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	<title>Tech Archives - Tribune Verte</title>
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	<description>Un regard écologique de l&#039;information</description>
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	<title>Tech Archives - Tribune Verte</title>
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	<item>
		<title>Cameroon–EU Business Week : la France mise sur l’entrepreneuriat des jeunes pour un développement durable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:02:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
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					<description><![CDATA[La conférence consacrée à l’investissement de la France pour l’employabilité des jeunes a attiré l’attention, notamment par la participation remarquée de S.E. Sylvain Riquier, ambassadeur de France au Cameroun. Au‑delà&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>À l’occasion du lancement de la Cameroon–EU Business Week le 15 juin 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la France a marqué un moment fort du dialogue économique entre le Cameroun et ses partenaires européens, réaffirmant son engagement en faveur de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes. l&rsquo;Eurovillage a accueilli un  dialogue politique orienté vers, les mécanismes de financement de start‑ups et témoignages d’innovateurs locaux comme Ready Food.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence consacrée à l’investissement de la France pour l’employabilité des jeunes a attiré l’attention, notamment par la participation remarquée de <strong>S.E. Sylvain Riquier</strong>, ambassadeur de France au Cameroun. Au‑delà des discours, l’enjeu est clair : appuyer l’entrepreneuriat des jeunes pour bâtir une économie florissante et durable. La conviction portée par l’<strong>Équipe France</strong>, relayée par <strong>Business France</strong>, est que :<em> « le développement durable passe par des processus économiques intégrant la durabilité, la simplicité institutionnelle et la prévisibilité.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la France, l’appui à l’entrepreneuriat est aussi une stratégie de responsabilité sociale des entreprises (RSE<strong>)</strong>. Déjà, près de 20 000 Camerounais travaillent directement pour des entreprises françaises implantées dans le pays. Ces sociétés déploient des politiques de RSE notables, sans exclure les régions enclavées comme l’Extrême‑Nord ou l’Est. Des programmes comme <strong>Choose Africa</strong>, portés par <strong>France Volontaires</strong>, viennent en soutien aux entrepreneurs confrontés à des difficultés d’accès au crédit, renforçant ainsi la résilience économique et sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche s’inscrit dans une dynamique continentale. Lors du sommet Africa Forward 2026, organisé à Nairobi en mai en présence du président <strong>Emmanuel Macron</strong> et de son homologue kényan <strong>William Ruto</strong>, les jeunes africains ont présenté leurs réalisations dans des environnements favorables à l’innovation. Le message était clair : lorsque les conditions sont réunies, la jeunesse africaine transforme son potentiel en solutions concrètes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À Yaoundé, S.E. Sylvain Riquier a repris ce message en soulignant :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’expérience de Nairobi nous a montré que lorsque les jeunes africains disposent d’un environnement favorable, ils transforment leur potentiel en solutions concrètes. Ici au Cameroun, notre rôle est d’accompagner ces initiatives, de simplifier les cadres institutionnels et de rendre l’investissement plus lisible. La France croit en la jeunesse camerounaise comme moteur d’une économie durable et inclusive. »</em>Il a ajouté que le dialogue politique est indispensable pour lever les obstacles, rappelant qu’on peut très bien coordonner les efforts entre les autorités et les partenaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3050" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La représentante de Business France, <strong>Mme Stefanie Simon</strong>, a précisé les domaines d’intervention :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Prospection des investisseurs</li>



<li>Partage d’informations sur les opportunités</li>



<li>Passage à l’échelle des projets prometteurs.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a marqué les esprits en affirmant : <em>« Les grands d’aujourd’hui étaient les petits d’hier. La logique européenne, c’est de travailler en format avec les exigences de l’UE. »</em> Mme Simon a également rappelé que la crise du Covid‑19<strong> </strong>a laissé des leçons sur l’entrepreneuriat : les entreprises qui ont survécu sont celles qui avaient développé une politique de proximité avec différents marchés, d’où la nécessité de la diversification.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’AFD/Proparco et Start‑up 237</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Également présent à cette rencontre, l’<strong>AFD</strong> (Agence Française de Développement) , à travers <strong>Proparco</strong> (Société de Promotion et de Participation pour la Coopération Économique) , a récemment organisé un webinaire sur <em>comment vendre le Made in Cameroon en Europe</em>. Dans le cadre de cette initiative, le programme <strong>Start‑up 237</strong>, soutenu par l’AUF et l’AFD, a annoncé le financement de <strong>1</strong>00 jeunes entreprises camerounaises, avec un mentorat assuré par 46 experts.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Montant de financement : environ <strong>655 millions FCFA</strong> (enveloppe totale de 1,3 milliard FCFA).</li>



<li>Appui matériel : environ <strong>10 000 euros par structure</strong> pour le fonctionnement et le passage à l’échelle.</li>



<li>Coaching : plus de <strong>3 000 séances</strong> réalisées dans les secteurs de l<strong>’</strong>agroalimentaire, de l’agritech, de l’edtech et d’autres filières innovantes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Mme <strong>Virgie Taillot</strong> de l’<strong>AUF</strong> (Agence Universitaire de la Francophonie) a exprimé sa satisfaction pour le rendement du programme, soulignant la pertinence des résultats obtenus. Cette initiative a favorisé la mise à disposition de matériel supplémentaire et l’octroi d’un fonds de roulement d’environ 10 000 euros par structure, afin de renforcer les capacités opérationnelles des jeunes entreprises. A cela  s’accompagne également de la création d’un cadre de collaboration et de réseaux d’incubateurs couvrant les 10 régions du Cameroun, favorisant ainsi le passage à l’échelle et l’intégration des start‑ups dans un écosystème national et international mieux structuré. En juillet 2026, une visite est prévue en partenariat avec l’Université d’Aix‑Marseille dans le cadre de la Cité de l’innovation et du savoir. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Ready Food, une successs story</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Séance tenante, le témoignage de <strong>Ready Food</strong>, par la voix de sa promotrice <strong>Dodi Mukete Lydienne</strong>, a illustré concrètement l’impact de l’innovation locale.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Problème identifié</strong> : l’oignon, denrée saisonnière, entraîne de fortes pertes en période d’inondation ou de surabondance sur les marchés.</li>



<li><strong>Solution</strong> : transformation en poudre, permettant une conservation longue durée et une meilleure valorisation.</li>



<li><strong>Impact social</strong> : amélioration des conditions de travail des employés et des agriculteurs fournisseurs, avec un accent sur les femmes du Septentrion.</li>



<li><strong>Résultats</strong> : réduction significative des pertes post‑récoltes et augmentation notable du chiffre d’affaires, grâce à la valorisation de plus grandes quantités d’oignons.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La première journée de la Cameroon–EU Business Week 2026 a ouvert le dialogue autour de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes, mais l’événement se poursuivait avec un programme riche : les panels des jours suivants ont porté sur le climat des affaires, les infrastructures de transport et logistique, l’énergie, l’agro‑industrie, l’accès au financement et l’innovation numérique, sans oublier des sessions de networking ciblé entre investisseurs, entreprises et décideurs. Ces panels, organisés du 16 au 18 juin 2026, ont permis d’approfondir les secteurs prioritaires du partenariat UE–Cameroun et d’ouvrir des perspectives concrètes pour bâtir une économie plus résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sécurité de l’eau dans le Bassin du Niger: l&#8217;avis d&#8217;experts</title>
		<link>https://tribuneverte.online/securite-de-leau-dans-le-bassin-du-niger-lavis-dexperts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 23:19:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à une convergence de crises :climatiques, environnementales, socio‑économiques et sécuritaires ; les experts réunis à Yaoundé du 22 au 25 juin 2026, autour des questions de gestion des eaux&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Face à une convergence de crises :climatiques, environnementales, socio‑économiques et sécuritaires ; les experts réunis à Yaoundé du 22 au 25 juin 2026, autour des questions de gestion des eaux du Bassin du Niger, appellent à des réponses intégrées, locales et transfrontalières. Parmi eux, <strong>El Hadj Maman Abolou</strong>, responsable du suivi-évaluation au sein du Programme Intégré de Développement et d&rsquo;Adaptation aux Changements Climatiques dans le Bassin du Niger (PIDACC), <strong>Zinsou Didier Sèyivè </strong>(Observatoire du Bassin du Niger), <strong>Kidane Mariam Jembere</strong> (Global Water Partnership) et <strong>Dene Salifou</strong> (Bassin du Volta détaillent diagnostics, outils et pistes d’action pour préserver une ressource vitale et fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><em>« La résilience aux changements climatiques dans le Bassin du Niger est une question de survie pour les États membres »</em>, alerte <strong>El Hadj Maman Abolou</strong>. Pour lui, la crise de gestion des ressources en eau se traduit par une convergence de crises : environnementale (ensablement, variabilité des débits), socio‑politique (déplacements forcés , tensions foncières) et économique (perte de revenus des agriculteurs et éleveurs). L’ensablement, originaire pour une large part d’activités anthropiques, fragilise durablement les écosystèmes hydriques : <em>« Prévenir l’ensablement vaut mieux que draguer »</em>, insiste‑t‑il, rappelant que les alluvions déplacées par le ruissellement reviennent ensuite encombrer les lits  des cours d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eaux de surface et eaux souterraines : un capital mal exploité</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3020" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.12.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Zinsou Didier Sèyivè. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Zinsou Didier Sèyivè</strong>, Directeur de l’Observatoire du Bassin du Niger, place l’enjeu dans un cadre continental : <em>«l’Afrique compte plus de 80 bassins fluviaux et 83 systèmes aquifères transfrontaliers ; un potentiel important qu’il faut sécuriser »</em>. Outre le changement climatique, la zone souffre d’aridification, d’instabilité sécuritaire et d’une démographie non maîtrisée. Son approche stratégique s’appuie sur le nexus eau‑énergie‑sécurité alimentaire et sur l’intégration explicite des eaux souterraines dans les programmes de résilience : <em>« Ces nappes, souvent invisibles en saison sèche, pourraient être une ressource rare et précieuse pour l’agriculture en haute saison si elles étaient mieux connues et gérées. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Outils existants et nécessité d’adaptation locale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Plusieurs outils d’aide à la décision existent, rappelle El Hadj Maman Abolou : PADD, PATGIR, PAP, SRAC, PIC, observation des débits et cartographie des zones à risque. Mais les experts insistent sur la condition : ces outils doivent s’appuyer sur des données locales et des modèles contextuels. <em>« Les scénarios du GIEC sont utiles, mais pas toujours adaptés aux réalités locales »</em>, note Maman Abolou, plaidant pour des bulletins saisonniers locaux (isohyètes) à l’instar de  ceux produits par l’ONACC au Cameroun , et pour la création d’un observatoire national qui capitalise les expériences du bassin du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Relier sécurité de l’eau et développement durable</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-3021" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-1024x683.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-25-at-13.46.43.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Kidane Mariam Jembere.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Kidane Mariam Jembere</strong> du Global Water Partnership a recentré le débat sur l’impératif de connecter la sécurité de l’eau à l’ensemble de l’agenda du développement durable. Pour lui, l’eau doit être intégrée au WASH, à l’économie traditionnelle et à l’économie bleue : <em>« Sans eau, plusieurs industries ne fonctionnent pas, les ménages non plus. Par ailleurs, l&rsquo;eau n’a pas de frontières ; elle est un facteur de coopération »</em>. Elle évoque également la nécessité d’adopter des méthodes éprouvées dans d’autres Bassins (Upper Nile, Limpopo) et d’intégrer la gestion de l’eau dans les Contributions Déterminées au niveau national (CDN).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Données, gouvernance et financement : leviers pour l’intégration</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3022" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-06-24-at-19.15.00.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Dene Salifou</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Dene Salifou</strong>, expert IT en charge de la prévision saisonnière dans le Bassin du Volta, a souligné le rôle des bassins dans l’harmonisation des politiques publiques et le partage des bénéfices écosystémiques. Pour lui, la disponibilité et le partage des données de terrain sont essentiels à la planification des infrastructures et à la gestion transfrontalière des crises : <em>« Avoir les données aide les décideurs et les techniciens à modéliser et à se projeter »</em>. Il préconise aussi des instruments financiers durables ;  incluant des redevances en eaux et  l&rsquo;adoption de celles-ci au sein des Lois de finance , afin que:  <em>« l’eau puisse financer l’eau »</em>. Dans le bassin de la Volta, une charte de l’eau et une comptabilité de l’eau ont été mises en place et servent d’exemple pratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Assurances climatiques, fonds régionaux et innovations agricoles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Parmi les mesures proposées figurent l’intégration des assurances climatiques pour protéger éleveurs et agriculteurs, et la mise en place d’un fonds régional d’adaptation pour faciliter l’accès aux financements. L’agriculture intelligente apporte des preuves d’impact : l’expérience rapportée de Sikasso au Mali, où un système d’irrigation goutte‑à‑goutte alimenté par énergie propre et piloté par des outils numériques/IA, a permis d’économiser 60 millions de francs CFA en un an pour les paysans. Techniques de paillage, réduction de l’évapotranspiration et gestion programmée de l’irrigation sont citées comme leviers concrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Pour pérenniser les acquis du PIDACC, El Hadj Maman Abolou propose de recruter un consultant chargé de capitaliser les réalisations et d’élaborer un schéma directeur national de lutte contre l’ensablement pour chaque État membre. L’idée d’un observatoire national et le partage périodique d’informations visent à renforcer l’approche participative et l’adaptation locale des modèles d’aide à la décision. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Malgré ces propositions, plusieurs freins demeurent : dépendance à l’aide extérieure, instabilité des systèmes de gouvernance, fragmentation ministérielle et absence de partage d’expertises. Ces dysfonctionnements contribuent à la stagnation des politiques de l’eau.  Les intervenants de la rencontre de Yaoundé s’accordent : sécuriser l’eau dans le Bassin du Niger exige une stratégie multi‑niveaux, intégrant prévention de l’ensablement, valorisation des eaux souterraines, renforcement des systèmes d’alerte, mobilisation de financements durables (assurances climatiques, fonds régionaux) et partage systématique de données. L’approche nexus (eau, énergie, sécurité alimentaire), la capitalisation des expériences et la coopération transfrontalière constituent les piliers d’une feuille de route pour assurer la résilience et le développement durable partagé des États membres du Bassin du Niger .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet état des lieux montre que la gestion durable du Bassin du Niger est possible si la coopération, les données locales, les financements durables et l’action préventive sont mis au cœur des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bassin du Niger : science, finance et diplomatie pour une résilience partagée</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bassin-du-niger-science-finance-et-diplomatie-pour-une-resilience-partagee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 23:26:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du Bassin du Niger. Sous le haut parrainage du Ministère&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du  <strong>Bassin du Niger</strong>. Sous le haut parrainage du Ministère de l&rsquo;Economie de la Planification et de l&rsquo;Aménagement du Territoire (<strong>MINEPAT</strong>) , près de 60 experts , et membres de la société civile, sont venus des neuf pays membres de l’<strong>Autorité du Bassin du Niger (ABN)</strong> , pour échanger sur la nouvelle vision à accorder à la gestion hydroclimatique, la résilience climatique, la sécurité de l’eau et les financements de projets durables dans ce secteur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les dernières estimations placent les population vivants au sein du Bassin du Niger autour de 180 millions d’habitants (Autorité du Bassin du Niger (ABN), synthèses récentes et notes techniques sur l’état du bassin :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/">https://www.abn.ne</a>&nbsp;(page « Etat du Bassin » / rapports techniques)</em> ; <em> répartis sur neuf pays, exposés à des risques climatiques multiples (inondations, sécheresses, vagues de chaleur, invasions de criquets, incendies, vents violents, tempêtes de sable, ensablement). Les projections climatiques (IPCC SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5) prévoient une intensification des extrémités, une évapotranspiration en hausse et des pertes de terres cultivables d’ici 2100. L’atelier régional de Yaoundé a réuni acteurs scientifiques, diplomatiques, bailleurs et société civile pour définir des pistes d’action qui se positionnent dans la durabilité.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec près de <strong>75 000 km²</strong> de superficie intégrée au Bassin du Niger, le Cameroun occupe une position stratégique grâce à ses aquifères souterrains qui alimentent les zones sahéliennes voisines. Cette richesse hydrique fait du pays un pivot essentiel dans la gouvernance régionale de l’eau. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Guy de Bock</strong>, Coordonnateur National de l’ABN au MINEPAT, l’atelier est une étape décisive : <em>« le Cameroun, en tant que pays membre, doit jouer un rôle moteur. Renforcer les capacités locales et améliorer la gouvernance de l’eau, c’est investir dans la stabilité et la prospérité de toute la région. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son Excellence <strong>Armand Houanye</strong>, Secrétaire Exécutif de l’ABN, a insisté sur la solidarité transfrontalière : <em>« le Bassin du Niger est un bien commun. Sa gestion exige une diplomatie active et une coopération sincère entre États. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sara Nadj</strong>, représentante de la GIZ, a souligné l’importance de capitaliser sur l&rsquo;accès et le partage des données : <em>« les systèmes d’alerte précoce et les technologies satellitaires doivent guider les politiques des Etats membres, ce sera plus facile pour les partenaires techniques et financiers d&rsquo;identifier les besoins réels des populations, et donc les projets à accompagner. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Remco Doost</strong>, représentant du Ministère des Affaires étrangères des Pays‑Bas, a rappelé le rôle des partenaires financiers :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous devons transformer les idées en projets locaux , selon certains critères que nous allons identifier ensembles,  afin d’attirer les financements internationaux. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un diagnostic hydrique alarmant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays neuf (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria, Tchad) membres de l’ABN, sont chargés de coordonner la gestion intégrée des ressources en eau, la coopération transfrontalière et les projets de résilience climatique. Tous sont exposés à une palette de risques climatiques sans cesse croissants : inondations, sécheresses, vagues de chaleur (jusqu’à 47 °C), invasions de criquets, incendies de forêt, vents violents (jusqu’à 120 km/h), tempêtes de sable et formation de dunes. Les projections du GIEC à l’horizon 2100 (SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5) annoncent une intensification des pluies extrêmes, une évapotranspiration en hausse de plus de 15 % et une perte de terres cultivables estimée à 20,8 %. Face à ces défis, l’atelier régional de Yaoundé a réuni scientifiques, diplomates, bailleurs et société civile pour décliner des pistes d’action opérationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spécialistes de L&rsquo;ONACC ( Observatoire National des Changements Climatiques) ,  du Bassin du Volta, de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), du Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD)  et bien d&rsquo;autres institutions ont marqué de leur présence. Ils ont souligné des changements structurels affectant les ressources en eau : déplacement des isohyètes, modification des régimes de précipitations, création de microclimats locaux, variabilité accrue des débits fluviaux et des niveaux des nappes. Les conséquences sont concrètes : expansion des maladies hydriques, conflits d’usage entre agriculture, élevage et production d’énergie, envahissement des cours d’eau par le sable et hausse de la pollution. Le graphique de l’indice standard des débits de la station du fleuve Niger à Diré, présenté à Yaoundé, illustre une variabilité croissante et une tendance générale à la baisse des débits moyens ; signe d’une fragilisation structurelle du bassin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La disponibilité des données climatiques pour une meilleure répartition hydrique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observations terrain soulignent un ensablement préoccupant des chenaux et des plaines alluviales. Les experts présents ont convenu que le dragage n’est pas une solution durable : le sable déplacé revient inévitablement dans les lits, sans s’attaquer aux causes profondes (érosion en amont, déforestation, pratiques culturales non durables). L’ensablement menace la sécurité alimentaire (perte de terres cultivables), la résilience pastorale, la navigabilité du fleuve, la biodiversité aquatique et, in fine, la stabilité sociale et sécuritaire des zones riveraines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Autorité du Bassin du Niger (ABN) cartographie quatre grandes zones climatiques : tropical humide (≈ 1 500 m³/an par habitant), tropical sec et semi‑aride (zones de transition) et aride (&lt; 150 m³/an) (Zones climatiques et dotation en eau (tropical humide ≈ 1 500 m³/an ; aride &lt; 150 m³/an) — ABN / documents de planification régionale :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/fr/publications">https://www.abn.ne/fr/publications</a>). Les risques d’inondation et de sécheresse sont répartis sur l’ensemble du bassin, souvent en alternance, ce qui complexifie la planification. Les scénarios SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5 prévoient une intensification des extrêmes (sécheresses plus longues, épisodes de pluies extrêmes ponctuels) et une extension des zones arides (IPCC AR6 WGII, chapitres sur l’Afrique et les systèmes hydriques :&nbsp;<a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/">https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Solutions innovantes suggérées à Yaoundé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier a mis en lumière des outils et approches combinant science, finance et diplomatie :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Finance climatique (GCF) </strong>: <strong>René Schieritz</strong> a présenté des mécanismes pour rendre les projets bancables et mobiliser des financements internationaux. Un représentant de la BOAD ( Banque Ouest Africaine pour le Developpement) , a partagé les fonds disponibles pour accompagner les projets résilients.</li>



<li><strong>Technologies satellitaires (Eleaf)</strong> : démonstrations par Joost van der Woerd sur le suivi des eaux de surface et souterraines via imagerie satellite, utile pour la surveillance des nappes, la détection des tendances d’ensablement et l’alerte.</li>



<li><strong>Hydrodiplomatie (UICN)</strong> : approche visant à transformer l’eau en vecteur de coopération et de paix, essentielle pour la gouvernance transfrontalière.</li>



<li><strong>Compatibilité hydrique (IWMI)</strong> : exposée par <strong>Moctar Dembele</strong>, cette solution propose d’harmoniser les usages entre agriculture, énergie et besoins domestiques pour prévenir les conflits et optimiser les bénéfices socio‑économiques.</li>



<li><strong>Participation citoyenne des usagers et usagères du Bassin du Niger</strong> : mobilisation des organisations de la société civile, incarnée par <strong>Nouradine Touré</strong>, porte‑parole du consortium , pour assurer inclusion et acceptabilité sociale des mesures.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Priorités d’action :  vers des notes conceptuelles opérationnelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Les participants ont convenu de rédiger des notes conceptuelles pour mobiliser partenariats et financements. Pour ce faire, les priorités proposées sont :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Renforcer la surveillance hydrométéorologique (stations in situ + télédétection) et les systèmes d’alerte précoce.<br>-Promouvoir des mesures d’adaptation fondées sur la nature (restauration des zones humides, reforestation des bassins versants, corridors de sédimentation contrôlée).<br>-Développer des approches intégrées de gestion (compatibilité hydrique) conciliant agriculture, énergie et usages domestiques.<br>-Conditionner tout programme de lutte contre l’ensablement à des interventions en amont (maîtrise de l’érosion, pratiques agroécologiques) et non au seul dragage.<br>-Structurer l’ingénierie financière pour rendre les projets attractifs (garanties, cofinancements, formulation bankable).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bassin du Niger est à la croisée des chemins : sans une action concertée et multisectorielle, les tendances climatiques et anthropiques risquent d’entraver durablement la sécurité hydrique, alimentaire et socio‑politique de la région. L’atelier de Yaoundé a montré que la résilience repose sur un triptyque science‑finance‑diplomatie, adossé à une forte participation citoyenne. Les notes conceptuelles en gestation devront traduire ces orientations en projets concrets, mesurables et bancables, pour transformer le risque en opportunité de coopération régionale et de développement durable.Tout en veillant à renforcer la gouvernance transfrontalière par l’hydrodiplomatie et l’inclusion des communautés locales. Toutefois, des réticences ont été émises quant à la non implication des institutions financières de l&rsquo;Afrique Centrale, et la non accessibilité des résultats des données du projet PIDACC qui a connu un bel accomplissement en Côte d&rsquo;Ivoire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FemmeAdaptClimat 2026: Building the Possible Positive Narrative in Cameroon</title>
		<link>https://tribuneverte.online/femmeadaptclimat-2026-building-the-possible-positive-narrative-in-cameroon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 08:05:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
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		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the international conference femmeAdaptClimat 2026. The high-level pan-African summit &nbsp;brought together heads of state institutions, international diplomats, climate experts, researchers, civil society organization, entrepreneurs and youth leaders under the overarching theme the <strong>Possible Positive Narrative.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Organized by Migration &amp; Climate International in partnership with the NGO FEEF ( Foundation for Education and Hope by Flomik) and WOCA(Women and Climate Action), the conference forms parts of the 2026 Pan-African&nbsp; Tour of the International FemmeAdaptClimat Program. The event received the high patronage of the National Assembly of Cameroon and the support of the Ministry of Environment, Nature Protection and sustainable Development.</p>



<p class="wp-block-paragraph">At <em>FemmeAdaptClimat 2026</em>, voices from across Africa converged in Yaoundé to prove that climate resilience is not just about policies , it is about people. Women and youth, who form the backbone of agriculture and innovation, are already driving solutions, reshaping narratives, and building a sustainable future from the ground up.From the opening ceremony, speakers emphasized the urgent need for Africa to strengthen climate resilience while ensuring that women and youth remain at the center of climate policies and sustainable Development strategies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">According to UN Women (2025), women represent 79% of Cameroon’s agricultural workforce, yet own less than 10% of farmland. Also, only 12% of women farmers have access to formal credit or agricultural insurance (FAO, 2024).Women stand at the very frontline of Cameroon’s climate challenges. Their ability to invest in sustainable practices is severely limited. Access to credit or agricultural insurance is even rarer , only about one in ten women farmers can rely on formal financial support.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beyond the fields, the burden of survival weighs heavily. Across sub‑Saharan Africa, women spend an average of 4.5 hours each day fetching water and fuel. These hours, lost to exhausting chores, could otherwise be devoted to education, entrepreneurship, or leadership. Instead, climate stress deepens inequality, trapping women in cycles of vulnerability. Their resilience is undeniable, but without structural change, the promise of adaptation due to climate injustice will remain incomplete.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A Strong Opening Call For Action</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The summit commenced with a welcoming address from the legislative host. <strong>Mrs  Begala Mikel Naomie</strong>, First Vice-president, speaking on behalf of the National Assembly representative emphasized the geopolitical urgency of aligning international civil action with localise legislation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Cameroon does not view climate change as a distant academic concept&nbsp;; it is an immediate threat to our rural food security doors of this Glass Palace to the Femme Adapt Climat platform, the National Assembly pledges its commitment to translating legislative frameworks into gender-inclusive climate protections. We cannot separate the survival of our ecosystems from the legal empowerment of the women who cultivate them</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Following the host, <strong>Mr. Hele Pierre</strong>, the Minister of Environment, Nature Protection and Sustainable Development took the podium to anchor the conference within Cameroon’s exisiting legal mandates. The Minister highlighted the pivotal role of the National Climate Change Adaptation Plan (PNACC), which served as the official administrative and technical reference for the day’s debates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>True environnmental adaptation requires localised, structural accountablilty. The PNACC is designed to ensure that Cameroon remains resilient, but our national objectives will stall if 80% of our farmers are economically sideline. Our Ministry stands ready to adopt the measurable recommendations generated by today’s strategic panels to update and execute public policy that works directly for rural communities</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>The Voice of Leadership&nbsp;: Country Representative Interventions</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A focal point of the morning session was the address by <strong>Marie Florence Hond</strong>, the country Representative of Migrations &amp; Climat International in Cameroon and President of the NGO FEEF. Her speech cut straight to the core economic contradictions confronting African women on a daily basis, demanding an immediate end to the «&nbsp;vicious cycle of inequality&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« We are here today to permanently discard the narrative of the African woman as a passive  victim of environment degradation, » </em>she declared before hundred of participants<em>. The metrics are undeniable : women are the actual backbone of African agriculture, yet they are systematically choked by a lack of green resources, institutional poverty, overwhelming domestic burdens, and political marginalisation. Femme Adapt Climat is building a bridge between local realities, the global diaspora, and green financing to ensure that these innovators receive the capital, right, and recognition they deserve. This is what we mean by the Possible Positive Narrative- it is an active well-funded reality »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Women at the Frontline of climate Challenges</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">One of the major discussion during the conference focused on the disproportionate impact of climate change on women particularly those living in rural communities. According to statistics presented during the event, women make up nearly 80% of African agicultural workforce, yet they continue to face limited access to land ownership, agricultural financing, modern farming tools and climate-related resources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Several speakers highlighted how droughts, floods insecurity and environmental migration affect women more severely, particularly in rural communities. <strong>Marie-Claire Ntsama Ngoua</strong>, climate policy expert, data analyst, and meteorologist, is the founder and executive director of WOCA, she noted that climate change has increased the burden on women who are often responsible for securing food, water and household stability.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>When crops fail because of drought or flooding, women suffer first, </em>she explained. <em>Many walk longer distances to find water or food for their families. Climate justice must therefore inclue gender justice</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Participants also discussed the social barriers preventing women from fully participating in environmental decision-making processes. Many argued that policies cannot be effective if women remain excluded from leadership and climate financing opportunities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Climate Finance&nbsp;: Women Need Opportunities, not Empty promises</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Globally, less than 3% of climate finance reaches women‑led initiatives (OECD, 2025). In Central Africa, female entrepreneurs receive 11 times less funding than male‑led startups (AfDB, 2024). Cameroon’s Ministry of Women’s Empowerment, <strong>Pr. Marie-Thérèse Abena Ondoa</strong>,  estimates that ; <em>« closing the gender gap in green entrepreneurship could boost GDP by 2.8% annually</em>« . The panel on climate finance sustainable investments attracted particular attention from entrepreneurs and development partners attending the conference. Speakers highlighted the majors financial barriers preventing African women and youth from developing climate-related projects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A young entrepreneur from Douala who leads a recycling startup explained&nbsp; the challenges she encountered while trying to access funding<em>&nbsp;«&nbsp;investors often ask us for gurantees we simply cannot provide she said yet our communities are already producing innovative environmental solutions with very limited resources&nbsp;»</em> she called on gouvernments and financial institutions to simplify access to climate financing je mechanisms.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The panel proposed several recommendations, including: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>The creation of dedicated climate funds for womens-led businesses</li>



<li>Technical training programs for green entrepreneurs</li>



<li>Simplified loan procedures for rural cooperatives</li>



<li>And stronger partenerships between&nbsp; public instituions and private investors</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Indigenous knowledge and Community – Based Solution</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Another major highlight of the conference was the second panel session dedicated to indigenous knowledge and traditional environment pratices. Researchers and traditonal leaders explained that African communities have preserved ecosystems for generations through local methods of water conservation, soil managment and biodiversity protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A traditional leader from Center region of Cameroon emphasized on the importance of reconnecting modern climate policies with ancestral wisdom. <strong>Mrs. Lucette Ndongo Zinga</strong>, the co-founder of COFECC (Convergence des Femmes du Cameroun sur les Changements Climatiques) raised the alarm: «&nbsp; <em>our ancestors respected nature because they understood the human survival depends on environmental balance, she added that we must not abandon this wisdom in the name of modernity</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">women’s cooperatives presented successful examples of sustainable agriculture and ecological restoration already being implemented in loacl communities. One participant described how women in her village use natural composting and organic farming methods to restore degraded land.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Experts like <strong>Stella Tchoukep</strong>, Forest campaigner at Greenpeace Africa,  recommended that climate adaptation strategies should integrate local  seeds knowledge,  instead of relying solely on imported chemicals models that often fail to reflect African realities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Research &amp; Innovation Driving Africa’s Green Future</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bridging the gap between future technology and current crises, this third panel session evaluated how modern computer science can serve territorial resilience. Technology expert from ONACC (Observatoire National pour les Changements Climatiques) , IRAD ( Institut de Recherches Agricoles pour les Developpement ) , or AGRIX , a Tech start-up on agriculture, shared surprising details about link between new technology and adaptation issues. <strong>Boris Landry Kouekam</strong> , a prominent UNESCO award-winning AI researcher , showed how massive global Artificial Intelligence (AI ) data systems can be used to tackle some issues of adaptation, while average african families in rural areas often lack basic electricity.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instead of avoiding technology, the panel advocated creating simple lightweight local AI tools builts by African startups. These tools use very little energy and can send real-time weather updates and crop advice directly to farmer&rsquo;s simple mobile phones in local languages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Green Economy &amp; Sustainable Transition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The last panel focused on changing local business models to help lift rural women out of poverty, focusing on recycling systems and public-private partnerships.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Panelists noted that women cannot easily join climate meetings, go to training, or take leadership roles if they spend all their time and energy carrying&nbsp; water and wood for basic household survival.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The speakers called for change in how companies invest. <strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> , from Women Coalition for Circular Economy ,  argued that green business projects must include social help like community solar power, clean stoves and nearby water points to reduce the time women spend on hard chores. While <strong>Rosy Esso</strong> from France Volontaires,  equally outlines a new legal framework for business partnerships, stating that any company getting government support must prove their project helps reduce the burden of domestic work for local women.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nevertheless, Participants expressed hope that the recommendations emerging from this conference would influence future climate policies both nationally and internationally.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A message of Hope for Africa</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">As the conference concluded, organisers reiterated that the theme the ‘<strong>Possible Positive Narrative’</strong> reflects the desire to build an optimistic vision for Africa’s future in the face of the climate crisis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Despite the many challenges confronting the continent, speakers highlighted the innovation, solidarity and adaptability of African populations. For them, women and youth represent essential forces capable of driving a sustainable transformation of African society.</p>



<p class="wp-block-paragraph">FemmeAdaptClimat 2026 therefore stands out as a strategic platform for promoting a resilient, inclusive Africa fully committed to the global ecological transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The conference ended with a clear agreement&nbsp;: <em><strong>African women and youth are now waiting for outside help. They are already creating new tools, adapting&nbsp; and building sustainable business models. By giving them direct funds, strong legal rights and economic equality, Cameroon and the rest of Africa are doing more than just reacting to bad weather, they are building a strong independent and green future.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Calixte Bikié</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’IA pollue! Peut‑elle quand même sauver le climat ?</title>
		<link>https://tribuneverte.online/lia-pollue-peut-elle-quand-meme-sauver-le-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 07:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 8 au 12 juin 2026, Agadir accueille NETYS 2026, conférence internationale sur les systèmes en réseau et l’intelligence artificielle. Mais derrière les promesses technologiques, une question dérange : comment&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 8 au 12 juin 2026, Agadir accueille <strong>NETYS 2026</strong>, conférence internationale sur les systèmes en réseau et l’intelligence artificielle. Mais derrière les promesses technologiques, une question dérange : comment une industrie parmi les plus énergivores de la planète peut‑elle prétendre soigner ce qu’elle contribue à détruire ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entraîner un grand modèle de langage consomme autant d&rsquo;électricité que plusieurs centaines de foyers pendant un an. Un data center avale des millions de litres d&rsquo;eau pour se refroidir. Chaque requête adressée à une IA générative laisse une empreinte carbone invisible mais réelle. Ce sont des faits. Pas des arguments anti-technologie. Des faits.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les chiffres de la pollution numérique</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Entraînement d’un grand modèle de langage</strong> : consommation électrique équivalente à <strong>300 foyers pendant un an</strong> (source : MIT, 2024).</li>



<li><strong>Data centers</strong> : jusqu’à <strong>5 millions de litres d’eau par jour</strong> pour le refroidissement d’un seul site (source : Nature, 2023).</li>



<li><strong>Empreinte carbone des requêtes IA</strong> : chaque interaction génère en moyenne <strong>0,5 à 1 g de CO₂</strong>, soit l’équivalent d’un mail avec pièce jointe.</li>



<li><strong>Croissance</strong> : la demande énergétique des data centers pourrait représenter <strong>4 % de la consommation mondiale d’électricité en 2030</strong> (IEA, 2025).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données ne sont pas des arguments anti‑technologie. Ce sont des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Alors quand la communauté scientifique mondiale se retrouve à Agadir pour débattre de distributed computing, de federated learning et de green systems, la question n&rsquo;est pas rhétorique : peut-on concevoir une intelligence artificielle qui ne soit pas, d&rsquo;abord, un problème environnemental ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>C&rsquo;est précisément ce défi que NETYS 2026 met sur la table. Les sessions consacrées aux systèmes distribués sobres en énergie, à l&rsquo;apprentissage fédéré , qui évite de faire transiter des masses de données à travers des serveurs énergivores , et aux architectures décentralisées dessinent une autre vision du numérique. Une IA de proximité, légère, conçue pour des environnements contraints. Exactement ce dont l&rsquo;Afrique a besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La contradiction n&rsquo;est pas une impasse. Elle est un moteur. Les chercheurs réunis au Maroc en juin ne sont pas là pour célébrer l&rsquo;IA telle qu&rsquo;elle est. Ils sont là pour construire celle qu&rsquo;elle devrait devenir. La Tribune Verte suivra ces débats de près. Parce que la réponse à cette contradiction ne se trouvera pas seulement dans les laboratoires , elle se négociera aussi dans la rue, dans les champs et dans les salles de rédaction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie Noel Behoumie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>OTP au Gabon : L&#8217;engagement de Muyissi Environnement pour une exploitation forestière transparente</title>
		<link>https://tribuneverte.online/otp-au-gabon-lengagement-de-muyissi-environnement-pour-une-exploitation-transparente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 10:57:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[A la suite de l&#8217;atelier tenu du 24 au 26 mars 2026&#160;à Libreville, organisé conjointement par Brainforest, World Resources Institute (WRI) et Pulitzer Center, nous avons mené des entretiens semi-directifs&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>A la suite de l&rsquo;atelier tenu du 24 au 26 mars 2026&nbsp;à Libreville, organisé conjointement par Brainforest, World Resources Institute (WRI) et Pulitzer Center, nous avons mené  des entretiens semi-directifs auprès de deux acteurs clés de la gouvernance forestière au Gabon : un juriste actif dans une ONG locale et un magistrat spécialisé.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans le but d&rsquo;examiner l&rsquo;action de l&rsquo;ONG Muyissi Environnement (ME) en matière de surveillance forestière au Gabon, nous avons recueilli les témoignages de <strong>Jérémy Mapangou-Mapangou</strong>, juriste environnementaliste, et de <strong>Me. Roger Darnel Nguema Ondo</strong>, Procureur de la République spécialisé dans la lutte contre l&rsquo;exploitation forestière illégale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Open Timber Portal (OTP) est une plateforme numérique développée par WRI pour promouvoir la légalité et la transparence dans l’exploitation et le commerce du bois. Au Gabon, l’ONG Brainforest joue un rôle clé en accompagnant les organisations de la société civile pour alimenter l’OTP avec des observations indépendantes et fiables.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Diplômé d&rsquo;un Master en Droit public de l&rsquo;Université Omar Bongo de Libreville, Jérémy Mapangou-Mapangou a forgé son expertise juridique à la Cour des comptes du Gabon avant de se tourner vers la protection environnementale. Après deux années passées à Conservation Justice dans la lutte contre la criminalité faunique, il a rejoint en novembre 2025 l&rsquo;ONG Muyissi Environnement en qualité de juriste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je me mets à l&rsquo;écoute des communautés afin de comprendre les problèmes auxquels elles font face »</em>, explique-t-il. Son rôle consiste notamment à accompagner juridiquement les populations locales victimes de préjudices, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;accaparement de terres pour les plantations d&rsquo;huile de palme ou de dommages liés à l&rsquo;exploitation forestière illégale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="965" height="593" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907.png" alt="" class="wp-image-2950" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907.png 965w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907-300x184.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907-768x472.png 768w" sizes="auto, (max-width: 965px) 100vw, 965px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un cas de dénonciation menée par Muyissi Environnement en 2024, répertorié dans la base de données OTP</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Me. Roger Darnel Nguema Ondo est Procureur de la République près du Tribunal de première instance de Ntoum, dans la province de l&rsquo;Estuaire au Gabon. Il s&rsquo;est illustré par ses prises de position et son action contre toute exploitation illégale du bois, en violation des lois nationales, pour tous contrevenants qui opèrent dans son territoire de compétence. Il milite pour un renforcement des contrôles, la transparence et la sanction des réseaux criminels liés au trafic forestier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Muyissi Environnement : 17 ans d&rsquo;engagement communautaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2008, Muyissi Environnement s&rsquo;est spécialisée dans l&rsquo;appui aux communautés locales du Centre-Sud-Ouest gabonais. Depuis 2010, l&rsquo;organisation accompagne les populations riveraines des parcs nationaux de la province de la Ngounié, les aidant à se constituer en associations pour bénéficier des retombées économiques de ces espaces protégés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Avec ses partenaires, Muyissi Environnement renforce les capacités des communautés, afin qu&rsquo;elles soient aptes à mener à bien leurs activités génératrices de revenus »</em>, précise le secrétaire exécutif de l&rsquo;organisation. C&rsquo;est grâce aux formations dispensées par Brainforest depuis 2013 et au partenariat avec Conservation Justice depuis 2017 que Muyissi Environnement s&rsquo;est engagée dans la gouvernance forestière.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="550" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-1024x550.png" alt="" class="wp-image-2951" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-1024x550.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-300x161.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-768x412.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001.png 1146w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Evaluation des apports de Muyissi Environnement sur la plateforme OTP</em> en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Jérémy Mapangou-Mapangou, l&rsquo;observation indépendante se définit comme<em>« le processus par lequel une OSC collecte, vérifie, analyse et diffuse des informations sur les activités liées à la gestion des ressources naturelles, de manière indépendante et impartiale »</em>. Cette approche vise à promouvoir la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance dans la gestion forestière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mécanismes de surveillance mis en œuvre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En partenariat avec Brainforest, Muyissi Environnement alimente l&rsquo;Open Timber Portal avec des rapports d&rsquo;observation détaillés. Les irrégularités documentées incluent :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Le non-respect des normes d&rsquo;aménagement forestier et environnemental<br>&#8211; Les grumes et souches non marquées<br>&#8211; Les coupes sous diamètre autorisé<br>&#8211; Le franchissement illégal de limites de concessions<br>&#8211; Autres violations des codes forestiers</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Défis et obstacles à la surveillance forestière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le premier défi est l&rsquo;accès dans les concessions privées des opérateurs forestiers. N&rsquo;étant pas assermentés, les membres des OSC n&rsquo;ont pas accès aux concessions s&rsquo;ils ne sont pas mandatés »</em>, souligne le juriste de Muyissi Environnement. A cela s&rsquo;ajoutent plusieurs obstacles opérationnels :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Le manque de compétences spécialisées, l&rsquo;observation indépendante nécessitant une expertise multidisciplinaire<br>&#8211; Les contraintes logistiques dans des reliefs difficiles<br>&#8211; Les difficultés d&rsquo;accès à l&rsquo;information administrative</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="498" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-1024x498.png" alt="" class="wp-image-2952" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-1024x498.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-300x146.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-768x374.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133.png 1247w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quelques cas répertoriés par Muyissi Environnement sur la plateforme OTP en 2024. Consultable ici: https://opentimberportal.org/fr </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus notoire, ce sont les risques sécuritaires et intimidations, en effet: <em>« les OSC comme la nôtre sont souvent victimes d&rsquo;intimidations »,</em> alerte Jérémy Mapangou-Mapangou, évoquant l&rsquo;un des défis majeurs auxquels font face les observateurs indépendants sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Obsolescence du cadre juridique et lacunes institutionnelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Me. Roger Darnel Nguema Ondo dresse un constat critique du dispositif juridique actuel :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le code forestier, qui date de 2001, n&rsquo;est plus adapté aux enjeux nationaux et internationaux en matière de lutte contre le trafic illégal de la faune et de flore. Les sanctions pénales demeurent très légères pour certaines infractions. Le maximum de la peine d&#8217;emprisonnement est de six (6) mois. Le nouveau code pénal, qui prévoit quelques sanctions plus lourdes, n&rsquo;a pas pris en compte l&rsquo;ensemble des infractions rencontrées en matière de faune et de flore. Ce qui engendre un cadre juridique jugé inadapté, incomplet et non harmonisé. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, il est admirable de noter qu&rsquo;une organisation juridictionnelle spécialisée se peaufine avec le temps, et la diversification des cas de délits rencontrés sur le terrain. Depuis 2019, une formation spécialisée a été instituée au tribunal de première instance de Libreville, compétente pour l&rsquo;enquête, la poursuite, l&rsquo;instruction et, s&rsquo;il s&rsquo;agit de délits, le jugement des infractions spécialement énumérées au Code de Procédure Pénale, notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le trafic de l&rsquo;ivoire et du braconnage organisé</li>



<li>L&rsquo;exploitation illicite de ressources halieutiques</li>



<li>Le trafic de matières premières et autres substances minérales </li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, en dépit de cette spécialisation, plusieurs infractions demeurent de la compétence des juridictions de droit commun (les 9 autres tribunaux de première instance du pays), la compétence se précisant au cas par cas. Pour se positionner vers une gestion collaborative renforcée,  Me. Roger Darnel Nguema Ondo plaide pour une approche participative :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous plaidons, pour renforcer la transparence, la mise en place d&rsquo;une plateforme numérique qui permettra aux OSC, aux autorités et entreprises de pouvoir partager des informations relatives à leurs différentes activités. Ce cadre de gestion participative offrirait des solutions à une série importante de problèmes liés à la criminalité forestière dans le bassin du Congo. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong> (de retour de Libreville)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Réseaux sociaux et jeunesse : Rabat ouvre un débat qui nous concerne</title>
		<link>https://tribuneverte.online/reseaux-sociaux-et-jeunesse-rabat-ouvre-un-debat-qui-nous-concerne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 06:52:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 23 au 25 juin 2026, Rabat accueille un forum international inédit sur l’impact des plateformes numériques sur les jeunes. Vingt‑quatre pays sont représentés, avec près de 250 participants. L’initiative,&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 23 au 25 juin 2026, Rabat accueille un forum international inédit sur l’impact des plateformes numériques sur les jeunes. Vingt‑quatre pays sont représentés, avec près de 250 participants. L’initiative, née au Caire lors de la 49ᵉ réunion des ministres arabes de la Jeunesse et des Sports, est désormais portée par le Maroc et la Ligue des États arabes. Objectif : produire des recommandations concrètes pour les gouvernements sur les effets des réseaux sociaux auprès des jeunes générations.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les 24 pays présents, quatre ne sont pas arabes : Turquie, Japon, Sénégal et Cameroun. Leur participation traduit une volonté de coopération Sud‑Sud élargie et marque l’entrée de l’Afrique subsaharienne francophone dans un débat longtemps cantonné au monde arabe.Au cœur des débats : les dimensions sociale, culturelle, éducative et psychologique des plateformes numériques sur une génération qui a grandi avec un écran à la main. Des questions que l&rsquo;on pose trop rarement en Afrique francophone, non par indifférence, mais faute d&rsquo;espaces institutionnels pour les traiter sérieusement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les données derrière les écrans</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Les signaux d’alerte sont nombreux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Décrochage scolaire</strong> : selon l’UNESCO, près de <strong>18 % des adolescents africains</strong> déclarent que l’usage excessif des réseaux sociaux affecte leur performance scolaire.</li>



<li><strong>Santé mentale</strong> : une étude de l’OMS (2025) estime que <strong>1 jeune sur 5</strong> en Afrique subsaharienne présente des symptômes d’anxiété liés à l’exposition numérique.</li>



<li><strong>Manipulation électorale</strong> : au Cameroun, les campagnes de désinformation en ligne ont augmenté de <strong>40 %</strong> entre 2020 et 2025 (source : DataCameroon).</li>



<li><strong>Exposition aux contenus extrêmes</strong> : 62 % des jeunes interrogés à Dakar disent avoir été confrontés à des contenus violents ou haineux sur TikTok ou Facebook.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres montrent que les effets des plateformes ne sont ni théoriques ni lointains : ils se jouent dans les cours d’école de Douala, les campus de Dakar et les quartiers populaires d’Abidjan.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce que le Cameroun doit porter</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation camerounaise a une responsabilité particulière. Trois enjeux prioritaires devraient être défendus :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Régulation des discours haineux</strong> en ligne.</li>



<li><strong>Protection des mineurs</strong> face aux contenus non filtrés.</li>



<li><strong>Souveraineté numérique</strong> : garantir que les architectures algorithmiques ne soient pas imposées sans adaptation aux réalités locales.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Tribune Verte Online suivra ce forum  à travers sa correspondante, car l’écologie du XXIᵉ siècle ne se limite pas aux forêts et aux fleuves. Elle inclut aussi les espaces numériques que nos jeunes habitent chaque jour. Ces environnements virtuels, tout comme les écosystèmes naturels, nécessitent des politiques de protection et de régulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Marie Noel Behoumie</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>NETYS 2026 : l’IA, alliée ou mirage pour le climat ?</title>
		<link>https://tribuneverte.online/netys-2026-lia-alliee-ou-mirage-pour-le-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 06:16:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 8 au 12 juin à Agadir, la conférence internationale NETYS (International Conference on NETworked sYStems) transforme la cité balnéaire marocaine en laboratoire mondial des systèmes en réseau et de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><br><em>Du 8 au 12 juin à Agadir, la conférence internationale NETYS (International Conference on NETworked sYStems) transforme la cité balnéaire marocaine en laboratoire mondial des systèmes en réseau et de l&rsquo;intelligence artificielle. Un rendez-vous que la société civile africaine ne peut pas se permettre de manquer.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une conférence qui change de peau</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Il y a quelque chose d&rsquo;inhabituel dans l&rsquo;air d&rsquo;Agadir cet été. Entre les data centers et les modèles de langage, les chercheurs de NETYS 2026 — 14e édition de l&rsquo;une des conférences les plus pointues sur les systèmes en réseau — vont devoir répondre à une question que leurs algorithmes n&rsquo;ont pas l&rsquo;habitude de traiter : à quoi sert une IA qui ne répond pas à l&rsquo;urgence du vivant ?<br>Pendant des années, NETYS a été ce que son nom indique : une conférence technique, sérieuse, fréquentée par des chercheurs en informatique qui parlent de protocoles, d&rsquo;architectures distribuées et de modèles de calcul. Rien de très grand public, a priori. Mais quelque chose a changé. L&rsquo;édition 2026 porte une ambition nouvelle, et le fait même que les questions d&rsquo;équité algorithmique, de souveraineté des données et d&#8217;empreinte environnementale du numérique s&rsquo;installent dans cet espace dit quelque chose d&rsquo;important sur l&rsquo;évolution du secteur. <strong>L&rsquo;intelligence artificielle ne peut plus se permettre de grandir en ignorant son empreinte.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Trois axes, une urgence commune</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><br></strong>Apprentissage fédéré, traçabilité des financements par blockchain, lutte contre les biais algorithmiques qui pénalisent les communautés vulnérables du Sud — le programme scientifique de cette édition se lit comme un inventaire des défis que l&rsquo;Afrique francophone affronte sans disposer encore des outils pour les mesurer.<br>Le programme s&rsquo;articule autour de trois grands domaines : les systèmes en réseau, le calcul distribué et l&rsquo;apprentissage machine. Mais c&rsquo;est dans les interstices de ces catégories que se logent les enjeux les plus brûlants pour le continent.<br>Le federated learning ouvre des perspectives inédites pour la santé rurale et l&rsquo;agriculture paysanne. Imaginez un réseau de capteurs climatiques disséminés dans les bassins versants du Sahel, capables d&rsquo;alimenter un modèle prédictif sans jamais exposer les données des communautés locales à des serveurs étrangers. Ce n&rsquo;est plus de la science-fiction : c&rsquo;est précisément le type d&rsquo;architecture que les chercheurs présents à Agadir auront à débattre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La trustworthy and fair AI est un autre chantier majeur. Les biais algorithmiques ne sont pas de simples bugs techniques : ce sont des injustices encodées. Quand un système d&rsquo;évaluation du risque climatique pénalise systématiquement les petits agriculteurs africains parce qu&rsquo;il a été entraîné sur des données occidentales, le problème n&rsquo;est pas informatique. Il est politique. NETYS 2026 le nomme — à travers ses sessions sur la fairness, la privacy et la fiabilité des modèles d&rsquo;apprentissage.<br>Les large language models, les systèmes cyber-physiques, l&rsquo;Internet des objets et les technologies blockchain complètent un tableau dans lequel l&rsquo;Afrique devrait pouvoir se reconnaître — si elle est suffisamment présente dans la salle pour l&rsquo;influencer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;Afrique, angle mort du numérique mondial ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Car c&rsquo;est bien là le paradoxe. Le continent qui subira le plus durement les effets du dérèglement climatique est aussi celui qui dispose du moins de données fiables pour les anticiper. NETYS 2026 ne résoudra pas cette injustice à elle seule. Mais elle pose sur la table les briques technologiques qui pourraient, entre de bonnes mains, changer la donne.<br>Sans données, pas de suivi. Sans suivi, pas de redevabilité. Sans redevabilité, les financements climatiques continuent d&rsquo;arriver au compte-goutte, mal ciblés, souvent captés loin des communautés qui en ont le plus besoin. La blockchain, à travers ses applications aux registres distribués et aux systèmes décentralisés, pourrait partiellement répondre à ce problème : tracer les flux de financement climatique, sécuriser les droits fonciers des communautés rurales, garantir la transparence des engagements pris par les États et les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chercheurs, ONG, journalistes : tous au rendez-vous</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>NETYS 2026 ne sera pas réservée aux seuls initiés. Des ateliers participatifs, des keynotes grand public et des sessions de médiation scientifique sont prévus pour les acteurs de terrain : organisations de la société civile, collectivités locales, journalistes spécialisés et étudiants africains. Car c&rsquo;est bien l&rsquo;enjeu de fond. Les outils existent, ou sont en voie d&rsquo;exister. Ce qui manque encore, c&rsquo;est la connexion entre ceux qui les conçoivent et ceux qui en ont le plus besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Coder ne suffit plus<br>Il serait naïf de croire que l&rsquo;intelligence artificielle sauvera le climat toute seule. L&rsquo;histoire des grandes transitions technologiques nous a appris que les outils ne valent que par les mains qui les tiennent et les valeurs qui les orientent. Mais il serait tout aussi naïf de penser qu&rsquo;on peut piloter une transition juste avec des angles morts.<br>On ne pilote pas une transition juste avec des angles morts. La Tribune Verte sera à Agadir.<br>Parce que les algorithmes peuvent devenir des vigies du territoire à condition que la société civile soit assez présente, assez formée et assez déterminée pour les mettre au service du vivant.<br>Rendez-vous en juin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Behoumie Marie Noel</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Crimes environnementaux : les Minerais de la Transition illégalement exploités dans l&#8217;Adamaoua</title>
		<link>https://tribuneverte.online/crimes-environnementaux-les-minerais-de-transition-illegalement-exploites-dans-ladamaoua/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 08:21:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[La brigade mobile de Bankim dans la région de l&#8217;Adamaoua a récemment saisi deux camions contenant du Greisen, un type de terres rares parmi les 17 que le territoire camerounais&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le 1er avril 2026, le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) a initié une rencontre entre la presse spécialisée et les communautés victimes de crimes environnementaux , à la faveur d&rsquo;un atelier de renforcement des capacités de ces derniers, à Yaoundé . L’événement a permis de documenter les réalités vécues par les communautés locales et les peuples autochtones, confrontés à l’expansion des industries extractives et agro‑industrielles.</li>



<li>Selon le <strong>Dr Samuel Nguiffo,</strong> Sécrétaire Général du CED, <em> <em>«</em> les pertes fiscales liées à ces exploitations illégales atteindraient 1 000 milliards FCFA pour l’État camerounais. À cela s’ajoutent les impacts sociaux : décès, déplacements forcés et conflits communautaires »</em>. Reconnu internationalement pour son combat en faveur des droits des communautés et la protection des forêts du bassin du Congo ; il est Lauréat du prestigieux Prix Goldman pour l’environnement en 1999, et l’une des voix les plus influentes sur les questions de gouvernance forestière et minière au Cameroun.</li>



<li>Cet atelier tenu sur 2 jours , à permis de renforcer les capacités des victimes venus de plusieurs localités , pour mieux défendre leurs droits et de mettre en lumière l’urgence d’une gouvernance transparente des ressources naturelles, en l&rsquo;absence de sanctions sur la question. Le message est clair : l’exploitation minière doit profiter aux populations, qui doivent s&rsquo;armer d&rsquo;arguments, afin de mener un plaidoyer solide devant les juridictions compétentes;  et non se transformer en source d’injustice et de revers économique pour le Cameroun.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La brigade mobile de Bankim dans la région de l&rsquo;Adamaoua a récemment saisi deux camions contenant du Greisen, un type de terres rares parmi les 17 que le territoire camerounais regorge. Ces minerais de la transition sont exploités illégalement dans la région, avec des méthodes d&rsquo;extraction qui ne respectent aucun PGES ( Plan de Gestion Environnementale et Sociale). Le Cameroun vit un paradoxe saisissant, alors que son sous-sol regorge de minerais essentiels à l&rsquo;économie mondiale, les populations locales subissent les conséquences dramatiques d&rsquo;une exploitation anarchique et destructrice. Cette rencontre a permis de lever le voile sur cette réalité méconnue, particulièrement criante dans la région de l&rsquo;Adamaoua.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les témoignages recueillis,  celui de <strong>Pierre Hervé Madougou</strong>, Coordonnateur de l&rsquo;organisation Terre et Développement Durable (TDD)  basée à Meiganga, révèlent une situation alarmante dans la région de l’Adamaoua. Le tableau qui se dessine est alarmant : accaparement des terres, pollution massive, conflits armés et évasion fiscale colossale. Au cœur de ces enjeux, les terres rares et la bauxite, minerais stratégiques dont dépendent les batteries de nos  appareils électroniques, nos voitures et nos systèmes de défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;<em>«</em>On était habitué aux illégalités dans le secteur de l&rsquo;Or, le combat pour supprimer l&rsquo;utilisation des produits chimiques dans l&rsquo;extraction n&rsquo;est pas encore abouti, que l&rsquo;on s&rsquo;expose déja avec les terres rares, on ne sait meme pas à quel niveau de risque se situe la santé de la population »</em>_ Pierre Hervé Madougou.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;Adamaoua : nouveau front minier du Cameroun</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après la région de l&rsquo;Est, l&rsquo;Adamaoua s&rsquo;impose comme le deuxième pôle minier du pays. Les gisements de bauxite de Martap et Ngaoundal figurent parmi les plus importants au monde, tandis que plus de 17 types de terres rares y ont été recensés. Ces minerais, devenus la <em>« colonne vertébrale de l&rsquo;économie numérique »</em>, selon le <strong>Dr Marc Anselme Kamga</strong>, spécialiste en droit minier, représentent un enjeu géostratégique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-20-085713.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="841" height="594" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-20-085713.png" alt="" class="wp-image-2916" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-20-085713.png 841w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-20-085713-300x212.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Capture-decran-2026-04-20-085713-768x542.png 768w" sizes="auto, (max-width: 841px) 100vw, 841px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un extrait de <strong>l&rsquo;Atlas des Minerais de la Transition</strong> ( en cours de validation) , présente un rapport d&rsquo;une étude conduite par le CED, l&rsquo;Institut Nationale de la Cartographie, financé par la Banque Mondiale en 2023. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;<em>«</em>Si le Cameroun parvenait à encadrer juridiquement et fiscalement l&rsquo;extraction des terres rares, il pourrait générer des recettes qui rivaliseraient avec celles du pétrole »</em>, explique le Dr. Kamga. Une opportunité considérable pour un pays dont l&rsquo;économie reste largement dépendante des matières premières traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, la réalité du terrain dresse un constat inverse. Pierre Hervé Madougou , tire la sonnette d&rsquo;alarme : <em>&nbsp;<em>«</em>75% des sites miniers sont exploités sans permis d&rsquo;exploitation, souvent par des entreprises étrangères »</em>. Ces exploitations sauvages transforment la richesse potentielle en catastrophe environnementale et sociale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des méthodes destructrices et des acteurs opaques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les techniques d&rsquo;extraction utilisées relèvent du pillage organisé. Cyanure, Mercure, excavations anarchiques : les méthodes employées détruisent irrémédiablement les écosystèmes locaux. <em>&nbsp;<em>«</em>Chaque semaine, nous enregistrons des plaintes, des décès, des conflits »</em>, rapporte Pierre Hervé Madougou. La pollution des cours d&rsquo;eau compromet l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable, tandis que la destruction des sols menace l&rsquo;agriculture vivrière. Les conflits d&rsquo;usage naissent de la restriction d&rsquo;accès aux espaces cultivables ainsi qu&rsquo;aux terrains de pâturages, pour des populations riveraines dépendantes de ces ressources vitales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La situation sécuritaire s&rsquo;aggrave parallèlement. Comme rapporté préalablement, un incident a été signalé dans le département du Mayo Banyo à Galim-Tignère, en mars dernier, deux camions ont été saisis par la douane, dans la localité de Mayo-Darlé, à environ 250 km de Ngaoundéré, le chef-lieu de la région de l&rsquo;Adamaoua. l&rsquo;armée a dû intervenir face à l&rsquo;escalade des violences liés à ces faits, mais l&rsquo;administration locale s&rsquo;est finalement retirée. <em>« Ce sont désormais les coupeurs de route qui dirigent certains sites miniers »</em>, dénonce Pierre Hervé, soulignant l&rsquo;effondrement de l&rsquo;autorité étatique dans certaines zones. L&rsquo;entreprise qui a reconnue exploiter le contenu des camions saisis est chinoise, mais elle n&rsquo;est répertoriée  nulle part dans les registres de la SONAMINES ( Société Nationale des Mines), car ne possédant pas de permis d&rsquo;exploitation, bien que les riverains soient contraints de leur céder des permis artisanaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette anarchie profite à des réseaux criminels transnationaux. Les terres rares quittent le territoire camerounais dans des <em>&nbsp;<em>«</em>conteneurs scellés, avec la complicité de certains agents douaniers »</em>, selon les témoignages recueillis. Ces crimes présentent plusieurs dimensions: environnementales, sociales, politiques, économiques et géostratégiques . Dr. Samuel Nguiffo dénonce : <em>&nbsp;<em>«</em>on ne sait pas exactement où se trouvent les vrais décideurs, ni comment ces minerais parviennent à quitter le territoire camerounais, sans verser les taxes aux frontières</em> » .</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>SciLife au Gabon : L&#8217;Open Timber Portal au cœur d&#8217;une offensive contre l&#8217;exploitation forestière illégale</title>
		<link>https://tribuneverte.online/scilife-au-gabon-lopen-timber-portal-au-coeur-dune-offensive-contre-lexploitation-forestiere-illegale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 10:32:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Un atelier inédit a réuni les experts, journalistes d&#8217;investigation et organisations de la société civile, pour renforcer leurs capacités dans la lutte contre un fléau qui coûte plus de 184&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Un atelier inédit a réuni les experts, journalistes d&rsquo;investigation et organisations de la société civile,  pour renforcer leurs capacités dans la lutte contre un fléau qui coûte plus de 184 milliards de FCFA par an au Gabon. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 24 au 26 mars 2026, Libreville la capitale gabonaise a accueilli un atelier de formation inédit qui pourrait transformer la lutte contre l&rsquo;exploitation forestière illégale dans le pays. Organisé dans le cadre du projet financé par l&rsquo;Agence norvégienne de coopération au développement (NORAD), cet événement  a réuni pour la première fois des journalistes d&rsquo;investigation du Cameroun, Gabon et RDC, ainsi que des acteurs de la société civile autour d&rsquo;un objectif commun. Il s&rsquo;agissait de: maitriser l&rsquo;usage d&rsquo;une plateforme qui documente les faits dans plusieurs pays, pouvant conduire à démanteler les réseaux d&rsquo;exploitation illégale qui gangrènent les 22 millions d&rsquo;hectares de forêts, comme c&rsquo;est le cas au Gabon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres donnent le vertige. Selon les dernières estimations en 2023, le trafic illégal du bois au Gabon génère plus de 184,8 milliards de FCFA de revenus illicites annuellement (source: https://www.gabonews.com) . À l&rsquo;échelle mondiale, la Banque mondiale révèle que les coupes illégales représentent jusqu&rsquo;à 90% des activités d&rsquo;exploitation forestière dans certains pays, produisant entre 10 et 15 milliards de dollars de revenus criminels par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette hémorragie, l&rsquo;innovation technologique s&rsquo;impose comme un allié de poids. L&rsquo;Open Timber Portal (OTP), plateforme interactive développée par le World Resources Institute (WRI), révolutionne déjà la surveillance forestière depuis 2021. Cette plateforme permet aux organisations de la société civile de documenter leurs observations et offre aux journalistes une source d&rsquo;informations inédite pour leurs investigations. En mettant à disposition les données suivantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Documents officiels</strong> : titres forestiers, certificats de légalité, permis d’exploitation.</li>



<li><strong>Observations indépendantes</strong> : signalements des ONG et OSC sur les pratiques illégales.</li>



<li><strong>Classement de transparence</strong> : évaluation des exploitants forestiers selon leur niveau de publication et conformité.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">ScLlife, l&rsquo;association des journalistes et communicateurs scientifiques du Cameroun s&rsquo;est faite représenter par six  journalistes (voir image de titre) . L&rsquo;OTP brise la contrainte de la distance, et le difficile accès aux informations, cet outil centralise des données sur les exploitants forestiers, leurs documents de conformité et les observations des ONG, afin de lutter contre l’exploitation illégale et d’améliorer la gouvernance forestière. L’Open Timber Portal est disponible en plusieurs langues, et regroupe des données provenant de plusieurs zones géographiques; Afrique centrale: Cameroun, Gabon, République Démocratique du Congo (RDC), Congo; Afrique de l’Ouest: Ghana. Mais également Europe et Amérique du Nord : États-Unis (premier pays en nombre d’utilisateurs),Royaume-Uni, France, Italie, Belgique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatre années de progrès tangibles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Gabon, l’usage de l’Open Timber Portal (OTP) s’est fait avec un accompagnement déterminant de l’ONG Brainforest, partenaire technique du World Resources Institute (WRI). La collaboration entre FLAG (Field Legality Advisory Group) et Brainforest porte ses fruits. En quatre ans, le taux de publication des observations sur l&rsquo;OTP a explosé, passant de moins de 10% avant 2021 à 34% aujourd&rsquo;hui, avec 129 observations créées entre 2021 et 2025. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette amélioration spectaculaire résulte du renforcement continu des capacités des OSC membres de la plateforme « Gabon, Ma Terre, Mon Droit » (GMTMD), notamment NADA, Muyissi, et Nyanga tour. L&rsquo;Observatoire de la Gouvernance Forestière (OGF) joue un rôle crucial depuis avril 2024 en assurant le contrôle qualité niveau 1 des observations retranscrites dans la plateforme, garantissant ainsi la fiabilité des données publiées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-2896" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-26-at-16.32.30.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« l&rsquo;application des Lois revient à l&rsquo;État, mais ce dernier est souvent débordé dans la mise en œuvre de ses missions régaliennes, d&rsquo;où la nécessité d&rsquo;une contribution des organisations de la société civile. L&rsquo;observation indépendante consiste à mener des actions pour le suivi, qui permet de relever l&rsquo;écart entre ce qui est prévu par la Loi, et la pratique, en faveur du bien-être des communautés locales. »</em> a déclaré <strong>M. Djinang Martial </strong>(au centre); Coordonnateur des programmes à Brainforest, à l&rsquo;occasion de la conférence de presse organisée en marge de l&rsquo;atelier de Libreville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Brainforest a joué un role crucial dans la démarche:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Coordination locale</strong> : Brainforest a assuré la mise en œuvre du projet financé par NORAD, en lien avec FLAG (Field Legality Advisory Group) et l’Observatoire de la Gouvernance Forestière (OGF).</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Renforcement des capacités</strong> : L’organisation a formé les OSC gabonaises membres de la plateforme Gabon Ma Terre, Mon Droit (GMTMD) ; comme l&rsquo;a confirmé <strong>M. Jeremy Mapangou Mapangou</strong> de Muyissi environnement, séance tenante une démonstration a permis d&rsquo;encoder les informations fournies par un rapport de terrain, dans l&rsquo;OTP pour le compte de l&rsquo;année 2025.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Qualité des données</strong> : Grâce à un comité de lecture ad hoc et au contrôle qualité assuré par l’OGF, Brainforest et FLAG ont contribué à améliorer la formulation et la fiabilité des observations publiées sur l’OTP.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Production de documents stratégiques</strong> : la collaboration avec FLAG a conduit à l&rsquo;élaboration d’un document de stratégie OI, ainsi que d’un index environnemental et d’un rapport de suivi du contentieux forestier, qui servent de références pour les OSC et les journalistes.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Diffusion et vulgarisation</strong> : Brainforest a organisé des ateliers de partage d’expérience et de vulgarisation des résultats, notamment celui de Libreville en mars 2026, pour impliquer les journalistes et renforcer la collaboration OSC–médias.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une alliance stratégique médias-société civile</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;atelier de Libreville marque une étape décisive : la formalisation d&rsquo;une collaboration entre journalistes spécialisés et observateurs de terrain. Les journalistes de l&rsquo;association SCILIFE du Cameroun et ceux du réseau Pulitzer Center basé au Gabon apprendront à exploiter les outils de surveillance forestière, notamment l&rsquo;OTP, RIN Data et Sayari.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-2892" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-03-31-at-13.34.25.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme. Igerha Bampa</strong> pendant l&rsquo;atelier de Libreville.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Cette formation vise à outiller les journalistes sur la recherche et l&rsquo;analyse des informations disponibles sur OTP pour la production d&rsquo;articles percutants »</em>, explique <strong>Mme. Igerha Bampa</strong>; Assistante technique pour l’Open Timber Portal (OTP), WRI Afrique centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif : amplifier l&rsquo;impact des actions de la société civile par une couverture médiatique éclairée et documentée. L&rsquo;atelier débouchera sur la production de cinq articles d&rsquo;investigation couvrant les aspects cruciaux de la gouvernance forestière gabonaise. Cette rencontre s&rsquo;inscrit dans une démarche plus large de démocratisation de l&rsquo;information forestière. Alors que le principe de l&rsquo;exploitation forestière sous aménagement est désormais acquis au Gabon, le défi reste la construction d&rsquo;un dispositif de contrôle efficace pour garantir le respect des règles établies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La collaboration ne s&rsquo;arrêtera pas là, pour faciliter le coaching des experts à distance, des post-formations se poursuivent pour faire pérenniser les échanges entre participants, créant ainsi un réseau permanent de veille autour de la transparence forestière, qui ambitionne de s&rsquo;étendre à d&rsquo;autres pays faisant face au même fléau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative pourrait bien marquer un tournant dans la lutte contre l&rsquo;exploitation forestière illégale au Gabon et ailleurs, prouvant que la transparence et la collaboration constituent les armes les plus efficaces contre les prédateurs de nos forêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">(<em>De retour de Libreville</em>)</p>
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