de cette initiative d’envergure internationale a pris l’engagement d’accompagner la communauté internationale et le Cameroun dans la restauration des écosystèmes. Le Cameroun a pris l’engagement de restaurer 12 Millions d’hectares sur l’ensemble du territoire d’ici  2030.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-24-at-09.41.20.jpeg"><img decoding="async" width="768" height="1020" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-24-at-09.41.20.jpeg" alt="" class="wp-image-2930" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-24-at-09.41.20.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-24-at-09.41.20-226x300.jpeg 226w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>M. Modibbo Aboubakary</strong>, face à la presse lors de l&rsquo;AGE : <em>« Il faut 25 hectares pour planter 10.000 arbres, nous avons déjà planté 16.000, ça vous donne une estimation de la surface couverte par LEAD Cameroon en seulement 4 ans. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers son projet GREEN qui envisage de planter 100 000 arbres à l’horizon 2030, Lead Cameroon bénéfice du soutien de ses partenariats stratégiques (MINFI, CGIS, MINEPDED). L&rsquo;organisation a mobilisé des financements dépassant 60 millions FCFA pour restaurer des dizaines d’hectares de terres dégradées dans la partie septentrionale du pays. Ces initiatives montrent que la restauration ne doit pas rester un slogan international, mais devenir une pratique locale, portée par des Organisations de la société civile ( OSC) , capables de transformer les engagements en résultats tangibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus, de ces opérations de reboisement, Lead Cameroon a organisé une conférence de sensibilisation des OSC , GIC , collectivités et institutions publiques sur la restauration des écosystèmes avant l’opération de restauration en partenariat avec l’Université de Maroua. En marge de ces activités, des campagnes de sensibilisation lors de la crise du Covid-19, ainsi que celles portant sur la lutte contre la contamination au VIH-SIDA ont été faites sur la route Maroua &#8211; Mora ( PK 40 jusqu’à Mora).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le désormais président du conseil d&rsquo;administration de Lead Cameroon est titulaire d’un certificat en évaluation des politiques publiques à l’université de Washington (USA) et d’un Master en politiques publiques et management de l’Université de Londres (UK). Monsieur <strong>Modibbo Amadou Aboubakary</strong>, par ailleurs Haut fonctionnaire passionné par les questions de protection de l’environnement, a su tisser, depuis plus de 15 années, un réseau de partenariats diversifiés, ce qui fait la force de LEAD Cameroon aujourd&rsquo;hui. Cette stratégie partenariale s&rsquo;appuie sur son réseau international (LEAD International, Fulbright Humphrey Program et la Fondation Mo Ibrahim) et sur une approche multisectorielle impliquant institutions gouvernementales, organisations internationales et fondations privées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021.png"><img decoding="async" width="1024" height="489" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021-1024x489.png" alt="" class="wp-image-2927" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021-1024x489.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021-300x143.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021-768x367.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021.png 1061w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synthèse des ressources financières mobilisées de 2019 à 2025, présentée lors de l&rsquo;AGE,  par la nouvelle Directrice Exécutive de Lead Cameroon: <strong>Modeste Mvele</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un écosystème partenarial robuste</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Partenaires institutionnels nationaux</strong> : Le Ministère des Finances (MINFI) et le Ministère de l&rsquo;Environnement (MINEPDED) ont fait confiance à l&rsquo;organisation pour des projets environnementaux d&rsquo;envergure, témoignant de sa crédibilité auprès des institutions camerounaises.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Coopération internationale</strong> : Les partenariats avec le gouvernement américain et des organismes comme Global Washington, International Pollutants Elimination Network (IPEN) démontrent la reconnaissance internationale de LEAD Cameroon dans les domaines du développement social et de la protection environnementale.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Philanthropie privée </strong>: La collaboration avec la King Baudouin Foundation et Seattle International Foundation illustre la capacité de l&rsquo;organisation à attirer des financements privés pour ses programmes de formation au leadership.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie partenariale a généré des impacts mesurables :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Environnement : 63 millions FCFA pour le reboisement de 16 000 arbres</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Autonomisation féminine : 9 millions FCFA pour former 100 femmes déplacées</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Sensibilisation : 4 millions FCFA pour l&rsquo;éducation environnementale</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Formation : 2,75 millions FCFA pour le renforcement des capacités</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;adoption des statuts de LEAD Cameroon comme ONG, validera une approche fondée sur la diversification des partenariats et la recherche d&rsquo;impacts durables. Le récépissé de déclaration, délivré par le Sous-préfet de Yaoundé 3, à été lu en séance plénière lors de cette AGE . De plus, la reconnaissance juridique de l’ONG LEAD Cameroon  ouvrira de nouvelles perspectives pour amplifier l&rsquo;action de l&rsquo;organisation dans l&rsquo;écosystème de la société civile camerounaise. La trajectoire des pairs fondateurs de LEAD Cameroon illustre comment une vision claire et une stratégie partenariale cohérente peuvent transformer une initiative locale en leadership reconnu pour le développement durable .</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Crimes environnementaux : les Minerais de la Transition illégalement exploités dans l&#8217;Adamaoua</title>
		<link>https://tribuneverte.online/crimes-environnementaux-les-minerais-de-transition-illegalement-exploites-dans-ladamaoua/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 08:21:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[La brigade mobile de Bankim dans la région de l&#8217;Adamaoua a récemment saisi deux camions contenant du Greisen, un type de terres rares parmi les 17 que le territoire camerounais&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le 1er avril 2026, le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) a initié une rencontre entre la presse spécialisée et les communautés victimes de crimes environnementaux , à la faveur d&rsquo;un atelier de renforcement des capacités de ces derniers, à Yaoundé . L’événement a permis de documenter les réalités vécues par les communautés locales et les peuples autochtones, confrontés à l’expansion des industries extractives et agro‑industrielles.</li>



<li>Selon le <strong>Dr Samuel Nguiffo,</strong> Sécrétaire Général du CED, <em> <em>«</em> les pertes fiscales liées à ces exploitations illégales atteindraient 1 000 milliards FCFA pour l’État camerounais. À cela s’ajoutent les impacts sociaux : décès, déplacements forcés et conflits communautaires »</em>. Reconnu internationalement pour son combat en faveur des droits des communautés et la protection des forêts du bassin du Congo ; il est Lauréat du prestigieux Prix Goldman pour l’environnement en 1999, et l’une des voix les plus influentes sur les questions de gouvernance forestière et minière au Cameroun.</li>



<li>Cet atelier tenu sur 2 jours , à permis de renforcer les capacités des victimes venus de plusieurs localités , pour mieux défendre leurs droits et de mettre en lumière l’urgence d’une gouvernance transparente des ressources naturelles, en l&rsquo;absence de sanctions sur la question. Le message est clair : l’exploitation minière doit profiter aux populations, qui doivent s&rsquo;armer d&rsquo;arguments, afin de mener un plaidoyer solide devant les juridictions compétentes;  et non se transformer en source d’injustice et de revers économique pour le Cameroun.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La brigade mobile de Bankim dans la région de l&rsquo;Adamaoua a récemment saisi deux camions contenant du Greisen, un type de terres rares parmi les 17 que le territoire camerounais regorge. Ces minerais de la transition sont exploités illégalement dans la région, avec des méthodes d&rsquo;extraction qui ne respectent aucun PGES ( Plan de Gestion Environnementale et Sociale). Le Cameroun vit un paradoxe saisissant, alors que son sous-sol regorge de minerais essentiels à l&rsquo;économie mondiale, les populations locales subissent les conséquences dramatiques d&rsquo;une exploitation anarchique et destructrice. Cette rencontre a permis de lever le voile sur cette réalité méconnue, particulièrement criante dans la région de l&rsquo;Adamaoua.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les témoignages recueillis,  celui de <strong>Pierre Hervé Madougou</strong>, Coordonnateur de l&rsquo;organisation Terre et Développement Durable (TDD)  basée à Meiganga, révèlent une situation alarmante dans la région de l’Adamaoua. Le tableau qui se dessine est alarmant : accaparement des terres, pollution massive, conflits armés et évasion fiscale colossale. Au cœur de ces enjeux, les terres rares et la bauxite, minerais stratégiques dont dépendent les batteries de nos  appareils électroniques, nos voitures et nos systèmes de défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;<em>«</em>On était habitué aux illégalités dans le secteur de l&rsquo;Or, le combat pour supprimer l&rsquo;utilisation des produits chimiques dans l&rsquo;extraction n&rsquo;est pas encore abouti, que l&rsquo;on s&rsquo;expose déja avec les terres rares, on ne sait meme pas à quel niveau de risque se situe la santé de la population »</em>_ Pierre Hervé Madougou.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;Adamaoua : nouveau front minier du Cameroun</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après la région de l&rsquo;Est, l&rsquo;Adamaoua s&rsquo;impose comme le deuxième pôle minier du pays. Les gisements de bauxite de Martap et Ngaoundal figurent parmi les plus importants au monde, tandis que plus de 17 types de terres rares y ont été recensés. Ces minerais, devenus la <em>« colonne vertébrale de l&rsquo;économie numérique »</em>, selon le <strong>Dr Marc Anselme Kamga</strong>, spécialiste en droit minier, représentent un enjeu géostratégique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-20-085713.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="841" height="594" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-20-085713.png" alt="" class="wp-image-2916" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-20-085713.png 841w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-20-085713-300x212.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-20-085713-768x542.png 768w" sizes="auto, (max-width: 841px) 100vw, 841px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un extrait de <strong>l&rsquo;Atlas des Minerais de la Transition</strong> ( en cours de validation) , présente un rapport d&rsquo;une étude conduite par le CED, l&rsquo;Institut Nationale de la Cartographie, financé par la Banque Mondiale en 2023. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;<em>«</em>Si le Cameroun parvenait à encadrer juridiquement et fiscalement l&rsquo;extraction des terres rares, il pourrait générer des recettes qui rivaliseraient avec celles du pétrole »</em>, explique le Dr. Kamga. Une opportunité considérable pour un pays dont l&rsquo;économie reste largement dépendante des matières premières traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, la réalité du terrain dresse un constat inverse. Pierre Hervé Madougou , tire la sonnette d&rsquo;alarme : <em>&nbsp;<em>«</em>75% des sites miniers sont exploités sans permis d&rsquo;exploitation, souvent par des entreprises étrangères »</em>. Ces exploitations sauvages transforment la richesse potentielle en catastrophe environnementale et sociale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des méthodes destructrices et des acteurs opaques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les techniques d&rsquo;extraction utilisées relèvent du pillage organisé. Cyanure, Mercure, excavations anarchiques : les méthodes employées détruisent irrémédiablement les écosystèmes locaux. <em>&nbsp;<em>«</em>Chaque semaine, nous enregistrons des plaintes, des décès, des conflits »</em>, rapporte Pierre Hervé Madougou. La pollution des cours d&rsquo;eau compromet l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable, tandis que la destruction des sols menace l&rsquo;agriculture vivrière. Les conflits d&rsquo;usage naissent de la restriction d&rsquo;accès aux espaces cultivables ainsi qu&rsquo;aux terrains de pâturages, pour des populations riveraines dépendantes de ces ressources vitales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation sécuritaire s&rsquo;aggrave parallèlement. Comme rapporté préalablement, un incident a été signalé dans le département du Mayo Banyo à Galim-Tignère, en mars dernier, deux camions ont été saisis par la douane, dans la localité de Mayo-Darlé, à environ 250 km de Ngaoundéré, le chef-lieu de la région de l&rsquo;Adamaoua. l&rsquo;armée a dû intervenir face à l&rsquo;escalade des violences liés à ces faits, mais l&rsquo;administration locale s&rsquo;est finalement retirée. <em>« Ce sont désormais les coupeurs de route qui dirigent certains sites miniers »</em>, dénonce Pierre Hervé, soulignant l&rsquo;effondrement de l&rsquo;autorité étatique dans certaines zones. L&rsquo;entreprise qui a reconnue exploiter le contenu des camions saisis est chinoise, mais elle n&rsquo;est répertoriée  nulle part dans les registres de la SONAMINES ( Société Nationale des Mines), car ne possédant pas de permis d&rsquo;exploitation, bien que les riverains soient contraints de leur céder des permis artisanaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette anarchie profite à des réseaux criminels transnationaux. Les terres rares quittent le territoire camerounais dans des <em>&nbsp;<em>«</em>conteneurs scellés, avec la complicité de certains agents douaniers »</em>, selon les témoignages recueillis. Ces crimes présentent plusieurs dimensions: environnementales, sociales, politiques, économiques et géostratégiques . Dr. Samuel Nguiffo dénonce : <em>&nbsp;<em>«</em>on ne sait pas exactement où se trouvent les vrais décideurs, ni comment ces minerais parviennent à quitter le territoire camerounais, sans verser les taxes aux frontières</em> » .</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>De l&#8217;alimentation au matériel médical : comment phtalates et bisphénols nous intoxiquent ?</title>
		<link>https://tribuneverte.online/de-lalimentation-au-materiel-medical-comment-phtalates-et-bisphenols-nous-intoxiquent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 09:48:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Yaoundé, Kribi, Douala&#8230;la guerre est ouverte contre l&#8217;insalubrité, à cause du fait que dans les rues, les marchés, les hôpitaux, les supermarchés, le plastique est omniprésent. Il emballe, conserve, transporte,&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Yaoundé, Kribi, Douala&#8230;la guerre est ouverte contre l&rsquo;insalubrité, à cause du fait que dans les rues, les marchés, les hôpitaux, les supermarchés, le plastique est omniprésent. Il emballe, conserve, transporte, protège. Mais derrière sa souplesse et sa praticité se cache une menace invisible : les phtalates et bisphénols, deux perturbateurs endocriniens qui migrent dans les aliments, les liquides, et même dans le sang.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Une enquête menée par l’African Environmental Network (AEN) révèle l’ampleur de cette contamination silencieuse. À la faveur d&rsquo;un atelier de sensibilisation tenu le 17 mars 2026, nous avons receuilli des témoignages, des données scientifiques et des observations de terrain, à la suite d&rsquo;un rapport produit par AEN en partenariat avec IPEN, qui tente de dévoiler une réalité méconnue : le plastique ne pollue pas seulement l’environnement, il contamine notre organisme.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bisphénols et les phtalates sont des perturbateurs endocriniens omniprésents dans notre quotidien : emballages plastiques, cosmétiques, jouets, matériaux de construction et électroménagers. Leur exposition entraîne la présence de nanoparticules chimiques dans l’organisme, capables d’interférer avec le système hormonal. Comme l’a rappelé <strong>Cécile Kameni</strong>, responsable IPEN pour l’Afrique francophone: <em>« tout le monde est concerné : pas seulement ceux qui manipulent les objets contaminés, mais aussi les consommateurs ordinaires »</em>. IPEN (International Pollutants Elimination Network) est le réseau mondial d’ONG travaillant à éliminer les polluants chimiques dangereux (comme les POPs – Polluants Organiques Persistants). Cette institution présente dans 15 pays, coordonne les activités de 70 ONG, dans un objectif commun : protéger la santé humaine et l’environnement contre les substances toxiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Exposition quotidienne dans les usages domestiques et alimentaires</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Cameroun, l’exposition aux phtalates et bisphénols ne se limite pas aux emballages industriels. Elle est directement liée aux pratiques courantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Gamelles de nourriture</strong> et <strong>films alimentaires</strong> utilisés pour conserver ou transporter les repas.</li>



<li><strong>Eaux minérales en sachet</strong> et bouteilles en <strong>PET</strong>, souvent exposées au soleil.</li>



<li><strong>Seaux de peinture réutilisés</strong> comme contenants alimentaires dans les ménages.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Vous l&rsquo;aurez donc compris, les boules de couscous chaud, maïs, arachide, beignets-haricots et bien d&rsquo;autres aliments servis dans des plastiques à haute température, sont des voies directes de contamination aux phtalates et bisphénols. Ces habitudes, banales en apparence, favorisent la migration des additifs chimiques vers les aliments, surtout lorsqu’ils sont chauds ou acides. Le temps de migration est estimé à 2 heures à une température de 60–70 °C, typique des aliments chauds ou de l’exposition directe au soleil.  Or nous savons combien les produits de consommation mettent souvent long dans les rayons, surtout dans les petites échoppes du quartier. Les consommateurs ingèrent ainsi des doses invisibles de perturbateurs endocriniens, qui s’accumulent dans l’organisme et augmentent les risques de cancers, troubles de fertilité et maladies neurologiques. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier.webp"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="800" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier.webp" alt="" class="wp-image-2863" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier.webp 800w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier-300x300.webp 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier-150x150.webp 150w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier-768x768.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tétines pour enfants, contaminées aux phtalates et bisphénols.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ghislaine Tchokouatou</strong>, présidente de l’Association des Femmes pour la Planète Bio (AFEPB), raconte :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Lors des fêtes, les enfants reçoivent des jouets en plastique, des tétines que les nourrissons sucent à longueur de journée, des ballons… Les parents ignorent que ces objets contiennent des substances qui affectent le développement neurologique. On observe de plus en plus de troubles d’attention (TDA) chez les tout-petits. »</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Monkam</strong>, responsable régional de Name Recycling, alerte :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les préformes PET que nous recevons pour fabriquer les bouteilles sont déjà contaminées. Rien qu’à ce niveau, on devrait exiger que les ingrédients importés soient contrôlés. »</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>AEN: mène une étude pour voir l’invisible</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce constat, l’African Environmental Network (AEN), sous la coordination de <strong>Paul Lodry Dongmo</strong>, a lancé une étude dans les supermarchés de Yaoundé et Kribi. Dans l&rsquo;objectif  de dresser un état des lieux de la présence des phtalates et bisphénols dans les produits de consommation courante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce qu’on ne voit pas est beaucoup plus difficile à combattre. Plus de 16 000 produits chimiques entrent dans la fabrication du plastique, dont certains ne sont pas réglementés, cela représente un risque sanitaire dont il est impératif d&rsquo;identifier le schéma d&rsquo;approvisionnement, avant de se retrouver dans le circuit courant menant au consommateur final. »</em></p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="816" height="446" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520.png" alt="" class="wp-image-2867" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520.png 816w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520-300x164.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520-768x420.png 768w" sizes="auto, (max-width: 816px) 100vw, 816px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Extrait du rapport produit par AEN et IPEN. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude s’appuie sur les données de <strong>ComTRADE (OMC)</strong> pour pallier l’absence de statistiques nationales sur les importations chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a eu certes un Arrêté conjoint de 2012 qui interdit les sacs plastiques non biodégradables. A cela s&rsquo;est ajouté un Décret de 2019 qui renforce la réglementation sur les emballages plastiques. Mais ces deux textes présentent une limite majeure : aucun ne mentionne explicitement le bisphénol A ou les phtalates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après de récents rapports produits par IPEN, le Cameroun a importé plus de 265 000 tonnes de polymères d’éthylène et 83 000 tonnes de PVC sur la décennie, contre quelques milliers de tonnes exportées. Les exportations limitées concernent surtout des déchets plastiques collectés et semi‑transformés, avec peu de valeur ajoutée.  Mais comme dans plusieurs autres secteurs, l’absence de données statistiques nationales précises , oblige les chercheurs à se référer à des bases internationales comme ComTRADE (OMC).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="471" height="312" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646.png" alt="" class="wp-image-2857" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646.png 471w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646-300x199.png 300w" sizes="auto, (max-width: 471px) 100vw, 471px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Même si les volumes exportés sont faibles, les importations massives introduisent des additifs chimiques (phtalates, bisphénols) qui contaminent les produits locaux (Source IPEN).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Les exportations de produits plastiques du Cameroun restent faibles et irrégulières : sur les cinq dernières années (2019‑2024), le pays a surtout importé des polymères et des préformes PET, tandis que ses exportations se limitent à des volumes modestes de déchets plastiques et de produits semi‑transformés. Les données disponibles montrent une dépendance forte aux importations, ce qui complique le contrôle des additifs chimiques comme les phtalates et bisphénols.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les projets comme R‑PET (Sources du Pays/Ecogreen) contribuent à la diminution de la présence de plastiques usagers dans les drains et cours d&rsquo;eau, mais leur impact reste limité. Le rapport complet de l&rsquo;étude menée par AEN paraîtra dans les prochains jours pour éclairer les décideurs et mobiliser les citoyens. Car sans données consolidées, il est difficile de mesurer la contamination chimique (phtalates, bisphénols) dans les flux commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les effets de l&rsquo;exposition aux bisphénols et phtalates sur la santé sont bien documentés : de la multiplication des cancers hormonodépendants, aux problèmes de fertilité chez les deux sexes, sans oublier les troubles du comportement et maladies neurologiques, ainsi que les altérations du développement embryonnaire et fœtal. Ces substances sont cancérogènes, mutagènes et létales (CML). Pourtant, elles ne sont pas mentionnées dans les lois camerounaises sur les plastiques. Pour mener un plaidoyer fort, il est impératif de mener une étude portant sur les risques sanitaires que l&rsquo;on peut déja imputer à la contamination aux bisphénols et phtalates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude de l’AEN vise à établir une collaboration interinstitutionnelle entre le MINSANTÉ, le MINEPDED, le MINCOMMERCE, le MINRESI et le MINCOM. Objectif : prendre des mesures incitatives pour sensibiliser la population et encadrer les produits à risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Propositions concrètes en plus de la mise en place d&rsquo;un système de contrôle  douanier aux frontières, s&rsquo;agissant  des produits chimiques importés : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Normes de concentration pour les contenants alimentaires, cosmétiques, peintures</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mention des seuils de tolérance sur les emballages et jouets</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mesure de la concentration réelle dans l’organisme</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Stratégie de communication nationale sur les risques liés aux plastiques</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mobilisation de la communauté scientifique pour produire des données locales</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens-683x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2865" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens-683x1024.jpeg 683w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens-200x300.jpeg 200w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens.jpeg 736w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alternatives aux emballages plastiques, en matière biodégradable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre recommandation formulée  était à l&rsquo;endroit de l&rsquo;ANOR (Agence des Normes et de la Qualité); l’organisme public camerounais chargé de l’élaboration, de l’homologation et de la promotion des normes, ainsi que de la certification et de l’évaluation de la conformité des produits et services. L’ANOR doit réajuster ses normes pour intégrer les nouveaux seuils de tolérance, les nouveaux produits et les nouveaux partenaires commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recyclage est utile certes, mais il ne nettoie pas les nanoparticules déjà présents dans nos organismes. Il est temps de passer d’une gestion visible des déchets à une lutte invisible contre la contamination chimique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ange ATALA</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Portrait: Marie Claire Ntsama, négociatrice climat auprès des instances des Nations Unies</title>
		<link>https://tribuneverte.online/portrait-marie-claire-ntsama-negociatrice-climat-aupres-des-instances-des-nations-unies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 03:58:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[lady]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Prévisionniste météo, data-analyste et fondatrice du mouvement Women and Climate Change (WOCA), Marie Claire Ntsama incarne une nouvelle génération de femmes scientifiques camerounaises engagées dans la lutte contre le dérèglement&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Prévisionniste météo, data-analyste et fondatrice du mouvement Women and Climate Change (WOCA), <strong>Marie Claire Ntsama</strong> incarne une nouvelle génération de femmes scientifiques camerounaises engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique. Son engagement en météorologie l’a placé au cœur d&rsquo;une formation délivrée par l&rsquo;OIF ( Organisation Internationale de la Francophonie) il y a de cela 4 ans. Compétences qui l&rsquo;ont qualifiées dans les notions de Genre et d&rsquo;Adaptation, c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle met en exergue dans l&rsquo;exploitation des données sur les pluies, les températures et les phénomènes extrêmes, des analyses quotidiennes qui l&rsquo;aident à anticiper sur les risques. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) estime que les femmes représentent environ 30 % des effectifs dans les services météorologiques nationaux, mais avec de fortes disparités régionales (moins de 15 % en Afrique subsaharienne). Au Cameroun, la Direction de la Météorologie Nationale (DMN) compte une proportion très faible de femmes dans ses services techniques (prévisions, climatologie, agro-météorologie). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En prélude à la Journée Internationale des Droits de la Femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés. Dans cette interview, Marie Claire nous raconte comment son rôle dépasse la simple observation : elle s’attache à sensibiliser tant auprès des hautes instances décisionnelles qu&rsquo;auprès des communautés rurales, particulièrement les femmes, aux bouleversements climatiques qui affectent directement leurs moyens de subsistance.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tribune Verte Online (TVO)</strong>: <strong>vous êtes prévisionniste météo, comment votre expertise scientifique nourrit-elle votre engagement pour le climat au Cameroun ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie Claire Ntsama (MCN)</strong>: travailler dans le domaine de la météorologie me place au cœur des données climatiques. Chaque jour, nous faisons le suivi du temps, en analysant l’évolution des pluies, des températures et des phénomènes extrêmes. Ces données montrent clairement que notre climat devient de plus en plus imprévisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela renforce mon engagement, parce que je vois concrètement les risques auxquels nos populations sont exposées. De ce fait je dirais que mon rôle ne s’arrête donc pas à analyser les données : il consiste aussi à sensibiliser et à aider les communautés à mieux comprendre et anticiper ces changements.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO</strong>: <strong>dans un métier encore largement masculin, quelles formes de marginalisation ou de stigmatisation avez-vous rencontrées, et comment parvenez vous à les contourner pour vous imposer ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MCN</strong>: dans les métiers scientifiques, les femmes doivent parfois prouver davantage leurs compétences. Mais j’ai appris que la meilleure réponse reste la maîtrise de son travail et la constance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je crois aussi qu’il est important d’encourager plus de jeunes filles à s’orienter vers les sciences. Plus les femmes seront présentes dans ces domaines, plus leur place deviendra naturelle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2825" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-1024x768.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-300x225.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-768x576.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie Claire</strong> dans les coulisses d&rsquo;un atelier de simulation, en vue de préparer les jeunes à défendre leurs intérêts lors de la COP30 :<em>« un voyage intense de 02 jours, pour assimiler les textes officiels, et intégrer les techniques de formulations complexe, pour que chacun, quel que soit son niveau, puisse comprendre et s’immerger pleinement dans son rôle ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO:</strong> <strong>en tant que data analyste, quels chiffres ou tendances vous semblent les plus alarmants concernant le changement climatique en Afrique centrale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MCN</strong>: ce qui inquiète le plus aujourd’hui, c’est la variabilité climatique. Les saisons deviennent moins prévisibles. Les pluies peuvent être plus intenses mais aussi plus irrégulières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une Région où beaucoup de populations dépendent fortement de l’agriculture, cette instabilité représente un risque direct pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO</strong>: <strong>selon vous, quels sont les principaux obstacles à l’accès aux données climatiques au Cameroun ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MCN:</strong> le principal défi reste l’accessibilité aux données. Les informations existent, mais elles ne sont pas toujours facilement disponibles ou vulgarisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc essentiel de renforcer la collaboration entre scientifiques, journalistes et institutions afin de rendre ces données plus accessibles et compréhensibles pour le grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO:</strong> <strong>vous avez fondé le mouvement Women and Climate Change (WOCA). Quelle est sa mission principale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MCN</strong>: WOCA vise à renforcer le rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique. Nous travaillons principalement sur la sensibilisation, la formation et le leadership environnemental des femmes et des jeunes filles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="482" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-1024x482.jpg" alt="" class="wp-image-2827" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-1024x482.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-300x141.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-768x361.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie Claire</strong> à la COP30 au Brazil, à Belém auprès d&rsquo;autres responsables d&rsquo;OSC : <em>« un moment fort d’engagements puissants, d’échanges enrichissants et d’avancées décisives pour le genre et le climat. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO</strong>: <strong>Quel témoignage faites-vous de femmes rurales qui vous ont particulièrement marquées?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MCN</strong>: beaucoup de femmes rurales nous disent que les saisons agricoles ne sont plus prévisibles. Elles ne savent plus exactement quand semer, parce que les pluies arrivent plus tard ou de manière irrégulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines nous racontent aussi qu’elles doivent parcourir de plus longues distances pour trouver de l’eau. Cela montre que le changement climatique n’est pas une théorie : c’est une réalité vécue au quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO:</strong> <strong>quels signes concrets montrent que le dérèglement climatique est déjà une réalité au Cameroun ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MCN:</strong> on observe plusieurs signes : des pluies plus intenses qui provoquent des inondations dans certaines zones, mais aussi des périodes de sécheresse plus marquées dans d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les agriculteurs eux-mêmes disent que les saisons sont devenues difficiles à prévoir. Cela montre que le climat change réellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO:</strong> <strong>quels risques ce dérèglement représente-t-il pour les métiers exercés majoritairement par des femmes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MCN:</strong> le changement climatique affecte directement plusieurs activités économiques. Dans l’agriculture par exemple, l’irrégularité des pluies peut entraîner des pertes de récoltes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les femmes qui travaillent dans la transformation des produits agricoles, la pêche ou le commerce informel, ces perturbations peuvent réduire les revenus et fragiliser les familles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="589" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-1024x589.jpg" alt="" class="wp-image-2830" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-1024x589.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-300x173.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-768x442.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie Claire</strong> lors d&rsquo;un side-event: <em> » j&rsquo;ai éprouvé du plaisir à intervenir à ce Panel organisé par Climate Linguere Club (CLC).<br>Climate Linguere Club est une communauté de femmes unies pour l&rsquo;action climatique en Afrique. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO:</strong> <strong>vous êtes alumni du Centre régional de leadership YALI Dakar. Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MCN:</strong> le programme YALI m’a permis de rencontrer des jeunes leaders africains engagés dans différents domaines. Cette expérience m’a renforcée dans l’idée que les solutions aux défis africains peuvent venir des Africains eux-mêmes. Elle a aussi renforcé ma conviction que les femmes doivent être au cœur du leadership climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes Camerounais ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MCN</strong>: je voudrais leur dire que chacun peut agir. La lutte contre le changement climatique ne concerne pas seulement les scientifiques ou les gouvernements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle commence par des gestes simples : protéger son environnement, s’informer, sensibiliser son entourage et s’engager dans des initiatives locales. Les jeunes ont un rôle essentiel à jouer pour construire un avenir plus durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Propos recueillis par <strong>Ange ATALA</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Portrait:  Geneviève Ndjiki, l&#8217;entrepreneure qui valorise l&#8217;agroécologie et l&#8217;innovation</title>
		<link>https://tribuneverte.online/portrait-genevieve-ndjiki-lentrepreneure-qui-valorise-lagroecologie-et-linnovation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 08:05:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
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					<description><![CDATA[Mère et épouse, Geneviève Ndjiki est titulaire d&#8217;un Master en Sciences Forestières, spécialiste en audit et certification des forêts, forte de multiples compétences, elle arpente inlassablement les zones agroécologiques du&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Mère et épouse, <strong>Geneviève Ndjiki</strong> est titulaire d&rsquo;un Master en Sciences Forestières, spécialiste en audit et certification des forêts, forte de multiples compétences, elle arpente inlassablement les zones agroécologiques du Cameroun pour porter ses idéaux de développement durable. En prélude à la Journée internationale des droits de la femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus d’une décennie, <strong>Geneviève Ndjiki</strong> incarne l’alliance entre engagement associatif et entrepreneuriat vert. Présidente et Coordonnatrice de l’association Action for Sustainable Development (ASD), elle pilote des initiatives en agroécologie, conservation de la biodiversité et autonomisation des femmes et des jeunes. Parallèlement, à travers NG Eco Prod Company, elle valorise le savoir-faire local et transforme les produits agricoles pour renforcer des chaînes de valeur durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la FAO, environ 37 % de la production agricole en Afrique est perdue après la récolte, ce qui représente une perte économique estimée à 48 milliards de dollars US par an. Ces pertes massives fragilisent la sécurité alimentaire et accentuent la vulnérabilité des ménages. Dans ce contexte, l’approche de <strong>Geneviève Ndjiki</strong> prend tout son sens. Elle promeut la déshydratation alimentaire à basse température (inférieure à 60 °C), une technique de conservation qui préserve les valeurs nutritives des condiments comme le céleri ou le persil. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2797" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux cuissons à haute température qui détruisent les substances actives, cette méthode permet de garder intactes les propriétés des aliments. Elle recommande de les utiliser en fin de cuisson ou en infusion, afin de bénéficier pleinement de leurs vertus nutritives et thérapeutiques. Au-delà de l’aspect nutritionnel, cette technique appelée déshydratation douce ou séchage à basse température, constitue une solution innovante face aux pertes post-récoltes. Dans les zones rurales dépourvues d’électricité, où près de 60 % des produits agricoles sont gaspillés, elle offre une alternative durable : les produits déshydratés peuvent se conserver jusqu’à trois ans, stabilisant l’offre sur un marché souvent marqué par des fluctuations et des pénuries.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-2792" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-1024x682.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Geneviève Ndjiki</strong> présentant les résultats atteints par l&rsquo;un de ses projets, en la présence de <strong>Mme Caroline St-Hilaire</strong> Administratrice de l&rsquo;OIF.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rencontrée lors de la tenue d’une conférence à Yaoundé, elle explique l’importance de la déshydratation des condiments comme le céleri, le persil, le piment, la tomate. <em>« Nos produits sont déshydratés à une température inférieure à 60 degrés, ce qui permet de conserver leurs substances nutritives sans les détruire »</em>, souligne-t-elle. Contrairement aux cuissons à haute température qui altèrent les valeurs nutritives, cette méthode préserve les propriétés des aliments. Elle conseille de les saupoudrer en fin de cuisson ou de les utiliser en infusion : <em>« Cela permet d’épurer le corps et de bénéficier de toutes leurs propriétés. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la nutrition, Geneviève met en lumière les difficultés logistiques des agriculteurs. Dans les zones reculées, l’absence d’électricité entraîne des pertes post-récoltes considérables : près de 60 % des produits agricoles sont perdus, et les 40 % restants n’atteignent pas toujours le panier de la ménagère. La déshydratation offre une solution durable, avec des produits qui peuvent se conserver jusqu’à trois ans, sans coût supplémentaire pour les consommateurs. Dans un marché marqué par des fluctuations; abondance de tomates ou de piments frais suivie de pénuries; cette technique stabilise l’offre et sécurise l’alimentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, elle alerte sur l’usage excessif de produits chimiques en agriculture, qui dégradent les sols et exposent les populations à des risques sanitaires. Pour elle, la déshydratation est une alternative durable qui respecte la santé des sols et celle des consommateurs. Son action illustre une conviction forte : le développement durable ne peut être inclusif que si la santé et l&rsquo;innovation y trouvent leur place. Dans un contexte où les défis climatiques et alimentaires s’intensifient, <strong>Geneviève Ndjik</strong>i apparaît comme une figure inspirante, démontrant qu’entreprendre autrement est possible et nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ange ATALA</strong></em></p>
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		<title>AFWASA 2026 : La société civile camerounaise en marge du grand rendez-vous continental de l&#8217;eau</title>
		<link>https://tribuneverte.online/afwasa-2026-la-societe-civile-camerounaise-en-marge-du-grand-rendez-vous-continental-de-leau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 17:11:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 9 au 13 février 2026, Yaoundé a accueilli le 23e Congrès de l&#8217;Association Africaine de l&#8217;Eau (AFWASA), rassemblant près de 800 participants venus de 45 pays africains. Un événement&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 9 au 13 février 2026, Yaoundé a accueilli le 23e Congrès de l&rsquo;Association Africaine de l&rsquo;Eau (AFWASA), rassemblant près de 800 participants venus de 45 pays africains. Un événement d&rsquo;envergure pour le Cameroun, où seulement 64% de la population a accès à l&rsquo;eau potable selon les derniers chiffres de l&rsquo;Institut National de la Statistique (2024), soit 16 millions de personnes encore privées de ce service essentiel.</em> <em>Nous avons recueillis les avis d&rsquo;un délégué à ce congrès, en la personne de <strong>Blondel Silenou Demanou</strong>, en sa qualité de représentant du réseau ANEW</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Organisations de la Société Civile (OSC)  camerounaises ont peiné à faire entendre leur voix dans ce forum décisif pour l&rsquo;avenir hydrique du continent. Sur les quinze OSC nationales actives dans le secteur de l&rsquo;eau recensées par le Ministère de l&rsquo;Eau et de l&rsquo;Énergie, seules trois étaient présentes au congrès.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le défi financier : un obstacle majeur pour les OSC camerounaises</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les frais d&rsquo;inscription au congrès AFWASA, fixés à 750 000 FCFA pour les participants issus de la société civile, représentent un défi considérable. À titre de comparaison, selon une étude de 2024 du Centre d&rsquo;Études et de Recherches en Économie et Gestion (CEREG) de l&rsquo;Université de Yaoundé II, le budget annuel moyen d&rsquo;une OSC camerounaise active dans l&rsquo;eau et l&rsquo;assainissement s&rsquo;élève à 2,3 millions de FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous parlons d&rsquo;organisations dont le budget annuel total ne couvre parfois pas le coût d&rsquo;une seule accréditation »</em>, souligne <strong>Blondel Silenou Demanou</strong>, représentant du réseau ANEW ( African Network for Environment and Water) présent au congrès. <em>« Le résultat est mécanique : seules les OSC les mieux dotées,  souvent celles les plus proches des bailleurs institutionnels, peuvent se permettre d&rsquo;être là. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réalité est d&rsquo;autant plus préoccupante que le Cameroun compte environ 180 comités d&rsquo;usagers de points d&rsquo;eau dans les régions du Nord et de l&rsquo;Extrême-Nord, selon les données de la Camerounaise des Eaux. Ces structures communautaires, en première ligne de la gestion de l&rsquo;eau, étaient totalement absentes des débats de Yaoundé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;absence criarde des organisations de jeunes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat est encore plus sévère concernant la jeunesse camerounaise. Malgré la présence de 45 organisations de jeunes , actives dans la protection de  l&rsquo;environnement et plus précisément le secteur de l&rsquo;eau, tel que  recensées par le Conseil National de la Jeunesse du Cameroun, aucune n&rsquo;était formellement représentée à Yaoundé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette absence interroge dans un pays où 62% de la population a moins de 25 ans et où les jeunes sont particulièrement touchés par les problèmes d&rsquo;accès à l&rsquo;eau. Dans les quartiers précaires de Yaoundé comme Mokolo ou Madagascar, où vivent près de 400 000 jeunes selon l&rsquo;Institut National de la Statistique, l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable reste un défi quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Il n&rsquo;existait aucune disposition , ni bourse, ni espace programmatique, ni invitation ciblée,  pour favoriser leur participation »</em>, note Blondel Silenou. <em>« C&rsquo;est une génération entière qui est exclue des débats sur son propre avenir hydrique. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un format inadapté aux réalités locales</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du coût, c&rsquo;est la conception même de l&rsquo;événement qui pose problème. Sur les 48 sessions programmées, aucune n&rsquo;était spécifiquement dédiée aux retours d&rsquo;expérience de la société civile camerounaise ou africaine. Les témoignages des communautés bénéficiaires, pourtant au cœur des enjeux discutés, ont brillé par leur absence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lacune contraste avec les besoins exprimés sur le terrain. L&rsquo;ONG camerounaise Eau et Vie, active dans la région de l&rsquo;Ouest, gère par exemple 23 points d&rsquo;eau communautaires et accompagne 15 000 bénéficiaires directs. Son expérience de gestion participative aurait pu enrichir les débats, mais l&rsquo;organisation n&rsquo;a pu se permettre le déplacement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les forums continentaux comme l&rsquo;AFWASA sont pensés par et pour les professionnels du secteur »</em>, analyse Blondel Silenou. <em>« La société civile y est tolérée en marge, rarement intégrée en substance. Or, les décisions qui s&rsquo;y prennent touchent directement les millions de personnes que nous représentons. Cette contradiction n&rsquo;est plus tenable. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des enjeux cruciaux pour le Cameroun</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette exclusion de fait est d&rsquo;autant plus problématique que les enjeux discutés à l&rsquo;AFWASA concernent directement l&rsquo;avenir hydrique du Cameroun. Le pays fait face à des défis majeurs : seules 34% des écoles primaires disposent d&rsquo;un accès à l&rsquo;eau potable selon l&rsquo;UNICEF Cameroun (2024), et les pertes en eau dans les réseaux urbains atteignent 35% selon la Camerounaise des Eaux.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/telechargement-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="688" height="387" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/telechargement-1.png" alt="" class="wp-image-2967" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/telechargement-1.png 688w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/telechargement-1-300x169.png 300w" sizes="auto, (max-width: 688px) 100vw, 688px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l&rsquo;expertise terrain des OSC camerounaises représente une ressource précieuse. Le Réseau National des Associations Féminines pour la Gestion de l&rsquo;Eau (RENAFEM), qui regroupe 127 associations dans 8 régions, dispose par exemple d&rsquo;une connaissance fine des pratiques de gestion communautaire qui mériterait d&rsquo;être valorisée dans ces forums internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les propositions d&rsquo;ANEW pour une participation inclusive</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces constats, le réseau ANEW formule plusieurs recommandations concrètes. <em>« Nous ne demandons pas la charité »</em>, précise Blondel Silenou. <em>« Nous demandons que les espaces où se décide l&rsquo;avenir de l&rsquo;eau en Afrique reflètent la diversité de ceux qui en dépendent. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parmi les propositions : la création d&rsquo;un fonds de solidarité permettant la participation d&rsquo;au moins 50 représentants d&rsquo;OSC par congrès, l&rsquo;instauration d&rsquo;un programme spécifique pour les organisations de jeunesse, et la co-construction de panels dédiés aux innovations communautaires.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures pourraient s&rsquo;inspirer du modèle du Forum Mondial de l&rsquo;Eau, qui réserve 15% de ses sessions à la société civile et dispose d&rsquo;un fonds de soutien géré par le Conseil Mondial de l&rsquo;Eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vers une note de plaidoyer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">ANEW entend formaliser ces constats dans une note adressée au bureau de l&rsquo;AFWASA et à ses partenaires institutionnels, en amont du prochain congrès biennal prévu en 2028. L&rsquo;organisation souhaite associer à cette démarche les réseaux d&rsquo;OSC des autres pays africains confrontés aux mêmes difficultés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Blondel Silenou, l&rsquo;enjeu dépasse la seule question de la représentativité : <em>« La question n&rsquo;est plus de savoir si la société civile a sa place dans ces forums: elle l&rsquo;a, de droit et de fait. La question est de savoir si les organisateurs sont prêts à en tirer les conséquences concrètes. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un défi d&rsquo;autant plus urgent que le Cameroun ambitionne d&rsquo;atteindre l&rsquo;accès universel à l&rsquo;eau potable d&rsquo;ici 2030, objectif qui nécessitera une mobilisation de tous les acteurs, y compris ceux qui œuvrent quotidiennement au plus près des communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le prochain congrès AFWASA, dont la ville d&rsquo;accueil sera annoncée en juin 2026, constituera un test pour mesurer la volonté réelle du secteur de s&rsquo;ouvrir aux voix de ceux qui vivent les défis de l&rsquo;eau au quotidien.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réseau African Network for Environment and Water (ANEW) regroupe 47 organisations de la société civile dans 18 pays africains. Créé en 2019, il milite pour une gestion participative des ressources hydriques et une meilleure inclusion des communautés dans les politiques publiques de l&rsquo;eau. Au Cameroun, ANEW collabore avec 8 organisations partenaires réparties dans 5 régions du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ange Atala</strong></em></p>
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		<title>Ebodjé : les fumeuses de poisson s&#8217;organisent pour un marché collectif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 09:05:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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					<description><![CDATA[À Ebodjé, obtenir du poisson fumé n’est pas une mince affaire. Les acheteurs doivent emprunter une route sinueuse qui traverse tout le village afin de collecter une certaine quantité de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>À Ebodjé, obtenir du poisson fumé n’est pas une mince affaire. Les acheteurs doivent emprunter une route sinueuse qui traverse tout le village afin de collecter une certaine quantité de poisson. Pour limiter cette démarche longue et fastidieuse, les femmes présentes à l&rsquo;atelier du 13 février 2026,  organisé par Biodiversity Conservation for Life (BCL), ont suggéré d&rsquo;aménager un espace à l’entrée du village, destiné au marché du poisson. Ceci ayant pour but de faciliter l’accès à de nombreux acheteurs qui circulent sur la route principale menant vers Campo, chef-lieu de l’arrondissement.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La rencontre en question a donné lieu à une proposition concrète: un Code de bonnes pratiques communautaires de pêche artisanale et fumage de poissons, adopté par les communautés riveraines du parc national de Mayangue Na Elombo Campo, conçu avec l’appui de plusieurs partenaires (BCL, IRAD, Service de Conservation du Parc Marin, et Global Greengrants Fund).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;idée de construction de 2 fumoirs communautaires ayant été bien accueillie par les participants à cette réunion , les échanges ont dévoilé plusieurs manquements , qui freinent le développement de la filière poisson fumé dans cette localité, qui pourtant a du potentiel économique. Selon la FAO, près de 35 % des stocks mondiaux de poissons sont surexploités. Au Cameroun, la pression est telle que certaines espèces locales ont chuté de 40 % en dix ans, menaçant la sécurité alimentaire des villages côtiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Inspiré du Code de conduite élaboré par la FAO, pour une pêche responsable, un code de bonne conduite a été conçu pour s&rsquo;adapter aux besoins des communautés d&rsquo;Ebodje et ses environs. Pour les pêcheurs locaux dont la source de revenu principale est la pêche artisanale, il leur a été recommandé entre autre de respecter leurs engagements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les communautés de pêcheurs artisanaux venus de plusieurs villages autour du Parc Marin, ont décidé de s’organiser pour assurer une gestion durable des ressources halieutiques, protéger les écosystèmes et garantir leurs droits. Pour y parvenir, elles ont adopté ce code de bonnes pratiques qui fixe des règles claires. Les pêcheurs s’engagent à utiliser des filets à mailles réglementaires, à respecter les zones de reproduction et les périodes de repos biologique, et à bannir le rejet de plastiques en mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce code ne se limite pas à la protection de l’environnement. Il vise aussi la qualité et la traçabilité des produits : garantir des poissons sains, respecter les normes d’hygiène et enregistrer les lieux et dates de capture pour lutter contre la fraude. Sur le plan social, il encourage la participation équitable de tous – femmes, jeunes, migrants – et valorise les savoirs traditionnels, tout en privilégiant la résolution pacifique des conflits. Enfin, il appelle l’État à jouer son rôle : faciliter l’accès aux marchés, renforcer la surveillance participative et encourager la transmission d’informations pour un suivi écologique efficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs ont tenu à rappeler à l&rsquo;assistance que la pêche artisanale fait vivre environ 200 000 personnes dans le pays. Pourtant, les pertes liées à la dégradation des ressources halieutiques représentent jusqu’à 10 % des revenus des ménages côtiers, ce qui représente un réel manque à gagner.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2786" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Botè Nicolas.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous voyons les poissons disparaître. Si nous ne changeons pas, nos enfants n’auront plus rien à manger »</em>, confie <strong>Botè Nicolas</strong>, pêcheur de Campo-beach-Ipono.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes, souvent responsables du fumage et de la vente, soutiennent l’initiative. <em>« Avec des produits en provenance d&rsquo;une Mer plus saine, nous pouvons vendre un poisson de meilleure qualité et gagner davantage, je suis même prête à céder une partie de mon terrain pour la construction d&rsquo;un fumoir communautaire »</em>, explique <strong>Léontine Betèbè</strong>, mareyeuse venue de Campo avec sa belle-sœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Pour aller plus loin, Biodiversity Conservation for Life (BCL) a suggéré aux fumeuses de poisson de créer un marché du poisson à Ebodjé, où les revendeurs viendraient se ravitailler. Ce marché pourrait être conçu comme un espace collectif, avec des jours fixes de vente, une tarification harmonisée et une organisation permettant aux femmes de mieux gérer leur emploi du temps commun. Au-delà des pratiques locales, ce code veut instaurer une cogestion participative avec l’État et les ONG. Car sans surveillance, les filets illégaux et la pêche en zones de reproduction continuent de fragiliser l’écosystème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est donc à l&rsquo;unanimité  que les participants à cet atelier, constitué pour la plupart des pêcheurs et fumeuses de poisson, ont adopté ce code de bonnes pratiques. Un pas modeste, mais crucial : préserver la biodiversité marine et garantir des revenus durables aux communautés. Dans ce village du sud Cameroun, la survie des familles dépend désormais de l’application stricte de ce code et de la mise en place d’un marché structuré, pensé par et pour les femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Conservation marine et côtière: les fumeuses de poisson entre subsistance et écologie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 08:11:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[ » Lorsque j&#8217;achète le poisson de 100 mille francs cfa, j&#8217;ai un bénéfice de 50 mille francs cfa par mois, mais ce revenu est très instable, il varie selon les&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em> » Lorsque j&rsquo;achète le poisson de 100 mille francs cfa, j&rsquo;ai un bénéfice de 50 mille francs cfa par mois, mais ce revenu est très instable, il varie selon les saisons, la disponibilité de l' »Essambi » (espèce de bois propre à la localité) , et les moyens de transport pour commercialiser le produit final ». En s&rsquo;exprimant ainsi, <strong>Mme Hortence Moliko</strong>, Présidente de l&rsquo;association des femmes dynamiques d&rsquo;Ebodje, dénonce un drame silencieux que plusieurs vivent . Celles qui exercent dans l&rsquo;activité de fumage de poisson, ne font pas seulement face à la pénurie de poisson, il faut également mentionner l&rsquo;accès au bois de chauffe, mais surtout à son principal outil de travail: le fumoir.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Lors de l’atelier du 13 février 2026 tenu à Ebodjé, le <strong>Dr Jules Romain Ngueguim</strong> , Sécrétaire Exécutif de BCL ( Biodiversity Conservation for Life) a présenté une étude qui révèle la force et la fragilité de la pêche artisanale. Dans ce village écotouristique, les femmes fumeuses de poisson incarnent une économie invisible mais vitale, où chaque poisson fumé est une bataille pour la survie, sans occulter les efforts de durabilité.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ndolè » ( voir image de titre) , « Folon « , « Eru »,  » Riz sauté », « Keleng-Keleng », « Kati-Kati », « Banane malaxée »&#8230; voila autant de mets traditionnels camerounais dont le poisson fumé est bien plus qu’un ingrédient : c’est une mémoire culinaire. Dans les villages côtiers comme celui d&rsquo;Ebodjé, il est le fruit du travail des femmes fumeuses, gardiennes d’un savoir-faire ancestral. Chacun de ces plats raconte une histoire de terroir, de mer et de fumée qui se répand à travers les 10 régions du Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;ailleurs le poisson fumé est devenu la marque de fabrique du village Ebodje, qui a pourtant plusieurs autres attraits touristiques. Il est de notoriété publique que : <em> » le poisson fumé en provenance d&rsquo;Ebodje ne se casse pas, et il a une saveur particulière que celui des autres localités n&rsquo;a pas »</em>,  dixit  <strong>M. Patrick Mamballa</strong>, Conservateur du Parc Marin Manyangue Na Elombo Campo. En voulant connaitre ce qui contribue à cette originalité, nous avons compris que c&rsquo;est à perte que ces femmes continuent d&rsquo;exercer dans cette activité où leur bénéfice est réduit à moins de 50% des efforts fournis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fumoirs traditionnels dégagent une grande quantité de fumée et de particules fines. Les femmes, qui passent des heures à surveiller le fumage, inhalent ces substances, ce qui peut provoquer des maladies respiratoires chroniques, des irritations oculaires et des douleurs thoraciques. De plus, le travail autour des fumoirs traditionnels implique de rester longtemps debout ou courbée, ce qui entraîne des douleurs dorsales et articulaires. Sans oublier de mentionner que la plupart ont des installations à l&rsquo;intérieur de leurs cuisines habituelles, où il n’y a pas de dispositifs de ventilation ni d’équipements de protection individuelle, ce qui accentue les risques sanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A cela s&rsquo;ajoute le problème de conservation optimale; une partie du poisson brûle ou se détériore, entraînant des pertes considérables. Le poisson fumé peut être trop sec ou insuffisamment fumé, ce qui réduit sa valeur marchande et limite l’accès à des marchés plus exigeants. Les fumoirs traditionnels nécessitent une grande quantité de bois de feu, ce qui contribue à la déforestation et à la dégradation des mangroves. La coupe excessive de bois pour le fumage accentue la fragilité des zones côtières, déjà menacées par la surpêche et l’érosion.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="771" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-771x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2764" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-771x1024.jpg 771w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-226x300.jpg 226w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-768x1020.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-1157x1536.jpg 1157w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-1542x2048.jpg 1542w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-scaled.jpg 1928w" sizes="auto, (max-width: 771px) 100vw, 771px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dr. Jules Romain Ngueguim</strong> lors de son exposé portant sur la promotion des fours écologiques pour réduire les pertes post- capture et assurer la gestion durable de la pêche communautaire à Ebodje.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données du MINEPIA ( Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales)  et de la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations, en français Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la pêche artisanale représente environ 70 % de la production nationale, soit plus de 200 000 tonnes par an. La filière crevettière artisanale seule génère près de 30 milliards FCFA/an . On estime à 25 000 pêcheurs répartis dans 300 campements le long de la côte, mobilisant des milliers de familles dans des activités connexes (fumage, transport, commercialisation). Les enquêtes menées à Limbe et Kribi montrent que les femmes fumeuses de poisson tirent en moyenne 50 000 à 80 000 FCFA par mois, selon la saison et la disponibilité des captures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Ebodjé, les campements côtiers vivent de cette activité, mais restent fragilisés par la déforestation, l’insécurité et la faible valorisation des produits. Les femmes transforment près de 60 % des captures artisanales en produits fumés destinés aux marchés locaux et régionaux. Mais les pertes post-capture atteignent 20 à 38 %, réduisant leurs revenus et accentuant la pression sur les ressources halieutiques. Le projet de construction de fumoir écologique dans la localité, porté par BCL propose une alternative durable :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Augmentation des revenus</strong> : les femmes pourraient gagner 20 à 30 % de plus, soit 12 000 à 24 000 FCFA supplémentaires par mois.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Réduction des pertes</strong> : les fours écologiques permettent de diminuer de moitié les pertes post-capture.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Préservation des mangroves</strong> : la consommation de bois de chauffe est réduite, protégeant un écosystème vital.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La pêche artisanale d’Ebodjé illustre une économie de subsistance qui génère des bénéfices chiffrés que l&rsquo;on gagnerait à améliorer, pour le bon équilibre vital des communautés, mais la durabilité est menacée. Le <strong>Dr Ngueguim</strong> insiste :  » <em>Améliorer la manière dont les femmes fument le poisson, c’est améliorer la manière dont nous protégeons nos mers et nos communautés « </em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les initiatives communautaires, bien que modestes, démontrent qu’une gestion durable peut créer des revenus stables et préserver la biodiversité. Le défi est d’intégrer ces projets dans une stratégie nationale de gouvernance environnementale, afin que les bénéfices industriels ne compromettent pas les ressources halieutiques et forestières. Avec une gouvernance inclusive, les projets communautaires comme celui de la construction de fumoirs écologiques communautaires à Ebodjé, peuvent devenir des modèles de durabilité, contribuant à la fois à la conservation et à l’économie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BCL lance un projet de fumoir communautaire à Ebodje</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bcl-lance-un-projet-de-fumoir-communautaire-a-ebodje/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:45:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 13 février 2026, dans les locaux des services de la conservation du Parc National Marin, Manyangue Na Elombo Campo, à Ebodje, un atelier organisé par Biodiversity Conservation for Life&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le 13 février 2026, dans les locaux des services de la conservation du Parc National Marin, Manyangue Na Elombo Campo,  à <strong>Ebodje</strong>, un atelier organisé par Biodiversity Conservation for Life (BCL) a réuni chercheurs, institutions et communautés locales autour des enjeux de la réduction des pertes post-capture. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ceci est rendu possible grâce à une subvention octroyée par Global Green Grants Fund, dans le cadre du projet : « Amélioration des revenus des fumeuses de poissons par la promotion de fours écologiques, pour réduire les pertes post-capture et assurer la gestion durable de la pêche communautaire au Parc Marin Manyange na Elombo-Campo (Cameroun) » porté par BCL. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les débats ont été ouverts par <strong>M. Lemone Kagombe</strong>, chef d’antenne de l’IRAD d’Ebodje, donnant le ton à une rencontre où science et gouvernance se sont croisées. La pêche artisanale camerounaise représente près de 90 % des emplois du secteur halieutique et constitue la principale source de subsistance pour les communautés côtières. Mais elle reste confrontée à des défis majeurs : pertes post-capture, modernisation, hygiène, transparence et inclusion sociale. La nouvelle loi adoptée en décembre 2024 consacre le droit d’accès prioritaire des communautés locales, interdit les chalutiers industriels dans la zone des 3 milles nautiques<strong>, </strong>et impose l’immatriculation des embarcations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs rapports font état de pertes post-capture estimées à 40%, ce qui n&rsquo;est pas pour encourager les efforts de conservation menées par les pécheurs ou encore les fumeuses de poisson. En effet, une enquête cadre sur la pêche artisanale maritime crevettière au Cameroun, publiée en 2025 par la FAO et des chercheurs camerounais (Djienouassi, Mimbang, Meke Soung, Blanc &amp; Necdem); met en évidence les pertes importantes liées au manque d’infrastructures de conservation et de transformation .</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2743" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>M. Sambou Mamballa Patrick</strong>, exposant sur la nécessité d&rsquo;observer les aspects éthiques, sanitaires et légaux qui régissent la pêche durable et le fumage de poisson au Cameroun.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des enquêtes journalistiques et données compilées par DataCameroon (2022), estiment également que plus de 40 % des captures sont rejetées en Mer faute de valeur marchande ou de moyens de conservation, aggravant le déficit de production nationale. Pourtant <strong>M. Sambou Mamballa Patrick</strong>, en sa qualité de Conservateur du Parc National Marin Manyange na Elombo‑Campo, a salué la volonté des femmes d’Ebodje, dans leurs efforts d&rsquo;intégrité pour préserver des techniques de fumage ancestrales respectueuses de la santé. Contrairement à d’autres localités où l’on recourt à des vêtements usagés ou à des déchets plastiques pour fumer le poisson – pratiques qui produisent un produit fragile et dangereux pour les consommateurs – les femmes d’Ebodje maintiennent des méthodes traditionnelles plus sûres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est fort de ce constat que <strong>Pr. Rodrigue Ebondji</strong>, Coordonnateur des programmes à BCL, a rappelé que: <em>« ce projet a pour principales bénéficiaires les femmes de cette zone côtière, pour qui le fumage du poisson est la source principale de revenus essentielles »</em>. Dans un village privé d’électricité, la conservation du poisson passe nécessairement par le fumage, ce qui rend leur savoir‑faire vital pour la sécurité alimentaire et la survie économique.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" data-id="2744" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2744" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Mme Olga Ango,</strong> exprimant sa préoccupation sur la manière dont sera organisé le travail au sein de la communauté, pour éviter l&rsquo;individualisme</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>M. Bothé Nicolas</strong>, président de l’association des pêcheurs de Campo Beach, estime que; <em> » le projet de construction d’un fumoir communautaire réduira les pertes post‑capture et les tensions dans les ménages »</em>. Il souhaite que cette initiative s’élargisse à tous les villages de la côte, autour du parc marin.  La présidente de l&rsquo;association des femmes fumeuses d&rsquo;Ebodje, <strong>Mme Akono Olga</strong>, a relevé que: <em>les femmes ont pris l’habitude de travailler individuellement dans leurs cuisines, ce qui accroît leur peine, surtout lorsqu’il manque du bois de chauffe. Pour elle, le travail collectif dans un fumoir communautaire renforcerait la solidarité et les liens sociaux.</em>« </p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le <strong>Dr Jules Romain Ngueguim</strong>, Secrétaire Exécutif de BCL, a rappelé que ce projet s’inscrit dans une logique scientifique solide, il a déclaré: <em>« introduit au Cameroun après le Sénégal, le modèle de fumoir que nous souhaitons construire à Ebodje, apparaît comme une solution technique majeur. Non seulement cette innovation a pour vocation de réduire drastiquement la contamination par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), cancérigènes selon l’OMS, mais en plus, sa méthode de fumage respectueuse de l&rsquo;environnement ouvre la voie à des certifications, pour l’exportation vers des marchés exigeants comme l’Europe ».</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2747" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em><strong>Dr. Jules Romain Ngueguim </strong>sur les enjeux socio-économiques du fumage de poisson, en vue d&rsquo;une pêche artisanale durable</em>.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Ingénieur forestier, docteur en écologie forestière du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, et titulaire d’un diplôme spécialisé en gestion des risques naturels de la Fondation Universitaire Luxembourgeoise en Belgique, il est également chercheur senior à l’IRAD, spécialisé en écologie de la conservation et gestion durable des ressources forestières, avec plus de 20 ans d’expérience dans le bassin du Congo<strong>.</strong> Son expertise confère au projet une crédibilité scientifique et une vision stratégique pour transformer la pêche artisanale en véritable moteur de l’économie bleue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RDUE : le CED et FERN s&#8217;associent pour soutenir la voix des petits producteurs de cacao face au défi de la durabilité</title>
		<link>https://tribuneverte.online/rdue-le-ced-et-fern-sassocient-pour-soutenir-la-voix-des-petits-producteurs-de-cacao-face-au-defi-de-la-durabilite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 05:21:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
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		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
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		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) , en collaboration avec FERN, une organisation européenne spécialisée dans la gouvernance forestière et les droits humains, ont accompagné les communautés rurales&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le Centre pour l’Environnement et le Développement<strong> (CED)</strong> , en collaboration avec <strong>FERN</strong>, une organisation européenne spécialisée dans la gouvernance forestière et les droits humains, ont accompagné les communautés rurales et autochtones du Cameroun dans le processus de conformité au <strong>RDUE</strong>. À l’heure où le Règlement Européen zéro déforestation (RDUE<strong>)</strong> impose de nouvelles exigences de traçabilité et de conformité, le CED s’attache à rendre visibles les réalités vécues par les petits producteurs de cacao, souvent marginalisés dans les débats internationaux.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier stratégique du 28 janvier 2026 à Yaoundé, s’est ouvert sur des paroles fortes. <strong>Woulo Ferdinand</strong> ( voir image de titre, au centre) est un producteur de Cacao à Mintom, cette figure emblématique de la communauté Baka a rappelé la dureté de son quotidien :<br><em>« Nous ne mangeons pas le cacao, même si on achète le kilo à 500 francs, nous allons vendre. Je suis heureux d’être parmi ceux qui peuvent nous aider à avoir un meilleur rendement pour notre dur travail. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses côtés, <strong>Mme Eboutou Marie</strong>, également issue de la communauté Baka, a dénoncé les pratiques abusives des acheteurs qui ne respectent pas les prix fixés par la réglementation et recourent au chantage. Elle a insisté sur la nécessité de comprendre les décisions prises à l’échelle nationale et internationale, car elles affectent directement les producteurs sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces témoignages incarnent les chiffres présentés par le CED : en 2025, le Cameroun a déclaré 311 728 tonnes de cacao, dont 202 423 tonnes exportées. Mais derrière cette performance économique, les producteurs restent exposés à une volatilité des prix allant de 6 300 F CFA/kg à un effondrement à 2 300 F CFA/kg, fragilisant leurs revenus et leur sécurité alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Règlement Européen sur les produits exempts de Déforestation (EU Deforestation Regulation en anglais) est un texte adopté par l’Union Européenne, qui impose aux entreprises qui exportent vers le marché européen de démontrer que leurs produits (cacao, café, soja, bois, huile de palme, etc.) n’ont pas contribué à la déforestation ou à la dégradation des forêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le RDUE : entre ambition et risque d’exclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le RDUE exige la géolocalisation des parcelles et la preuve de légalité des exploitations. Or, les petits producteurs peinent à s’approprier ces outils. Les femmes, déjà marginalisées dans l’accès aux titres fonciers (seules 13 % détiennent un titre contre 27 % des hommes), risquent d’être encore davantage exclues. Les peuples autochtones, comme les Baka, subissent des expropriations déguisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CED, en partenariat avec FERN, alerte sur ces risques : la conformité ne doit pas devenir un instrument d’exclusion sociale. Ensemble, les deux organisations produisent des rapports, comme celui sur le genre et le cacao, il a été présenté aux participant. Dans son exposé, <strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong>, Sécrétaire Exécutif du CED, a mis en lumière l’invisibilité des femmes qui transparait dans le rapport de cette étude,  appelant à une réforme foncière inclusive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Traditionnellement associées aux cultures vivrières, les femmes deviennent désormais actrices majeures dans la cacaoculture. Elles assurent l’entretien des plantations, la récolte, l’écabossage et la transformation artisanale. Sans leur contribution, le Cameroun passé de 3ᵉ producteur africain et 4ᵉ exportateur mondial , n’aurait pas atteint ses records actuels de production.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2733" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Indra Van Gisbergen</strong> , responsable de la campagne forêt et consommation à FERN, lors de sa présentation: « les  grands développements du secteur cacao dans l&rsquo;UE en 2025 et les perspectives 2026 ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le nombre d’exportateurs dans le pays est passé de 30 en 2024 à 45 en 2025, traduisant une dynamique de croissance et une diversification des acteurs. Les achats déclarés ont atteint 311 728 tonnes, dont 202 423 tonnes destinées à l’exportation, confirmant la place stratégique du Cameroun sur le marché international. Par ailleurs,  la structure des prix reste fortement fluctuante, avec un pic record de 6 000–6 300 F CFA/kg suivi d’un effondrement à 2 300 F CFA/kg, mettant en difficulté les petits producteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Commerce transfrontalier et durabilité régionale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de cette rencontre, les échanges avec les acteurs congolais ont montré que la traçabilité ne peut être dissociée d’un système fiscal et douanier robuste.  Venu tout spécialement du Congo, <strong>Maixent Agnimbat,  </strong>juriste spécialisé dans la gouvernance des ressources naturelles, en sa qualité d&rsquo;Administrateur Général du Forum pour la Gouvernance et les Droits de l’Homme (FGDH); a mis un accent sur la nécessité d&rsquo;un dialogue transfrontalier. Il a tenu à rappeler que la durabilité du cacao en Afrique Centrale exige une coopération régionale, notamment pour lutter contre les flux illégaux et promouvoir une gouvernance partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;on a appris que les flux transfrontaliers opaques entre le Congo et le Cameroun nourrissent un commerce illégal. Des études ont démontré que 42 % du cacao congolais non déclaré,  transite par le Cameroun, tandis que 41 % est exporté vers l’Italie et donc vers l’UE, entraînant une perte fiscale estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme outil favorable à l&rsquo;instauration d&rsquo;un climat de durabilité régionale, Voice Cocoa Network, une plateforme de la société civile qui agit comme catalyseur et vigie pour un secteur cacao durable. Sa mission est de promouvoir un système où les producteurs gagnent un revenu décent, travaillent dans des conditions dignes, et où les droits humains sont respectés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le Ghana, <strong>Susan Hermina Yemidih</strong> ,l&rsquo;experte en chaînes d’approvisionnement durables, égalité de genre et inclusion sociale pour Voice Cocoa Network, a précisé que l’intérêt principal d&rsquo;établir cette collaboration réside dans la possibilité d’avoir une voix commune pour mener un plaidoyer à l&rsquo;international. L’adhésion permettrait aux organisations locales de renforcer leur influence dans les débats internationaux sur la durabilité du cacao, en s’appuyant sur une coalition mondiale déjà reconnue par les décideurs politiques et les acteurs du secteur privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enjeux locaux (droits fonciers, inclusion des femmes, protection des peuples autochtones) sont reliés aux débats globaux sur la traçabilité et la gouvernance forestière. Les rapports des études conjointes menées par le CED et FERN, nourrissent les discussions sur la durabilité et la justice sociale dans la filière cacao. Cette association rappelle que la durabilité ne peut se limiter à des chiffres ou à des normes techniques internationales. Elle doit se mesurer à la dignité retrouvée des petits producteurs, particulièrement celle des femmes et des peuples autochtones. Des messages clés ont été formulés à la fin de cette rencontre, en vue d&rsquo;être présentées lors d&rsquo;un dialogue politique de haut vol, aux lendemains de cette rencontre, ils seront partagés dans un prochain article.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



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