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	<title>Tech Archives - Tribune Verte</title>
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	<description>Un regard écologique de l&#039;information</description>
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	<title>Tech Archives - Tribune Verte</title>
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	<item>
		<title>SciLife au Gabon : L&#8217;Open Timber Portal au cœur d&#8217;une offensive contre l&#8217;exploitation forestière illégale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 10:32:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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					<description><![CDATA[Un atelier inédit a réuni les experts, journalistes d&#8217;investigation et organisations de la société civile, pour renforcer leurs capacités dans la lutte contre un fléau qui coûte plus de 184&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Un atelier inédit a réuni les experts, journalistes d&rsquo;investigation et organisations de la société civile,  pour renforcer leurs capacités dans la lutte contre un fléau qui coûte plus de 184 milliards de FCFA par an au Gabon. </em></p>



<p>Du 24 au 26 mars 2026, Libreville la capitale gabonaise a accueilli un atelier de formation inédit qui pourrait transformer la lutte contre l&rsquo;exploitation forestière illégale dans le pays. Organisé dans le cadre du projet financé par l&rsquo;Agence norvégienne de coopération au développement (NORAD), cet événement  a réuni pour la première fois des journalistes d&rsquo;investigation du Cameroun, Gabon et RDC, ainsi que des acteurs de la société civile autour d&rsquo;un objectif commun. Il s&rsquo;agissait de: maitriser l&rsquo;usage d&rsquo;une plateforme qui documente les faits dans plusieurs pays, pouvant conduire à démanteler les réseaux d&rsquo;exploitation illégale qui gangrènent les 22 millions d&rsquo;hectares de forêts, comme c&rsquo;est le cas au Gabon.</p>



<p>Les chiffres donnent le vertige. Selon les dernières estimations en 2023, le trafic illégal du bois au Gabon génère plus de 184,8 milliards de FCFA de revenus illicites annuellement (source: https://www.gabonews.com) . À l&rsquo;échelle mondiale, la Banque mondiale révèle que les coupes illégales représentent jusqu&rsquo;à 90% des activités d&rsquo;exploitation forestière dans certains pays, produisant entre 10 et 15 milliards de dollars de revenus criminels par an.</p>



<p>Face à cette hémorragie, l&rsquo;innovation technologique s&rsquo;impose comme un allié de poids. L&rsquo;Open Timber Portal (OTP), plateforme interactive développée par le World Resources Institute (WRI), révolutionne déjà la surveillance forestière depuis 2021. Cette plateforme permet aux organisations de la société civile de documenter leurs observations et offre aux journalistes une source d&rsquo;informations inédite pour leurs investigations. En mettant à disposition les données suivantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Documents officiels</strong> : titres forestiers, certificats de légalité, permis d’exploitation.</li>



<li><strong>Observations indépendantes</strong> : signalements des ONG et OSC sur les pratiques illégales.</li>



<li><strong>Classement de transparence</strong> : évaluation des exploitants forestiers selon leur niveau de publication et conformité.</li>
</ul>



<p>ScLlife, l&rsquo;association des journalistes et communicateurs scientifiques du Cameroun s&rsquo;est faite représenter par six  journalistes (voir image de titre) . L&rsquo;OTP brise la contrainte de la distance, et le difficile accès aux informations, cet outil centralise des données sur les exploitants forestiers, leurs documents de conformité et les observations des ONG, afin de lutter contre l’exploitation illégale et d’améliorer la gouvernance forestière. L’Open Timber Portal est disponible en plusieurs langues, et regroupe des données provenant de plusieurs zones géographiques; Afrique centrale: Cameroun, Gabon, République Démocratique du Congo (RDC), Congo; Afrique de l’Ouest: Ghana. Mais également Europe et Amérique du Nord : États-Unis (premier pays en nombre d’utilisateurs),Royaume-Uni, France, Italie, Belgique.</p>



<p><strong>Quatre années de progrès tangibles</strong></p>



<p>Au Gabon, l’usage de l’Open Timber Portal (OTP) s’est fait avec un accompagnement déterminant de l’ONG Brainforest, partenaire technique du World Resources Institute (WRI). La collaboration entre FLAG (Field Legality Advisory Group) et Brainforest porte ses fruits. En quatre ans, le taux de publication des observations sur l&rsquo;OTP a explosé, passant de moins de 10% avant 2021 à 34% aujourd&rsquo;hui, avec 129 observations créées entre 2021 et 2025. </p>



<p>Cette amélioration spectaculaire résulte du renforcement continu des capacités des OSC membres de la plateforme « Gabon, Ma Terre, Mon Droit » (GMTMD), notamment NADA, Muyissi, et Nyanga tour. L&rsquo;Observatoire de la Gouvernance Forestière (OGF) joue un rôle crucial depuis avril 2024 en assurant le contrôle qualité niveau 1 des observations retranscrites dans la plateforme, garantissant ainsi la fiabilité des données publiées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-2896" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em>« l&rsquo;application des Lois revient à l&rsquo;État, mais ce dernier est souvent débordé dans la mise en œuvre de ses mission régaliennes, d&rsquo;où la nécessité d&rsquo;une contribution des organisations de la société civile. L&rsquo;observation indépendante consiste à mener des actions pour le suivi, qui permet de relever l&rsquo;écart entre ce qui est prévu par la Loi, et la pratique, en faveur du bien-être des communautés locales. »</em> a déclaré <strong>M. Djinang Martial </strong>(au centre); Coordonnateur des programmes à Brainforest, à l&rsquo;occasion de la conférence de presse organisée en marge de l&rsquo;atelier de Libreville.</p>



<p>Brainforest a joué un role crucial dans la démarche:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Coordination locale</strong> : Brainforest a assuré la mise en œuvre du projet financé par NORAD, en lien avec FLAG (Field Legality Advisory Group) et l’Observatoire de la Gouvernance Forestière (OGF).</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Renforcement des capacités</strong> : L’organisation a formé les OSC gabonaises membres de la plateforme Gabon Ma Terre, Mon Droit (GMTMD) ; comme l&rsquo;a confirmé <strong>M. Jeremy Mapangou Mapangou</strong> de Muyissi environnement, séance tenante une démonstration a permis d&rsquo;encoder les informations fournies par un rapport de terrain, dans l&rsquo;OTP pour le compte de l&rsquo;année 2025.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Qualité des données</strong> : Grâce à un comité de lecture ad hoc et au contrôle qualité assuré par l’OGF, Brainforest et FLAG ont contribué à améliorer la formulation et la fiabilité des observations publiées sur l’OTP.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Production de documents stratégiques</strong> : la collaboration avec FLAG a conduit à l&rsquo;élaboration d’un document de stratégie OI, ainsi que d’un index environnemental et d’un rapport de suivi du contentieux forestier, qui servent de références pour les OSC et les journalistes.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Diffusion et vulgarisation</strong> : Brainforest a organisé des ateliers de partage d’expérience et de vulgarisation des résultats, notamment celui de Libreville en mars 2026, pour impliquer les journalistes et renforcer la collaboration OSC–médias.</li>
</ul>



<p><strong>Une alliance stratégique médias-société civile</strong></p>



<p>L&rsquo;atelier de Libreville marque une étape décisive : la formalisation d&rsquo;une collaboration entre journalistes spécialisés et observateurs de terrain. Les journalistes de l&rsquo;association SCILIFE du Cameroun et ceux du réseau Pulitzer Center basé au Gabon apprendront à exploiter les outils de surveillance forestière, notamment l&rsquo;OTP, RIN Data et Sayari.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-2892" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>Mme. Igerha Bampa</strong> pendant l&rsquo;atelier de Libreville.</p>



<p><em>« Cette formation vise à outiller les journalistes sur la recherche et l&rsquo;analyse des informations disponibles sur OTP pour la production d&rsquo;articles percutants »</em>, explique <strong>Mme. Igerha Bampa</strong>; Assistante technique pour l’Open Timber Portal (OTP), WRI Afrique centrale.</p>



<p>L&rsquo;objectif : amplifier l&rsquo;impact des actions de la société civile par une couverture médiatique éclairée et documentée. L&rsquo;atelier débouchera sur la production de cinq articles d&rsquo;investigation couvrant les aspects cruciaux de la gouvernance forestière gabonaise. Cette rencontre s&rsquo;inscrit dans une démarche plus large de démocratisation de l&rsquo;information forestière. Alors que le principe de l&rsquo;exploitation forestière sous aménagement est désormais acquis au Gabon, le défi reste la construction d&rsquo;un dispositif de contrôle efficace pour garantir le respect des règles établies.</p>



<p>La collaboration ne s&rsquo;arrêtera pas là, pour faciliter le coaching des experts à distance, des post-formations se poursuivent pour faire pérenniser les échanges entre participants, créant ainsi un réseau permanent de veille autour de la transparence forestière, qui ambitionne de s&rsquo;étendre à d&rsquo;autres pays faisant face au même fléau.</p>



<p>Cette initiative pourrait bien marquer un tournant dans la lutte contre l&rsquo;exploitation forestière illégale au Gabon et ailleurs, prouvant que la transparence et la collaboration constituent les armes les plus efficaces contre les prédateurs de nos forêts.</p>



<p><strong><em>Ange ATALA </em></strong></p>



<p>(<em>De retour de Libreville</em>)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Portrait: Jocelyne Landry Tsonang, de la finance climat à l’économie circulaire, elle donne le ton!</title>
		<link>https://tribuneverte.online/portrait-jocelyne-landry-tsonang-de-la-finance-climat-a-leconomie-circulaire-elle-donne-le-ton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 08:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
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					<description><![CDATA[Jocelyne Landry Tsonang est titulaire d&#8217;un Master en Sciences forestières, option biodiversité et productions forestières, obtenu à l&#8217;Université de Yaoundé 1, au Cameroun. Elle est épouse et mère, mais également&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> est titulaire d&rsquo;un Master en Sciences forestières, option biodiversité et productions forestières, obtenu à l&rsquo;Université de Yaoundé 1, au Cameroun.  Elle est épouse et mère, mais également experte en économie circulaire, finance durable et développement de projets carbone en Afrique. Son parcours s’est construit à l’intersection des politiques publiques, de la transition écologique, de la structuration de projets verts et de la mobilisation de financements innovants au service du développement durable. Aujourd’hui, elle exerce comme Responsable des opérations chez Nature Crest, une structure qui accompagne l’émergence et la structuration de projets à fort impact dans les domaines du carbone, de l’économie circulaire, des solutions fondées sur la nature et de la finance verte. </em></p>



<p><em>En marge de  la Journée Internationale des Droits de la Femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés. Dans cette interview, Jocelyne Landry nous raconte comment à travers sa fonction, elle contribue à faire le lien entre vision stratégique, ingénierie de projet, mobilisation de partenariats et création de solutions concrètes pour les territoires africains.</em></p>



<p><strong>Tribune verte online (TVO): qu’est-ce qui vous a conduit à la gestion de l’environnement et des ressources naturelles ?</strong></p>



<p><strong>Jocelyne Landry Tsonang  (JLT)</strong> : ce qui m’a conduit vers ce domaine, c’est d’abord une conviction profonde : l’Afrique ne peut pas envisager son développement en dehors des enjeux de durabilité. Très tôt, j’ai compris que les questions environnementales ne concernent pas uniquement la nature. Elles touchent aussi à l’économie, à la santé publique, à l’emploi, à la justice sociale, à la résilience des territoires et à la souveraineté des États.</p>



<p>Au fil du temps, j’ai voulu me positionner non seulement comme une technicienne de ces sujets, mais comme une actrice capable de relier environnement, transformation économique et mécanismes de financement. C’est cette vision qui guide encore aujourd’hui mon engagement.</p>



<p><strong>TVO: comment définiriez-vous votre mission aujourd’hui, à travers vos activités ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: ma mission consiste à contribuer à la transformation de l’ambition environnementale en opportunités concrètes de développement, de résilience et de création de valeur pour l’Afrique.</p>



<p>Concrètement, cela signifie accompagner des acteurs publics, des territoires, des réseaux, des entreprises et des partenaires dans la structuration de projets durables, dans la mise en place de cadres de réflexion stratégique, et dans l’identification de mécanismes de financement innovants, notamment autour de la finance climat, des crédits carbone, de l’économie circulaire et des solutions fondées sur la nature.</p>



<p>Chez <strong>Nature Crest</strong>, nous travaillons précisément dans cette logique. Nous croyons que la transition écologique africaine doit être à la fois <strong>territorialisée, finançable et inclusive</strong>. Notre objectif est d’aider les acteurs africains à mieux structurer leurs projets, à mieux valoriser leurs actifs naturels et à mieux capter les opportunités de la finance verte.</p>



<p><strong>TVO: quels sont, selon vous, les principaux leviers pour faire avancer l’économie circulaire en Afrique ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: le premier levier, c’est l’<strong>ancrage politique</strong>. Tant que l’économie circulaire reste perçue comme un concept périphérique, elle ne peut pas transformer durablement les modèles de production et de consommation. Il faut donc des orientations politiques claires, des feuilles de route, des cadres réglementaires et une meilleure coordination entre les secteurs concernés.</p>



<p>Le deuxième levier, c’est la <strong>territorialisation des solutions</strong>. L’économie circulaire prend tout son sens lorsqu’elle répond à des réalités locales : gestion des déchets, valorisation des matières, transformation agricole, réparation, réemploi, innovation locale, structuration de filières.</p>



<p>Enfin, il faut investir dans les <strong>chaînes de valeur africaines</strong>. L’économie circulaire ne doit pas être réduite à la simple gestion des déchets. Elle doit être pensée comme un modèle économique capable de créer de l’emploi, de soutenir l’industrialisation locale, de réduire certaines dépendances extérieures et de renforcer la compétitivité des territoires.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg"><img decoding="async" width="720" height="555" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg" alt="" class="wp-image-2873" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-300x231.jpeg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><em>Pendant 2 ans, <strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> a siégé au sein du Conseil Mondial sur l&rsquo;avenir de l&rsquo;utilisation durable des ressources du Forum Economique Mondial. Alors que le Monde s&rsquo;oriente vers des énergies plus propres, la demande en ressources, notamment en matières premières critiques, devrait connaître une croissance significative. Pour elle : <strong>« les projets miniers actuels et prévus ne suffiront pas à répondre à la demande future, ne couvrant que 39 % des besoins en lithium, 69 % en nickel et 62 % en cobalt d&rsquo;ici 2035. »</strong></em></p>



<p><strong>TVO: vous travaillez aussi sur la finance verte et les marchés carbone. Pourquoi ces sujets sont-ils devenus si importants ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: ils sont devenus essentiels parce qu’il ne suffit plus de reconnaître l’urgence climatique ; il faut désormais trouver les moyens concrets de financer la transition.</p>



<p>L’un des grands défis en Afrique, c’est que beaucoup de projets à fort impact environnemental existent, mais qu’ils ne sont pas toujours suffisamment structurés pour attirer des investisseurs ou accéder à des mécanismes de financement adaptés. Il y a donc un travail fondamental à faire sur la qualité des projets, la gouvernance, la crédibilité des données, la robustesse des modèles économiques et l’alignement avec les standards internationaux.</p>



<p>Les marchés carbone, la finance verte, les paiements pour services environnementaux ou encore les crédits biodiversité peuvent devenir des outils puissants, à condition qu’ils soient conçus avec rigueur, transparence et équité pour les territoires qui portent les projets.</p>



<p><strong>TVO: vous avez accompagné plusieurs pays africains dans la structuration de la finance climat. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: à ce stade, nous travaillons actuellement avec trois pays africains sur des processus liés à la structuration de la finance climat et à l’émergence de projets verts. Nous ne pouvons pas encore dévoiler leurs noms, car les processus sont toujours en cours et restent soumis à des exigences de confidentialité jusqu’à leur aboutissement.</p>



<p>Il faut aussi comprendre que ce type d’accompagnement prend du temps. Entre l’initiation, la structuration technique, l’alignement institutionnel, la mobilisation des parties prenantes et l’aboutissement effectif, les délais peuvent être relativement longs. Chaque pays a ses propres spécificités institutionnelles, réglementaires, économiques et territoriales, et cela influence fortement le rythme d’avancement. Notre démarche n’est donc pas de rechercher des annonces rapides, mais de contribuer à des processus sérieux, crédibles et durables.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="480" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg" alt="" class="wp-image-2874" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1-300x200.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> (au centre), félicitant le Nigeria pour le lancement de son cadre national dans  le marché du carbone. Une étape majeure pour le financement climatique en Afrique dans le cadre du programme de décarbonisation mené par le secteur privé.</em><br></p>



<p><strong>TVO: quel regard portez-vous sur les écarts de financement climatique en Afrique ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: l’Afrique fait face à un paradoxe majeur. <strong>Le continent reçoit moins de 5 % des financements mondiaux consacrés au climat, en réalité plutôt entre 3 et 4 %</strong>, alors même qu’il est confronté à certains des risques climatiques les plus élevés au monde.</p>



<p>Autrement dit, les besoins sont immenses, les vulnérabilités sont fortes, mais les ressources mobilisées restent encore largement insuffisantes. Cet écart entre les besoins réels et les financements effectivement accessibles constitue l’un des plus grands freins à la transition écologique du continent.</p>



<p>Et pourtant, l’Afrique recèle un potentiel considérable et encore largement inexploité en matière d’investissements verts.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-1024x683.png" alt="" class="wp-image-2871" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-1024x683.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-300x200.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-768x512.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>TVO: quand vous parlez de potentiel vert, de quoi s’agit-il concrètement ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: il s’agit d’abord du <strong>capital naturel africain</strong>. L’Afrique possède des forêts, des mangroves, une biodiversité remarquable, des sols à fort potentiel de séquestration, des zones côtières stratégiques, des ressources marines, des paysages agricoles, ainsi qu’une immense diversité de services écosystémiques.</p>



<p>Cette richesse a une valeur environnementale évidente, mais elle a aussi une <strong>valeur économique réelle</strong>, qui reste encore insuffisamment reconnue, structurée et monétisée au bénéfice des territoires africains.</p>



<p>C’est justement l’un de nos combats : faire en sorte que cette valeur soit mieux révélée et mieux captée.</p>



<p><strong>TVO:  que signifie, pour vous, “monétiser la valeur du capital naturel africain” ?</strong></p>



<p>Cela signifie permettre aux territoires africains de tirer une valeur économique plus juste de leurs actifs naturels, tout en assurant leur préservation.</p>



<p>Concrètement, cela passe par des instruments comme :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les</strong> <strong>crédits carbone</strong>,</li>



<li><strong>Le</strong>s <strong>crédits biodiversité</strong>,</li>



<li><strong>Les</strong> <strong>paiements pour services environnementaux</strong>,</li>



<li><strong>Et d’autres</strong> <strong>produits de la finance verte</strong>.</li>
</ul>



<p>L’idée n’est pas de marchandiser la nature de manière simpliste. L’idée est de reconnaître que les écosystèmes rendent des services mesurables, utiles et stratégiques à l’échelle locale et mondiale, et que les pays africains doivent pouvoir mieux capter la valeur associée à ces services.</p>



<p>Pour nous, l’enjeu est à la fois <strong>économique, stratégique et politique</strong>. Il s’agit de permettre à l’Afrique de financer sa transition de manière plus souveraine, et de transformer ses ressources écologiques en leviers de développement inclusif et durable.</p>



<p><strong>TVO:  quelle est la contribution de Nature Crest dans cette dynamique ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: Chez <strong>Nature Crest</strong>, nous nous positionnons comme un acteur d’interface entre les territoires, les projets, les partenaires techniques et les opportunités de financement vert.</p>



<p>Nous accompagnons la structuration de projets, l’identification de filières prometteuses, le dialogue avec les parties prenantes, la réflexion stratégique autour des solutions fondées sur la nature, de l’économie circulaire et du carbone, ainsi que la mise en relation avec des approches de finance durable.</p>



<p>Notre ambition est d’aider à faire émerger des projets crédibles, bancables et porteurs d’impact, tout en défendant une vision selon laquelle l’Afrique doit être non seulement un espace de mise en œuvre, mais aussi un espace de création de valeur, de négociation et de leadership dans l’économie verte mondiale.</p>



<p><strong>TVO: selon vous, quelle place les femmes occupent-elles dans cette transformation ?</strong></p>



<p>Les femmes occupent une place centrale, et cette place doit être encore davantage reconnue.</p>



<p>Dans de nombreux territoires africains, les femmes sont déjà au cœur de la gestion des ressources, de l’agriculture, de l’entrepreneuriat local, de la transformation, de la résilience communautaire et de l’innovation sociale. Elles sont souvent parmi les premières à porter des solutions concrètes.</p>



<p>Mais il faut aller plus loin. Les femmes doivent aussi être davantage présentes dans les espaces de décision, dans la gouvernance environnementale, dans la structuration des projets, dans les négociations financières et dans les métiers émergents de la transition écologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="527" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg" alt="" class="wp-image-2880" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57-300x220.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong>: « je suis convaincue que les femmes africaines ne sont pas seulement des bénéficiaires de la transition ; elles en sont aussi des architectes. »</em></p>



<p></p>



<p><strong>TVO: avez-vous un exemple de projet ou d’approche qui illustre cette vision intégrée ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: oui, par exemple les projets de restauration d’écosystèmes comme les <strong>mangroves</strong> ou d’autres solutions fondées sur la nature illustrent très bien cette approche.</p>



<p>Lorsqu’ils sont bien conçus, ces projets permettent à la fois de préserver la biodiversité, de séquestrer du carbone, de renforcer la résilience des territoires, de protéger certaines activités économiques locales et de créer des perspectives de financement climatique.</p>



<p>Ils montrent que la protection de la nature et le développement économique ne sont pas opposés. Au contraire, la nature peut devenir un <strong>actif stratégique</strong> pour les territoires.</p>



<p><strong>TVO: quel message souhaitez-vous porter au Cameroun, où le marché carbone reste encore peu structuré ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: le Cameroun dispose d’un vrai potentiel. L’enjeu aujourd’hui est de mieux structurer l’écosystème, à travers la sensibilisation, la montée en compétences, l’émergence de projets pilotes crédibles et le dialogue entre les acteurs publics, le secteur privé, les experts techniques et les investisseurs.</p>



<p>Un cadre structurant ne se construit pas uniquement à travers un texte réglementaire. Il se construit aussi par la création d’un écosystème compétent, crédible et capable de porter des projets de qualité.</p>



<p>Il est donc important d’investir à la fois dans la pédagogie, dans les démonstrateurs concrets et dans la coordination entre institutions.</p>



<p><strong>TVO: quelle Afrique appelez-vous de vos vœux dans les années à venir ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: J’aimerais voir une Afrique qui parvient à transformer ses défis écologiques en leviers de souveraineté économique. Une Afrique qui valorise mieux ses ressources naturelles, qui structure ses projets avec davantage de maîtrise, qui accède à plus de financements verts, et qui affirme sa place dans les grandes dynamiques de transformation mondiale.</p>



<p>J’aimerais aussi voir une Afrique qui ne soit plus seulement présentée comme vulnérable au changement climatique, mais comme un continent de <strong>solutions, d’innovation et de leadership</strong>.</p>



<p>À travers mon engagement et celui de Nature Crest, je souhaite contribuer à cette dynamique : une Afrique capable de mieux monétiser la valeur de son capital naturel, de mieux financer sa transition et de construire un développement véritablement durable, inclusif et ancré dans ses réalités.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="904" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg" alt="" class="wp-image-2875" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16-239x300.jpeg 239w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><strong>TVO: quel message adressez-vous aux jeunes, et en particulier aux jeunes femmes, qui souhaitent s’engager dans ce domaine ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: je leur dirais que la transition écologique, la finance durable et la gestion de l’environnement ne sont pas des domaines secondaires. Ce sont des champs d’avenir, stratégiques et profondément transformateurs.</p>



<p>Je leur dirais aussi de ne pas attendre d’être parfaitement prêtes pour se positionner. Il faut apprendre, s’entourer, expérimenter, prendre sa place et oser investir ces espaces.</p>



<p>À la jeunesse africaine, et en particulier aux jeunes femmes, je veux dire ceci : <strong><em>« l’Afrique a besoin de vos compétences, de votre intelligence, de votre audace et de votre vision. Il ne s’agit pas seulement d’accompagner les transformations en cours ; il s’agit de les construire. »</em></strong></p>



<p></p>



<p><em>Propos receuillis par</em><strong><em> Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Finance climatique des CTD&#8217;s camerounaises: ICLEI et FEICOM à l&#8217;œuvre</title>
		<link>https://tribuneverte.online/finance-climatique-des-ctds-camerounaises-iclei-et-feicom-a-loeuvre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 09:29:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 12 mars 2026, la salle de conférence du FEICOM à Yaoundé a accueilli un atelier de formation inédit sur le financement des projets climatiques municipaux. Organisé dans le cadre&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p><em>Le 12 mars 2026, la salle de conférence du <strong>FEICOM</strong> à Yaoundé a accueilli un atelier de formation inédit sur le financement des projets climatiques municipaux. Organisé dans le cadre des initiatives <strong>BRIDGE</strong> et <strong>IMPACT-CAM</strong>, cette rencontre a réuni des acteurs institutionnels: Organisations de la société civile, les partenaires financiers et personnels municipaux autour d’un enjeu majeur : comment mobiliser des financements privés pour soutenir l’adaptation des villes camerounaises aux changements climatiques</em>?</p>



<p><em>L&rsquo;évènement porté par le <strong>FEICOM</strong>, en collaboration avec <strong>ICLEI Afrique</strong> et <strong>Cameroon Economic Policy Institute</strong> <strong>(CEPI)</strong>,  visait à renforcer le partenariat entre les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTDs), les institutions publiques et les banques commerciales. Le défi est clair : transformer les ambitions climatiques locales en projets bancables, capables d’attirer les capitaux privés.</em></p>



<p>ICLEI ( Conseil international pour les initiatives écologiques locales (International Council for Local Environmental Initiatives) )est aujourd’hui l’un des principaux réseaux mondiaux de gouvernements locaux et régionaux engagés dans la durabilité. En Afrique, ses réalisations se concentrent sur la résilience climatique, l’adaptation urbaine et le soutien aux municipalités pour transformer leurs ambitions en projets concrets. ICLEI Africa accompagne les villes africaines dans la mise en place de projets pour réduire les risques liés aux inondations, sécheresses et cyclones, en intégrant la gestion des catastrophes dans les politiques locales.</p>



<p> L&rsquo;institution forme les municipalités à concevoir des projets climatiques bancables, capables d’attirer des financements internationaux et privés. Par son approche inclusive, les projets intègrent les communautés vulnérables pour que la résilience soit partagée. Mais également à travers des partenariats stratégiques, comme c&rsquo;est le cas de citer sa collaboration avec des bailleurs comme l’IDRC (Canada) et le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas, ainsi qu’avec des institutions locales comme le FEICOM (Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale) au Cameroun.</p>



<p><strong>Le FEICOM affirme sa vision stratégique en matière de finance climatique</strong></p>



<p>Dans son discours, le Directeur Général du FEICOM, <strong>M. Philippe Camille Akoa</strong> a insisté sur la portée stratégique de cette rencontre :</p>



<p><em>« Cette rencontre n’est pas juste un exercice académique, mais le prolongement d’une maturation profonde de l’institution. Depuis 2023, le FEICOM s’est engagé dans un processus d’acquisition d’une accréditation au Fonds d’adaptation aux changements climatiques. »</em></p>



<p>Il a rappelé les efforts déjà réalisés : mise à jour du dispositif institutionnel et juridique, alignement des manuels de gestion sur les standards internationaux, intégration des politiques de genre et de gestion des griefs. Mais il a aussi pointé les obstacles persistants.</p>



<p>Le Directeur Général du FEICOM, a rappelé que l’institution est à <strong>65 % </strong>de son processus d’accréditation auprès du Fonds d’adaptation aux changements climatiques des Nations Unies. Mais il a insisté : <em>« cette accréditation n’aura de sens que si les communes disposent de projets bancables. »</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Prenant cette préoccupation à cœur, <strong>Lucy Lavirotte</strong>, Coordonnatrice du projet Bridge a affirmé: <em>« c’est un réel plaisir de travailler avec le FEICOM depuis plus de deux ans. Aujourd’hui, il s’agit d’avoir une plateforme d’échange entre le secteur public et le secteur privé sur les défis de la finance climatique, de la rendre plus ambitieuse, plus structurée, et de l’aligner aux réalités locales.»</em></p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-default is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Pour <strong>M. Maidou Hervé Martial</strong>, Sécrétaire éxécutif du REAVCO (Réseau Africain des Villes et Collectivités pour l’Observation du Climat), l&rsquo;urgence n&rsquo;est plus à démontrer : <em>« ailleurs dans le monde, le secteur privé intervient à hauteur de 75 % environ dans les ressources des CTDs. En Afrique, c’est 10 %, et au Cameroun seulement 0,12 %.»</em></p>



<p>Il a ajouté qu’en matière de développement, il existe un gap de 10 à 15 % pour que les CTDs africaines accèdent aux financements climatiques par d’autres ressources que celles de l’État. Le REAVCO accompagne les institutions en les aidant à structurer leurs ressources, identifier et préparer des projets, et mobiliser des fonds en tant qu’intermédiaire entre bailleurs, État et CTDs.</p>



<p>Le Secrétaire Général du MINEPDED (Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable du Cameroun) , <strong>Pr. Tchawa</strong>, a replacé le débat dans le contexte national :</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« Lors des conférences internationales, les pays développés accentuent davantage leur positionnement sur les projets d’atténuation, plutôt que sur les projets d’adaptation. Mais ce qui nous importe en Afrique, ce sont des projets concrets au niveau local. Les inondations, les sécheresses, les mauvaises récoltes et les disettes interpellent directement nos communes. »</em></p>



<p>Il a souligné que l’Afrique centrale est à la traîne par rapport au Maghreb, à l’Afrique de l’Est et de l’Ouest en matière de finance climatique, et que le Cameroun doit accélérer ses réformes. Toutefois, parmi les avancées, il a cité :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’obtention de 117 milliards FCFA de financements climatiques.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>La création du Comité national de facilitation de l’agenda climatique.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>La réforme de la loi sur la protection civile en cas de catastrophe naturelle.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le relancement du Plan national d’adaptation aux changements climatiques, avec déclinaisons locales.</li>
</ul>



<p>Pour ce dernier, les projets mentionnés dans notre CDN (Contribution Déterminée Nationale)  n’ont de sens que s’ils sont engagés au niveau local. Les maires doivent être interpellés. Cette initiative prouve que les organisateurs de cet atelier ont bien compris les enjeux.  Certains intervenants ont insisté sur la nécessité de coordonner les projets régionaux et de donner aux communes un accès direct aux financements.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-10.48.16.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-10.48.16-1024x771.jpeg" alt="" class="wp-image-2848" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-10.48.16-1024x771.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-10.48.16-300x226.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-10.48.16-768x578.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-15-at-10.48.16.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em>Les participants à l&rsquo;atelier du 12 mars 2026, sur la finance climatique des municipalités.</em></p>



<p>Il est logique de remarquer que les projets doivent être déclenchés au niveau local, avec des indicateurs concrets. Ce ne sont pas des discours, ce sont les chiffres qui déterminent les pratiques à mettre en œuvre localement. L’accès aux données est essentiel, et tout ceci n’est possible que si nous avons un secteur privé qui comprend la nécessité de cet accompagnement. Les banques présentes dans la salle ont été priées d’investir dans le secteur. </p>



<p><strong>Mme Gisèle Tsangue, </strong>Maire de la commune de Babadjou dans la région de l&rsquo;Ouest, a rapporté les faits vécus dans sa localité :<em>« Ce travail est très utile pour nous les CTDs, car c’est nous qui percevons en premier les conséquences des changements climatiques. La commune de Babadjou entendait parler des changements climatiques dans les médias, aujourd’hui nous les vivons, et ça se ressent dans le quotidien de tous les habitants. J’en veux pour preuve les Monts Bamboutos, décapés par l’érosion, alors qu’ils représentent le château d’eau qui arrose la région de l’Ouest, une partie du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ces Monts n’ont plus de système naturel d’infiltration d’eau, par conséquent les rivières ne sont plus approvisionnées, et il y a un sérieux problème d’irrigation des terres agricoles. Une réelle menace donc pour la sécurité alimentaire de toute une région. ». </em></p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading"> L’expertise technique de CEPI à la rescousse</h4>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le Directeur exécutif du Cameroon Economic Policy Institute (CEPI), <strong>Henri Kouam</strong>, a davantage abordé les aspects techniques de la manœuvre; insistant sur l’importance de la maîtrise des données et des technologies :</p>



<p><em>« Les CTDs font face aux sécheresses et à bien d’autres conséquences dues aux dérèglements climatiques. Pourtant, ces entités peuvent mesurer ces flux et les modéliser avec des technologies connues, pour leur fournir du financement. Or elles n’ont pas toujours du personnel outillé dans la maîtrise de ces technologies. C’est important de les capaciter avant qu’elles n’aillent au-devant des bailleurs de fonds pour solliciter des investissements. »</em></p>



<p>Il a ajouté que l’un des défis majeurs reste l’accès aux données fiables :</p>



<p><em>« Quand les communes vont vers les banques, il est difficile de mesurer l’impact d’un glissement de terrain ou d’une sécheresse juste sur la base d’un constat ponctuel des dégâts matériels. Il faut prouver que ces chiffres intègrent plusieurs autres paramètres. »</em></p>



<p>Les Maires présents à l&rsquo;atelier ont compris que les CTDs peuvent mesurer et modéliser les flux climatiques avec des technologies connues, mais ils manquent de personnel qualifié. Il faut donc renforcer les capacités de leur personnel,  avant toute sollicitation auprès des bailleurs de fonds . »</p>



<p>Un autre point crucial soulevé dans l&rsquo;exposé de M. Kouam Henri, est le rôle incontournable des CTDs en tant que représentants du gouvernement local. Pour rendre un projet bancable, il ne suffit pas de décrire les impacts climatiques :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les CTDs doivent présenter des états financiers validés par un commissaire aux comptes.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les rapports financiers doivent être structurés, détaillant le rôle des acteurs dans l’exécution des projets.</li>
</ul>



<p>Pour ce dernier, la transparence est incontournable, car les banques ont un mindset pragmatique : elles financent sur la base de chiffres vérifiables et de preuves de bonne gouvernance.</p>



<p><strong>Un autre point crucial soulevé est la crédibilisation des CTDs auprès des bailleurs</strong> </p>



<p>Choisir des entreprises ayant fait leurs preuves dans le secteur concerné renforce la confiance et la capacité de remboursement. Si un projet génère des revenus, cela bénéficie directement à la commune. Mais à défaut, la Loi de finances stipule qu’un minimum de 20 % des recettes doit être utilisé pour payer les dettes; ce qui reste insuffisant pour rassurer une banque.</p>



<p>Les CTDs doivent vérifier leurs recettes fiscales et penser à digitaliser le processus pour plus de transparence. La présentation d’états financiers validés par un commissaire aux comptes et de rapports financiers structurés est indispensable pour convaincre les investisseurs.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Snapchat-1908963296.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Snapchat-1908963296-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2845" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Snapchat-1908963296-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Snapchat-1908963296-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Snapchat-1908963296-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Snapchat-1908963296-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Snapchat-1908963296.jpg 1912w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Mme Ngane Suzanne.</strong></em></p>



<p>En 2024, selon OCHA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs)  , le Cameroun a connu des chocs climatiques majeurs : plus de 459 000 personnes affectées par les inondations, 85 000 hectares de terres agricoles détruits et 3,1 millions de personnes en insécurité alimentaire. Dans ce contexte, <strong>Mme Ngane Suzanne</strong>, Directrice des projets et programmes de partenariat au FEICOM, a dressé un constat alarmant :</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« L’année 2024 a été très difficile pour les CTDs en matière de dérèglement climatique. La demande était très forte pour faire face aux conséquences, mais seulement 20 % ont été mis à la disposition des communes, soit un montant global de 6 milliards de FCFA, obtenus grâce au Guichet Climat du FEICOM. »</em></p>



<p>Elle a illustré cette insuffisance par un exemple concret : certaines communes réclamaient la construction de digues de plusieurs dizaines de kilomètres pour contenir la montée des eaux, mais à peine la moitié de la distance nécessaire a pu être financée.</p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading">Les banques interpellées : Access Bank, Afriland First Bank, NFC Bank</h4>



<p>Parmi les banques présentes, Access Bank s’est exprimée par la voix de <strong>M. Alex Mamba</strong>, Relationship Manager, Public Sector :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« Notre banque dédie 1 % de son revenu annuel aux projets de développement local. À l’échelle internationale, cela représente plusieurs millions de dollars. Access Bank est la première banque commerciale en Afrique à investir dans l’économie verte, certifiée par la Sustainability Standards Certification Initiative (SSCI). Nous avons émis le premier green bond pour un montant de 41 milliards de dollars. »</em></p>
</blockquote>



<p>Au Cameroun, Access Bank a soumis deux propositions de financement au CVUC  (Communes et Villes Unies du Cameroun) pour soutenir les communes, mais aucun projet n’a été retenu. La banque a également consenti des dons au CVUC, et en 2025, elle a collaboré avec l’ONG <em>Graine de Vie</em> pour un projet de reforestation dans la commune de Banyo (Adamaoua), ainsi que des initiatives de reboisement au Golf Club de Yaoundé.</p>



<p>Elle s’est même rapprochée de la Communauté urbaine de Yaoundé pour proposer des projets de reboisement, mais la requête n’a pas abouti. M. Alex Mamba insiste :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« Nous faisons l’effort de nous rapprocher des communes, en choisissant plusieurs zones agroécologiques. Mais il faut que le financement vert devienne une réalité, au-delà des discussions menées dans le cadre de cet atelier. »</em></p>
</blockquote>



<p>Toutes les interventions convergent donc vers un point : la réussite des financements climatiques municipaux dépend de la bancabilité des projets, de la transparence financière, de la mobilisation du secteur privé et de l’ancrage local des solutions. Ce dont on peut être sûr, c&rsquo;est que le Cameroun a posé une pierre importante, mais une action coordonnée est requise. Il ne reste plus qu&rsquo;à bâtir le pont entre les ambitions climatiques et les financements privés ; un pont qui doit désormais reposer sur des chiffres solides, des indicateurs locaux et une gouvernance exemplaire.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Portrait: Marlène Djoumessi, pionnière de la plongée scientifique au Cameroun</title>
		<link>https://tribuneverte.online/portrait-marlene-djoumessi-pionniere-de-la-plongee-scientifique-au-cameroun/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 05:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Ingénieure des Eaux et Forêts, Coordonnatrice adjointe de l’ONG Tube Awu, Marlène Djoumessi est l’une des premières femmes camerounaises à se former à la plongée sous-marine. Une expérience inédite, entamée&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Ingénieure des Eaux et Forêts, Coordonnatrice adjointe de l’ONG Tube Awu, <strong>Marlène Djoumessi</strong> est l’une des premières femmes camerounaises à se former à la plongée sous-marine. Une expérience inédite, entamée dans les eaux côtières de Limbé dans la région du Sud-Ouest, la formation s&rsquo;est poursuivie récemment à Ebodje, dans la région du Sud. </em>A<em>vec l’appui des formateurs de l’ONG française Septentrion Environnement, épisode qui ouvre de nouvelles perspectives pour la conservation marine et l’intégration des femmes dans un secteur encore largement masculin.</em></p>



<p><em>Au Cameroun, les femmes restent sous-représentées dans la conservation marine et côtière : elles constituent moins de 20 % des acteurs formellement engagés dans ce secteur, selon l’African Marine Conservation Organisation (AMCO). Pourtant, elles jouent un rôle crucial dans la gestion des ressources halieutiques et la protection des mangroves, souvent en première ligne dans leurs communautés</em>. </p>



<p><em>En prélude à la Journée internationale des droits de la femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés.</em> <em>Dans cette interview, Marlène nous raconte sa première descente sous les eaux du Parc National Marin Manyangue Na Elombo Campo,  comme un moment « à la fois fascinant et exigeant »</em></p>



<p><strong> Parcours et motivation</strong></p>



<p><strong>Tribune Verte Online (TVO):</strong> <strong>Marlène, vous êtes ingénieure des eaux et forêts, mais aussi l’une des premières femmes à plonger sous les eaux camerounaises. Qu’est-ce qui vous a poussé à franchir ce pas</strong>?</p>



<p><strong>Marlène Djoumessi (MD)</strong>: <em>je travaille depuis plusieurs années sur la conservation de la mégafaune, ainsi que les habitats côtiers, mais je me suis toujours dit qu’on protège mal ce qu’on ne voit pas. Donc la plongée était pour moi une suite logique, il fallait passer de la configuration des plages à la consultation de l’écosystème sous-marin. On parle beaucoup de conservation, mais si nous ne produisons pas nous-mêmes la connaissance scientifique sur nos écosystèmes marins, nous dépendrons toujours du regard extérieur. J’ai donc décidé de relever ce challenge, au-delà de la plage, aller sous l’eau, pour comprendre par moi-même. Il y a très peu de plongeurs au Cameroun, et encore moins des plongeurs scientifiques, les femmes se comptent du bout des doigts, cela peut intimider, mais c’est la raison supplémentaire qui m’a poussé à franchir le pas. Au-delà d’un défi personnel, c’était un besoin professionnel, pour améliorer la conservation marine au Cameroun, nous devons produire nos propres données avec des experts locaux.</em></p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO</strong>: <strong>Comment votre formation à la FASA (Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles) de l’Université</strong> <strong>de Dschang a nourri cette passion pour la Mer et la plongée ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD</strong>: <em>la FASA m’a donné une solide base scientifique en écologie, en dynamique des populations, en gestion durable des ressources naturelles, mais surtout qu’on ne protège bien que ce que l’on comprend en profondeur. Je me suis spécialisé en faune aquatique et terrestre, et très tôt j’ai compris que le milieu marin au Cameroun était très peu étudié, très peu documenté, et mal compris. Par conséquent beaucoup de décisions sont prises sans se baser sur des données locales solides, la plongée est devenue un prolongement naturel de ma formation.</em></p>



<p><strong> L’expérience de la formation</strong> <strong>en plongée sous-marine</strong></p>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Pouvez-vous nous raconter votre première immersion avec l’équipe de Septentrion Environnement ? Qu’avez-vous ressenti en descendant sous l’eau ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD</strong>: <em>Ma première immersion a été un moment d’émerveillement et de tension, il faut dire que je suis originaire des montagnes de l’Ouest Cameroun, nous n’avons pas d’écosystème marin de ce côté. Du coup , passer de la stabilité du sol à la profondeur de l’eau, c’est une transition qui a augmenté le stress chez moi, sous l’eau tout change&nbsp;: la respiration, l’équilibre, les repères. Mais au-delà de ce stress, il y a eu un moment fort, lorsque j’ai pu admirer la richesse sous-marine de notre pays. On pense souvent que les fonds marins spectaculaires , ou la biodiversité extraordinaire, n’existent qu’en occident, dans les documentaires étrangers&nbsp;. Pourtant nous avons ça chez nous, ce moment a renforcé ma conviction, si nous voyons notre richesse, nous pouvons la défendre convenablement.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-2817" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-1024x577.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-300x169.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-768x433.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-1536x866.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-2048x1154.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Marlène</strong> <strong>Djoumessi</strong> sous les eaux du Parc National Marin Manyangue Na Elombo Campo</em>.</p>



<ol start="4" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Quels ont été les moments les plus marquants ou les plus difficiles de cette formation ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Le moment difficile était la gestion du mental, la plongée exige une maitrise de soi constante, il faut contrôler sa respiration, gérer la pression, faire confiance à son équipement, et à son équipe, sans oublier tout le symbolisme à l’idée d’être l’une des femmes pionnières dans ce domaine, on n’a pas vraiment droit à l’erreur.</em></p>



<ol start="5" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Quelles compétences techniques avez-vous acquises et comment pensez-vous les mettre au service de la conservation marine ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Au-delà de la technique de plongée, j’ai acquis plusieurs autres compétences, je citerai la capacité d’observation directe des habitats sous-marins, une meilleure compréhension des interactions entre les activités anthropiques et les écosystèmes marins. J’ai pu avoir des bases pour le suivi scientifique subaquatique, et tout cela a renforcé ma discipline dans la gestion des risques. Ces compétences me permettront d’améliorer le suivi écologique qu’on pratique déjà au sein de l’ONG Tube Awu, de produire des données locales fiables et de renforcer la crédibilité scientifique de nos initiatives communautaires. Donc en plus d’être un exploit personnel, la plongée est une méthode scientifique qui me servira tout au long de ma carrière.</em></p>



<p><strong> Enjeux de gouvernance et biodiversité</strong></p>



<ol start="6" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>Le Cameroun est riche en biodiversité marine, mais souvent menacée par la surpêche et la déforestation des mangroves. En quoi la plongée peut-elle devenir un outil de gouvernance environnementale ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>On ne peut pas gérer ce qu’on ne voit pas, la plongée permet de connaitre l’état des fonds marins, l’impact de la surpêche ou la dégradation des habitats, elle transforme les hypothèses en preuves observables. Dans le contexte actuel où les données marines sont limitées, la plongée marine scientifique devient un levier stratégique pour orienter les décisions publiques, c’est donc un outil de gouvernance environnementale.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="866" height="453" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50.jpeg" alt="" class="wp-image-2809" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50.jpeg 866w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50-300x157.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50-768x402.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 866px) 100vw, 866px" /></a></figure>



<p><em>Inventaire floristique du Parc National Marin Manyangue Na Elombo Campo, avec l&rsquo;équipe de Septentrion Environnement.</em></p>



<ol start="7" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>Comment voyez-vous le rôle des femmes dans la protection des océans et des ressources halieutiques ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Les femmes jouent déjà un rôle dans l’économie halieutique, elles interviennent dans la transformation des produits issus de la pêche, dans la commercialisation et même la gestion des revenus. Mais elles sont encore très peu présentes dans les sphères techniques et scientifiques, en ce qui concerne la protection de nos océans. Et pourtant lorsqu’une femme comprend les enjeux écologiques, elle peut influencer toute une communauté, ainsi la conservation devient sociale et moins technique,  pour faciliter la compréhension.</em></p>



<ol start="8" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>Pensez-vous que la plongée peut contribuer à sensibiliser les communautés locales et les décideurs politiques ?</strong></li>
</ol>



<p><em>Il est irréfutable que la plongée est un outil de sensibilisation, parce que voir notre richesse marine, permet de changer le discours, ce n’est plus un récit importé, c’est notre réalité. Montrer des images issues de la plongée, c’est beaucoup plus puissant qu’un discours théorique, mettre ces données à la disposition des communautés ou des décideurs, issus de nos propres eaux, c’est un outil fort de sensibilisation, cela crée un sentiment de fierté, mais aussi de responsabilité qui interpelle chaque personne sensible à la préservation de notre biodiversité marine.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="842" height="441" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51.jpeg" alt="" class="wp-image-2810" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51.jpeg 842w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51-300x157.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51-768x402.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a></figure>



<p><em>Les plongées sous-marines permettent de documenter la biodiversité aquatique au Cameroun.</em></p>



<p><strong> Impact personnel et collectif</strong></p>



<ol start="9" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>En tant que pionnière, vous inspirez d’autres jeunes femmes. Quel message souhaitez-vous leur adresser ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD: </strong>&nbsp;Ne vous limitez pas vous-même, les barrières les plus fortes sont intérieures, il faut oser intégrer des formations techniques, oser être ambitieuse et surtout accorder du sérieux à sa formation. Parce que l’expérience c’est la meilleure protection de la femme. Nous ne devons pas nous auto-censurer, ne pas attendre que les hommes testent le terrain avant nous, croire en nous, avec du travail et de la passion, de la rigueur, nous pouvons accomplir de grandes choses, la compétence n’a pas de genre.</p>



<ol start="10" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Comment <em>Tube Awu</em> et vos partenaires envisagent-ils de capitaliser sur cette expérience pour renforcer la conservation marine au Cameroun ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Afin de capitaliser mes expériences et compétences à travers l’activité de plongée sous-marine, Tube Awu souhaite intégrer la plongée scientifique dans les activités de suivi écologique. Il sera intéressant de former d’autres jeunes, notamment les filles, pour produire des données scientifiques locales, et renforcer la gouvernance du Parc Marin. Nous voulons transformer cette expérience individuelle, en capacité institutionnelle qui se positionne dans la durée.</em></p>



<ol start="11" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Quels sont vos projets pour l’avenir : formation, recherche, plaidoyer ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Mes projets pour l’avenir c’est d’approfondir mes compétences en plongée scientifique, acquérir davantage de l’autonomie, développer des programmes de suivi sous-marin participatifs, parce que nous suivons plusieurs communautés riveraines dans la périphérie du Parc Marin, une communauté de pêcheurs qui peuvent collecter ces données , renforcer la recherche sur les habitats marins camerounais, il faut dire que nous avons une richesse insoupçonnée là-dessous, ça m’intéresserait de poursuivre ma quête de connaissance de ces habitats marins. Enfin , de continuer à faire le pont entre la science, les savoirs locaux et les politiques publiques.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-2811" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-1024x682.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Marlène Djoumessi</strong>, lors d&rsquo;une descente de terrain avec les partenaires.</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: quel est le message que Marlène souhaite faire passer, au sujet de la nécessité de concilier science, engagement communautaire et exploration sous-marine?</strong></li>
</ul>



<p><strong>MD:</strong> <em>La conservation marine au Cameroun, doit être portée par des compétences locales, avec des formations rigoureuses, et engagées, la plongée sous-marine m’a permis de comprendre que l’Océan n’est pas seulement une frontière naturelle, c’est aussi un patrimoine vivant que nous devons apprendre à connaitre, pour mieux le protéger.</em></p>



<p><strong>Marlène Djoumessi</strong> : <em>« la discipline en plongée scientifique ressemble beaucoup à la conservation, il faut beaucoup de rigueur, de l’anticipation, et le respect des règles, parce que, négliger un petit détail peut avoir de lourdes conséquences&nbsp;: tout arranger ou tout détruire »</em>.</p>



<p></p>



<p><em>Propos recueillis par <strong>Ange ATALA</strong></em></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Portrait:  Geneviève Ndjiki, l&#8217;entrepreneure qui valorise l&#8217;agroécologie et l&#8217;innovation</title>
		<link>https://tribuneverte.online/portrait-genevieve-ndjiki-lentrepreneure-qui-valorise-lagroecologie-et-linnovation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 08:05:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[lady]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Mère et épouse, Geneviève Ndjiki est titulaire d&#8217;un Master en Sciences Forestières, spécialiste en audit et certification des forêts, forte de multiples compétences, elle arpente inlassablement les zones agroécologiques du&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Mère et épouse, <strong>Geneviève Ndjiki</strong> est titulaire d&rsquo;un Master en Sciences Forestières, spécialiste en audit et certification des forêts, forte de multiples compétences, elle arpente inlassablement les zones agroécologiques du Cameroun pour porter ses idéaux de développement durable. En prélude à la Journée internationale des droits de la femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés.</em></p>



<p>Depuis plus d’une décennie, <strong>Geneviève Ndjiki</strong> incarne l’alliance entre engagement associatif et entrepreneuriat vert. Présidente et Coordonnatrice de l’association Action for Sustainable Development (ASD), elle pilote des initiatives en agroécologie, conservation de la biodiversité et autonomisation des femmes et des jeunes. Parallèlement, à travers NG Eco Prod Company, elle valorise le savoir-faire local et transforme les produits agricoles pour renforcer des chaînes de valeur durables.</p>



<p>Selon la FAO, environ 37 % de la production agricole en Afrique est perdue après la récolte, ce qui représente une perte économique estimée à 48 milliards de dollars US par an. Ces pertes massives fragilisent la sécurité alimentaire et accentuent la vulnérabilité des ménages. Dans ce contexte, l’approche de <strong>Geneviève Ndjiki</strong> prend tout son sens. Elle promeut la déshydratation alimentaire à basse température (inférieure à 60 °C), une technique de conservation qui préserve les valeurs nutritives des condiments comme le céleri ou le persil. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2797" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Contrairement aux cuissons à haute température qui détruisent les substances actives, cette méthode permet de garder intactes les propriétés des aliments. Elle recommande de les utiliser en fin de cuisson ou en infusion, afin de bénéficier pleinement de leurs vertus nutritives et thérapeutiques. Au-delà de l’aspect nutritionnel, cette technique appelée déshydratation douce ou séchage à basse température, constitue une solution innovante face aux pertes post-récoltes. Dans les zones rurales dépourvues d’électricité, où près de 60 % des produits agricoles sont gaspillés, elle offre une alternative durable : les produits déshydratés peuvent se conserver jusqu’à trois ans, stabilisant l’offre sur un marché souvent marqué par des fluctuations et des pénuries.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-2792" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-1024x682.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Geneviève Ndjiki</strong> présentant les résultats atteints par l&rsquo;un de ses projets, en la présence de <strong>Mme Caroline St-Hilaire</strong> Administratrice de l&rsquo;OIF.</em></p>



<p>Rencontrée lors de la tenue d’une conférence à Yaoundé, elle explique l’importance de la déshydratation des condiments comme le céleri, le persil, le piment, la tomate. <em>« Nos produits sont déshydratés à une température inférieure à 60 degrés, ce qui permet de conserver leurs substances nutritives sans les détruire »</em>, souligne-t-elle. Contrairement aux cuissons à haute température qui altèrent les valeurs nutritives, cette méthode préserve les propriétés des aliments. Elle conseille de les saupoudrer en fin de cuisson ou de les utiliser en infusion : <em>« Cela permet d’épurer le corps et de bénéficier de toutes leurs propriétés. »</em></p>



<p>Au-delà de la nutrition, Geneviève met en lumière les difficultés logistiques des agriculteurs. Dans les zones reculées, l’absence d’électricité entraîne des pertes post-récoltes considérables : près de 60 % des produits agricoles sont perdus, et les 40 % restants n’atteignent pas toujours le panier de la ménagère. La déshydratation offre une solution durable, avec des produits qui peuvent se conserver jusqu’à trois ans, sans coût supplémentaire pour les consommateurs. Dans un marché marqué par des fluctuations; abondance de tomates ou de piments frais suivie de pénuries; cette technique stabilise l’offre et sécurise l’alimentation.</p>



<p>Enfin, elle alerte sur l’usage excessif de produits chimiques en agriculture, qui dégradent les sols et exposent les populations à des risques sanitaires. Pour elle, la déshydratation est une alternative durable qui respecte la santé des sols et celle des consommateurs. Son action illustre une conviction forte : le développement durable ne peut être inclusif que si la santé et l&rsquo;innovation y trouvent leur place. Dans un contexte où les défis climatiques et alimentaires s’intensifient, <strong>Geneviève Ndjik</strong>i apparaît comme une figure inspirante, démontrant qu’entreprendre autrement est possible et nécessaire.</p>



<p></p>



<p><em><strong>Ange ATALA</strong></em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>IDIL 2026, ou comment la tablette « kolibri » de Madina est devenue un pont vers son avenir</title>
		<link>https://tribuneverte.online/idil-2026-ou-comment-la-tablette-kolibri-de-madina-est-devenu-un-pont-vers-lavenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 02:35:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Yaoundé, 19 février 2026 , dans la salle du Palais des Congrès, une fillette de huit ans a captivé l’auditoire. Madina Djibrila, élève en cours préparatoire originaire du village Gommama&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Yaoundé, 19 février 2026 , dans la salle du Palais des Congrès, une fillette de huit ans a captivé l’auditoire. <strong>Madina Djibrila</strong>, élève en cours préparatoire originaire du village Gommama dans l’Adamaoua, tenait fièrement une tablette affichant l’application Kolibri. Traduit en Fufulde, ce programme éducatif lui permet de résoudre des exercices de calcul avec aisance au point de devenir 1ère de la classe depuis qu&rsquo;elle en fait usage.</em></p>



<p><em>« Kolibri wal lir am ( kolibri m&rsquo;a aidé à lire) », a-t-elle confié à <strong>Midjiatou Djibrila</strong>, autre élève bénéficiaire, détentrice d&rsquo;un baccalauréat, et aujourd&rsquo;hui étudiante, future infirmière diplômée d&rsquo;Etat, qui malgré l&rsquo;enclavement de son village est parvenue a réussir dans son cursus académique, des témoignages qui ont été accompagnés sous des applaudissements nourris.</em></p>



<p>Cette scène émouvante illustre parfaitement le thème de la célébration de la Décennie internationale des langues autochtones (IDIL) : <em>« Digital Bridges, Living Voices: Empowering Indigenous Languages Through Technology for Future Generations »</em>. Organisé par SIL Cameroun, en partenariat avec l’UNESCO et le Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions et les Langues Africaines (CERDOTOLA), l’événement a réuni plus de 300 délégués, dont des invités internationaux.</p>



<p><strong>La Constitution comme socle</strong></p>



<p><br>Dans son discours d’ouverture, le Directeur Général de SIL Cameroun, <strong>Dr. Michel Kenmogne</strong>, a rappelé que la Constitution camerounaise reconnaît la diversité linguistique comme un élément fondamental de l’identité nationale. L’article 1, alinéa 3, stipule que la République <em>« œuvre pour la protection et la promotion des langues nationales »</em>, une disposition qui légitime les efforts de préservation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2770" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>45% de langues locales sont en danger au Cameroun</strong>, du fait d&rsquo;un usage de plus en plus édulcoré.</em></p>



<p>Le DG a insisté sur six piliers essentiels : documentation, transmission intergénérationnelle, valorisation culturelle, intégration numérique, appropriation communautaire et partenariats institutionnels. Il a exprimé son rêve de voir le CERDOTOLA bénéficier de l’expertise de SIL pour renforcer la documentation des connaissances et assurer une mémoire linguistique durable.</p>



<p><strong>Le regard de la Commission Nationale de l’UNESCO</strong></p>



<p>Le Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale de l’UNESCO, <strong>Pr. Abdoul-Aziz Yaouba</strong>, a rappelé que la préservation des langues autochtones est un enjeu de cohésion sociale et de développement durable. Il a insisté sur le rôle de l’UNESCO dans l’accompagnement des États pour intégrer les langues locales dans l’éducation et les politiques publiques, soulignant que la Décennie internationale (2022–2032) est une opportunité unique pour le Cameroun de devenir un modèle en Afrique centrale.</p>



<p>Représentant le Premier Ministre, le <strong>Pr. Laurent Serge Etoundi Ngoa</strong>, Ministre de l’Éducation de Base, et par ailleurs Président de la Commission Nationale de l&rsquo;UNESCO,  a réaffirmé l’engagement du gouvernement à promouvoir l’enseignement des langues nationales dès le cycle primaire. Il a déclaré que <em>« la langue maternelle est le premier vecteur de l’éducation et de la citoyenneté »</em>, et que son intégration dans les curricula scolaires est une priorité pour renforcer l’identité culturelle et l’inclusion sociale.</p>



<p><strong>SIL International, un acteur de longue date</strong> </p>



<p>Depuis sa création au Cameroun en 1968, SIL International œuvre pour la promotion des langues locales à travers la recherche linguistique, la production de ressources éducatives et la traduction. En plus de 50<strong> </strong>ans d’activités, SIL a traduit et publié plus de<strong> </strong>120 ouvrages<strong> </strong>(manuels scolaires, alphabets, récits, textes religieux) dans près de 80 langues locales. Ces langues incluent notamment le Fufulde, le Mbororo, le Bassa, le Ewondo, le Bakweri, le Kom, le Lamnso, le Mafa, le Mundang, le Oroko, le Bamileke, et plusieurs autres langues des peuples autochtones.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2769" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Elizabeth Roettele </strong>remettant des ouvrages en langue locale au Ministre de l&rsquo;Education de Base.</em></p>



<p>Parmi les invités internationaux, <strong>Elizabeth Roettele</strong>, représentante de SIL International, a exposé sur le travail phénoménal déjà accompli par SIL au Cameroun. Elle a mis en avant les efforts de documentation linguistique et les innovations numériques qui permettent aux communautés rurales d’accéder à des ressources éducatives dans leur langue maternelle.</p>



<p>La plateforme Kolibri, fonctionnant sans connexion Internet, est active depuis 4 ans et propose des cours en Fufulde et en Mbororo. Le témoignage de <strong>Yunusa Yakubu</strong>, membre de la communauté Fulani de Babanki, a confirmé la performance de cette innovation. Accompagné de Madina, il a montré que l’apprentissage dans la langue maternelle renforce les compétences scolaires et ouvre des perspectives nouvelles pour les enfants des communautés vulnérables.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="771" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-771x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2778" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-771x1024.jpg 771w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-226x300.jpg 226w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-768x1020.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-1157x1536.jpg 1157w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-1542x2048.jpg 1542w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-scaled.jpg 1928w" sizes="auto, (max-width: 771px) 100vw, 771px" /></a></figure>



<p><em>Des ouvrages scolaires traduits en langues locales, à destination des populations pygmées Baka, et certains en langue « <strong>Gyele » </strong>, parlée par les communautés autochtones Bagyeli, dans le Sud Cameroun.</em></p>



<p>Avec plus de 150 manuscrits soumis au concours d’écriture en langues nationales; la cérémonie était l&rsquo;occasion d&rsquo;annoncer les vainqueurs, dont la valeur des récompenses allaient jusqu&rsquo;à 250 mille francs cfa. L’événement IDIL Cameroon 2026 a démontré que la technologie peut devenir un pont partagé pour la préservation des langues autochtones. La Décennie internationale des langues autochtones (2022–2032), proclamée par l’UNESCO, met en lumière l’urgence de préserver les langues menacées. Au Cameroun, plus de 250 langues locales sont recensées, dont près de 40 % sont en danger d’extinction selon l’Atlas des langues de l’UNESCO. L’événement IDIL Cameroon 2026, organisé les 18 et 19 février 2026 à Yaoundé, a réuni chercheurs, institutions et communautés pour réfléchir à l’apport du numérique dans cette lutte.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>BCL lance un projet de fumoir communautaire à Ebodje</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bcl-lance-un-projet-de-fumoir-communautaire-a-ebodje/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:45:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 13 février 2026, dans les locaux des services de la conservation du Parc National Marin, Manyangue Na Elombo Campo, à Ebodje, un atelier organisé par Biodiversity Conservation for Life&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Le 13 février 2026, dans les locaux des services de la conservation du Parc National Marin, Manyangue Na Elombo Campo,  à <strong>Ebodje</strong>, un atelier organisé par Biodiversity Conservation for Life (BCL) a réuni chercheurs, institutions et communautés locales autour des enjeux de la réduction des pertes post-capture. </em></p>



<p><em>Ceci est rendu possible grâce à une subvention octroyée par Global Green Grants Fund, dans le cadre du projet : « Amélioration des revenus des fumeuses de poissons par la promotion de fours écologiques, pour réduire les pertes post-capture et assurer la gestion durable de la pêche communautaire au Parc Marin Manyange na Elombo-Campo (Cameroun) » porté par BCL. </em></p>



<p></p>



<p>Les débats ont été ouverts par <strong>M. Lemone Kagombe</strong>, chef d’antenne de l’IRAD d’Ebodje, donnant le ton à une rencontre où science et gouvernance se sont croisées. La pêche artisanale camerounaise représente près de 90 % des emplois du secteur halieutique et constitue la principale source de subsistance pour les communautés côtières. Mais elle reste confrontée à des défis majeurs : pertes post-capture, modernisation, hygiène, transparence et inclusion sociale. La nouvelle loi adoptée en décembre 2024 consacre le droit d’accès prioritaire des communautés locales, interdit les chalutiers industriels dans la zone des 3 milles nautiques<strong>, </strong>et impose l’immatriculation des embarcations.</p>



<p>Plusieurs rapports font état de pertes post-capture estimées à 40%, ce qui n&rsquo;est pas pour encourager les efforts de conservation menées par les pécheurs ou encore les fumeuses de poisson. En effet, une enquête cadre sur la pêche artisanale maritime crevettière au Cameroun, publiée en 2025 par la FAO et des chercheurs camerounais (Djienouassi, Mimbang, Meke Soung, Blanc &amp; Necdem); met en évidence les pertes importantes liées au manque d’infrastructures de conservation et de transformation .</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2743" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>M. Sambou Mamballa Patrick</strong>, exposant sur la nécessité d&rsquo;observer les aspects éthiques, sanitaires et légaux qui régissent la pêche durable et le fumage de poisson au Cameroun.</em></p>



<p>Des enquêtes journalistiques et données compilées par DataCameroon (2022), estiment également que plus de 40 % des captures sont rejetées en Mer faute de valeur marchande ou de moyens de conservation, aggravant le déficit de production nationale. Pourtant <strong>M. Sambou Mamballa Patrick</strong>, en sa qualité de Conservateur du Parc National Marin Manyange na Elombo‑Campo, a salué la volonté des femmes d’Ebodje, dans leurs efforts d&rsquo;intégrité pour préserver des techniques de fumage ancestrales respectueuses de la santé. Contrairement à d’autres localités où l’on recourt à des vêtements usagés ou à des déchets plastiques pour fumer le poisson – pratiques qui produisent un produit fragile et dangereux pour les consommateurs – les femmes d’Ebodje maintiennent des méthodes traditionnelles plus sûres.</p>



<p>C&rsquo;est fort de ce constat que <strong>Pr. Rodrigue Ebondji</strong>, Coordonnateur des programmes à BCL, a rappelé que: <em>« ce projet a pour principales bénéficiaires les femmes de cette zone côtière, pour qui le fumage du poisson est la source principale de revenus essentielles »</em>. Dans un village privé d’électricité, la conservation du poisson passe nécessairement par le fumage, ce qui rend leur savoir‑faire vital pour la sécurité alimentaire et la survie économique.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" data-id="2744" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2744" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</figure>



<p><em><strong>Mme Olga Ango,</strong> exprimant sa préoccupation sur la manière dont sera organisé le travail au sein de la communauté, pour éviter l&rsquo;individualisme</em>.</p>



<p> <strong>M. Bothé Nicolas</strong>, président de l’association des pêcheurs de Campo Beach, estime que; <em> » le projet de construction d’un fumoir communautaire réduira les pertes post‑capture et les tensions dans les ménages »</em>. Il souhaite que cette initiative s’élargisse à tous les villages de la côte, autour du parc marin.  La présidente de l&rsquo;association des femmes fumeuses d&rsquo;Ebodje, <strong>Mme Akono Olga</strong>, a relevé que: <em>les femmes ont pris l’habitude de travailler individuellement dans leurs cuisines, ce qui accroît leur peine, surtout lorsqu’il manque du bois de chauffe. Pour elle, le travail collectif dans un fumoir communautaire renforcerait la solidarité et les liens sociaux.</em>« </p>



<p>Enfin, le <strong>Dr Jules Romain Ngueguim</strong>, Secrétaire Exécutif de BCL, a rappelé que ce projet s’inscrit dans une logique scientifique solide, il a déclaré: <em>« introduit au Cameroun après le Sénégal, le modèle de fumoir que nous souhaitons construire à Ebodje, apparaît comme une solution technique majeur. Non seulement cette innovation a pour vocation de réduire drastiquement la contamination par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), cancérigènes selon l’OMS, mais en plus, sa méthode de fumage respectueuse de l&rsquo;environnement ouvre la voie à des certifications, pour l’exportation vers des marchés exigeants comme l’Europe ».</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2747" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em><strong>Dr. Jules Romain Ngueguim </strong>sur les enjeux socio-économiques du fumage de poisson, en vue d&rsquo;une pêche artisanale durable</em>.</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;Ingénieur forestier, docteur en écologie forestière du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, et titulaire d’un diplôme spécialisé en gestion des risques naturels de la Fondation Universitaire Luxembourgeoise en Belgique, il est également chercheur senior à l’IRAD, spécialisé en écologie de la conservation et gestion durable des ressources forestières, avec plus de 20 ans d’expérience dans le bassin du Congo<strong>.</strong> Son expertise confère au projet une crédibilité scientifique et une vision stratégique pour transformer la pêche artisanale en véritable moteur de l’économie bleue.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Digital Innovation and Social Peace: Cameroon Successfully Concludes 2026 Personnel Delegate Elections</title>
		<link>https://tribuneverte.online/digital-innovation-and-social-peace-cameroon-successfully-concludes-2026-personnel-delegate-elections/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2026 09:59:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[YAOUNDE – January 28, 2026. In a comprehensive press briefing at the Ministry of Labour and Social Security (MINTSS), Minister Grégoire Owona presented the official results of the personnel delegate&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>YAOUNDE – January 28, 2026. In a comprehensive press briefing at the Ministry of Labour and Social Security (MINTSS), Minister <strong>Grégoire Owona</strong> presented the official results of the personnel delegate elections held nationwide on January 13, 2026. The session was attended by members of the media, social dialogue partners, and notably <strong>Félix Zogo</strong>, representing the Minister of Communication, underscoring the government’s commitment to transparency and broad institutional collaboration.</em></p>



<p></p>



<p><strong>A Transparent and Peaceful Process</strong><br>The Minister described the elections as <em>“regular, transparent, and peaceful”</em>, noting that no major incidents occurred in either public administrations or private companies. According to official figures, over 4,200 establishments across the country organized elections, with a participation rate estimated at 78% of eligible enterprises.</p>



<p>This success reflects Cameroon’s commitment to industrial harmony and democratic representation within the workplace.</p>



<p><strong>A Digital Revolution: The PIGES Platform</strong><br>The defining feature of the 2026–2028 mandate elections was the full digitalization of the process through the Computerized Platform for the Management of Social Elections (PIGES).</p>



<p>Key benefits included:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Digital compilation of electoral rolls, covering more than 250,000 registered workers.</li>



<li>Streamlined submission of candidacies, reducing administrative delays by 40% compared to 2023.</li>



<li>Real-time monitoring of voting activities, accessible to inspectors and observers.</li>



<li>Rapid generation of results, published within 48 hours, enhancing transparency and credibility.</li>
</ul>



<p> This innovation aligns with Cameroon’s broader National Digital Strategy 2020–2030, which emphasizes e-governance and sustainable modernization of public services.</p>



<p><strong>The Role of Personnel Delegates</strong><br>Personnel delegates are a legal requirement under Articles 122–130 of the Labour Code. They serve as the interface between employers and employees, helping to prevent conflicts and maintain social peace. In 2026, more than 12,000 delegates were elected nationwide, representing workers in sectors ranging from agro-industry to services. Their mandate begins on February 1, 2026.</p>



<p><strong>Sustainable Development Dimension</strong><br>The elections are not only about representation; they also contribute to sustainable development goals (SDGs):</p>



<p>SDG 8 (Decent Work and Economic Growth): strengthening workplace democracy and dialogue.</p>



<p>SDG 16 (Peace, Justice, and Strong Institutions): promoting transparent, inclusive governance.</p>



<p>SDG 9 (Industry, Innovation, and Infrastructure): through digitalization, Cameroon reduces paper use and administrative inefficiencies, aligning with environmental sustainability.</p>



<p><strong>Compliance and Responsibility</strong><br>The Minister reminded establishments that have not yet organized elections to comply with the law immediately. He congratulated the newly elected delegates but urged them to act with responsibility, openness, and consensus-building.</p>



<p>The 2026 elections demonstrate that Cameroon’s <em>“social democracy”</em> is entering a tech-driven era, where digital innovation supports industrial peace and sustainable development. With the PIGES platform and the presence of communication authorities such as Félix Zogo, the country has set a precedent for transparent, efficient, and environmentally conscious governance.</p>



<p><strong><em>Calixte BIKIE</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;ONACC présente sa Plateforme de Suivi des Risques et Catastrophes Climatiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/lonacc-presente-sa-plateforme-de-suivi-des-risques-et-catastrophes-climatiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 07:27:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC) a présenté ce 14 janvier 2026, une plateforme numérique de suivi des risques climatiques, dont l&#8217;objectif est d&#8217;anticiper les catastrophes, protéger les populations&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>L’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC) a présenté ce 14 janvier 2026, une plateforme numérique de suivi des risques climatiques, dont l&rsquo;objectif est d&rsquo;anticiper les catastrophes, protéger les populations et minimiser les pertes économiques liées aux aléas extrêmes. Devant un parterre d&rsquo;académiciens, personnels d&rsquo;administration (MINTP, MINEPDED&#8230;) et représentants d&rsquo;institutions internationales ( FAO, Action Contre la Faim), venus recevoir une formation à l&rsquo;usage de ce nouvel outil d&rsquo;aide à la décision. </em></p>



<p><em>Cette plateforme constitue un outil stratégique de modernisation dans la gestion des risques climatiques, avec pour vocation de transformer des données multi-sources issues des réseaux d&rsquo;observation , de l&rsquo;imagerie satellitaire, des institutions sur le terrain, pour les transformer en informations utiles à la décision, opérationnelles, territorialisées et diffusées via des circuits formels.</em></p>



<p> Au Cameroun, les catastrophes climatiques coûtent plus de 250 milliards FCFA par an en dommages directs et indirects. L&rsquo;outil vient intervenir à 4 niveaux ainsi qu&rsquo;il suit:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Anticipation : en cartographiant les zones vulnérables et en produisant des alertes précoces, il réduit les impacts sur les infrastructures, l’agriculture et les services essentiels.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Planification : les indicateurs et tableaux de bord facilitent la priorisation des investissements et la mise en place de mesures d’adaptation.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Réactivité : l’intégration de l’IA accélère l’analyse et la diffusion des alertes, ce qui diminue le temps de réponse en cas de crise.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Fiabilité : les données scientifiques consolidées garantissent une information traçable et exploitable par les décideurs.</li>
</ul>



<p>Dans ses rapports annuels, l’ONACC souligne que les inondations et sécheresses entraînent des pertes économiques considérables, notamment dans l’agriculture et les infrastructures. La Banque Mondiale (2021, 2023)  quant à elle estime que les catastrophes climatiques coûtent au Cameroun environ 0,5 % du PIB chaque année, soit près de 250 milliards FCFA en dommages directs et indirects. Par ailleurs, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) démontre à travers ses études sur la résilience climatique en Afrique centrale, que les pertes agricoles liées aux sécheresses dans le Nord du Cameroun atteignent 60 à 80 milliards FCFA par an. </p>



<p>Dans ses projets de soutien à l’ONACC, la GIZ (Coopération allemande)  a documenté les impacts économiques des inondations urbaines, évalués à plus de 100 milliards FCFA par an pour les grandes villes comme Douala et Yaoundé. De plus, les événements climatiques extrêmes (pluies torrentielles, vagues de chaleur, glissement de terrain) coûtent au total près de 250 milliards FCFA annuels, soit environ 0,5 % du PIB. Selon l’ONACC, les pertes de revenus pour les agriculteurs et pêcheurs représentent jusqu’à 30 % de leurs revenus annuels, accentuant la pauvreté et les migrations internes.</p>



<p>L’application permet de cartographier les zones vulnérables, de suivre les tendances et d’émettre des alertes en cas d’inondations, sécheresses ou vagues de chaleur. Elle repose sur des modèles climatiques consolidés, enrichis par des séries d’observations locales. Mais la nouveauté, c’est l’intégration de l’intelligence artificielle : réseaux de neurones pour analyser les signaux, modèles de langage pour produire des synthèses rapides. Toujours sous contrôle humain, pour garantir la fiabilité.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_111217-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_111217-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2697" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_111217-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_111217-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_111217-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_111217-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_111217-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong><em>Ing. Obenebangha Bate Mbi</em></strong>/ <em>DPDCSAS/ONACC,  présentant la vision et la chaîne de valeur de la plateforme.</em></p>



<p>En combinant expertise scientifique, innovation technologique et engagement citoyen, l’ONACC trace la voie d’une gouvernance climatique plus proactive. Pour le Directeur Général Adjoint , <strong>Ing. Forghab Patrick Mbomba</strong> (voir 1er plan image de titre) : <em>« cette plateforme est un levier stratégique pour anticiper les crises climatiques et renforcer la coordination nationale en matière de riposte »</em>.</p>



<p>La plateforme repose sur des modèles climatiques robustes, des séries d’observations et des méthodes de modélisation validées dans des cadres internationaux. Elle permet de cartographier les zones vulnérables, de suivre les tendances et d’anticiper les catastrophes. L’innovation réside dans l’intégration de l’intelligence artificielle : réseaux de neurones pour analyser les signaux climatiques, modèles de langage pour produire des synthèses rapides, toujours encadrés par des experts.</p>



<p>Au‑delà de la technologie, ce projet met en lumière la contribution des chercheurs camerounais. Les travaux de modélisation menés par le <strong>Pr. Ngongo Isidore</strong> et les étudiants de l’École Nationale Polytechnique ont joué un rôle central dans l’adaptation des modèles aux réalités locales. Ces jeunes scientifiques, en mobilisant leurs compétences en ingénierie et en data science, démontrent que la relève académique est prête à répondre aux défis climatiques. Leur implication traduit une dynamique nouvelle : la jeunesse camerounaise n’est plus seulement spectatrice des dérèglements climatiques, elle devient actrice de solutions.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_121901-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_121901-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2698" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_121901-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_121901-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_121901-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_121901-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260114_121901-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Pr. Ngongo Isidore</strong>/ Chef de département de modélisation et des applications industrielles à L&rsquo;Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé : « L&rsquo; ONACC a ouvert un travail fondateur de la recherche,  qui ouvre la voie à la modélisation, l&rsquo;expertise camerounaise n&rsquo;est plus spectatrice des modèles exportés, au point d&rsquo;offrir un outil fiable, répondant aux normes internationales sur la question »</em>.</p>



<p>48% de la ville de Douala est susceptible d&rsquo;être avalée par les eaux en cas d&rsquo;inondation, scénario qui peut être anticipé grâce à la Plateforme de Suivi des Risques et Catastrophes Climatiques. Lors de l’atelier de Mbalmayo, des simulations d’inondation à Douala et de sécheresse à Maroua ont permis de tester la chaîne complète d’alerte. Les participants – décideurs, techniciens, collectivités – ont été formés à exploiter la plateforme, un guide d&rsquo;utilisation leur a été fourni à cet effet. Les utilisateurs peuvent accéder à la plateforme depuis le site internet de www.onacc.cm, où une interface interactive permet de consulter les indicateurs et alertes en temps réel.Cette démarche inclusive garantit que l’outil ne reste pas confiné aux laboratoires, mais a vocation à devenir un instrument partagé de vigilance et de résilience aux dérèglements climatiques.</p>



<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



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		<title>Exploitation de l’autoroute Kribi-Lolabe: les parties ont 30 jours pour boucler la révision du Contrat de Partenariat Public Privé</title>
		<link>https://tribuneverte.online/exploitation-de-lautoroute-kribi-lolabe-les-parties-ont-30-jours-pour-boucler-la-revision-du-contrat-de-partenariat-public-prive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 06:09:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette recommandation du Maître d’Ouvrage, par ailleurs Président du Comité de suivi, vise à reconsidérer les hypothèses de trafic qui ont été jugées assez optimistes et qui ont conduit à&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Cette recommandation du Maître d’Ouvrage, par ailleurs Président du Comité de suivi, vise à reconsidérer les hypothèses de trafic qui ont été jugées assez optimistes et qui ont conduit à la conclusion du contrat initial.</em></p>



<p> <em>Une décision prise au terme de la session du comité Interministériel présidée par le Ministre des Travaux Publics le  29 décembre 2025.</em></p>



<p>La seconde session de l&rsquo;année qui vient de s&rsquo;achever du comité de suivi du Contrat de partenariat public-privé pour la conception, la réalisation le financement partiel, l&rsquo;exploitation et la maintenance de l’autoroute Kribi-Lolabe, a réuni les différentes parties ( Gouvernement et la société de projet Kribi Highway Management (KHM) pour procéder à l&rsquo;évaluation de la mise en œuvre de certaines dispositions du contrat. Les débats entre les deux parties tournent autour du montant à convenir dans le cadre du remboursement du loyer 1 L1 celui de l&rsquo;investissement et la fusion des loyer 2 L2 et loyer 3 L3 qui concernent  l&rsquo;exploitation et la maintenance ainsi que le loyer gestion.</p>



<p> La principale préoccupation dans le suivi de ce contrat, est celle de la soutenabilité des loyers (L2 et L3) d&rsquo;exploitation, de gestion et d&rsquo;entretien courant. En effet, les recettes collectées ne permettant pas de couvrir les charges liées à l&rsquo;exploitation. KHM estime que le coût mensuel minimal nécessaire pour garantir la sécurité, la fluidité et un niveau acceptable d&rsquo;exploitation et de maintenance de l&rsquo;autoroute est d&rsquo;environ 257 260 599 FCFA HT, soit 306 783 265 FCFA TTC/mois.</p>



<p> Pour le Gouvernement et au regard des écarts importants constatés entre les hypothèses initiales et le trafic réel, à l&rsquo;origine d&rsquo;un déficit structurel entre les recettes perçues et les charges d&rsquo;exploitation du partenaire privé, il serait indiqué de retenir, dans le cadre de discussions relatives au projet d&rsquo;avenant, un plafond mensuel de 200 millions FCFA HT en cohérence avec les capacités budgétaires actuelles pouvant permettre le règlement des loyers L2 &amp; L3 sur la période requise.</p>



<p>Aussi, la partie publique demande la réorganisation des loyers; l&rsquo;exploitation, la gestion et la maintenance courante sont regroupés dans le même loyer. Les factures (d&rsquo;exploitation, de gestion et de maintenance courante) émises avant la renégociation doivent être auditées sur la base des pièces justificatives des prestations effectivement exécutées, en envisageant la conversion du montant réel qui en découlera en dette (interne) à payer suivant un échéancier à déterminer. Fort de ce qui précède, et à la fin des travaux le président du comité de suivi a demandé les termes que les termes du Contrat Partenariat Public Privé soient révisés dans un délai de 30 jours, pour reconsidérer les hypothèses de trafic trop optimistes ayant conduit à la conclusion du contrat initial. Aussi a t-il été instruit, les autorités locales doivent faire respecter l&rsquo;intégrité de l&rsquo;ouvrage en éloignat les occupants illégaux des emprises.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Celcom MINTP</em></strong></p>
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