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	<title>Human rights Archives - Tribune Verte</title>
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	<title>Human rights Archives - Tribune Verte</title>
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	<item>
		<title>Mobilité pastorale et contamination au Mercure dans le corridor de transhumance : Cameroun–RCA–Tchad</title>
		<link>https://tribuneverte.online/mobilite-pastorale-et-contamination-au-mercure-dans-le-corridor-de-transhumance-cameroun-rca-tchad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 19:41:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
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					<description><![CDATA[©2026 &#124; Giovanny Engamba &#124; Centre pour l’Environnement et le Développement
(CED)]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Tout est parti d&rsquo;une enquête sur l’or à Zamboï, en effet, l’édition n°241 du 30 mai 2026, du journal The Continent révèle que le Cameroun est divisé par un trafic d’or clandestin, avec plus de 15 tonnes exportées en 2023 malgré de faibles statistiques officielles. Ce numéro a mis en lumière les flux financiers illicites liés à l’exploitation minière. Les disparités dans les données officielles, les drames sociaux comme l’abandon scolaire des enfants happés par les sites miniers, et l’absence de bonne conduite dans l’utilisation du mercure. Ce travail a été approfondi par la rédaction de Data Cameroon avec l’article : <a href="https://datacameroon.com/trafic-plus-de-57-000-kg-dor-frauduleusement-disparus-du-cameroun-en-11-ans/">« Trafic : plus de 57 000 kg d’or frauduleusement disparus du Cameroun en 11 ans »</a>.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Ces enquêtes ont montré que le problème ne se limite pas qu&rsquo;au désastre écologique, ni au non respect des Droits des mineurs ou des riverains actifs sur les sites contaminés. Sur le terrain, nous avons observé que les troupeaux de transhumance, en quête d’eau et de pâturages, s’abreuvent dans ces points d’eau saturés de mercure et de cyanure. Ils poursuivent ensuite leur route dans le corridor de transhumance  de trois pays ( Cameroun, Tchad, Centrafrique) , traversant Betaré‑Oya et Garoua‑Boulaï, avant d’être regroupés dans les marchés à bétail de Ngaoundéré. De là, la viande est acheminée vers Yaoundé, et d&rsquo;autres grandes villes du pays, où elle est abattue et distribuée dans les marchés populaires et les restaurants.</em> <em>Cette viande contaminée est également exportée dans les bagages des voyageurs en partance pour la diaspora, c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;une situation locale devient un gros risque sanitaire pour le reste du monde.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui ne s’est jamais laissé émoustiller les papilles gustatives par le parfum envoûtant du soya grillé dans les carrefours de Yaoundé&nbsp;? les brochettes de viande fumantes partagées entre amis, ou encore les plats raffinés servis dans les grands restaurants, ou dans les ménages&nbsp;? Derrière ces moments de convivialité se cache une réalité inquiétante : la viande que nous dégustons provient en grande partie du corridor de transhumance de l’Est Cameroun, un itinéraire où les troupeaux traversent des zones minières saturées de mercure et de cyanure. Ce qui semble être un simple plaisir culinaire devient, à notre insu, un vecteur de contamination qui dépasse largement les éleveurs et les riverains des sites miniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilité pastorale pourtant présentée comme une solution durable face aux crises environnementales et climatiques, permet aux éleveurs de s’adapter aux variations saisonnières et de préserver la biodiversité. Cependant, dans le corridor Cameroun–RCA–Tchad, cette mobilité se déroule désormais dans un environnement minier saturé de mercure et de cyanure, transformant une pratique ancestrale en vecteur de contamination sanitaire et écologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="474" height="326" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th.webp" alt="" class="wp-image-3094" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th.webp 474w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th-300x206.webp 300w" sizes="(max-width: 474px) 100vw, 474px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Source: <a href="https://www.gavroche-rca.com">https://www.gavroche-rca.com</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet article, nous allons partager les résultats de plusieurs rapports d’études menées par le CED dans la zone, ainsi que les constatations des médecins, cliniciens et vétérinaires, &nbsp;à la suite des prélèvements effectués dans les eaux de surface&nbsp;; ensuite essayer d’établir les responsabilités des administrations de tutelle, des bergers et des artisans miniers. Tout en mettant en évidence les impacts sanitaires et environnementaux, avant de formuler des recommandations pour encadrer cette mobilité et protéger les communautés ainsi que les consommateurs urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’eau et l’or&nbsp;: des ressources naturelles dont l’exploitation interroge</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’exploitation aurifère artisanale et semi-mécanisée dans l’Est Cameroun, notamment à Batouri et Betaré-Oya, constitue une source de revenus vitale pour les populations locales. Les données du Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) à la suite d’une étude réalisée en 2019 montrent que <strong>94,3 % des femmes de Batouri travaillent dans la mine</strong>, ce qui illustre la dépendance économique des communautés à cette activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières analyses réalisées par <strong>Mambou et al. (2021)</strong> à Batouri et par <strong>Rakotondrabe et al. (2018)</strong> à Betaré-Oya ont montré que les paramètres physicochimiques des eaux (pH, conductivité, TDS, ions majeurs) sont fortement dénaturés. Les concentrations en fer, manganèse, plomb et cadmium dépassent largement les normes de l’OMS. La rivière Kadey, qui se jette dans la Sangha puis dans le Congo, illustre l’ampleur transfrontalière de cette contamination fluviale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001.jpg"><img decoding="async" width="1020" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001.jpg" alt="" class="wp-image-3097" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001.jpg 1020w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001-768x578.jpg 768w" sizes="(max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Jeune fille de 18 ans sur le site minier de Zamboï, manipulant le mercure pour extraire de l&rsquo;or. ( ©Ange Atala/ lors d&rsquo;une mission avec le CED).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, selon le <strong>Code minier de 2016 (article 4),</strong> l’usage de produits chimiques est strictement proscrit. Dans la pratique, le traitement des gisements alluvionnaires nécessite l’utilisation de produits comme le mercure pour séparer les impuretés, ce qui entraîne une pollution directe des eaux. L&rsquo;eau étant la principale ressource utilisée pour l&rsquo;extraction des minerais, dans les mines artisanales, elle intervient dans toutes les étapes du processus. Dans les mines d’or en Afrique, l’eau est utilisée à toutes les étapes : elle sert au concassage et au lavage du minerai, au transport des boues, à la séparation des minéraux par flottation, à la réduction de la poussière sur les sites, et au traitement des eaux usées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces usages intensifs en font une ressource stratégique mais aussi une source majeure de pollution lorsqu’elle est chargée de produits chimiques comme le mercure ou le cyanure. Dans la pratique, le traitement des gisements alluvionnaires nécessite l’utilisation du mercure pour libérer les impuretés (Noedje et Massoh, 2018). Cette contradiction entre la loi et les pratiques expose directement les ressources hydriques. Selon le <strong>Dr Cyrille Narké</strong> (chercheur au CED)&nbsp;: <em>« la faune est la première victime, mais la flore, notamment les territoires de culture de maïs, est également détruite. Flore qui constitue la source d&rsquo;alimentation des animaux en transhumance&nbsp;»</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La SODEPA&nbsp;: un acteur de terrain pour l’encadrement de la filière bovine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène de contamination a pris de l’ampleur, au point où des bergers Mbororo se sont plaints d’avoir perdu entre 50% et 75% de leur cheptel au courant des années. <strong>M. Musa Usman , </strong>vice président de l’Association Sociale, Culturelle et de Développement des Mbororo (MBOSCUDA) nous a rapporté : <em>« les bergers sont contraints de liquider les bêtes qui présentent des anomalies en cours de transhumance, à vil prix (70 000Fcfa). Pourtant, à Yaoundé, un bœuf sur pied se vend généralement entre 300 000 et 600 000 FCFA, avec des hausses pouvant atteindre 800 000 FCFA et plus lors des grandes fêtes comme la Tabaski».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme V.N</strong> est Médecin vétérinaire, elle confirme les risques encourus par les animaux&nbsp;: <em>« chez le bétail, la bioaccumulation du mercure entraîne une diminution de la production laitière, les femelles incapables de nourrir convenablement leurs petits, l’on constate des troubles de croissance chez ces derniers, et une baisse de la fertilité chez les mâles, fragilisant directement la reproduction dans la  filière bovine ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La SODEPA (Société de Développement et d’Exploitation des Productions Animales), créée en 1974, avait pour mission de moderniser et encadrer la filière bovine au Cameroun. Dans les années 1980, elle a connu une phase d’expansion avec la mise en place de grands ranchs à Ngaoundéré, Ndokayo et Dumbo, assurant la productivité bovine, la vaccination des troupeaux et la traçabilité de la viande destinée aux marchés urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette société s’est imposée comme un acteur pivot de la sécurité alimentaire nationale, en assurant la productivité des troupeaux, la vaccination et le contrôle vétérinaire, tout en structurant les circuits de commercialisation du bétail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rôles principaux de la SODEPA:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Encadrement des éleveurs</strong> : organisation des parcours de transhumance, suivi sanitaire des troupeaux, vaccination et contrôle vétérinaire.</li>



<li><strong>Gestion des ranchs</strong> : exploitation de grands ranchs d’élevage pour améliorer la productivité bovine.</li>



<li><strong>Traçabilité de la viande</strong> : contrôle des circuits de commercialisation, abattage dans des zones réglementées, certification sanitaire.</li>



<li><strong>Appui logistique</strong> : mise à disposition de parcs de vaccination, forages pastoraux, marchés à bétail et zones d’abattage.</li>



<li><strong>Sécurité alimentaire</strong> : garantir une viande de qualité pour les consommateurs urbains et réduire les risques de contamination.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dès les années 1990, la société a traversé une crise financière et institutionnelle, réduisant ses activités et laissant place à l’informel. Les tentatives de réorganisation dans les années 2000 n’ont pas suffi à restaurer son efficacité, et à partir de 2020, le déclin s’est accéléré avec la cessation progressive des activités dans certaines zones, notamment dans l’Est. Cet affaiblissement institutionnel a eu des conséquences directes : expansion incontrôlée de la transhumance, exposition accrue des troupeaux aux zones minières contaminées par le mercure et le cyanure, et mise sur le marché d’une viande sans réel contrôle sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun cadre de la SODEPA n’a souhaité répondre à nos questions, une visite de quelques abattoirs s’est imposée. Toutefois, un boucher qui a souhaité témoigner dans l’anonymat a révélé que les bêtes qui parviennent à leur niveau, sont d’abord regroupés et identifiés, puis soumis à un contrôle vétérinaire qui vérifie leur état sanitaire et leur conformité aux normes de sécurité alimentaire. Ensuite, ils passent par des parcs de repos et de vaccination, où l’on s’assure qu’ils ne présentent pas de maladies transmissibles. Ce n’est qu’après ces étapes de surveillance sanitaire et de certification que les animaux sont conduits vers la chaîne d’abattage, dans des conditions réglementées visant à réduire le stress et à préserver la qualité de la viande.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Mercure toujours susceptible d’être présent dans le bétail</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’il soit établi que le bétail est scruté sur les aspects biologiques, notre préoccupation demeure sur les risques de traces de Mercure et de cyanure, dans la viande. Interrogés au courant de cette enquête, les cadres du MINEPIA (Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales) nous révèlent : <em>«&nbsp;le MINEPIA n&rsquo;a pas encore mis en place un dispositif spécifique contre la contamination au Mercure dans la viande, mais il agit par des programmes de contrôle sanitaire des cheptels, de lutte contre les zoonoses et de surveillance épidémiologique&nbsp;».</em> Ces mesures visent à renforcer la traçabilité et la salubrité des produits d’origine animale, même si leur application reste limitée face à l’absence d’une technologie capable de déceler des traces de métaux lourds dans le bétail contrôlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est utile de préciser que le MINEPIA tente de répondre à ce phénomène par des programmes de contrôle sanitaire et de gouvernance en cours, mais ses actions restent limitées face à la contamination au Mercure. À travers le Programme 331, le ministère organise des campagnes de vaccination et de lutte contre les zoonoses, afin de protéger les cheptels et garantir une meilleure couverture sanitaire. Ces efforts incluent la surveillance épidémiologique et la formation des éleveurs aux bonnes pratiques, mais ils ne prennent pas encore en compte la pollution chimique issue des sites miniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du Programme 330, le MINEPIA cherche à développer les productions animales et à améliorer la qualité des produits carnés. Des partenariats internationaux ont été noués pour renforcer les capacités techniques et institutionnelles, notamment avec le Maroc et Israël. Cependant, la traçabilité de la viande reste fragile depuis le déclin de la SODEPA, et les marchés urbains ne bénéficient pas d’un contrôle systématique des résidus chimiques. La viande contaminée continue donc de circuler sans filtre sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cette lutte n&rsquo;est pas du seul ressort du MINEPIA;  la contamination au mercure exige une synergie intersectorielle avec le Ministère des Mines, des Industries et du Développement Technologique (MINMIDT)&nbsp;; celui de l’Environnement, du Développement Durable et de la Protection de la Nature (MINEPDED)&nbsp;; et celui de la Santé (MINSANTE). Sans cette coordination, les mesures actuelles du MINEPIA ne suffisent pas à protéger les populations urbaines de Yaoundé contre les risques invisibles liés à la viande contaminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mobilité humaine et pastorale : une solution à mettre à l’échelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On l’a donc compris, la viande issue du corridor de transhumance qui passe par l’Est Cameroun suit un itinéraire bien établi qui la conduit jusqu’aux marchés de Yaoundé. Les troupeaux traversent les zones minières de Betaré‑Oya et Garoua‑Boulaï, puis rejoignent les marchés à bétail et les abattoirs urbains. Ces circuits sont les principaux points de transit identifiés par l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), avec plus de 141 passages pastoraux recensés, dont 96 localités de transhumance et plusieurs marchés à bétail. Cette mobilité pastorale se déroule désormais sans contrôle sanitaire strict, exposant les animaux aux points d’eau contaminés.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768.jpg"><img decoding="async" width="297" height="421" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768.jpg" alt="" class="wp-image-3093" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768.jpg 297w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768-212x300.jpg 212w" sizes="(max-width: 297px) 100vw, 297px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Source: <a href="https://dtm.iom.int/reports/cameroun-%E2%80%94-tableau-de-bord-du-suivi-des-mouvements-de-transhumance-3-octobre-2020">https://dtm.iom.int/reports/cameroun-%E2%80%94-tableau-de-bord-du-suivi-des-mouvements-de-transhumance-3-octobre-2020</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène illustre une crise systémique: la contamination ne reste pas cantonnée aux zones rurales, mais se propage jusqu’aux assiettes des citadins de Yaoundé. Comme l’a montré le <strong>Dr. Marie Njoya</strong> dans ses travaux sur les conflits agropastoraux, la compétition pour l’accès aux ressources hydriques et foncières entraîne déjà des tensions locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr. Marie Mvu Njoya dans sa thèse sur les conflits agropastoraux :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les registres des tribunaux et des chefferies révèlent une recrudescence des plaintes liées à la contamination des points d’eau et à la destruction des cultures. »</em> Ces constats, appliqués au corridor, montrent que la contamination ne s’arrête pas aux zones rurales mais se propage jusqu’aux instances juridictionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le double enjeu stratégique de la mobilité pastorale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène prend une dimension géostratégique, sanitaire et économique : la viande contaminée devient un vecteur invisible d’insécurité alimentaire. Les initiatives telle que le lancement de l’Année Internationale des Parcours et des Pasteurs (IYRP 2026) et la campagne « Mobility Matters » à Garoua en juin 2026, ont mis en lumière l’importance stratégique du pastoralisme pour l’Afrique centrale et de l’Ouest. Mais derrière les discours sur la mobilité et la résilience des éleveurs transhumants, une menace silencieuse s’impose : la contamination des eaux par le mercure dans les corridors de transhumance reliant le Cameroun et deux pays transfrontaliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête récente, à la suite du prélèvement des eaux en juin 2026, réalisée par les chercheurs du Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) révèle que plus de 51,9 % des orpailleurs dans les sites de Gounte et Kambélé utilisent du mercure pour l’extraction de l’or. Près de 65 % ne prennent aucune précaution, et plus de 61 % ignorent les risques sanitaires. Ces pratiques entraînent une pollution directe des rivières et mares, qui servent de points d’abreuvement pour les troupeaux transhumants. Le corridor pastoral, censé être un espace vital pour la mobilité des éleveurs, devient ainsi un vecteur de contamination.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-3091" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-1024x1024.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-300x300.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-150x150.png 150w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-768x768.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8.png 1254w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Données de la mission du CED sur le terrain, en juin 2026.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mercure s’accumule dans les tissus des animaux – foie, reins, muscles – sans provoquer immédiatement de signes visibles. Les conséquences sont graves : baisse de fertilité, troubles neurologiques, retard de croissance et diminution de la production laitière. À long terme, la viande et le lait issus de ces troupeaux contaminés peuvent représenter un danger pour les consommateurs, fragilisant la sécurité alimentaire sous-régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les chiffres de l’étude du CED en juin 2026</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêtes menées auprès des orpailleurs dans les sites de <strong>Gounte</strong> et <strong>Kambélé</strong> montrent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Méthodes d’extraction</strong> : plus de <strong>90 %</strong> des orpailleurs utilisent la chaîne complète <em>concassage-écrasage-lavage-captage-chauffage</em>.</li>



<li><strong>Produits utilisés</strong> : le <strong>mercure est employé par 51,9 %</strong> des orpailleurs, contre 37 % qui déclarent n’utiliser aucun produit.</li>



<li><strong>Mode d’approvisionnement</strong> : 35,2 % achètent au marché, 13 % via des intermédiaires chinois, et 14,8 % directement sur place.</li>



<li><strong>Précautions</strong> : près de <strong>65 % ne prennent aucune mesure de protection</strong>, seuls 18,5 % portent un cache-nez.</li>



<li><strong>Connaissance des risques</strong> : 61,1 % des orpailleurs ignorent les dangers liés au mercure.</li>



<li><strong>Risques identifiés</strong> : 25,9 % reconnaissent l’exposition aux maladies, 13 % à la mort, mais la majorité (61,1 %) ne signale rien.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données confirment une méconnaissance généralisée des risques et une utilisation massive du mercure, malgré son interdiction par le Code minier du Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’avis du corps médical</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans </em>le cadre d’une étude menée sur l’intoxication au Mercure, par Dr. <strong>Lynda Bensefa-Colas</strong>, du <em>Groupe Hospitalier Cochin Saint-Vincent-de-Paul/Service de pathologie professionnelle, elle affirme&nbsp;:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Les deux organes cibles sont le système nerveux central et le rein. L’inhalation aiguë de vapeurs de mercure métallique ou inorganique est à l’origine d’atteintes pulmonaires, l’inhalation chronique d’encéphalopathies, de tubulopathies ou de glomérulonéphrites. Les graves intoxications alimentaires au méthylmercure (MeHg) qui ont touché des populations d’Irak et du Japon ont entraîné des épidémies d’encéphalopathies dans la population et des atteintes du développement chez les enfants exposés in utero. Le traitement chélateur est indiqué lors d’intoxication symptomatique d’exposition aiguë et permet parfois l’amélioration des manifestations liées à une exposition chronique. De nos jours, bien que les situations d’intoxication à forte dose soient rarement rencontrées, des efforts doivent être apportés afin de réduire les concentrations de mercure dans l’environnement et les risques sur la santé humaine à plus faible dose (amalgames dentaires en mercure, contamination de poissons par des dérivés organiques de mercure …)&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La contamination au mercure n&rsquo;est pas une maladie du sang primaire, mais qu&rsquo;elle peut provoquer une anémie, une destruction des globules rouges ou des troubles de la moelle osseuse.<strong>Dr. H M</strong>, hématologue clinicien en service à l’hôpital régional de Garoua, nous a précisé que&nbsp;: <em>«&nbsp;En cas de contamination, il est requis une analyse de sang total, et le patient serait orienté vers un centre antipoison.</em> <em>L’ingestion de dose assez importante de mercure peut entraîner au plan hématologique une toxicité directe sur les cellules hématopoïétiques plus spécifiquement sur la lignée rouge. Elle induit une anémie hémolytique (qui est une destruction précoce ou prématurée des globules rouges secondaires à un agent toxique). Qui se manifeste par les signes fonctionnels de l’anémie et de l’hémolyse (yeux jaune, urine coca cola). Les autres lignées cellulaires peuvent aussi être atteintes donnant des leucopénies et des thrombopenies .».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En d&rsquo;autres termes, les effets sur le sang sont&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Anémie : Baisse du taux d&rsquo;hémoglobine par atteinte de la fabrication des globules rouges.</li>



<li><span style="color: initial">Hémolyse : Destruction anormale des globules rouges dans les cas graves.</span></li>



<li>Leucopénie : Baisse possible des globules blancs altérant les défenses immunitaires.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Ghislaine Tchokouatou</strong>, présidente de l’association <em>Action des Femmes pour une Planète Bio</em>, <em>« le mercure pollue les rivières et les pâturages, s’accumule dans les tissus des animaux et entraîne des effets graves sur la santé et l’économie des éleveurs. La Convention de Minamata interdit son usage, mais sur le terrain, les pratiques persistent »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pastoralisme camerounais contribue à près de 40 % du PIB agricole, avec une production annuelle de plus de 300 000 tonnes de viande et 500 000 tonnes de lait. Mais cette richesse est menacée par la pollution au mercure. L’enjeu est désormais double : garantir la mobilité des pasteurs et protéger la qualité sanitaire des ressources. La campagne « Mobility Matters » et l’IYRP 2026 offrent une plateforme unique pour porter ce message à la COP Désertification et inscrire la lutte contre la contamination dans l’agenda international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Actions du projet PARTTAC (FAO – UE)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corridor de transhumance Cameroun–Tchad–Centrafrique est un axe vital pour la mobilité pastorale en Afrique centrale. Selon la FAO (2026), il soutient des milliers de pasteurs et contribue à la sécurité alimentaire régionale. Cependant, les activités minières artisanales, notamment dans les zones de Kambélé et Gounte, entraînent une pollution des eaux par le mercure, un métal lourd hautement toxique.<a href="https://www.fao.org/cameroun/actualites/detail/vers-une-gouvernance-concert%C3%A9e-et-durable-de-la-transhumance-transfrontali%C3%A8re-entre-le-cameroun--le-tchad-et-la-r%C3%A9publique-centrafricaine/fr">https://www.fao.org/cameroun/actualites/detail/vers-une-gouvernance-concert%C3%A9e-et-durable-de-la-transhumance-transfrontali%C3%A8re-entre-le-cameroun&#8211;le-tchad-et-la-r%C3%A9publique-centrafricaine/fr</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, Le rapport de la Banque Mondiale (2019<strong>)</strong> sur l’« utilisation du mercure dans le secteur de la mine artisanale et à petite échelle au Cameroun » révèle que les concentrations de mercure dans les zones minières dépassent largement les seuils de sécurité environnementale <a href="https://www.precasem.cm/wp-content/uploads/2021/01/Enquete-utilisation-Hg-exploitation-Au-artisanal-au-Cameroun-2019.pdf">https://www.precasem.cm/wp-content/uploads/2021/01/Enquete-utilisation-Hg-exploitation-Au-artisanal-au-Cameroun-2019.pdf</a>. Le Plan d’action national 2025‑2030 du Cameroun, élaboré sous la Convention de Minamata, vise à réduire de <strong>70 %</strong> l’usage du mercure dans l’extraction aurifère, mais sa mise en œuvre reste limitée <a href="https://faolex.fao.org/docs/pdf/cmr232549.pdf">https://faolex.fao.org/docs/pdf/cmr232549.pdf</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Projet d’appui à la régulation de la transhumance transfrontalière en Afrique centrale (PARTTAC) vise à sécuriser les couloirs pastoraux, harmoniser les réglementations entre les trois pays et réduire les conflits liés à la mobilité des troupeaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2026, un atelier interministériel à Douala a validé une stratégie commune pour encadrer la transhumance, incluant la sécurisation des parcours pastoraux, la mise en place d’un observatoire régional et l’utilisation d’outils technologiques (drones, patrouilles conjointes) pour surveiller les mouvements de cheptel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les documents disponibles montrent que PARTTAC s’est concentré sur la gouvernance, la sécurité et la régulation des flux pastoraux, sans aborder directement la question de la pollution au mercure dans les zones minières. Le PARTTAC a permis de renforcer la gouvernance et la coopération régionale sur la transhumance, mais il n’a pas encore intégré la problématique de la pollution minière au mercure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La SODEPA, malgré son rôle central dans la filière bovine, n’a pas mis en place de mécanismes de contrôle sanitaire liés à cette contamination. Cela souligne une légereté dans le traitement du sujet, qui suggère l’urgence de combler par une coordination interministérielle et les organisations pastorales comme MBOSCUDA, afin de protéger les pasteurs et les consommateurs. Les analyses montrent des concentrations de mercure dépassant de plus de <strong>5000 fois la norme OMS (0,006 µg/L)</strong>, exposant directement les animaux et les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Dr A. M</strong>, cadre au Ministère de l&rsquo;Elevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) ; nuance le propos en rappelant que: <em>« le premier problème vient des éleveurs qui laissent leurs animaux s’abreuver dans ces sources contaminées. Mais il faut aussi reconnaître que les orpailleurs envahissent les pâturages. La solution passe par l’organisation des éleveurs et l’installation de forages à énergie solaire avec des bacs d’abreuvement, situés loin des sites d&rsquo;exploitation aurifère »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corridor Cameroun–RCA–Tchad illustre un paradoxe : il est à la fois un espace vital pour la mobilité des pasteurs et un lieu de contamination silencieuse par le mercure. La synergie entre les constats scientifiques, les alertes des acteurs de terrain et les initiatives internationales comme Mobility Matters doit permettre de porter ce problème à l’agenda mondial. La lutte contre la désertification et la reconnaissance du pastoralisme comme solution agroécologique doivent désormais intégrer la dimension sanitaire et environnementale de la pollution minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Santé et agriculture : Baka et Bantou de Mintom face aux dangers des engrais chimiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/sante-et-agriculture-baka-et-bantou-de-mintom-face-aux-dangers-des-engrais-chimiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 13:28:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le projet porté par INADES-Formation Cameroun, est financé par le Global Greengrants Fund. Avec un objectif principal clair : informer les producteurs et les communautés locales sur les risques liés aux&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li>À Mintom, dans le département du Dja et Lobo, région du Sud Cameroun, l’agriculture familiale reste le pilier de l’économie locale, mais la dépendance aux engrais chimiques fragilise les sols et la santé des paysans. Selon la FAO, plus de 44 % des ménages agricoles du Cameroun ont vu leurs rendements baisser en 2024. </li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ceci a motivé la tenue, du 10 au 12 juillet 2026, d&rsquo;une vaste campagne de sensibilisation, couvrant les localités de Mintom Ville, et les villages: Zoulabote et Assok. Cette initiative, est mise en œuvre par l’AJPAC (Association des Jeunes Peuples Autochtones Pygmées du Cameroun) dans le cadre du projet « Campagne de réduction des pesticides chimiques de synthèse en faveur de la promotion des intrants organiques et des pratiques agroécologiques au Cameroun ».</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet porté par INADES-Formation Cameroun, est financé par le Global Greengrants Fund. Avec un objectif principal clair : informer les producteurs et les communautés locales sur les risques liés aux pesticides chimiques, promouvoir les intrants organiques comme alternative durable, et encourager l’adoption de pratiques agroécologiques respectueuses de l’environnement et de la santé des populations. Les communautés locales – peuples autochtones Baka et populations bantoues – s’associent pour une cause commune : se libérer de la dépendance aux engrais chimiques et promouvoir les intrants organiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <strong>Sa Majesté Engoto Ekoman Dieudonné</strong>, chef de 3ᵉ degré du village de Zoulabote :<br><em>« Nous cultivons: manioc, maïs, macabo, arachides, cacao et palmier à huile depuis des générations. Les pesticides nous ont rendu dépendants, mais nous sommes tristes de constater que la production a baissé et notre santé s’est dégradée. Nous avons besoin de formations pour fabriquer nos propres engrais biologiques. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3080" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1024x683.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1536x1024.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em> <strong>Sa Majesté Engoto Ekoman Dieudonné</strong> (© AJPAC)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mieux comprendre les enjeux sanitaires de la situation, un paysan nous a partagé son désarroi: <em>« pour les cultures vivrières, nous avons nos méthodes traditionnelles pour fertiliser le sol. Mais pour le cacao et le palmier à huile, nous sommes contraints d’utiliser les engrais chimiques, car la concurrence nous oblige à produire en grande quantité. On nous a tant chanté les mérites du développement à travers ces cultures de rente, mais nous avons constaté une augmentation des cas de cécité et des maladies respiratoires auprès des agriculteurs, car nous inhalons ces produits pendant la pulvérisation. Nous avons plus que jamais besoin de nous affranchir de l’usage des produits chimiques, car au final, nos compagnons des villages voisins qui s’en sont abstenus; ont une meilleure production que nous à l&rsquo;heure actuelle, car leurs sols ne sont pas appauvris et ils souffrent moins des conséquences sanitaires. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture familiale constitue la principale source de subsistance des communautés de Mintom. Cependant, la dégradation des sols, l’usage excessif de pesticides chimiques et les effets du changement climatique menacent la sécurité alimentaire. Dans ce contexte, la promotion des intrants organiques (compost, fumier, biofertilisants, biopesticides) apparaît comme une alternative durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Lerys Nyangono</strong>, président d’AJPAC et membre de la communauté Baka de Zoulabote: <em>« les cris d&rsquo;alarme de mon peuple me touchent au plus haut point. Je n&rsquo;ai pas fait des études pour devenir citadin et abandonner des préoccupations qui nous sont légitimes. Par cette campagne de sensibilisation, nous accompagnons les efforts de la transition agroécologique , vers une voie de survie pour les peuples autochtones Baka, car elle valorise nos savoirs traditionnels tout en protégeant notre biodiversité »</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3082" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1024x683.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1536x1024.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Lerys Nyangono</strong>, face à la communauté Baka de Zoulabote (© AJPAC)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une conviction forte qui l&rsquo;a poussée à s&rsquo;entourer de l&rsquo;expertise d&rsquo; <strong>Etienne Dibongue</strong>, spécialiste des questions de Droit des peuples autochtones, et chef des programmes à AJPAC. Ce dernier insiste sur la nécessité d’un accompagnement technique : <em>« sensibiliser ne suffit pas, il faut former à la fabrication des engrais naturels, et appuyer les communautés locales pour qu’elles puissent produire leurs intrants organiques de manière autonome»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout ceci doit se faire de concert avec les besoins des communautés, <strong>Lionel Owoundi</strong>, facilitateur communautaire dans le cadre de ce projet, met en avant l’importance d&rsquo;une sensibilisation de proximité: <em>« les rencontres directes favorisent le lien avec la communauté, mais le passage à la radio communautaire de Mintom qui est écoutée dans toute la région autour de la boucle du Dja, nous a permis d&rsquo;élargir l&rsquo;audience. En utilisant la langue locale, notre objectif est de toucher les villages reculés et renforcer l’adhésion des jeunes et des femmes en particulier ».</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-3083" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-1024x1024.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-300x300.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-150x150.png 150w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-768x768.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514.png 1254w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Source de données :<a href="https://cameroon.un.org/en/309315-dwindling-abundance-baka-facing-climate-change">https://cameroon.un.org/en/309315-dwindling-abundance-baka-facing-climate-change</a> (© image générée par gpt-ai)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet se poursuit pour les prochaines étapes, particulièrement  la formation à la fabrication des biofertilisants destinés aux producteurs locaux. L&rsquo;effectivité de la transition agroécologique nécessite une<strong> </strong>synergie entre savoirs locaux, accompagnement technique et plaidoyer institutionnel. Les interventions des autorités traditionnelles et des paysans confirment que la réussite de cette transition dépend de l’adhésion des communautés à la base et de leur capacité à s’affranchir des intrants chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>JVE Cameroun clarifie le rôle des médias et OSC dans la diffusion des informations liées au Fonds Vert et au MRI</title>
		<link>https://tribuneverte.online/jve-cameroun-clarifie-le-role-des-medias-et-osc-dans-la-diffusion-des-informations-liees-au-fonds-vert-et-au-mri/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 12:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[L’ONG a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’intention des journalistes et des membres de la société civile, le 21 juillet 2026 à Yaoundé. Cette rencontre tenue dans&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’ONG a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’intention des journalistes et des membres de la société civile, le 21 juillet 2026 à Yaoundé. Cette rencontre tenue dans le cadre du Projet CSO Advocacy Grant a permis de former les particpants sur le Mécanisme de Recours Indépendant (MRI) du Fonds Vert pour le Climat (FVC). Selon la Banque mondiale, plus de 300 plaintes sont traitées chaque année par ses propres mécanismes de recours, ce qui illustre l’importance de tels dispositifs en Afrique. JVE Cameroun, déjà expérimentée avec des ateliers similaires en 2023 à Garoua, poursuit ainsi son rôle d’accompagnement des communautés affectées par des projets climatiques.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces sessions ont été complétées par des travaux de groupe et des études de cas portant sur des situations concrètes de communautés impactées par des projets climatiques. Des exercices pratiques ont permis de simuler des interviews, de rédiger des articles sur le MRI et même de reproduire la procédure de dépôt de plainte. Cette immersion a favorisé une appropriation concrète du mécanisme et renforcé la confiance des participants dans leur capacité à agir.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="667" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-1024x667.jpg" alt="" class="wp-image-3075" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-1024x667.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-300x196.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-768x500.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-1536x1001.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-2048x1335.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Participant </strong>représentant d&rsquo;une OSC à l&rsquo;atelier : « La simulation de dépôt de plainte nous a montré que nous pouvons agir, même face à des projets internationaux. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bien-fondé de l’atelier repose sur un constat préoccupant : dans les zones d’implantation de projets financés par le FVC, les communautés affectées manquent cruellement d’informations fiables sur leurs droits et sur les voies de recours existantes. Les journalistes, par leur proximité avec les populations et leur mission d’informer, apparaissent comme des relais essentiels pour vulgariser ces informations. Les organisations de la société civile, quant à elles, jouent un rôle d’accompagnement et de mobilisation communautaire indispensable à l’effectivité du mécanisme.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="709" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-1024x709.jpg" alt="" class="wp-image-3072" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-1024x709.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-300x208.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-768x531.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-1536x1063.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-2048x1417.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Judith Ndongo</strong> (au centre), journaliste participante à l&rsquo;atelier .</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Encadré par <strong>Blondel Silenou</strong> (chef du projet IRM CSO Advocacy Grant 2026), <strong>Michelle Nlend</strong>, <strong>Mamout Oumarou</strong> et <strong>Jessica Lebgane</strong> (voir photo de titre, au centre) , l’atelier s’inscrit dans une série d’initiatives portées par JVE Cameroun. L’organisation n’en est pas à sa première expérience : en 2023 déjà, des ateliers avaient été organisés à Garoua et Lagdo pour sensibiliser les communautés locales sur leurs droits face aux projets climatiques, notamment le PIDACC/BN [<a href="https://newsupfront.com/cameroon-local-communities-schooled-on-climate-redress-mechanisms/">https://newsupfront.com/cameroon-local-communities-schooled-on-climate-redress-mechanisms/</a> ] . Ces expériences antérieures ont permis de consolider une expertise pratique et de bâtir un réseau de journalistes et d’acteurs communautaires engagés.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="769" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-1024x769.jpg" alt="" class="wp-image-3073" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-1024x769.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-300x225.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-768x577.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-1536x1153.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-2048x1538.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Mamout Oumarou</strong>/ JVE Cameroun</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau continental, les données de la Banque Mondiale illustrent l’importance de tels dispositifs : son propre mécanisme de recours, le Grievance Redress Service (GRS), reçoit en moyenne plus de 300 plaintes par an sur des projets financés en Afrique et ailleurs, couvrant des impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance [<a href="https://www.worldbank.org/en/projects-operations/products-and-services/grievance-redress-service">https://www.worldbank.org/en/projects-operations/products-and-services/grievance-redress-service</a>] . Ces chiffres montrent que les mécanismes de recours ne sont pas théoriques, mais bel et bien utilisés par les populations pour défendre leurs droits. En Afrique, plusieurs plaintes ont déjà concerné des projets hydroélectriques, des plantations industrielles ou des programmes d’adaptation, souvent liés à des déplacements de populations ou à la pollution des cours d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier de Yaoundé confirme que l’accès à l’information et aux mécanismes de recours est une condition essentielle pour une justice climatique effective. En s’appuyant sur l’expérience de Garoua en 2023 et sur les données de la Banque mondiale, JVE Cameroun démontre que les communautés locales peuvent devenir des acteurs actifs de la gouvernance climatique, transformant leurs plaintes en leviers de transparence et de résilience.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Programme Plaine Centrale Agro Parc: les EIES enfreignent 102 articles de conventions internationales et 23 dispositions légales nationales.</title>
		<link>https://tribuneverte.online/programme-plaine-centrale-agro-parc-les-eies-enfreignent-102-articles-de-conventions-internationales-et-23-dispositions-legales-nationales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 11:52:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Projet Plaine Centrale Agro Parc est un vaste programme d’aménagement agricole qui s’étend le long de l’axe routier Batchenga‑Ntui‑Yoko‑Tibati‑Ngaoundéré. À terme, il doit couvrir près de 1,7 million d’hectares&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le Programme Plaine Centrale Agro Parc est prévu sur une durée d’exécution de plusieurs phases allant jusqu’en 2035, avec une phase pilote de sécurisation et d’aménagement de près de 400 000 hectares. Les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) ont été menées par des cabinets agréés, notamment Global Engineering and Environmental Risk Generis Consulting, mandatés par le MINADER (Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural</em>) <em>et le MINDCAF(Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières</em>)<em> .</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Censé transformer l’Adamaoua et le Centre en pôles agricoles modernes, le programme se heurte à une critique sévère. Le rapport de Terre et Développement Durable (TDD), une organisation de la société civile basée à Meiganga, appuyée par le CED (Centre pour l&rsquo;Environnement et le Développement)  et MBOSCUDA (Mbororo Social, Cultural and Development Association) , révèle que les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) enfreignent 102 articles de conventions internationales et 23 dispositions légales nationales.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Le Projet Plaine Centrale Agro Parc est un vaste programme d’aménagement agricole qui s’étend le long de l’axe routier Batchenga‑Ntui‑Yoko‑Tibati‑Ngaoundéré. À terme, il doit couvrir près de 1,7 million d’hectares dans les régions de l’Adamaoua et du Centre. Dans la seule région de l’Adamaoua, environ 509 000 hectares ont déjà été sécurisés : près de 189 000 hectares dans l’arrondissement de Tibati et environ 320 000 hectares dans celui de Dir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les objectifs affichés par le Programme Plaine Centrale Agro Parc sont nobles : accroître la compétitivité agricole, favoriser l’installation de grands producteurs, développer des filières stratégiques (coton, maïs, riz, palmier à huile, banane plantain), sécuriser le foncier productif et contribuer à l’import‑substitution alimentaire. Le projet s’inscrit dans le Plan National d’Investissement Agricole (PNIA) et dans la politique de croissance et d’emploi (DSCE). Pour cette phase pilote, il est question de la sécurisation et de l&rsquo; aménagement de 30 000 hectares dans les départements du Djérèm et du Mbéré, dans la région de l&rsquo;Adamaoua. Par ailleurs, le projet s’intègre dans la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30), avec une exécution progressive jusqu’à l’horizon 2035.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le constat sur le terrain est sans appel : moins de 10 % des villages impactés ont été consultés, les femmes et les jeunes sont quasi absents des discussions, et les peuples autochtones Mbororo, pourtant directement concernés, n’ont pas été associés. Les conséquences envisageables sont multiples : restriction des espaces vitaux, destruction des forêts galeries, marginalisation des communautés et montée des conflits agropastoraux. Après plusieurs mois d’investigation, entre le 16 novembre 2025 et le 11 mars 2026, l’équipe de Terre et Développement Durable (TDD) a conduit une mission de terrain dans les arrondissements de Dir et de Tibati dans la région de l&rsquo;Adamaoua, appuyée par une revue documentaire approfondie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur démarche s’est distinguée par une présence active aux audiences foraines, signe d’une volonté affirmée de proximité avec les communautés locales et autochtones. Le premier draft du rapport de ces descentes a été rendu public le 13 juin 2026. Ce travail a consisté à confronter les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) du Programme Plaine Centrale Agro Parc, aux conventions internationales ratifiées par le Cameroun, aux lois nationales en vigueur, mais aussi aux pratiques coutumières comme la Zakat, impôt traditionnel en milieu rural. Aujourd’hui, à travers cet article, TDD vient rendre publiques les conclusions de ce rapport, en donnant la parole à son président, <strong>Pierre Hervé Madougou Jagong</strong>, qui revient sur les manquements relevés et les implications pour les communautés locales et autochtones.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="850" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-1024x850.jpeg" alt="" class="wp-image-3044" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-1024x850.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-300x249.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-768x637.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Pierre Hervé Madougou </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tribune Verte Online(TVO) : Votre rapport met en évidence de nombreuses violations. Pouvez‑vous partager des données chiffrées qui illustrent l’ampleur de ces manquements ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou  :</strong> <em>« Nous avons relevé la non‑prise en compte de <strong>102 articles de conventions internationales</strong> et de <strong>23 lois nationales</strong>. Ces violations affectent quarante aspects de la vie socioéconomique et environnementale. À Dir, par exemple, la destruction des forêts galeries a entraîné en 2024 la perte de près de <strong>1 000 bœufs</strong>, soit plus de <strong>500 millions FCFA</strong> de pertes pour les éleveurs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Vous soulignez que moins de 10 % des villages ont été consultés. Comment ce chiffre a‑t‑il été établi ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« À Ngatt, seulement <strong>1,3 % de la population</strong> a été consultée ; à Mbella Assom, <strong>4,1 %</strong> ; à Kandje, <strong>8,4 %</strong>. Les femmes représentaient à peine 10 % des participants, et les jeunes étaient absents. Les Mbororo, avec leurs 45 Ardos, n’ont pas été invités. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Quels cas représentatifs illustrent les impacts sur les espaces vitaux ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« L’implantation d’une agro‑industrie à Dir a provoqué le départ massif des éleveurs, privant les autorités traditionnelles de la <strong>Zakat</strong> et rendant la disponibilité de la viande bovine aléatoire. À Tibati, un grand éleveur de plus de <strong>2 000 têtes</strong> ne sait plus où faire paître son bétail. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Vous mentionnez la recrudescence des conflits agropastoraux. Faut‑il un suivi statistique ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« Absolument. Les conflits de Ngaoundal en juin 2026 ou ceux entre les cantons de Beka Goto et Mbarnang montrent l’urgence d’un suivi statistique et de mécanismes de réparation rapide. Sans cela, les tensions risquent de dégénérer en conflits intercommunautaires. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Votre plaidoyer 60‑35‑5 est une proposition forte. Comment le renforcer ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« Nous devons documenter davantage les impacts : inventaires fauniques et floristiques, qualité de l’eau et de l’air, modélisations des changements environnementaux. C’est en donnant une valeur scientifique aux pertes que nous pourrons convaincre les autorités et les investisseurs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Programme Plaine Centrale Agro Parc apparaît aujourd’hui comme un projet conflictogène, éloigné des engagements du Cameroun en matière de lutte contre les changements climatiques. Le rapport de suivi des consultations et des audiences<br>foraines d’élaboration et de validation des Etudes d’Impacts Environnementaux et Sociaux du Programme dans les Arrondissements de Dir et de Tibati dans la région de l&rsquo;Adamaoua; révèle un paradoxe : un projet censé moderniser l’agriculture, mais qui fragilise les communautés locales et menace la paix sociale. Le plaidoyer 60‑35‑5 propose une répartition équitable des terres ainsi qu&rsquo;il suit  : 60 % pour protéger l’environnement, 35 % pour les communautés locales, et 5 % pour les investisseurs. C’est une alternative qui se veut respectueuse de la nature et des populations. Mais pour être crédible et accepté, ce plaidoyer doit s’appuyer sur des chiffres concrets et des témoignages variés, afin que la voix des communautés concernées soit réellement entendue et prise en compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sécurité de l’eau dans le Bassin du Niger: l&#8217;avis d&#8217;experts</title>
		<link>https://tribuneverte.online/securite-de-leau-dans-le-bassin-du-niger-lavis-dexperts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 23:19:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à une convergence de crises :climatiques, environnementales, socio‑économiques et sécuritaires ; les experts réunis à Yaoundé du 22 au 25 juin 2026, autour des questions de gestion des eaux&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Face à une convergence de crises :climatiques, environnementales, socio‑économiques et sécuritaires ; les experts réunis à Yaoundé du 22 au 25 juin 2026, autour des questions de gestion des eaux du Bassin du Niger, appellent à des réponses intégrées, locales et transfrontalières. Parmi eux, <strong>El Hadj Maman Abolou</strong>, responsable du suivi-évaluation au sein du Programme Intégré de Développement et d&rsquo;Adaptation aux Changements Climatiques dans le Bassin du Niger (PIDACC), <strong>Zinsou Didier Sèyivè </strong>(Observatoire du Bassin du Niger), <strong>Kidane Mariam Jembere</strong> (Global Water Partnership) et <strong>Dene Salifou</strong> (Bassin du Volta détaillent diagnostics, outils et pistes d’action pour préserver une ressource vitale et fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><em>« La résilience aux changements climatiques dans le Bassin du Niger est une question de survie pour les États membres »</em>, alerte <strong>El Hadj Maman Abolou</strong>. Pour lui, la crise de gestion des ressources en eau se traduit par une convergence de crises : environnementale (ensablement, variabilité des débits), socio‑politique (déplacements forcés , tensions foncières) et économique (perte de revenus des agriculteurs et éleveurs). L’ensablement, originaire pour une large part d’activités anthropiques, fragilise durablement les écosystèmes hydriques : <em>« Prévenir l’ensablement vaut mieux que draguer »</em>, insiste‑t‑il, rappelant que les alluvions déplacées par le ruissellement reviennent ensuite encombrer les lits  des cours d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eaux de surface et eaux souterraines : un capital mal exploité</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3020" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Zinsou Didier Sèyivè. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Zinsou Didier Sèyivè</strong>, Directeur de l’Observatoire du Bassin du Niger, place l’enjeu dans un cadre continental : <em>«l’Afrique compte plus de 80 bassins fluviaux et 83 systèmes aquifères transfrontaliers ; un potentiel important qu’il faut sécuriser »</em>. Outre le changement climatique, la zone souffre d’aridification, d’instabilité sécuritaire et d’une démographie non maîtrisée. Son approche stratégique s’appuie sur le nexus eau‑énergie‑sécurité alimentaire et sur l’intégration explicite des eaux souterraines dans les programmes de résilience : <em>« Ces nappes, souvent invisibles en saison sèche, pourraient être une ressource rare et précieuse pour l’agriculture en haute saison si elles étaient mieux connues et gérées. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Outils existants et nécessité d’adaptation locale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Plusieurs outils d’aide à la décision existent, rappelle El Hadj Maman Abolou : PADD, PATGIR, PAP, SRAC, PIC, observation des débits et cartographie des zones à risque. Mais les experts insistent sur la condition : ces outils doivent s’appuyer sur des données locales et des modèles contextuels. <em>« Les scénarios du GIEC sont utiles, mais pas toujours adaptés aux réalités locales »</em>, note Maman Abolou, plaidant pour des bulletins saisonniers locaux (isohyètes) à l’instar de  ceux produits par l’ONACC au Cameroun , et pour la création d’un observatoire national qui capitalise les expériences du bassin du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Relier sécurité de l’eau et développement durable</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-3021" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-1024x683.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Kidane Mariam Jembere.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Kidane Mariam Jembere</strong> du Global Water Partnership a recentré le débat sur l’impératif de connecter la sécurité de l’eau à l’ensemble de l’agenda du développement durable. Pour lui, l’eau doit être intégrée au WASH, à l’économie traditionnelle et à l’économie bleue : <em>« Sans eau, plusieurs industries ne fonctionnent pas, les ménages non plus. Par ailleurs, l&rsquo;eau n’a pas de frontières ; elle est un facteur de coopération »</em>. Elle évoque également la nécessité d’adopter des méthodes éprouvées dans d’autres Bassins (Upper Nile, Limpopo) et d’intégrer la gestion de l’eau dans les Contributions Déterminées au niveau national (CDN).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Données, gouvernance et financement : leviers pour l’intégration</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3022" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Dene Salifou</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Dene Salifou</strong>, expert IT en charge de la prévision saisonnière dans le Bassin du Volta, a souligné le rôle des bassins dans l’harmonisation des politiques publiques et le partage des bénéfices écosystémiques. Pour lui, la disponibilité et le partage des données de terrain sont essentiels à la planification des infrastructures et à la gestion transfrontalière des crises : <em>« Avoir les données aide les décideurs et les techniciens à modéliser et à se projeter »</em>. Il préconise aussi des instruments financiers durables ;  incluant des redevances en eaux et  l&rsquo;adoption de celles-ci au sein des Lois de finance , afin que:  <em>« l’eau puisse financer l’eau »</em>. Dans le bassin de la Volta, une charte de l’eau et une comptabilité de l’eau ont été mises en place et servent d’exemple pratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Assurances climatiques, fonds régionaux et innovations agricoles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Parmi les mesures proposées figurent l’intégration des assurances climatiques pour protéger éleveurs et agriculteurs, et la mise en place d’un fonds régional d’adaptation pour faciliter l’accès aux financements. L’agriculture intelligente apporte des preuves d’impact : l’expérience rapportée de Sikasso au Mali, où un système d’irrigation goutte‑à‑goutte alimenté par énergie propre et piloté par des outils numériques/IA, a permis d’économiser 60 millions de francs CFA en un an pour les paysans. Techniques de paillage, réduction de l’évapotranspiration et gestion programmée de l’irrigation sont citées comme leviers concrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Pour pérenniser les acquis du PIDACC, El Hadj Maman Abolou propose de recruter un consultant chargé de capitaliser les réalisations et d’élaborer un schéma directeur national de lutte contre l’ensablement pour chaque État membre. L’idée d’un observatoire national et le partage périodique d’informations visent à renforcer l’approche participative et l’adaptation locale des modèles d’aide à la décision. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Malgré ces propositions, plusieurs freins demeurent : dépendance à l’aide extérieure, instabilité des systèmes de gouvernance, fragmentation ministérielle et absence de partage d’expertises. Ces dysfonctionnements contribuent à la stagnation des politiques de l’eau.  Les intervenants de la rencontre de Yaoundé s’accordent : sécuriser l’eau dans le Bassin du Niger exige une stratégie multi‑niveaux, intégrant prévention de l’ensablement, valorisation des eaux souterraines, renforcement des systèmes d’alerte, mobilisation de financements durables (assurances climatiques, fonds régionaux) et partage systématique de données. L’approche nexus (eau, énergie, sécurité alimentaire), la capitalisation des expériences et la coopération transfrontalière constituent les piliers d’une feuille de route pour assurer la résilience et le développement durable partagé des États membres du Bassin du Niger .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet état des lieux montre que la gestion durable du Bassin du Niger est possible si la coopération, les données locales, les financements durables et l’action préventive sont mis au cœur des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bassin du Niger : science, finance et diplomatie pour une résilience partagée</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bassin-du-niger-science-finance-et-diplomatie-pour-une-resilience-partagee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 23:26:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du Bassin du Niger. Sous le haut parrainage du Ministère&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du  <strong>Bassin du Niger</strong>. Sous le haut parrainage du Ministère de l&rsquo;Economie de la Planification et de l&rsquo;Aménagement du Territoire (<strong>MINEPAT</strong>) , près de 60 experts , et membres de la société civile, sont venus des neuf pays membres de l’<strong>Autorité du Bassin du Niger (ABN)</strong> , pour échanger sur la nouvelle vision à accorder à la gestion hydroclimatique, la résilience climatique, la sécurité de l’eau et les financements de projets durables dans ce secteur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les dernières estimations placent les population vivants au sein du Bassin du Niger autour de 180 millions d’habitants (Autorité du Bassin du Niger (ABN), synthèses récentes et notes techniques sur l’état du bassin :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/">https://www.abn.ne</a>&nbsp;(page « Etat du Bassin » / rapports techniques)</em> ; <em> répartis sur neuf pays, exposés à des risques climatiques multiples (inondations, sécheresses, vagues de chaleur, invasions de criquets, incendies, vents violents, tempêtes de sable, ensablement). Les projections climatiques (IPCC SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5) prévoient une intensification des extrémités, une évapotranspiration en hausse et des pertes de terres cultivables d’ici 2100. L’atelier régional de Yaoundé a réuni acteurs scientifiques, diplomatiques, bailleurs et société civile pour définir des pistes d’action qui se positionnent dans la durabilité.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec près de <strong>75 000 km²</strong> de superficie intégrée au Bassin du Niger, le Cameroun occupe une position stratégique grâce à ses aquifères souterrains qui alimentent les zones sahéliennes voisines. Cette richesse hydrique fait du pays un pivot essentiel dans la gouvernance régionale de l’eau. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Guy de Bock</strong>, Coordonnateur National de l’ABN au MINEPAT, l’atelier est une étape décisive : <em>« le Cameroun, en tant que pays membre, doit jouer un rôle moteur. Renforcer les capacités locales et améliorer la gouvernance de l’eau, c’est investir dans la stabilité et la prospérité de toute la région. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son Excellence <strong>Armand Houanye</strong>, Secrétaire Exécutif de l’ABN, a insisté sur la solidarité transfrontalière : <em>« le Bassin du Niger est un bien commun. Sa gestion exige une diplomatie active et une coopération sincère entre États. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sara Nadj</strong>, représentante de la GIZ, a souligné l’importance de capitaliser sur l&rsquo;accès et le partage des données : <em>« les systèmes d’alerte précoce et les technologies satellitaires doivent guider les politiques des Etats membres, ce sera plus facile pour les partenaires techniques et financiers d&rsquo;identifier les besoins réels des populations, et donc les projets à accompagner. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Remco Doost</strong>, représentant du Ministère des Affaires étrangères des Pays‑Bas, a rappelé le rôle des partenaires financiers :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous devons transformer les idées en projets locaux , selon certains critères que nous allons identifier ensembles,  afin d’attirer les financements internationaux. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un diagnostic hydrique alarmant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays neuf (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria, Tchad) membres de l’ABN, sont chargés de coordonner la gestion intégrée des ressources en eau, la coopération transfrontalière et les projets de résilience climatique. Tous sont exposés à une palette de risques climatiques sans cesse croissants : inondations, sécheresses, vagues de chaleur (jusqu’à 47 °C), invasions de criquets, incendies de forêt, vents violents (jusqu’à 120 km/h), tempêtes de sable et formation de dunes. Les projections du GIEC à l’horizon 2100 (SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5) annoncent une intensification des pluies extrêmes, une évapotranspiration en hausse de plus de 15 % et une perte de terres cultivables estimée à 20,8 %. Face à ces défis, l’atelier régional de Yaoundé a réuni scientifiques, diplomates, bailleurs et société civile pour décliner des pistes d’action opérationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spécialistes de L&rsquo;ONACC ( Observatoire National des Changements Climatiques) ,  du Bassin du Volta, de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), du Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD)  et bien d&rsquo;autres institutions ont marqué de leur présence. Ils ont souligné des changements structurels affectant les ressources en eau : déplacement des isohyètes, modification des régimes de précipitations, création de microclimats locaux, variabilité accrue des débits fluviaux et des niveaux des nappes. Les conséquences sont concrètes : expansion des maladies hydriques, conflits d’usage entre agriculture, élevage et production d’énergie, envahissement des cours d’eau par le sable et hausse de la pollution. Le graphique de l’indice standard des débits de la station du fleuve Niger à Diré, présenté à Yaoundé, illustre une variabilité croissante et une tendance générale à la baisse des débits moyens ; signe d’une fragilisation structurelle du bassin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La disponibilité des données climatiques pour une meilleure répartition hydrique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observations terrain soulignent un ensablement préoccupant des chenaux et des plaines alluviales. Les experts présents ont convenu que le dragage n’est pas une solution durable : le sable déplacé revient inévitablement dans les lits, sans s’attaquer aux causes profondes (érosion en amont, déforestation, pratiques culturales non durables). L’ensablement menace la sécurité alimentaire (perte de terres cultivables), la résilience pastorale, la navigabilité du fleuve, la biodiversité aquatique et, in fine, la stabilité sociale et sécuritaire des zones riveraines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Autorité du Bassin du Niger (ABN) cartographie quatre grandes zones climatiques : tropical humide (≈ 1 500 m³/an par habitant), tropical sec et semi‑aride (zones de transition) et aride (&lt; 150 m³/an) (Zones climatiques et dotation en eau (tropical humide ≈ 1 500 m³/an ; aride &lt; 150 m³/an) — ABN / documents de planification régionale :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/fr/publications">https://www.abn.ne/fr/publications</a>). Les risques d’inondation et de sécheresse sont répartis sur l’ensemble du bassin, souvent en alternance, ce qui complexifie la planification. Les scénarios SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5 prévoient une intensification des extrêmes (sécheresses plus longues, épisodes de pluies extrêmes ponctuels) et une extension des zones arides (IPCC AR6 WGII, chapitres sur l’Afrique et les systèmes hydriques :&nbsp;<a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/">https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Solutions innovantes suggérées à Yaoundé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier a mis en lumière des outils et approches combinant science, finance et diplomatie :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Finance climatique (GCF) </strong>: <strong>René Schieritz</strong> a présenté des mécanismes pour rendre les projets bancables et mobiliser des financements internationaux. Un représentant de la BOAD ( Banque Ouest Africaine pour le Developpement) , a partagé les fonds disponibles pour accompagner les projets résilients.</li>



<li><strong>Technologies satellitaires (Eleaf)</strong> : démonstrations par Joost van der Woerd sur le suivi des eaux de surface et souterraines via imagerie satellite, utile pour la surveillance des nappes, la détection des tendances d’ensablement et l’alerte.</li>



<li><strong>Hydrodiplomatie (UICN)</strong> : approche visant à transformer l’eau en vecteur de coopération et de paix, essentielle pour la gouvernance transfrontalière.</li>



<li><strong>Compatibilité hydrique (IWMI)</strong> : exposée par <strong>Moctar Dembele</strong>, cette solution propose d’harmoniser les usages entre agriculture, énergie et besoins domestiques pour prévenir les conflits et optimiser les bénéfices socio‑économiques.</li>



<li><strong>Participation citoyenne des usagers et usagères du Bassin du Niger</strong> : mobilisation des organisations de la société civile, incarnée par <strong>Nouradine Touré</strong>, porte‑parole du consortium , pour assurer inclusion et acceptabilité sociale des mesures.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Priorités d’action :  vers des notes conceptuelles opérationnelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Les participants ont convenu de rédiger des notes conceptuelles pour mobiliser partenariats et financements. Pour ce faire, les priorités proposées sont :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Renforcer la surveillance hydrométéorologique (stations in situ + télédétection) et les systèmes d’alerte précoce.<br>-Promouvoir des mesures d’adaptation fondées sur la nature (restauration des zones humides, reforestation des bassins versants, corridors de sédimentation contrôlée).<br>-Développer des approches intégrées de gestion (compatibilité hydrique) conciliant agriculture, énergie et usages domestiques.<br>-Conditionner tout programme de lutte contre l’ensablement à des interventions en amont (maîtrise de l’érosion, pratiques agroécologiques) et non au seul dragage.<br>-Structurer l’ingénierie financière pour rendre les projets attractifs (garanties, cofinancements, formulation bankable).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bassin du Niger est à la croisée des chemins : sans une action concertée et multisectorielle, les tendances climatiques et anthropiques risquent d’entraver durablement la sécurité hydrique, alimentaire et socio‑politique de la région. L’atelier de Yaoundé a montré que la résilience repose sur un triptyque science‑finance‑diplomatie, adossé à une forte participation citoyenne. Les notes conceptuelles en gestation devront traduire ces orientations en projets concrets, mesurables et bancables, pour transformer le risque en opportunité de coopération régionale et de développement durable.Tout en veillant à renforcer la gouvernance transfrontalière par l’hydrodiplomatie et l’inclusion des communautés locales. Toutefois, des réticences ont été émises quant à la non implication des institutions financières de l&rsquo;Afrique Centrale, et la non accessibilité des résultats des données du projet PIDACC qui a connu un bel accomplissement en Côte d&rsquo;Ivoire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FemmeAdaptClimat 2026: Building the Possible Positive Narrative in Cameroon</title>
		<link>https://tribuneverte.online/femmeadaptclimat-2026-building-the-possible-positive-narrative-in-cameroon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 08:05:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the international conference femmeAdaptClimat 2026. The high-level pan-African summit &nbsp;brought together heads of state institutions, international diplomats, climate experts, researchers, civil society organization, entrepreneurs and youth leaders under the overarching theme the <strong>Possible Positive Narrative.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Organized by Migration &amp; Climate International in partnership with the NGO FEEF ( Foundation for Education and Hope by Flomik) and WOCA(Women and Climate Action), the conference forms parts of the 2026 Pan-African&nbsp; Tour of the International FemmeAdaptClimat Program. The event received the high patronage of the National Assembly of Cameroon and the support of the Ministry of Environment, Nature Protection and sustainable Development.</p>



<p class="wp-block-paragraph">At <em>FemmeAdaptClimat 2026</em>, voices from across Africa converged in Yaoundé to prove that climate resilience is not just about policies , it is about people. Women and youth, who form the backbone of agriculture and innovation, are already driving solutions, reshaping narratives, and building a sustainable future from the ground up.From the opening ceremony, speakers emphasized the urgent need for Africa to strengthen climate resilience while ensuring that women and youth remain at the center of climate policies and sustainable Development strategies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">According to UN Women (2025), women represent 79% of Cameroon’s agricultural workforce, yet own less than 10% of farmland. Also, only 12% of women farmers have access to formal credit or agricultural insurance (FAO, 2024).Women stand at the very frontline of Cameroon’s climate challenges. Their ability to invest in sustainable practices is severely limited. Access to credit or agricultural insurance is even rarer , only about one in ten women farmers can rely on formal financial support.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beyond the fields, the burden of survival weighs heavily. Across sub‑Saharan Africa, women spend an average of 4.5 hours each day fetching water and fuel. These hours, lost to exhausting chores, could otherwise be devoted to education, entrepreneurship, or leadership. Instead, climate stress deepens inequality, trapping women in cycles of vulnerability. Their resilience is undeniable, but without structural change, the promise of adaptation due to climate injustice will remain incomplete.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A Strong Opening Call For Action</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The summit commenced with a welcoming address from the legislative host. <strong>Mrs  Begala Mikel Naomie</strong>, First Vice-president, speaking on behalf of the National Assembly representative emphasized the geopolitical urgency of aligning international civil action with localise legislation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Cameroon does not view climate change as a distant academic concept&nbsp;; it is an immediate threat to our rural food security doors of this Glass Palace to the Femme Adapt Climat platform, the National Assembly pledges its commitment to translating legislative frameworks into gender-inclusive climate protections. We cannot separate the survival of our ecosystems from the legal empowerment of the women who cultivate them</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Following the host, <strong>Mr. Hele Pierre</strong>, the Minister of Environment, Nature Protection and Sustainable Development took the podium to anchor the conference within Cameroon’s exisiting legal mandates. The Minister highlighted the pivotal role of the National Climate Change Adaptation Plan (PNACC), which served as the official administrative and technical reference for the day’s debates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>True environnmental adaptation requires localised, structural accountablilty. The PNACC is designed to ensure that Cameroon remains resilient, but our national objectives will stall if 80% of our farmers are economically sideline. Our Ministry stands ready to adopt the measurable recommendations generated by today’s strategic panels to update and execute public policy that works directly for rural communities</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>The Voice of Leadership&nbsp;: Country Representative Interventions</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A focal point of the morning session was the address by <strong>Marie Florence Hond</strong>, the country Representative of Migrations &amp; Climat International in Cameroon and President of the NGO FEEF. Her speech cut straight to the core economic contradictions confronting African women on a daily basis, demanding an immediate end to the «&nbsp;vicious cycle of inequality&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« We are here today to permanently discard the narrative of the African woman as a passive  victim of environment degradation, » </em>she declared before hundred of participants<em>. The metrics are undeniable : women are the actual backbone of African agriculture, yet they are systematically choked by a lack of green resources, institutional poverty, overwhelming domestic burdens, and political marginalisation. Femme Adapt Climat is building a bridge between local realities, the global diaspora, and green financing to ensure that these innovators receive the capital, right, and recognition they deserve. This is what we mean by the Possible Positive Narrative- it is an active well-funded reality »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Women at the Frontline of climate Challenges</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">One of the major discussion during the conference focused on the disproportionate impact of climate change on women particularly those living in rural communities. According to statistics presented during the event, women make up nearly 80% of African agicultural workforce, yet they continue to face limited access to land ownership, agricultural financing, modern farming tools and climate-related resources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Several speakers highlighted how droughts, floods insecurity and environmental migration affect women more severely, particularly in rural communities. <strong>Marie-Claire Ntsama Ngoua</strong>, climate policy expert, data analyst, and meteorologist, is the founder and executive director of WOCA, she noted that climate change has increased the burden on women who are often responsible for securing food, water and household stability.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>When crops fail because of drought or flooding, women suffer first, </em>she explained. <em>Many walk longer distances to find water or food for their families. Climate justice must therefore inclue gender justice</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Participants also discussed the social barriers preventing women from fully participating in environmental decision-making processes. Many argued that policies cannot be effective if women remain excluded from leadership and climate financing opportunities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Climate Finance&nbsp;: Women Need Opportunities, not Empty promises</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Globally, less than 3% of climate finance reaches women‑led initiatives (OECD, 2025). In Central Africa, female entrepreneurs receive 11 times less funding than male‑led startups (AfDB, 2024). Cameroon’s Ministry of Women’s Empowerment, <strong>Pr. Marie-Thérèse Abena Ondoa</strong>,  estimates that ; <em>« closing the gender gap in green entrepreneurship could boost GDP by 2.8% annually</em>« . The panel on climate finance sustainable investments attracted particular attention from entrepreneurs and development partners attending the conference. Speakers highlighted the majors financial barriers preventing African women and youth from developing climate-related projects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A young entrepreneur from Douala who leads a recycling startup explained&nbsp; the challenges she encountered while trying to access funding<em>&nbsp;«&nbsp;investors often ask us for gurantees we simply cannot provide she said yet our communities are already producing innovative environmental solutions with very limited resources&nbsp;»</em> she called on gouvernments and financial institutions to simplify access to climate financing je mechanisms.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The panel proposed several recommendations, including: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>The creation of dedicated climate funds for womens-led businesses</li>



<li>Technical training programs for green entrepreneurs</li>



<li>Simplified loan procedures for rural cooperatives</li>



<li>And stronger partenerships between&nbsp; public instituions and private investors</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Indigenous knowledge and Community – Based Solution</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Another major highlight of the conference was the second panel session dedicated to indigenous knowledge and traditional environment pratices. Researchers and traditonal leaders explained that African communities have preserved ecosystems for generations through local methods of water conservation, soil managment and biodiversity protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A traditional leader from Center region of Cameroon emphasized on the importance of reconnecting modern climate policies with ancestral wisdom. <strong>Mrs. Lucette Ndongo Zinga</strong>, the co-founder of COFECC (Convergence des Femmes du Cameroun sur les Changements Climatiques) raised the alarm: «&nbsp; <em>our ancestors respected nature because they understood the human survival depends on environmental balance, she added that we must not abandon this wisdom in the name of modernity</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">women’s cooperatives presented successful examples of sustainable agriculture and ecological restoration already being implemented in loacl communities. One participant described how women in her village use natural composting and organic farming methods to restore degraded land.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Experts like <strong>Stella Tchoukep</strong>, Forest campaigner at Greenpeace Africa,  recommended that climate adaptation strategies should integrate local  seeds knowledge,  instead of relying solely on imported chemicals models that often fail to reflect African realities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Research &amp; Innovation Driving Africa’s Green Future</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bridging the gap between future technology and current crises, this third panel session evaluated how modern computer science can serve territorial resilience. Technology expert from ONACC (Observatoire National pour les Changements Climatiques) , IRAD ( Institut de Recherches Agricoles pour les Developpement ) , or AGRIX , a Tech start-up on agriculture, shared surprising details about link between new technology and adaptation issues. <strong>Boris Landry Kouekam</strong> , a prominent UNESCO award-winning AI researcher , showed how massive global Artificial Intelligence (AI ) data systems can be used to tackle some issues of adaptation, while average african families in rural areas often lack basic electricity.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instead of avoiding technology, the panel advocated creating simple lightweight local AI tools builts by African startups. These tools use very little energy and can send real-time weather updates and crop advice directly to farmer&rsquo;s simple mobile phones in local languages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Green Economy &amp; Sustainable Transition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The last panel focused on changing local business models to help lift rural women out of poverty, focusing on recycling systems and public-private partnerships.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Panelists noted that women cannot easily join climate meetings, go to training, or take leadership roles if they spend all their time and energy carrying&nbsp; water and wood for basic household survival.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The speakers called for change in how companies invest. <strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> , from Women Coalition for Circular Economy ,  argued that green business projects must include social help like community solar power, clean stoves and nearby water points to reduce the time women spend on hard chores. While <strong>Rosy Esso</strong> from France Volontaires,  equally outlines a new legal framework for business partnerships, stating that any company getting government support must prove their project helps reduce the burden of domestic work for local women.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nevertheless, Participants expressed hope that the recommendations emerging from this conference would influence future climate policies both nationally and internationally.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A message of Hope for Africa</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">As the conference concluded, organisers reiterated that the theme the ‘<strong>Possible Positive Narrative’</strong> reflects the desire to build an optimistic vision for Africa’s future in the face of the climate crisis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Despite the many challenges confronting the continent, speakers highlighted the innovation, solidarity and adaptability of African populations. For them, women and youth represent essential forces capable of driving a sustainable transformation of African society.</p>



<p class="wp-block-paragraph">FemmeAdaptClimat 2026 therefore stands out as a strategic platform for promoting a resilient, inclusive Africa fully committed to the global ecological transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The conference ended with a clear agreement&nbsp;: <em><strong>African women and youth are now waiting for outside help. They are already creating new tools, adapting&nbsp; and building sustainable business models. By giving them direct funds, strong legal rights and economic equality, Cameroon and the rest of Africa are doing more than just reacting to bad weather, they are building a strong independent and green future.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Calixte Bikié</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DECLARATION DE SOUTIEN À LA COMMUNAUTÉ D’APOUH À NGOG DANS LE PROCÈS QUI L’OPPOSE À L’ÉTAT DU CAMEROUN POUR LA RÉTROCESSION DE SES TERRES ANCESTRALES OCCUPÉES ABUSIVEMENT PAR LA SOCAPALM</title>
		<link>https://tribuneverte.online/declaration-de-soutien-a-la-communaute-dapouh-a-ngog-dans-le-proces-qui-loppose-a-letat-du-cameroun-pour-la-retrocession-de-ses-terres-ancestrales-occupees-abusivement-par-l/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 06:32:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous, communautés riveraines des agro-industries du Gabon, du Congo-Brazzaville, de la RDC, du Cameroun, de l’Ouganda, de la Sierra Leone, du Liberia, de la Côte d’Ivoire et du Ghana, ainsi&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Nous, communautés riveraines des agro-industries du Gabon, du Congo-Brazzaville, de la RDC, du Cameroun, de l’Ouganda, de la Sierra Leone, du Liberia, de la Côte d’Ivoire et du Ghana, ainsi que les organisations de la société civile et les partenaires engagés pour la justice foncière et les droits des communautés, exprimons notre solidarité à la communauté d’Apouh à Ngog. Nous la soutenons dans le procès qui l’oppose à l’État du Cameroun devant le Tribunal administratif du Littoral au sujet de l’occupation et de l’exploitation abusive de ses terres ancestrales par la SOCAPALM d’Edéa, détenue à 86 % par le groupe Socfin et Bolloré.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des années, la communauté d’Apouh à Ngog, et en premier lieu les femmes, subit les effets de cette spoliation : famine, insécurité, réduction des espaces de vie et de culture pour les générations présentes et futures, pollution de l’eau et de l’air, atteintes aux sites sacrés, menace sur les moyens de subsistance et atteintes à la dignité des femmes, notamment par les violences et les viols. Face à cette situation, la communauté a décidé de ne plus se taire. Elle s’organise, documente les faits, dénonce les abus et interpelle les décideurs. Ce combat témoigne d’un grand courage et d’un profond sens des responsabilités envers leurs enfants et les générations à venir. La détermination sans cesse renouvelée d’AFRISE est à saluer et encourager car si elles ne s’étaient pas levées comme une seule femme, elles auraient été simplement écrasées. Nous saluons tout particulièrement la détermination des femmes d’AFRISE.<br>Ce procès dépasse le seul cadre judiciaire. Il constitue une épreuve décisive pour le respect des droits fonciers coutumiers dans toutes les localités impactées par des agro-industries. Il fera date pour les générations présentes et futures, comme le signe que le profit seul compte peu s&rsquo;il ne prend pas en considération l’intérêt et le bien-être des communautés.<br>À leurs côtés, nous réaffirmons que :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>La terre d’Apouh est au cœur de l’identité de cette communauté ; elle porte la mémoire des ancêtres et l’avenir de leurs enfants.</li>



<li>Aucun investissement ne doit se faire au mépris des droits humains et fonciers des communautés concernées.</li>



<li>La voix des femmes, premières gardiennes de la terre et de la famille, doit être entendue et respectée, notamment dans les espaces de décision concernant leurs terres.</li>



<li>L’accès à la justice est un droit, et les communautés d’Apouh à Ngog doivent pouvoir l’exercer sans intimidation, ni représailles.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Par cette motion, nous affirmons que la communauté d’Apouh à Ngog n’est pas seule. Son combat est celui de toutes les communautés riveraines du Cameroun et d’Afrique qui exigent le respect de leurs droits coutumiers dans la gestion de leurs terres ancestrales.<br>Nous suivrons ce procès avec attention et porterons votre voix dans les espaces nationaux et internationaux.<br>Nous appelons la communauté d’Apouh à rester forte et unie. Tenez bon : la vérité, la justice et la dignité triomphent lorsque les peuples restent debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble pour la TERRE, pour la VIE, pour la JUSTICE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la solidarité et la détermination,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Organisations<br>les signataires<br>Le RADD<br>Journalists for Earth<br>CWOWUP<br>Ong Muyissi Environnement Gabon<br>Pour les Femmes Riveraines des Agro-industries du Cameroun<br>RAJORNY<br>AFRISO<br>COFERISO<br>AFRISH- CEA<br>SYNAPARCAM Femmes<br>AFRIKA<br>AFRISE<br>Merci beaucoup pour le Soutien à nos frères et sœurs du Cameroun.</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Mélanie Lasom’Ekutchu., Confédération Paysanne du Congo-Principal Regroupement Paysan » COPACO-PRP/ASBL »</li>



<li>Hermann Davy Kavougou Collectif des Ressortissants et Écologistes des Plateaux Bateke (Gabon).</li>



<li>Le REFEB côté d&rsquo;ivoire</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cellule de communication du RADD</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>OTP au Gabon : L&#8217;engagement de Muyissi Environnement pour une exploitation forestière transparente</title>
		<link>https://tribuneverte.online/otp-au-gabon-lengagement-de-muyissi-environnement-pour-une-exploitation-transparente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 10:57:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[A la suite de l&#8217;atelier tenu du 24 au 26 mars 2026&#160;à Libreville, organisé conjointement par Brainforest, World Resources Institute (WRI) et Pulitzer Center, nous avons mené des entretiens semi-directifs&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>A la suite de l&rsquo;atelier tenu du 24 au 26 mars 2026&nbsp;à Libreville, organisé conjointement par Brainforest, World Resources Institute (WRI) et Pulitzer Center, nous avons mené  des entretiens semi-directifs auprès de deux acteurs clés de la gouvernance forestière au Gabon : un juriste actif dans une ONG locale et un magistrat spécialisé.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans le but d&rsquo;examiner l&rsquo;action de l&rsquo;ONG Muyissi Environnement (ME) en matière de surveillance forestière au Gabon, nous avons recueilli les témoignages de <strong>Jérémy Mapangou-Mapangou</strong>, juriste environnementaliste, et de <strong>Me. Roger Darnel Nguema Ondo</strong>, Procureur de la République spécialisé dans la lutte contre l&rsquo;exploitation forestière illégale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Open Timber Portal (OTP) est une plateforme numérique développée par WRI pour promouvoir la légalité et la transparence dans l’exploitation et le commerce du bois. Au Gabon, l’ONG Brainforest joue un rôle clé en accompagnant les organisations de la société civile pour alimenter l’OTP avec des observations indépendantes et fiables.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Diplômé d&rsquo;un Master en Droit public de l&rsquo;Université Omar Bongo de Libreville, Jérémy Mapangou-Mapangou a forgé son expertise juridique à la Cour des comptes du Gabon avant de se tourner vers la protection environnementale. Après deux années passées à Conservation Justice dans la lutte contre la criminalité faunique, il a rejoint en novembre 2025 l&rsquo;ONG Muyissi Environnement en qualité de juriste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je me mets à l&rsquo;écoute des communautés afin de comprendre les problèmes auxquels elles font face »</em>, explique-t-il. Son rôle consiste notamment à accompagner juridiquement les populations locales victimes de préjudices, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;accaparement de terres pour les plantations d&rsquo;huile de palme ou de dommages liés à l&rsquo;exploitation forestière illégale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="965" height="593" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907.png" alt="" class="wp-image-2950" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907.png 965w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907-300x184.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907-768x472.png 768w" sizes="auto, (max-width: 965px) 100vw, 965px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un cas de dénonciation menée par Muyissi Environnement en 2024, répertorié dans la base de données OTP</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Me. Roger Darnel Nguema Ondo est Procureur de la République près du Tribunal de première instance de Ntoum, dans la province de l&rsquo;Estuaire au Gabon. Il s&rsquo;est illustré par ses prises de position et son action contre toute exploitation illégale du bois, en violation des lois nationales, pour tous contrevenants qui opèrent dans son territoire de compétence. Il milite pour un renforcement des contrôles, la transparence et la sanction des réseaux criminels liés au trafic forestier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Muyissi Environnement : 17 ans d&rsquo;engagement communautaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2008, Muyissi Environnement s&rsquo;est spécialisée dans l&rsquo;appui aux communautés locales du Centre-Sud-Ouest gabonais. Depuis 2010, l&rsquo;organisation accompagne les populations riveraines des parcs nationaux de la province de la Ngounié, les aidant à se constituer en associations pour bénéficier des retombées économiques de ces espaces protégés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Avec ses partenaires, Muyissi Environnement renforce les capacités des communautés, afin qu&rsquo;elles soient aptes à mener à bien leurs activités génératrices de revenus »</em>, précise le secrétaire exécutif de l&rsquo;organisation. C&rsquo;est grâce aux formations dispensées par Brainforest depuis 2013 et au partenariat avec Conservation Justice depuis 2017 que Muyissi Environnement s&rsquo;est engagée dans la gouvernance forestière.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="550" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-1024x550.png" alt="" class="wp-image-2951" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-1024x550.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-300x161.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-768x412.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001.png 1146w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Evaluation des apports de Muyissi Environnement sur la plateforme OTP</em> en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Jérémy Mapangou-Mapangou, l&rsquo;observation indépendante se définit comme<em>« le processus par lequel une OSC collecte, vérifie, analyse et diffuse des informations sur les activités liées à la gestion des ressources naturelles, de manière indépendante et impartiale »</em>. Cette approche vise à promouvoir la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance dans la gestion forestière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mécanismes de surveillance mis en œuvre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En partenariat avec Brainforest, Muyissi Environnement alimente l&rsquo;Open Timber Portal avec des rapports d&rsquo;observation détaillés. Les irrégularités documentées incluent :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Le non-respect des normes d&rsquo;aménagement forestier et environnemental<br>&#8211; Les grumes et souches non marquées<br>&#8211; Les coupes sous diamètre autorisé<br>&#8211; Le franchissement illégal de limites de concessions<br>&#8211; Autres violations des codes forestiers</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Défis et obstacles à la surveillance forestière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le premier défi est l&rsquo;accès dans les concessions privées des opérateurs forestiers. N&rsquo;étant pas assermentés, les membres des OSC n&rsquo;ont pas accès aux concessions s&rsquo;ils ne sont pas mandatés »</em>, souligne le juriste de Muyissi Environnement. A cela s&rsquo;ajoutent plusieurs obstacles opérationnels :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Le manque de compétences spécialisées, l&rsquo;observation indépendante nécessitant une expertise multidisciplinaire<br>&#8211; Les contraintes logistiques dans des reliefs difficiles<br>&#8211; Les difficultés d&rsquo;accès à l&rsquo;information administrative</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="498" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-1024x498.png" alt="" class="wp-image-2952" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-1024x498.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-300x146.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-768x374.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133.png 1247w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quelques cas répertoriés par Muyissi Environnement sur la plateforme OTP en 2024. Consultable ici: https://opentimberportal.org/fr </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus notoire, ce sont les risques sécuritaires et intimidations, en effet: <em>« les OSC comme la nôtre sont souvent victimes d&rsquo;intimidations »,</em> alerte Jérémy Mapangou-Mapangou, évoquant l&rsquo;un des défis majeurs auxquels font face les observateurs indépendants sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Obsolescence du cadre juridique et lacunes institutionnelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Me. Roger Darnel Nguema Ondo dresse un constat critique du dispositif juridique actuel :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le code forestier, qui date de 2001, n&rsquo;est plus adapté aux enjeux nationaux et internationaux en matière de lutte contre le trafic illégal de la faune et de flore. Les sanctions pénales demeurent très légères pour certaines infractions. Le maximum de la peine d&#8217;emprisonnement est de six (6) mois. Le nouveau code pénal, qui prévoit quelques sanctions plus lourdes, n&rsquo;a pas pris en compte l&rsquo;ensemble des infractions rencontrées en matière de faune et de flore. Ce qui engendre un cadre juridique jugé inadapté, incomplet et non harmonisé. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, il est admirable de noter qu&rsquo;une organisation juridictionnelle spécialisée se peaufine avec le temps, et la diversification des cas de délits rencontrés sur le terrain. Depuis 2019, une formation spécialisée a été instituée au tribunal de première instance de Libreville, compétente pour l&rsquo;enquête, la poursuite, l&rsquo;instruction et, s&rsquo;il s&rsquo;agit de délits, le jugement des infractions spécialement énumérées au Code de Procédure Pénale, notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le trafic de l&rsquo;ivoire et du braconnage organisé</li>



<li>L&rsquo;exploitation illicite de ressources halieutiques</li>



<li>Le trafic de matières premières et autres substances minérales </li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, en dépit de cette spécialisation, plusieurs infractions demeurent de la compétence des juridictions de droit commun (les 9 autres tribunaux de première instance du pays), la compétence se précisant au cas par cas. Pour se positionner vers une gestion collaborative renforcée,  Me. Roger Darnel Nguema Ondo plaide pour une approche participative :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous plaidons, pour renforcer la transparence, la mise en place d&rsquo;une plateforme numérique qui permettra aux OSC, aux autorités et entreprises de pouvoir partager des informations relatives à leurs différentes activités. Ce cadre de gestion participative offrirait des solutions à une série importante de problèmes liés à la criminalité forestière dans le bassin du Congo. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong> (de retour de Libreville)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LEAD Cameroon à la quête du statut d’ONG</title>
		<link>https://tribuneverte.online/lead-cameroon-a-la-quete-du-statut-dong/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 10:19:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 28 mars 2026, LEAD Cameroon a franchi une étape décisive lors de son Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) à Yaoundé , en vue de l’obtention d’un agrément en tant que&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le 28 mars 2026, LEAD Cameroon a franchi une étape décisive lors de son Assemblée Générale Extraordinaire (AGE)  à Yaoundé , en vue de l’obtention d’un agrément en tant que ONG auprès du Ministère de l&rsquo;Administration Territoriale ( MINAT).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sous le thème :  <strong>« les acquis, renforcer la gouvernance et définir les orientations stratégiques de Lead Cameroon »</strong>, l&rsquo;événement était l&rsquo;occasion de présenter les réformes envisagées dans son organisation interne. Cela consistait en l&rsquo;installation d&rsquo;un nouvel organigramme, à travers un bureau exécutif jeune et dynamique , un comité scientifique d&rsquo;experts, sous l&rsquo;encadrement des membres-fondateurs au sein d&rsquo;un conseil d&rsquo;administration.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout part de LEAD International, créé en 1991, l’organisation s&rsquo;est imposée comme un réseau mondial de référence dans la formation de leaders sur les sujets liés au développement durable. Présent dans plus de 140 pays, ce programme innovant de la Rockefeller Foundation, a formé plus de 2 000 professionnels de haut niveau, parmi lesquels 12 camerounais, avec des profils diversifiés, créant un écosystème mondial d&rsquo;expertise en la matière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche pionnière de formation par cohortes internationales, mêlant apprentissage théorique &nbsp;ainsi que la conduite de projets pratiques, a permis d&rsquo;établir des standards internationaux en matière de leadership environnemental. Les fellows ( lauréats) LEAD, issus de tous les continents, forment aujourd&rsquo;hui un réseau influent d&rsquo;acteurs du changement dans les secteurs publics, privé et associatif.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/image.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="945" height="630" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/image.png" alt="" class="wp-image-2929" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/image.png 945w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/image-300x200.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/image-768x512.png 768w" sizes="auto, (max-width: 945px) 100vw, 945px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Présents à l&rsquo; Assemblée Générale Extraordinaire, les anciens lauréats de Lead International ( de gauche à droite) :⁠ <strong>Valerie HAIDA</strong> (cohorte 16) ; <strong>Modibbo ABOUBAKARY</strong> (cohorte 12) ; <strong>David WAFO</strong> et <strong>Evelyne NYEMECK</strong> (cohorte 11) ; <strong>Henriette ZOBO</strong> (Cohorte 10).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lead Cameroon est également affilié au réseau Lead International, avec pour objectif principal de faire émerger un leadership imprégné de la dynamique autour des questions de protection de l&rsquo;environnement et du développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes leaders d&rsquo;opinion d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, qualifiés «d&rsquo;influenceurs» sont davantage intéressés par l&rsquo;industrie du divertissement, de la mode et du spectacle, et pourtant les préoccupations que posent le choix des politiques des projets en matière d&rsquo;éducation, santé de la reproduction, protection de l&rsquo;environnement, sont cruciaux, et revêtent un caractère vital ( ndlr). Lead Cameroon intervient sur les questions de restauration des écosystèmes, l&rsquo;économie verte, la surveillance et gouvernance des industries extractives, etc. Ses membres bénéficient de l&rsquo;appartenance à un réseau international, pouvant leur permettre de prendre part aux formations dédiées, dans des milieux d&rsquo;expertise internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Crée en 2004 sous la forme d’une association, LEAD Cameroon a une expérience dans la conduite des projets de développement durable , plus précisément sur les questions liées à la pollution environnementale, l’autonomisation des femmes, la formation au leadership, ainsi que la conduite des campagnes de restauration des écosystèmes. En effet, la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030) ne peut réussir sans l’implication des pays du bassin du Congo, dont le Cameroun. Or, si l’État a pris des engagements à travers des projets de reboisement et de gestion durable, la véritable force réside dans les acteurs de la société civile. LEAD Cameroon en est un exemple probant .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Nations Unies ont adopté une résolution en septembre 2020 pour lancer cette initiative et le lancement officiel a eu lieu dans le monde entier le 5 juin 2021. LEAD Cameroon ayant pris connaissance de cette initiative d’envergure internationale a pris l’engagement d’accompagner la communauté internationale et le Cameroun dans la restauration des écosystèmes. Le Cameroun a pris l’engagement de restaurer 12 Millions d’hectares sur l’ensemble du territoire d’ici  2030.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-24-at-09.41.20.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1020" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-24-at-09.41.20.jpeg" alt="" class="wp-image-2930" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-24-at-09.41.20.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-24-at-09.41.20-226x300.jpeg 226w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>M. Modibbo Aboubakary</strong>, face à la presse lors de l&rsquo;AGE : <em>« Il faut 25 hectares pour planter 10.000 arbres, nous avons déjà planté 16.000, ça vous donne une estimation de la surface couverte par LEAD Cameroon en seulement 4 ans. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers son projet GREEN qui envisage de planter 100 000 arbres à l’horizon 2030, Lead Cameroon bénéfice du soutien de ses partenariats stratégiques (MINFI, CGIS, MINEPDED). L&rsquo;organisation a mobilisé des financements dépassant 60 millions FCFA pour restaurer des dizaines d’hectares de terres dégradées dans la partie septentrionale du pays. Ces initiatives montrent que la restauration ne doit pas rester un slogan international, mais devenir une pratique locale, portée par des Organisations de la société civile ( OSC) , capables de transformer les engagements en résultats tangibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus, de ces opérations de reboisement, Lead Cameroon a organisé une conférence de sensibilisation des OSC , GIC , collectivités et institutions publiques sur la restauration des écosystèmes avant l’opération de restauration en partenariat avec l’Université de Maroua. En marge de ces activités, des campagnes de sensibilisation lors de la crise du Covid-19, ainsi que celles portant sur la lutte contre la contamination au VIH-SIDA ont été faites sur la route Maroua &#8211; Mora ( PK 40 jusqu’à Mora).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le désormais président du conseil d&rsquo;administration de Lead Cameroon est titulaire d’un certificat en évaluation des politiques publiques à l’université de Washington (USA) et d’un Master en politiques publiques et management de l’Université de Londres (UK). Monsieur <strong>Modibbo Amadou Aboubakary</strong>, par ailleurs Haut fonctionnaire passionné par les questions de protection de l’environnement, a su tisser, depuis plus de 15 années, un réseau de partenariats diversifiés, ce qui fait la force de LEAD Cameroon aujourd&rsquo;hui. Cette stratégie partenariale s&rsquo;appuie sur son réseau international (LEAD International, Fulbright Humphrey Program et la Fondation Mo Ibrahim) et sur une approche multisectorielle impliquant institutions gouvernementales, organisations internationales et fondations privées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="489" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021-1024x489.png" alt="" class="wp-image-2927" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021-1024x489.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021-300x143.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021-768x367.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-24-105021.png 1061w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Synthèse des ressources financières mobilisées de 2019 à 2025, présentée lors de l&rsquo;AGE,  par la nouvelle Directrice Exécutive de Lead Cameroon: <strong>Modeste Mvele</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un écosystème partenarial robuste</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Partenaires institutionnels nationaux</strong> : Le Ministère des Finances (MINFI) et le Ministère de l&rsquo;Environnement (MINEPDED) ont fait confiance à l&rsquo;organisation pour des projets environnementaux d&rsquo;envergure, témoignant de sa crédibilité auprès des institutions camerounaises.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Coopération internationale</strong> : Les partenariats avec le gouvernement américain et des organismes comme Global Washington, International Pollutants Elimination Network (IPEN) démontrent la reconnaissance internationale de LEAD Cameroon dans les domaines du développement social et de la protection environnementale.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Philanthropie privée </strong>: La collaboration avec la King Baudouin Foundation et Seattle International Foundation illustre la capacité de l&rsquo;organisation à attirer des financements privés pour ses programmes de formation au leadership.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie partenariale a généré des impacts mesurables :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Environnement : 63 millions FCFA pour le reboisement de 16 000 arbres</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Autonomisation féminine : 9 millions FCFA pour former 100 femmes déplacées</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Sensibilisation : 4 millions FCFA pour l&rsquo;éducation environnementale</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Formation : 2,75 millions FCFA pour le renforcement des capacités</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;adoption des statuts de LEAD Cameroon comme ONG, validera une approche fondée sur la diversification des partenariats et la recherche d&rsquo;impacts durables. Le récépissé de déclaration, délivré par le Sous-préfet de Yaoundé 3, à été lu en séance plénière lors de cette AGE . De plus, la reconnaissance juridique de l’ONG LEAD Cameroon  ouvrira de nouvelles perspectives pour amplifier l&rsquo;action de l&rsquo;organisation dans l&rsquo;écosystème de la société civile camerounaise. La trajectoire des pairs fondateurs de LEAD Cameroon illustre comment une vision claire et une stratégie partenariale cohérente peuvent transformer une initiative locale en leadership reconnu pour le développement durable .</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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