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	<title>business Archives - Tribune Verte</title>
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	<description>Un regard écologique de l&#039;information</description>
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	<title>business Archives - Tribune Verte</title>
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	<item>
		<title>Cameroon–EU Business Week : la France mise sur l’entrepreneuriat des jeunes pour un développement durable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:02:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
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					<description><![CDATA[La conférence consacrée à l’investissement de la France pour l’employabilité des jeunes a attiré l’attention, notamment par la participation remarquée de S.E. Sylvain Riquier, ambassadeur de France au Cameroun. Au‑delà&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>À l’occasion du lancement de la Cameroon–EU Business Week le 15 juin 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la France a marqué un moment fort du dialogue économique entre le Cameroun et ses partenaires européens, réaffirmant son engagement en faveur de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes. l&rsquo;Eurovillage a accueilli un  dialogue politique orienté vers, les mécanismes de financement de start‑ups et témoignages d’innovateurs locaux comme Ready Food.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence consacrée à l’investissement de la France pour l’employabilité des jeunes a attiré l’attention, notamment par la participation remarquée de <strong>S.E. Sylvain Riquier</strong>, ambassadeur de France au Cameroun. Au‑delà des discours, l’enjeu est clair : appuyer l’entrepreneuriat des jeunes pour bâtir une économie florissante et durable. La conviction portée par l’<strong>Équipe France</strong>, relayée par <strong>Business France</strong>, est que :<em> « le développement durable passe par des processus économiques intégrant la durabilité, la simplicité institutionnelle et la prévisibilité.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la France, l’appui à l’entrepreneuriat est aussi une stratégie de responsabilité sociale des entreprises (RSE<strong>)</strong>. Déjà, près de 20 000 Camerounais travaillent directement pour des entreprises françaises implantées dans le pays. Ces sociétés déploient des politiques de RSE notables, sans exclure les régions enclavées comme l’Extrême‑Nord ou l’Est. Des programmes comme <strong>Choose Africa</strong>, portés par <strong>France Volontaires</strong>, viennent en soutien aux entrepreneurs confrontés à des difficultés d’accès au crédit, renforçant ainsi la résilience économique et sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche s’inscrit dans une dynamique continentale. Lors du sommet Africa Forward 2026, organisé à Nairobi en mai en présence du président <strong>Emmanuel Macron</strong> et de son homologue kényan <strong>William Ruto</strong>, les jeunes africains ont présenté leurs réalisations dans des environnements favorables à l’innovation. Le message était clair : lorsque les conditions sont réunies, la jeunesse africaine transforme son potentiel en solutions concrètes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À Yaoundé, S.E. Sylvain Riquier a repris ce message en soulignant :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’expérience de Nairobi nous a montré que lorsque les jeunes africains disposent d’un environnement favorable, ils transforment leur potentiel en solutions concrètes. Ici au Cameroun, notre rôle est d’accompagner ces initiatives, de simplifier les cadres institutionnels et de rendre l’investissement plus lisible. La France croit en la jeunesse camerounaise comme moteur d’une économie durable et inclusive. »</em>Il a ajouté que le dialogue politique est indispensable pour lever les obstacles, rappelant qu’on peut très bien coordonner les efforts entre les autorités et les partenaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3050" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La représentante de Business France, <strong>Mme Stefanie Simon</strong>, a précisé les domaines d’intervention :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Prospection des investisseurs</li>



<li>Partage d’informations sur les opportunités</li>



<li>Passage à l’échelle des projets prometteurs.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a marqué les esprits en affirmant : <em>« Les grands d’aujourd’hui étaient les petits d’hier. La logique européenne, c’est de travailler en format avec les exigences de l’UE. »</em> Mme Simon a également rappelé que la crise du Covid‑19<strong> </strong>a laissé des leçons sur l’entrepreneuriat : les entreprises qui ont survécu sont celles qui avaient développé une politique de proximité avec différents marchés, d’où la nécessité de la diversification.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’AFD/Proparco et Start‑up 237</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Également présent à cette rencontre, l’<strong>AFD</strong> (Agence Française de Développement) , à travers <strong>Proparco</strong> (Société de Promotion et de Participation pour la Coopération Économique) , a récemment organisé un webinaire sur <em>comment vendre le Made in Cameroon en Europe</em>. Dans le cadre de cette initiative, le programme <strong>Start‑up 237</strong>, soutenu par l’AUF et l’AFD, a annoncé le financement de <strong>1</strong>00 jeunes entreprises camerounaises, avec un mentorat assuré par 46 experts.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Montant de financement : environ <strong>655 millions FCFA</strong> (enveloppe totale de 1,3 milliard FCFA).</li>



<li>Appui matériel : environ <strong>10 000 euros par structure</strong> pour le fonctionnement et le passage à l’échelle.</li>



<li>Coaching : plus de <strong>3 000 séances</strong> réalisées dans les secteurs de l<strong>’</strong>agroalimentaire, de l’agritech, de l’edtech et d’autres filières innovantes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Mme <strong>Virgie Taillot</strong> de l’<strong>AUF</strong> (Agence Universitaire de la Francophonie) a exprimé sa satisfaction pour le rendement du programme, soulignant la pertinence des résultats obtenus. Cette initiative a favorisé la mise à disposition de matériel supplémentaire et l’octroi d’un fonds de roulement d’environ 10 000 euros par structure, afin de renforcer les capacités opérationnelles des jeunes entreprises. A cela  s’accompagne également de la création d’un cadre de collaboration et de réseaux d’incubateurs couvrant les 10 régions du Cameroun, favorisant ainsi le passage à l’échelle et l’intégration des start‑ups dans un écosystème national et international mieux structuré. En juillet 2026, une visite est prévue en partenariat avec l’Université d’Aix‑Marseille dans le cadre de la Cité de l’innovation et du savoir. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Ready Food, une successs story</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Séance tenante, le témoignage de <strong>Ready Food</strong>, par la voix de sa promotrice <strong>Dodi Mukete Lydienne</strong>, a illustré concrètement l’impact de l’innovation locale.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Problème identifié</strong> : l’oignon, denrée saisonnière, entraîne de fortes pertes en période d’inondation ou de surabondance sur les marchés.</li>



<li><strong>Solution</strong> : transformation en poudre, permettant une conservation longue durée et une meilleure valorisation.</li>



<li><strong>Impact social</strong> : amélioration des conditions de travail des employés et des agriculteurs fournisseurs, avec un accent sur les femmes du Septentrion.</li>



<li><strong>Résultats</strong> : réduction significative des pertes post‑récoltes et augmentation notable du chiffre d’affaires, grâce à la valorisation de plus grandes quantités d’oignons.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La première journée de la Cameroon–EU Business Week 2026 a ouvert le dialogue autour de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes, mais l’événement se poursuivait avec un programme riche : les panels des jours suivants ont porté sur le climat des affaires, les infrastructures de transport et logistique, l’énergie, l’agro‑industrie, l’accès au financement et l’innovation numérique, sans oublier des sessions de networking ciblé entre investisseurs, entreprises et décideurs. Ces panels, organisés du 16 au 18 juin 2026, ont permis d’approfondir les secteurs prioritaires du partenariat UE–Cameroun et d’ouvrir des perspectives concrètes pour bâtir une économie plus résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Programme Plaine Centrale Agro Parc: les EIES enfreignent 102 articles de conventions internationales et 23 dispositions légales nationales.</title>
		<link>https://tribuneverte.online/programme-plaine-centrale-agro-parc-les-eies-enfreignent-102-articles-de-conventions-internationales-et-23-dispositions-legales-nationales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 11:52:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Projet Plaine Centrale Agro Parc est un vaste programme d’aménagement agricole qui s’étend le long de l’axe routier Batchenga‑Ntui‑Yoko‑Tibati‑Ngaoundéré. À terme, il doit couvrir près de 1,7 million d’hectares&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le Programme Plaine Centrale Agro Parc est prévu sur une durée d’exécution de plusieurs phases allant jusqu’en 2035, avec une phase pilote de sécurisation et d’aménagement de près de 400 000 hectares. Les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) ont été menées par des cabinets agréés, notamment Global Engineering and Environmental Risk Generis Consulting, mandatés par le MINADER (Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural</em>) <em>et le MINDCAF(Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières</em>)<em> .</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Censé transformer l’Adamaoua et le Centre en pôles agricoles modernes, le programme se heurte à une critique sévère. Le rapport de Terre et Développement Durable (TDD), une organisation de la société civile basée à Meiganga, appuyée par le CED (Centre pour l&rsquo;Environnement et le Développement)  et MBOSCUDA (Mbororo Social, Cultural and Development Association) , révèle que les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) enfreignent 102 articles de conventions internationales et 23 dispositions légales nationales.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Le Projet Plaine Centrale Agro Parc est un vaste programme d’aménagement agricole qui s’étend le long de l’axe routier Batchenga‑Ntui‑Yoko‑Tibati‑Ngaoundéré. À terme, il doit couvrir près de 1,7 million d’hectares dans les régions de l’Adamaoua et du Centre. Dans la seule région de l’Adamaoua, environ 509 000 hectares ont déjà été sécurisés : près de 189 000 hectares dans l’arrondissement de Tibati et environ 320 000 hectares dans celui de Dir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les objectifs affichés par le Programme Plaine Centrale Agro Parc sont nobles : accroître la compétitivité agricole, favoriser l’installation de grands producteurs, développer des filières stratégiques (coton, maïs, riz, palmier à huile, banane plantain), sécuriser le foncier productif et contribuer à l’import‑substitution alimentaire. Le projet s’inscrit dans le Plan National d’Investissement Agricole (PNIA) et dans la politique de croissance et d’emploi (DSCE). Pour cette phase pilote, il est question de la sécurisation et de l&rsquo; aménagement de 30 000 hectares dans les départements du Djérèm et du Mbéré, dans la région de l&rsquo;Adamaoua. Par ailleurs, le projet s’intègre dans la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30), avec une exécution progressive jusqu’à l’horizon 2035.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le constat sur le terrain est sans appel : moins de 10 % des villages impactés ont été consultés, les femmes et les jeunes sont quasi absents des discussions, et les peuples autochtones Mbororo, pourtant directement concernés, n’ont pas été associés. Les conséquences envisageables sont multiples : restriction des espaces vitaux, destruction des forêts galeries, marginalisation des communautés et montée des conflits agropastoraux. Après plusieurs mois d’investigation, entre le 16 novembre 2025 et le 11 mars 2026, l’équipe de Terre et Développement Durable (TDD) a conduit une mission de terrain dans les arrondissements de Dir et de Tibati dans la région de l&rsquo;Adamaoua, appuyée par une revue documentaire approfondie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur démarche s’est distinguée par une présence active aux audiences foraines, signe d’une volonté affirmée de proximité avec les communautés locales et autochtones. Le premier draft du rapport de ces descentes a été rendu public le 13 juin 2026. Ce travail a consisté à confronter les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) du Programme Plaine Centrale Agro Parc, aux conventions internationales ratifiées par le Cameroun, aux lois nationales en vigueur, mais aussi aux pratiques coutumières comme la Zakat, impôt traditionnel en milieu rural. Aujourd’hui, à travers cet article, TDD vient rendre publiques les conclusions de ce rapport, en donnant la parole à son président, <strong>Pierre Hervé Madougou Jagong</strong>, qui revient sur les manquements relevés et les implications pour les communautés locales et autochtones.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="850" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-1024x850.jpeg" alt="" class="wp-image-3044" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-1024x850.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-300x249.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-768x637.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Pierre Hervé Madougou </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tribune Verte Online(TVO) : Votre rapport met en évidence de nombreuses violations. Pouvez‑vous partager des données chiffrées qui illustrent l’ampleur de ces manquements ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou  :</strong> <em>« Nous avons relevé la non‑prise en compte de <strong>102 articles de conventions internationales</strong> et de <strong>23 lois nationales</strong>. Ces violations affectent quarante aspects de la vie socioéconomique et environnementale. À Dir, par exemple, la destruction des forêts galeries a entraîné en 2024 la perte de près de <strong>1 000 bœufs</strong>, soit plus de <strong>500 millions FCFA</strong> de pertes pour les éleveurs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Vous soulignez que moins de 10 % des villages ont été consultés. Comment ce chiffre a‑t‑il été établi ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« À Ngatt, seulement <strong>1,3 % de la population</strong> a été consultée ; à Mbella Assom, <strong>4,1 %</strong> ; à Kandje, <strong>8,4 %</strong>. Les femmes représentaient à peine 10 % des participants, et les jeunes étaient absents. Les Mbororo, avec leurs 45 Ardos, n’ont pas été invités. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Quels cas représentatifs illustrent les impacts sur les espaces vitaux ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« L’implantation d’une agro‑industrie à Dir a provoqué le départ massif des éleveurs, privant les autorités traditionnelles de la <strong>Zakat</strong> et rendant la disponibilité de la viande bovine aléatoire. À Tibati, un grand éleveur de plus de <strong>2 000 têtes</strong> ne sait plus où faire paître son bétail. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Vous mentionnez la recrudescence des conflits agropastoraux. Faut‑il un suivi statistique ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« Absolument. Les conflits de Ngaoundal en juin 2026 ou ceux entre les cantons de Beka Goto et Mbarnang montrent l’urgence d’un suivi statistique et de mécanismes de réparation rapide. Sans cela, les tensions risquent de dégénérer en conflits intercommunautaires. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Votre plaidoyer 60‑35‑5 est une proposition forte. Comment le renforcer ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« Nous devons documenter davantage les impacts : inventaires fauniques et floristiques, qualité de l’eau et de l’air, modélisations des changements environnementaux. C’est en donnant une valeur scientifique aux pertes que nous pourrons convaincre les autorités et les investisseurs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Programme Plaine Centrale Agro Parc apparaît aujourd’hui comme un projet conflictogène, éloigné des engagements du Cameroun en matière de lutte contre les changements climatiques. Le rapport de suivi des consultations et des audiences<br>foraines d’élaboration et de validation des Etudes d’Impacts Environnementaux et Sociaux du Programme dans les Arrondissements de Dir et de Tibati dans la région de l&rsquo;Adamaoua; révèle un paradoxe : un projet censé moderniser l’agriculture, mais qui fragilise les communautés locales et menace la paix sociale. Le plaidoyer 60‑35‑5 propose une répartition équitable des terres ainsi qu&rsquo;il suit  : 60 % pour protéger l’environnement, 35 % pour les communautés locales, et 5 % pour les investisseurs. C’est une alternative qui se veut respectueuse de la nature et des populations. Mais pour être crédible et accepté, ce plaidoyer doit s’appuyer sur des chiffres concrets et des témoignages variés, afin que la voix des communautés concernées soit réellement entendue et prise en compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Session des comptes de l&#8217;ONACC: le Cameroun a perdu 6710 milliards de Fcfa en 42 ans, à cause des changements climatiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/session-des-comptes-de-lonacc-le-cameroun-a-perdu-6710-milliards-de-fcfa-en-42-ans-a-cause-des-changements-climatiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 10:50:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son propos liminaire, le président du Conseil d’Administration de l’ONACC, M. Enoh Peter Ayuk, a rappelé que: « les changements climatiques ne sont plus le propre des scientifiques en laboratoire,&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>La 21ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC), tenue le 30 juin 2026 à Yaoundé, a rappelé l’importance des données scientifiques pour comprendre et anticiper sur les impacts, afin de limiter les pertes causées par le climat au Cameroun. Avec un budget ajusté à 1,568 milliard FCFA en 2025, l’ONACC a orienté ses activités vers la production de calendriers agricoles, de bulletins climatiques et d’analyses de vulnérabilité, confirmant son rôle de centre névralgique de la gouvernance climatique.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Les données produites par l’ONACC révèlent une corrélation directe entre variabilité climatique et pertes agricoles. La spatialisation des risques montre que les villes côtières et de montagne (Douala, Limbé, Bafoussam) sont particulièrement exposées aux inondations et glissements de terrain. Les bilans carbone confirment que les secteurs énergie et déchets restent des contributeurs majeurs aux émissions nationales. Ces résultats soulignent la nécessité d’une intégration des données climatiques dans les politiques publiques, notamment pour l’agriculture, l’urbanisme et la gestion des ressources naturelles.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son propos liminaire, le président du Conseil d’Administration de l’ONACC, <strong>M. Enoh Peter Ayuk</strong>, a rappelé que:<em> « les changements climatiques ne sont plus le propre des scientifiques en laboratoire, ou des activistes écologiques : canicule en Europe, inondations en Afrique, déplacement de blocs de glace en Amérique du Nord. Autant de phénomènes que le président Paul Biya avait anticipés en 2009, en décrétant la création de l’ONACC. Mais au‑delà des catastrophes visibles, les dérèglements climatiques entraînent aussi la résurgence de pathologies encore méconnues du monde scientifique, dont les traitements tardent à être trouvés. Ces bouleversements ont une conséquence directe sur l’économie mondiale : destruction d’infrastructures, pollution des ressources, et exposition des populations à des substances impropres. »</em></p>



<h4 class="wp-block-heading">Données et réalisations en 2025</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Calendriers agricoles</strong> : 4 calendriers ont été élaborés pour les cinq zones agroécologiques, permettant aux producteurs d’adapter leurs semis aux nouvelles réalités climatiques.</li>



<li><strong>Bulletins climatiques</strong> : 4 bulletins saisonniers et 36 bulletins décadaires ont été diffusés, intégrant prévisions, risques et impacts sectoriels.</li>



<li><strong>Spatialisation des zones à risques</strong> : Douala, Limbé et Bafoussam ont été cartographiées pour identifier les zones vulnérables aux catastrophes climatiques.</li>



<li><strong>Évaluation des pertes économiques</strong> : Les principales spéculations agricoles des cinq zones agroécologiques ont été analysées pour quantifier les pertes dues aux aléas climatiques.</li>



<li><strong>Bilan carbone national</strong> : Validation et édition des bilans pour les secteurs déchets, énergie et procédés industriels (2010‑2023).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les données produites par l’ONACC révèlent une corrélation directe entre variabilité climatique et pertes agricoles. La spatialisation des risques montre que les villes côtières et de montagne (Douala, Limbé, Bafoussam) sont particulièrement exposées aux inondations et glissements de terrain. Les bilans carbone confirment que les secteurs énergie et déchets restent des contributeurs majeurs aux émissions nationales. Ces résultats soulignent la nécessité d’une intégration des données climatiques dans les politiques publiques, notamment pour l’agriculture, l’urbanisme et la gestion des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ONACC, en tant qu’établissement public scientifique, joue un rôle clé dans la production de données fiables et leur diffusion auprès des décideurs et des communautés. Mais l’efficacité de ces outils dépendra de leur appropriation par les acteurs locaux et de la mise en œuvre de politiques d’adaptation robustes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vers un comité de résilience multiacteurs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour M. Ayuk, l’observation ne doit pas se limiter à constater : les experts et techniciens de l’ONACC doivent utiliser le budget alloué pour proposer des solutions d’adaptation et d’atténuation. Il a insisté sur la création d’un comité de résilience multiacteurs, réunissant ministères, institutions et organisations de la société civile, afin que tous les secteurs soient au même niveau d’information que les experts de l’ONACC. Ce comité permettrait de mieux cartographier les vulnérabilités, d’intégrer les données dans les mécanismes de résilience, et de développer des techniques écoresponsables<strong> </strong>adaptées aux réalités locales.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="892" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1024x892.jpeg" alt="" class="wp-image-3036" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1024x892.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-300x261.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-768x669.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>M. Enoh Peter Ayuk</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En saluant les efforts déjà fournis, M. Ayuk a reconnu qu’il reste encore beaucoup à faire pour que le Cameroun devienne un modèle scientifique en matière de résilience climatique. Cela passe par l’utilisation des ressources propres du pays, une circulation efficace de l’information, et une collaboration étroite entre acteurs publics et privés. L’approche data‑driven de l’ONACC, enrichie par une gouvernance participative, constitue une base solide pour anticiper, prévenir et protéger les populations camerounaises face aux risques climatiques et sanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une session des comptes en toute transparence</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="912" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-1024x912.jpeg" alt="" class="wp-image-3037" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-1024x912.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-300x267.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-768x684.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Prof. Dr Ing. Amougou Joseph Armathé</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Directeur Général de l’ONACC, <strong>Prof. Dr Ing. Amougou Joseph Armathé</strong>, cette 21e session du Conseil d’Administration avait pour objectif de rendre compte de l’utilisation des ressources financières mises à disposition en 2025. Deux temps forts ont marqué la rencontre : la présentation des comptes administratifs par ses soins et celle des comptes de gestion par l’agent comptable. Le budget prévisionnel était de 2,072 milliards FCFA, mais les recettes réellement mobilisées se sont élevées à 1,568 milliards FCFA, avec un taux d’exécution remarquable de 98%.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="881" height="460" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png" alt="" class="wp-image-3033" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png 881w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805-300x157.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805-768x401.png 768w" sizes="auto, (max-width: 881px) 100vw, 881px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière d’atténuation, l’ONACC a réalisé une évaluation des émissions de gaz à effet de serre dans trois secteurs clés : énergie, déchets et industrie. Ces bilans carbone constituent une base scientifique pour orienter les politiques de réduction des émissions. L’institution a également produit des prestations intellectuelle<strong>s</strong>, notamment l’évaluation des coûts des impacts des changements climatiques sur différents secteurs de développement. Ces travaux traduisent la volonté de l’ONACC de ne pas seulement observer, mais de fournir des données et des solutions concrètes pour renforcer la résilience nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le secteur rural en première ligne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur rural reste prioritaire, car la survie de ses populations dépend majoritairement des productions agricoles. Ceci est d&rsquo;autant plus urgent que l’évaluation des coûts des impacts climatiques entre 1980 et 2024 révèle que le Cameroun a perdu près de <strong>6 710 milliards FCFA</strong> à cause des chocs climatiques. Les pertes agricoles ciblées sur cinq spéculations phares (cacao, maïs, palmier à huile, banane plantain, riz), évaluées à près de <strong>798,26 milliards</strong> Fcfa en 2024 seulement. Ces chiffres ( consultables ici: <a href="https://www.onacc.cm/fr/analysis">https://www.onacc.cm/fr/analysis</a>) traduisent l’urgence d’une adaptation robuste et d’une meilleure anticipation des risques.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="895" height="480" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png" alt="" class="wp-image-3034" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png 895w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901-300x161.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901-768x412.png 768w" sizes="auto, (max-width: 895px) 100vw, 895px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Coopération et innovation pour de meilleures projections</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre à ces défis, l’ONACC a signé des accords avec des institutions comme la <strong>CDC</strong> (Cameroon Developement Corporation), la <strong>SODECOTON</strong> et plusieurs partenaires au développement, afin d’ouvrir de nouvelles pistes de financement. Précisons que la CDC et la SODECOTON sont deux grandes entreprises agro‑industrielles camerounaises, chacune spécialisée dans une filière stratégique : la CDC dans les cultures tropicales (banane, huile de palme, caoutchouc) et la SODECOTON dans le coton et ses dérivés. Elles jouent un rôle majeur dans l’économie nationale et dans le développement rural. L’institution explore également la monétisation des résultats scientifiques, en valorisant ses travaux auprès des acteurs économiques et politiques. Une innovation majeure est la mise en place d’une plateforme digitale accessible par téléphone portable, permettant aux agriculteurs et éleveurs d’obtenir directement les informations climatiques produites. Par ailleurs, l’ONACC a mené des travaux d’évaluation et de spatialisation des zones à risque dans des villes comme Douala, Limbe, Bafoussam, Tiko, Maroua, Kribi, Kai‑Kai, Yagoua et Maga, offrant aux communautés des outils pour anticiper inondations et autres catastrophes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="911" height="475" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png" alt="" class="wp-image-3038" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png 911w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959-300x156.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959-768x400.png 768w" sizes="auto, (max-width: 911px) 100vw, 911px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces avancées, un défi majeur demeure : faire parvenir les informations aux utilisateurs finaux. Car pour s’ajuster et adopter de bonnes pratiques, il faut d’abord disposer de connaissances fiables. L’agriculteur et l’éleveur dépendent du climat, mais les habitudes ancestrales ne suffisent plus face aux dérèglements actuels. L’adaptation et la résilience nécessitent une diffusion efficace des données. Le Directeur Général a également mentionné l’importance d’évaluer aussi les autres secteurs climato‑sensibles : énergie, eau, santé, travaux publics et sécurité. Plus encore, l’ONACC souhaite accompagner le gouvernement dans l’évaluation des<strong> </strong>externalités politiques, en intégrant les changements climatiques dans les budgets nationaux. L’objectif est de mesurer les conséquences positives ou négatives des politiques d’adaptation et d’atténuation, afin de donner une véritable valeur socio‑économique aux décisions publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bassin du Niger : science, finance et diplomatie pour une résilience partagée</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bassin-du-niger-science-finance-et-diplomatie-pour-une-resilience-partagee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 23:26:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du Bassin du Niger. Sous le haut parrainage du Ministère&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du  <strong>Bassin du Niger</strong>. Sous le haut parrainage du Ministère de l&rsquo;Economie de la Planification et de l&rsquo;Aménagement du Territoire (<strong>MINEPAT</strong>) , près de 60 experts , et membres de la société civile, sont venus des neuf pays membres de l’<strong>Autorité du Bassin du Niger (ABN)</strong> , pour échanger sur la nouvelle vision à accorder à la gestion hydroclimatique, la résilience climatique, la sécurité de l’eau et les financements de projets durables dans ce secteur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les dernières estimations placent les population vivants au sein du Bassin du Niger autour de 180 millions d’habitants (Autorité du Bassin du Niger (ABN), synthèses récentes et notes techniques sur l’état du bassin :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/">https://www.abn.ne</a>&nbsp;(page « Etat du Bassin » / rapports techniques)</em> ; <em> répartis sur neuf pays, exposés à des risques climatiques multiples (inondations, sécheresses, vagues de chaleur, invasions de criquets, incendies, vents violents, tempêtes de sable, ensablement). Les projections climatiques (IPCC SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5) prévoient une intensification des extrémités, une évapotranspiration en hausse et des pertes de terres cultivables d’ici 2100. L’atelier régional de Yaoundé a réuni acteurs scientifiques, diplomatiques, bailleurs et société civile pour définir des pistes d’action qui se positionnent dans la durabilité.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec près de <strong>75 000 km²</strong> de superficie intégrée au Bassin du Niger, le Cameroun occupe une position stratégique grâce à ses aquifères souterrains qui alimentent les zones sahéliennes voisines. Cette richesse hydrique fait du pays un pivot essentiel dans la gouvernance régionale de l’eau. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Guy de Bock</strong>, Coordonnateur National de l’ABN au MINEPAT, l’atelier est une étape décisive : <em>« le Cameroun, en tant que pays membre, doit jouer un rôle moteur. Renforcer les capacités locales et améliorer la gouvernance de l’eau, c’est investir dans la stabilité et la prospérité de toute la région. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son Excellence <strong>Armand Houanye</strong>, Secrétaire Exécutif de l’ABN, a insisté sur la solidarité transfrontalière : <em>« le Bassin du Niger est un bien commun. Sa gestion exige une diplomatie active et une coopération sincère entre États. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sara Nadj</strong>, représentante de la GIZ, a souligné l’importance de capitaliser sur l&rsquo;accès et le partage des données : <em>« les systèmes d’alerte précoce et les technologies satellitaires doivent guider les politiques des Etats membres, ce sera plus facile pour les partenaires techniques et financiers d&rsquo;identifier les besoins réels des populations, et donc les projets à accompagner. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Remco Doost</strong>, représentant du Ministère des Affaires étrangères des Pays‑Bas, a rappelé le rôle des partenaires financiers :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous devons transformer les idées en projets locaux , selon certains critères que nous allons identifier ensembles,  afin d’attirer les financements internationaux. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un diagnostic hydrique alarmant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays neuf (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria, Tchad) membres de l’ABN, sont chargés de coordonner la gestion intégrée des ressources en eau, la coopération transfrontalière et les projets de résilience climatique. Tous sont exposés à une palette de risques climatiques sans cesse croissants : inondations, sécheresses, vagues de chaleur (jusqu’à 47 °C), invasions de criquets, incendies de forêt, vents violents (jusqu’à 120 km/h), tempêtes de sable et formation de dunes. Les projections du GIEC à l’horizon 2100 (SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5) annoncent une intensification des pluies extrêmes, une évapotranspiration en hausse de plus de 15 % et une perte de terres cultivables estimée à 20,8 %. Face à ces défis, l’atelier régional de Yaoundé a réuni scientifiques, diplomates, bailleurs et société civile pour décliner des pistes d’action opérationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spécialistes de L&rsquo;ONACC ( Observatoire National des Changements Climatiques) ,  du Bassin du Volta, de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), du Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD)  et bien d&rsquo;autres institutions ont marqué de leur présence. Ils ont souligné des changements structurels affectant les ressources en eau : déplacement des isohyètes, modification des régimes de précipitations, création de microclimats locaux, variabilité accrue des débits fluviaux et des niveaux des nappes. Les conséquences sont concrètes : expansion des maladies hydriques, conflits d’usage entre agriculture, élevage et production d’énergie, envahissement des cours d’eau par le sable et hausse de la pollution. Le graphique de l’indice standard des débits de la station du fleuve Niger à Diré, présenté à Yaoundé, illustre une variabilité croissante et une tendance générale à la baisse des débits moyens ; signe d’une fragilisation structurelle du bassin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La disponibilité des données climatiques pour une meilleure répartition hydrique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observations terrain soulignent un ensablement préoccupant des chenaux et des plaines alluviales. Les experts présents ont convenu que le dragage n’est pas une solution durable : le sable déplacé revient inévitablement dans les lits, sans s’attaquer aux causes profondes (érosion en amont, déforestation, pratiques culturales non durables). L’ensablement menace la sécurité alimentaire (perte de terres cultivables), la résilience pastorale, la navigabilité du fleuve, la biodiversité aquatique et, in fine, la stabilité sociale et sécuritaire des zones riveraines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Autorité du Bassin du Niger (ABN) cartographie quatre grandes zones climatiques : tropical humide (≈ 1 500 m³/an par habitant), tropical sec et semi‑aride (zones de transition) et aride (&lt; 150 m³/an) (Zones climatiques et dotation en eau (tropical humide ≈ 1 500 m³/an ; aride &lt; 150 m³/an) — ABN / documents de planification régionale :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/fr/publications">https://www.abn.ne/fr/publications</a>). Les risques d’inondation et de sécheresse sont répartis sur l’ensemble du bassin, souvent en alternance, ce qui complexifie la planification. Les scénarios SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5 prévoient une intensification des extrêmes (sécheresses plus longues, épisodes de pluies extrêmes ponctuels) et une extension des zones arides (IPCC AR6 WGII, chapitres sur l’Afrique et les systèmes hydriques :&nbsp;<a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/">https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Solutions innovantes suggérées à Yaoundé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier a mis en lumière des outils et approches combinant science, finance et diplomatie :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Finance climatique (GCF) </strong>: <strong>René Schieritz</strong> a présenté des mécanismes pour rendre les projets bancables et mobiliser des financements internationaux. Un représentant de la BOAD ( Banque Ouest Africaine pour le Developpement) , a partagé les fonds disponibles pour accompagner les projets résilients.</li>



<li><strong>Technologies satellitaires (Eleaf)</strong> : démonstrations par Joost van der Woerd sur le suivi des eaux de surface et souterraines via imagerie satellite, utile pour la surveillance des nappes, la détection des tendances d’ensablement et l’alerte.</li>



<li><strong>Hydrodiplomatie (UICN)</strong> : approche visant à transformer l’eau en vecteur de coopération et de paix, essentielle pour la gouvernance transfrontalière.</li>



<li><strong>Compatibilité hydrique (IWMI)</strong> : exposée par <strong>Moctar Dembele</strong>, cette solution propose d’harmoniser les usages entre agriculture, énergie et besoins domestiques pour prévenir les conflits et optimiser les bénéfices socio‑économiques.</li>



<li><strong>Participation citoyenne des usagers et usagères du Bassin du Niger</strong> : mobilisation des organisations de la société civile, incarnée par <strong>Nouradine Touré</strong>, porte‑parole du consortium , pour assurer inclusion et acceptabilité sociale des mesures.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Priorités d’action :  vers des notes conceptuelles opérationnelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Les participants ont convenu de rédiger des notes conceptuelles pour mobiliser partenariats et financements. Pour ce faire, les priorités proposées sont :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Renforcer la surveillance hydrométéorologique (stations in situ + télédétection) et les systèmes d’alerte précoce.<br>-Promouvoir des mesures d’adaptation fondées sur la nature (restauration des zones humides, reforestation des bassins versants, corridors de sédimentation contrôlée).<br>-Développer des approches intégrées de gestion (compatibilité hydrique) conciliant agriculture, énergie et usages domestiques.<br>-Conditionner tout programme de lutte contre l’ensablement à des interventions en amont (maîtrise de l’érosion, pratiques agroécologiques) et non au seul dragage.<br>-Structurer l’ingénierie financière pour rendre les projets attractifs (garanties, cofinancements, formulation bankable).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bassin du Niger est à la croisée des chemins : sans une action concertée et multisectorielle, les tendances climatiques et anthropiques risquent d’entraver durablement la sécurité hydrique, alimentaire et socio‑politique de la région. L’atelier de Yaoundé a montré que la résilience repose sur un triptyque science‑finance‑diplomatie, adossé à une forte participation citoyenne. Les notes conceptuelles en gestation devront traduire ces orientations en projets concrets, mesurables et bancables, pour transformer le risque en opportunité de coopération régionale et de développement durable.Tout en veillant à renforcer la gouvernance transfrontalière par l’hydrodiplomatie et l’inclusion des communautés locales. Toutefois, des réticences ont été émises quant à la non implication des institutions financières de l&rsquo;Afrique Centrale, et la non accessibilité des résultats des données du projet PIDACC qui a connu un bel accomplissement en Côte d&rsquo;Ivoire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FemmeAdaptClimat 2026: Building the Possible Positive Narrative in Cameroon</title>
		<link>https://tribuneverte.online/femmeadaptclimat-2026-building-the-possible-positive-narrative-in-cameroon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 08:05:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
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		<category><![CDATA[Society]]></category>
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					<description><![CDATA[Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the international conference femmeAdaptClimat 2026. The high-level pan-African summit &nbsp;brought together heads of state institutions, international diplomats, climate experts, researchers, civil society organization, entrepreneurs and youth leaders under the overarching theme the <strong>Possible Positive Narrative.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Organized by Migration &amp; Climate International in partnership with the NGO FEEF ( Foundation for Education and Hope by Flomik) and WOCA(Women and Climate Action), the conference forms parts of the 2026 Pan-African&nbsp; Tour of the International FemmeAdaptClimat Program. The event received the high patronage of the National Assembly of Cameroon and the support of the Ministry of Environment, Nature Protection and sustainable Development.</p>



<p class="wp-block-paragraph">At <em>FemmeAdaptClimat 2026</em>, voices from across Africa converged in Yaoundé to prove that climate resilience is not just about policies , it is about people. Women and youth, who form the backbone of agriculture and innovation, are already driving solutions, reshaping narratives, and building a sustainable future from the ground up.From the opening ceremony, speakers emphasized the urgent need for Africa to strengthen climate resilience while ensuring that women and youth remain at the center of climate policies and sustainable Development strategies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">According to UN Women (2025), women represent 79% of Cameroon’s agricultural workforce, yet own less than 10% of farmland. Also, only 12% of women farmers have access to formal credit or agricultural insurance (FAO, 2024).Women stand at the very frontline of Cameroon’s climate challenges. Their ability to invest in sustainable practices is severely limited. Access to credit or agricultural insurance is even rarer , only about one in ten women farmers can rely on formal financial support.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beyond the fields, the burden of survival weighs heavily. Across sub‑Saharan Africa, women spend an average of 4.5 hours each day fetching water and fuel. These hours, lost to exhausting chores, could otherwise be devoted to education, entrepreneurship, or leadership. Instead, climate stress deepens inequality, trapping women in cycles of vulnerability. Their resilience is undeniable, but without structural change, the promise of adaptation due to climate injustice will remain incomplete.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A Strong Opening Call For Action</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The summit commenced with a welcoming address from the legislative host. <strong>Mrs  Begala Mikel Naomie</strong>, First Vice-president, speaking on behalf of the National Assembly representative emphasized the geopolitical urgency of aligning international civil action with localise legislation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Cameroon does not view climate change as a distant academic concept&nbsp;; it is an immediate threat to our rural food security doors of this Glass Palace to the Femme Adapt Climat platform, the National Assembly pledges its commitment to translating legislative frameworks into gender-inclusive climate protections. We cannot separate the survival of our ecosystems from the legal empowerment of the women who cultivate them</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Following the host, <strong>Mr. Hele Pierre</strong>, the Minister of Environment, Nature Protection and Sustainable Development took the podium to anchor the conference within Cameroon’s exisiting legal mandates. The Minister highlighted the pivotal role of the National Climate Change Adaptation Plan (PNACC), which served as the official administrative and technical reference for the day’s debates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>True environnmental adaptation requires localised, structural accountablilty. The PNACC is designed to ensure that Cameroon remains resilient, but our national objectives will stall if 80% of our farmers are economically sideline. Our Ministry stands ready to adopt the measurable recommendations generated by today’s strategic panels to update and execute public policy that works directly for rural communities</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>The Voice of Leadership&nbsp;: Country Representative Interventions</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A focal point of the morning session was the address by <strong>Marie Florence Hond</strong>, the country Representative of Migrations &amp; Climat International in Cameroon and President of the NGO FEEF. Her speech cut straight to the core economic contradictions confronting African women on a daily basis, demanding an immediate end to the «&nbsp;vicious cycle of inequality&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« We are here today to permanently discard the narrative of the African woman as a passive  victim of environment degradation, » </em>she declared before hundred of participants<em>. The metrics are undeniable : women are the actual backbone of African agriculture, yet they are systematically choked by a lack of green resources, institutional poverty, overwhelming domestic burdens, and political marginalisation. Femme Adapt Climat is building a bridge between local realities, the global diaspora, and green financing to ensure that these innovators receive the capital, right, and recognition they deserve. This is what we mean by the Possible Positive Narrative- it is an active well-funded reality »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Women at the Frontline of climate Challenges</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">One of the major discussion during the conference focused on the disproportionate impact of climate change on women particularly those living in rural communities. According to statistics presented during the event, women make up nearly 80% of African agicultural workforce, yet they continue to face limited access to land ownership, agricultural financing, modern farming tools and climate-related resources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Several speakers highlighted how droughts, floods insecurity and environmental migration affect women more severely, particularly in rural communities. <strong>Marie-Claire Ntsama Ngoua</strong>, climate policy expert, data analyst, and meteorologist, is the founder and executive director of WOCA, she noted that climate change has increased the burden on women who are often responsible for securing food, water and household stability.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>When crops fail because of drought or flooding, women suffer first, </em>she explained. <em>Many walk longer distances to find water or food for their families. Climate justice must therefore inclue gender justice</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Participants also discussed the social barriers preventing women from fully participating in environmental decision-making processes. Many argued that policies cannot be effective if women remain excluded from leadership and climate financing opportunities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Climate Finance&nbsp;: Women Need Opportunities, not Empty promises</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Globally, less than 3% of climate finance reaches women‑led initiatives (OECD, 2025). In Central Africa, female entrepreneurs receive 11 times less funding than male‑led startups (AfDB, 2024). Cameroon’s Ministry of Women’s Empowerment, <strong>Pr. Marie-Thérèse Abena Ondoa</strong>,  estimates that ; <em>« closing the gender gap in green entrepreneurship could boost GDP by 2.8% annually</em>« . The panel on climate finance sustainable investments attracted particular attention from entrepreneurs and development partners attending the conference. Speakers highlighted the majors financial barriers preventing African women and youth from developing climate-related projects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A young entrepreneur from Douala who leads a recycling startup explained&nbsp; the challenges she encountered while trying to access funding<em>&nbsp;«&nbsp;investors often ask us for gurantees we simply cannot provide she said yet our communities are already producing innovative environmental solutions with very limited resources&nbsp;»</em> she called on gouvernments and financial institutions to simplify access to climate financing je mechanisms.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The panel proposed several recommendations, including: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>The creation of dedicated climate funds for womens-led businesses</li>



<li>Technical training programs for green entrepreneurs</li>



<li>Simplified loan procedures for rural cooperatives</li>



<li>And stronger partenerships between&nbsp; public instituions and private investors</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Indigenous knowledge and Community – Based Solution</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Another major highlight of the conference was the second panel session dedicated to indigenous knowledge and traditional environment pratices. Researchers and traditonal leaders explained that African communities have preserved ecosystems for generations through local methods of water conservation, soil managment and biodiversity protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A traditional leader from Center region of Cameroon emphasized on the importance of reconnecting modern climate policies with ancestral wisdom. <strong>Mrs. Lucette Ndongo Zinga</strong>, the co-founder of COFECC (Convergence des Femmes du Cameroun sur les Changements Climatiques) raised the alarm: «&nbsp; <em>our ancestors respected nature because they understood the human survival depends on environmental balance, she added that we must not abandon this wisdom in the name of modernity</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">women’s cooperatives presented successful examples of sustainable agriculture and ecological restoration already being implemented in loacl communities. One participant described how women in her village use natural composting and organic farming methods to restore degraded land.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Experts like <strong>Stella Tchoukep</strong>, Forest campaigner at Greenpeace Africa,  recommended that climate adaptation strategies should integrate local  seeds knowledge,  instead of relying solely on imported chemicals models that often fail to reflect African realities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Research &amp; Innovation Driving Africa’s Green Future</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bridging the gap between future technology and current crises, this third panel session evaluated how modern computer science can serve territorial resilience. Technology expert from ONACC (Observatoire National pour les Changements Climatiques) , IRAD ( Institut de Recherches Agricoles pour les Developpement ) , or AGRIX , a Tech start-up on agriculture, shared surprising details about link between new technology and adaptation issues. <strong>Boris Landry Kouekam</strong> , a prominent UNESCO award-winning AI researcher , showed how massive global Artificial Intelligence (AI ) data systems can be used to tackle some issues of adaptation, while average african families in rural areas often lack basic electricity.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instead of avoiding technology, the panel advocated creating simple lightweight local AI tools builts by African startups. These tools use very little energy and can send real-time weather updates and crop advice directly to farmer&rsquo;s simple mobile phones in local languages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Green Economy &amp; Sustainable Transition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The last panel focused on changing local business models to help lift rural women out of poverty, focusing on recycling systems and public-private partnerships.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Panelists noted that women cannot easily join climate meetings, go to training, or take leadership roles if they spend all their time and energy carrying&nbsp; water and wood for basic household survival.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The speakers called for change in how companies invest. <strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> , from Women Coalition for Circular Economy ,  argued that green business projects must include social help like community solar power, clean stoves and nearby water points to reduce the time women spend on hard chores. While <strong>Rosy Esso</strong> from France Volontaires,  equally outlines a new legal framework for business partnerships, stating that any company getting government support must prove their project helps reduce the burden of domestic work for local women.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nevertheless, Participants expressed hope that the recommendations emerging from this conference would influence future climate policies both nationally and internationally.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A message of Hope for Africa</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">As the conference concluded, organisers reiterated that the theme the ‘<strong>Possible Positive Narrative’</strong> reflects the desire to build an optimistic vision for Africa’s future in the face of the climate crisis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Despite the many challenges confronting the continent, speakers highlighted the innovation, solidarity and adaptability of African populations. For them, women and youth represent essential forces capable of driving a sustainable transformation of African society.</p>



<p class="wp-block-paragraph">FemmeAdaptClimat 2026 therefore stands out as a strategic platform for promoting a resilient, inclusive Africa fully committed to the global ecological transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The conference ended with a clear agreement&nbsp;: <em><strong>African women and youth are now waiting for outside help. They are already creating new tools, adapting&nbsp; and building sustainable business models. By giving them direct funds, strong legal rights and economic equality, Cameroon and the rest of Africa are doing more than just reacting to bad weather, they are building a strong independent and green future.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Calixte Bikié</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>L’IA pollue! Peut‑elle quand même sauver le climat ?</title>
		<link>https://tribuneverte.online/lia-pollue-peut-elle-quand-meme-sauver-le-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 07:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 8 au 12 juin 2026, Agadir accueille NETYS 2026, conférence internationale sur les systèmes en réseau et l’intelligence artificielle. Mais derrière les promesses technologiques, une question dérange : comment&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 8 au 12 juin 2026, Agadir accueille <strong>NETYS 2026</strong>, conférence internationale sur les systèmes en réseau et l’intelligence artificielle. Mais derrière les promesses technologiques, une question dérange : comment une industrie parmi les plus énergivores de la planète peut‑elle prétendre soigner ce qu’elle contribue à détruire ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entraîner un grand modèle de langage consomme autant d&rsquo;électricité que plusieurs centaines de foyers pendant un an. Un data center avale des millions de litres d&rsquo;eau pour se refroidir. Chaque requête adressée à une IA générative laisse une empreinte carbone invisible mais réelle. Ce sont des faits. Pas des arguments anti-technologie. Des faits.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les chiffres de la pollution numérique</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Entraînement d’un grand modèle de langage</strong> : consommation électrique équivalente à <strong>300 foyers pendant un an</strong> (source : MIT, 2024).</li>



<li><strong>Data centers</strong> : jusqu’à <strong>5 millions de litres d’eau par jour</strong> pour le refroidissement d’un seul site (source : Nature, 2023).</li>



<li><strong>Empreinte carbone des requêtes IA</strong> : chaque interaction génère en moyenne <strong>0,5 à 1 g de CO₂</strong>, soit l’équivalent d’un mail avec pièce jointe.</li>



<li><strong>Croissance</strong> : la demande énergétique des data centers pourrait représenter <strong>4 % de la consommation mondiale d’électricité en 2030</strong> (IEA, 2025).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données ne sont pas des arguments anti‑technologie. Ce sont des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Alors quand la communauté scientifique mondiale se retrouve à Agadir pour débattre de distributed computing, de federated learning et de green systems, la question n&rsquo;est pas rhétorique : peut-on concevoir une intelligence artificielle qui ne soit pas, d&rsquo;abord, un problème environnemental ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>C&rsquo;est précisément ce défi que NETYS 2026 met sur la table. Les sessions consacrées aux systèmes distribués sobres en énergie, à l&rsquo;apprentissage fédéré , qui évite de faire transiter des masses de données à travers des serveurs énergivores , et aux architectures décentralisées dessinent une autre vision du numérique. Une IA de proximité, légère, conçue pour des environnements contraints. Exactement ce dont l&rsquo;Afrique a besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La contradiction n&rsquo;est pas une impasse. Elle est un moteur. Les chercheurs réunis au Maroc en juin ne sont pas là pour célébrer l&rsquo;IA telle qu&rsquo;elle est. Ils sont là pour construire celle qu&rsquo;elle devrait devenir. La Tribune Verte suivra ces débats de près. Parce que la réponse à cette contradiction ne se trouvera pas seulement dans les laboratoires , elle se négociera aussi dans la rue, dans les champs et dans les salles de rédaction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie Noel Behoumie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>OTP au Gabon : L&#8217;engagement de Muyissi Environnement pour une exploitation forestière transparente</title>
		<link>https://tribuneverte.online/otp-au-gabon-lengagement-de-muyissi-environnement-pour-une-exploitation-transparente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 10:57:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[A la suite de l&#8217;atelier tenu du 24 au 26 mars 2026&#160;à Libreville, organisé conjointement par Brainforest, World Resources Institute (WRI) et Pulitzer Center, nous avons mené des entretiens semi-directifs&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>A la suite de l&rsquo;atelier tenu du 24 au 26 mars 2026&nbsp;à Libreville, organisé conjointement par Brainforest, World Resources Institute (WRI) et Pulitzer Center, nous avons mené  des entretiens semi-directifs auprès de deux acteurs clés de la gouvernance forestière au Gabon : un juriste actif dans une ONG locale et un magistrat spécialisé.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans le but d&rsquo;examiner l&rsquo;action de l&rsquo;ONG Muyissi Environnement (ME) en matière de surveillance forestière au Gabon, nous avons recueilli les témoignages de <strong>Jérémy Mapangou-Mapangou</strong>, juriste environnementaliste, et de <strong>Me. Roger Darnel Nguema Ondo</strong>, Procureur de la République spécialisé dans la lutte contre l&rsquo;exploitation forestière illégale.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Open Timber Portal (OTP) est une plateforme numérique développée par WRI pour promouvoir la légalité et la transparence dans l’exploitation et le commerce du bois. Au Gabon, l’ONG Brainforest joue un rôle clé en accompagnant les organisations de la société civile pour alimenter l’OTP avec des observations indépendantes et fiables.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Diplômé d&rsquo;un Master en Droit public de l&rsquo;Université Omar Bongo de Libreville, Jérémy Mapangou-Mapangou a forgé son expertise juridique à la Cour des comptes du Gabon avant de se tourner vers la protection environnementale. Après deux années passées à Conservation Justice dans la lutte contre la criminalité faunique, il a rejoint en novembre 2025 l&rsquo;ONG Muyissi Environnement en qualité de juriste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je me mets à l&rsquo;écoute des communautés afin de comprendre les problèmes auxquels elles font face »</em>, explique-t-il. Son rôle consiste notamment à accompagner juridiquement les populations locales victimes de préjudices, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;accaparement de terres pour les plantations d&rsquo;huile de palme ou de dommages liés à l&rsquo;exploitation forestière illégale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="965" height="593" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907.png" alt="" class="wp-image-2950" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907.png 965w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907-300x184.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-105907-768x472.png 768w" sizes="auto, (max-width: 965px) 100vw, 965px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un cas de dénonciation menée par Muyissi Environnement en 2024, répertorié dans la base de données OTP</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Me. Roger Darnel Nguema Ondo est Procureur de la République près du Tribunal de première instance de Ntoum, dans la province de l&rsquo;Estuaire au Gabon. Il s&rsquo;est illustré par ses prises de position et son action contre toute exploitation illégale du bois, en violation des lois nationales, pour tous contrevenants qui opèrent dans son territoire de compétence. Il milite pour un renforcement des contrôles, la transparence et la sanction des réseaux criminels liés au trafic forestier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Muyissi Environnement : 17 ans d&rsquo;engagement communautaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2008, Muyissi Environnement s&rsquo;est spécialisée dans l&rsquo;appui aux communautés locales du Centre-Sud-Ouest gabonais. Depuis 2010, l&rsquo;organisation accompagne les populations riveraines des parcs nationaux de la province de la Ngounié, les aidant à se constituer en associations pour bénéficier des retombées économiques de ces espaces protégés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Avec ses partenaires, Muyissi Environnement renforce les capacités des communautés, afin qu&rsquo;elles soient aptes à mener à bien leurs activités génératrices de revenus »</em>, précise le secrétaire exécutif de l&rsquo;organisation. C&rsquo;est grâce aux formations dispensées par Brainforest depuis 2013 et au partenariat avec Conservation Justice depuis 2017 que Muyissi Environnement s&rsquo;est engagée dans la gouvernance forestière.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="550" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-1024x550.png" alt="" class="wp-image-2951" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-1024x550.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-300x161.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001-768x412.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110001.png 1146w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Evaluation des apports de Muyissi Environnement sur la plateforme OTP</em> en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Jérémy Mapangou-Mapangou, l&rsquo;observation indépendante se définit comme<em>« le processus par lequel une OSC collecte, vérifie, analyse et diffuse des informations sur les activités liées à la gestion des ressources naturelles, de manière indépendante et impartiale »</em>. Cette approche vise à promouvoir la transparence, la responsabilité et la bonne gouvernance dans la gestion forestière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mécanismes de surveillance mis en œuvre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En partenariat avec Brainforest, Muyissi Environnement alimente l&rsquo;Open Timber Portal avec des rapports d&rsquo;observation détaillés. Les irrégularités documentées incluent :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Le non-respect des normes d&rsquo;aménagement forestier et environnemental<br>&#8211; Les grumes et souches non marquées<br>&#8211; Les coupes sous diamètre autorisé<br>&#8211; Le franchissement illégal de limites de concessions<br>&#8211; Autres violations des codes forestiers</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Défis et obstacles à la surveillance forestière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le premier défi est l&rsquo;accès dans les concessions privées des opérateurs forestiers. N&rsquo;étant pas assermentés, les membres des OSC n&rsquo;ont pas accès aux concessions s&rsquo;ils ne sont pas mandatés »</em>, souligne le juriste de Muyissi Environnement. A cela s&rsquo;ajoutent plusieurs obstacles opérationnels :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Le manque de compétences spécialisées, l&rsquo;observation indépendante nécessitant une expertise multidisciplinaire<br>&#8211; Les contraintes logistiques dans des reliefs difficiles<br>&#8211; Les difficultés d&rsquo;accès à l&rsquo;information administrative</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="498" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-1024x498.png" alt="" class="wp-image-2952" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-1024x498.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-300x146.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133-768x374.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-14-110133.png 1247w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quelques cas répertoriés par Muyissi Environnement sur la plateforme OTP en 2024. Consultable ici: https://opentimberportal.org/fr </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus notoire, ce sont les risques sécuritaires et intimidations, en effet: <em>« les OSC comme la nôtre sont souvent victimes d&rsquo;intimidations »,</em> alerte Jérémy Mapangou-Mapangou, évoquant l&rsquo;un des défis majeurs auxquels font face les observateurs indépendants sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Obsolescence du cadre juridique et lacunes institutionnelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Me. Roger Darnel Nguema Ondo dresse un constat critique du dispositif juridique actuel :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le code forestier, qui date de 2001, n&rsquo;est plus adapté aux enjeux nationaux et internationaux en matière de lutte contre le trafic illégal de la faune et de flore. Les sanctions pénales demeurent très légères pour certaines infractions. Le maximum de la peine d&#8217;emprisonnement est de six (6) mois. Le nouveau code pénal, qui prévoit quelques sanctions plus lourdes, n&rsquo;a pas pris en compte l&rsquo;ensemble des infractions rencontrées en matière de faune et de flore. Ce qui engendre un cadre juridique jugé inadapté, incomplet et non harmonisé. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, il est admirable de noter qu&rsquo;une organisation juridictionnelle spécialisée se peaufine avec le temps, et la diversification des cas de délits rencontrés sur le terrain. Depuis 2019, une formation spécialisée a été instituée au tribunal de première instance de Libreville, compétente pour l&rsquo;enquête, la poursuite, l&rsquo;instruction et, s&rsquo;il s&rsquo;agit de délits, le jugement des infractions spécialement énumérées au Code de Procédure Pénale, notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le trafic de l&rsquo;ivoire et du braconnage organisé</li>



<li>L&rsquo;exploitation illicite de ressources halieutiques</li>



<li>Le trafic de matières premières et autres substances minérales </li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, en dépit de cette spécialisation, plusieurs infractions demeurent de la compétence des juridictions de droit commun (les 9 autres tribunaux de première instance du pays), la compétence se précisant au cas par cas. Pour se positionner vers une gestion collaborative renforcée,  Me. Roger Darnel Nguema Ondo plaide pour une approche participative :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous plaidons, pour renforcer la transparence, la mise en place d&rsquo;une plateforme numérique qui permettra aux OSC, aux autorités et entreprises de pouvoir partager des informations relatives à leurs différentes activités. Ce cadre de gestion participative offrirait des solutions à une série importante de problèmes liés à la criminalité forestière dans le bassin du Congo. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong> (de retour de Libreville)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>NETYS 2026 : l’IA, alliée ou mirage pour le climat ?</title>
		<link>https://tribuneverte.online/netys-2026-lia-alliee-ou-mirage-pour-le-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 06:16:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 8 au 12 juin à Agadir, la conférence internationale NETYS (International Conference on NETworked sYStems) transforme la cité balnéaire marocaine en laboratoire mondial des systèmes en réseau et de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><br><em>Du 8 au 12 juin à Agadir, la conférence internationale NETYS (International Conference on NETworked sYStems) transforme la cité balnéaire marocaine en laboratoire mondial des systèmes en réseau et de l&rsquo;intelligence artificielle. Un rendez-vous que la société civile africaine ne peut pas se permettre de manquer.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une conférence qui change de peau</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Il y a quelque chose d&rsquo;inhabituel dans l&rsquo;air d&rsquo;Agadir cet été. Entre les data centers et les modèles de langage, les chercheurs de NETYS 2026 — 14e édition de l&rsquo;une des conférences les plus pointues sur les systèmes en réseau — vont devoir répondre à une question que leurs algorithmes n&rsquo;ont pas l&rsquo;habitude de traiter : à quoi sert une IA qui ne répond pas à l&rsquo;urgence du vivant ?<br>Pendant des années, NETYS a été ce que son nom indique : une conférence technique, sérieuse, fréquentée par des chercheurs en informatique qui parlent de protocoles, d&rsquo;architectures distribuées et de modèles de calcul. Rien de très grand public, a priori. Mais quelque chose a changé. L&rsquo;édition 2026 porte une ambition nouvelle, et le fait même que les questions d&rsquo;équité algorithmique, de souveraineté des données et d&#8217;empreinte environnementale du numérique s&rsquo;installent dans cet espace dit quelque chose d&rsquo;important sur l&rsquo;évolution du secteur. <strong>L&rsquo;intelligence artificielle ne peut plus se permettre de grandir en ignorant son empreinte.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Trois axes, une urgence commune</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><br></strong>Apprentissage fédéré, traçabilité des financements par blockchain, lutte contre les biais algorithmiques qui pénalisent les communautés vulnérables du Sud — le programme scientifique de cette édition se lit comme un inventaire des défis que l&rsquo;Afrique francophone affronte sans disposer encore des outils pour les mesurer.<br>Le programme s&rsquo;articule autour de trois grands domaines : les systèmes en réseau, le calcul distribué et l&rsquo;apprentissage machine. Mais c&rsquo;est dans les interstices de ces catégories que se logent les enjeux les plus brûlants pour le continent.<br>Le federated learning ouvre des perspectives inédites pour la santé rurale et l&rsquo;agriculture paysanne. Imaginez un réseau de capteurs climatiques disséminés dans les bassins versants du Sahel, capables d&rsquo;alimenter un modèle prédictif sans jamais exposer les données des communautés locales à des serveurs étrangers. Ce n&rsquo;est plus de la science-fiction : c&rsquo;est précisément le type d&rsquo;architecture que les chercheurs présents à Agadir auront à débattre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La trustworthy and fair AI est un autre chantier majeur. Les biais algorithmiques ne sont pas de simples bugs techniques : ce sont des injustices encodées. Quand un système d&rsquo;évaluation du risque climatique pénalise systématiquement les petits agriculteurs africains parce qu&rsquo;il a été entraîné sur des données occidentales, le problème n&rsquo;est pas informatique. Il est politique. NETYS 2026 le nomme — à travers ses sessions sur la fairness, la privacy et la fiabilité des modèles d&rsquo;apprentissage.<br>Les large language models, les systèmes cyber-physiques, l&rsquo;Internet des objets et les technologies blockchain complètent un tableau dans lequel l&rsquo;Afrique devrait pouvoir se reconnaître — si elle est suffisamment présente dans la salle pour l&rsquo;influencer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;Afrique, angle mort du numérique mondial ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Car c&rsquo;est bien là le paradoxe. Le continent qui subira le plus durement les effets du dérèglement climatique est aussi celui qui dispose du moins de données fiables pour les anticiper. NETYS 2026 ne résoudra pas cette injustice à elle seule. Mais elle pose sur la table les briques technologiques qui pourraient, entre de bonnes mains, changer la donne.<br>Sans données, pas de suivi. Sans suivi, pas de redevabilité. Sans redevabilité, les financements climatiques continuent d&rsquo;arriver au compte-goutte, mal ciblés, souvent captés loin des communautés qui en ont le plus besoin. La blockchain, à travers ses applications aux registres distribués et aux systèmes décentralisés, pourrait partiellement répondre à ce problème : tracer les flux de financement climatique, sécuriser les droits fonciers des communautés rurales, garantir la transparence des engagements pris par les États et les entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chercheurs, ONG, journalistes : tous au rendez-vous</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>NETYS 2026 ne sera pas réservée aux seuls initiés. Des ateliers participatifs, des keynotes grand public et des sessions de médiation scientifique sont prévus pour les acteurs de terrain : organisations de la société civile, collectivités locales, journalistes spécialisés et étudiants africains. Car c&rsquo;est bien l&rsquo;enjeu de fond. Les outils existent, ou sont en voie d&rsquo;exister. Ce qui manque encore, c&rsquo;est la connexion entre ceux qui les conçoivent et ceux qui en ont le plus besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Coder ne suffit plus<br>Il serait naïf de croire que l&rsquo;intelligence artificielle sauvera le climat toute seule. L&rsquo;histoire des grandes transitions technologiques nous a appris que les outils ne valent que par les mains qui les tiennent et les valeurs qui les orientent. Mais il serait tout aussi naïf de penser qu&rsquo;on peut piloter une transition juste avec des angles morts.<br>On ne pilote pas une transition juste avec des angles morts. La Tribune Verte sera à Agadir.<br>Parce que les algorithmes peuvent devenir des vigies du territoire à condition que la société civile soit assez présente, assez formée et assez déterminée pour les mettre au service du vivant.<br>Rendez-vous en juin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Behoumie Marie Noel</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Portrait: Jocelyne Landry Tsonang, de la finance climat à l’économie circulaire, elle donne le ton!</title>
		<link>https://tribuneverte.online/portrait-jocelyne-landry-tsonang-de-la-finance-climat-a-leconomie-circulaire-elle-donne-le-ton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 08:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Jocelyne Landry Tsonang est titulaire d&#8217;un Master en Sciences forestières, option biodiversité et productions forestières, obtenu à l&#8217;Université de Yaoundé 1, au Cameroun. Elle est épouse et mère, mais également&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> est titulaire d&rsquo;un Master en Sciences forestières, option biodiversité et productions forestières, obtenu à l&rsquo;Université de Yaoundé 1, au Cameroun.  Elle est épouse et mère, mais également experte en économie circulaire, finance durable et développement de projets carbone en Afrique. Son parcours s’est construit à l’intersection des politiques publiques, de la transition écologique, de la structuration de projets verts et de la mobilisation de financements innovants au service du développement durable. Aujourd’hui, elle exerce comme Responsable des opérations chez Nature Crest, une structure qui accompagne l’émergence et la structuration de projets à fort impact dans les domaines du carbone, de l’économie circulaire, des solutions fondées sur la nature et de la finance verte. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En marge de  la Journée Internationale des Droits de la Femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés. Dans cette interview, Jocelyne Landry nous raconte comment à travers sa fonction, elle contribue à faire le lien entre vision stratégique, ingénierie de projet, mobilisation de partenariats et création de solutions concrètes pour les territoires africains.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tribune verte online (TVO): qu’est-ce qui vous a conduit à la gestion de l’environnement et des ressources naturelles ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jocelyne Landry Tsonang  (JLT)</strong> : ce qui m’a conduit vers ce domaine, c’est d’abord une conviction profonde : l’Afrique ne peut pas envisager son développement en dehors des enjeux de durabilité. Très tôt, j’ai compris que les questions environnementales ne concernent pas uniquement la nature. Elles touchent aussi à l’économie, à la santé publique, à l’emploi, à la justice sociale, à la résilience des territoires et à la souveraineté des États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil du temps, j’ai voulu me positionner non seulement comme une technicienne de ces sujets, mais comme une actrice capable de relier environnement, transformation économique et mécanismes de financement. C’est cette vision qui guide encore aujourd’hui mon engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: comment définiriez-vous votre mission aujourd’hui, à travers vos activités ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JLT</strong>: ma mission consiste à contribuer à la transformation de l’ambition environnementale en opportunités concrètes de développement, de résilience et de création de valeur pour l’Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, cela signifie accompagner des acteurs publics, des territoires, des réseaux, des entreprises et des partenaires dans la structuration de projets durables, dans la mise en place de cadres de réflexion stratégique, et dans l’identification de mécanismes de financement innovants, notamment autour de la finance climat, des crédits carbone, de l’économie circulaire et des solutions fondées sur la nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez <strong>Nature Crest</strong>, nous travaillons précisément dans cette logique. Nous croyons que la transition écologique africaine doit être à la fois <strong>territorialisée, finançable et inclusive</strong>. Notre objectif est d’aider les acteurs africains à mieux structurer leurs projets, à mieux valoriser leurs actifs naturels et à mieux capter les opportunités de la finance verte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: quels sont, selon vous, les principaux leviers pour faire avancer l’économie circulaire en Afrique ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JLT</strong>: le premier levier, c’est l’<strong>ancrage politique</strong>. Tant que l’économie circulaire reste perçue comme un concept périphérique, elle ne peut pas transformer durablement les modèles de production et de consommation. Il faut donc des orientations politiques claires, des feuilles de route, des cadres réglementaires et une meilleure coordination entre les secteurs concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième levier, c’est la <strong>territorialisation des solutions</strong>. L’économie circulaire prend tout son sens lorsqu’elle répond à des réalités locales : gestion des déchets, valorisation des matières, transformation agricole, réparation, réemploi, innovation locale, structuration de filières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il faut investir dans les <strong>chaînes de valeur africaines</strong>. L’économie circulaire ne doit pas être réduite à la simple gestion des déchets. Elle doit être pensée comme un modèle économique capable de créer de l’emploi, de soutenir l’industrialisation locale, de réduire certaines dépendances extérieures et de renforcer la compétitivité des territoires.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="555" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg" alt="" class="wp-image-2873" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-300x231.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pendant 2 ans, <strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> a siégé au sein du Conseil Mondial sur l&rsquo;avenir de l&rsquo;utilisation durable des ressources du Forum Economique Mondial. Alors que le Monde s&rsquo;oriente vers des énergies plus propres, la demande en ressources, notamment en matières premières critiques, devrait connaître une croissance significative. Pour elle : <strong>« les projets miniers actuels et prévus ne suffiront pas à répondre à la demande future, ne couvrant que 39 % des besoins en lithium, 69 % en nickel et 62 % en cobalt d&rsquo;ici 2035. »</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: vous travaillez aussi sur la finance verte et les marchés carbone. Pourquoi ces sujets sont-ils devenus si importants ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JLT</strong>: ils sont devenus essentiels parce qu’il ne suffit plus de reconnaître l’urgence climatique ; il faut désormais trouver les moyens concrets de financer la transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des grands défis en Afrique, c’est que beaucoup de projets à fort impact environnemental existent, mais qu’ils ne sont pas toujours suffisamment structurés pour attirer des investisseurs ou accéder à des mécanismes de financement adaptés. Il y a donc un travail fondamental à faire sur la qualité des projets, la gouvernance, la crédibilité des données, la robustesse des modèles économiques et l’alignement avec les standards internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les marchés carbone, la finance verte, les paiements pour services environnementaux ou encore les crédits biodiversité peuvent devenir des outils puissants, à condition qu’ils soient conçus avec rigueur, transparence et équité pour les territoires qui portent les projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: vous avez accompagné plusieurs pays africains dans la structuration de la finance climat. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JLT</strong>: à ce stade, nous travaillons actuellement avec trois pays africains sur des processus liés à la structuration de la finance climat et à l’émergence de projets verts. Nous ne pouvons pas encore dévoiler leurs noms, car les processus sont toujours en cours et restent soumis à des exigences de confidentialité jusqu’à leur aboutissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut aussi comprendre que ce type d’accompagnement prend du temps. Entre l’initiation, la structuration technique, l’alignement institutionnel, la mobilisation des parties prenantes et l’aboutissement effectif, les délais peuvent être relativement longs. Chaque pays a ses propres spécificités institutionnelles, réglementaires, économiques et territoriales, et cela influence fortement le rythme d’avancement. Notre démarche n’est donc pas de rechercher des annonces rapides, mais de contribuer à des processus sérieux, crédibles et durables.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="480" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg" alt="" class="wp-image-2874" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1-300x200.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> (au centre), félicitant le Nigeria pour le lancement de son cadre national dans  le marché du carbone. Une étape majeure pour le financement climatique en Afrique dans le cadre du programme de décarbonisation mené par le secteur privé.</em><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: quel regard portez-vous sur les écarts de financement climatique en Afrique ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JLT</strong>: l’Afrique fait face à un paradoxe majeur. <strong>Le continent reçoit moins de 5 % des financements mondiaux consacrés au climat, en réalité plutôt entre 3 et 4 %</strong>, alors même qu’il est confronté à certains des risques climatiques les plus élevés au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, les besoins sont immenses, les vulnérabilités sont fortes, mais les ressources mobilisées restent encore largement insuffisantes. Cet écart entre les besoins réels et les financements effectivement accessibles constitue l’un des plus grands freins à la transition écologique du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant, l’Afrique recèle un potentiel considérable et encore largement inexploité en matière d’investissements verts.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-1024x683.png" alt="" class="wp-image-2871" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-1024x683.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-300x200.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-768x512.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: quand vous parlez de potentiel vert, de quoi s’agit-il concrètement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JLT</strong>: il s’agit d’abord du <strong>capital naturel africain</strong>. L’Afrique possède des forêts, des mangroves, une biodiversité remarquable, des sols à fort potentiel de séquestration, des zones côtières stratégiques, des ressources marines, des paysages agricoles, ainsi qu’une immense diversité de services écosystémiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette richesse a une valeur environnementale évidente, mais elle a aussi une <strong>valeur économique réelle</strong>, qui reste encore insuffisamment reconnue, structurée et monétisée au bénéfice des territoires africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est justement l’un de nos combats : faire en sorte que cette valeur soit mieux révélée et mieux captée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO:  que signifie, pour vous, “monétiser la valeur du capital naturel africain” ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela signifie permettre aux territoires africains de tirer une valeur économique plus juste de leurs actifs naturels, tout en assurant leur préservation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, cela passe par des instruments comme :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les</strong> <strong>crédits carbone</strong>,</li>



<li><strong>Le</strong>s <strong>crédits biodiversité</strong>,</li>



<li><strong>Les</strong> <strong>paiements pour services environnementaux</strong>,</li>



<li><strong>Et d’autres</strong> <strong>produits de la finance verte</strong>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée n’est pas de marchandiser la nature de manière simpliste. L’idée est de reconnaître que les écosystèmes rendent des services mesurables, utiles et stratégiques à l’échelle locale et mondiale, et que les pays africains doivent pouvoir mieux capter la valeur associée à ces services.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nous, l’enjeu est à la fois <strong>économique, stratégique et politique</strong>. Il s’agit de permettre à l’Afrique de financer sa transition de manière plus souveraine, et de transformer ses ressources écologiques en leviers de développement inclusif et durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO:  quelle est la contribution de Nature Crest dans cette dynamique ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JLT</strong>: Chez <strong>Nature Crest</strong>, nous nous positionnons comme un acteur d’interface entre les territoires, les projets, les partenaires techniques et les opportunités de financement vert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous accompagnons la structuration de projets, l’identification de filières prometteuses, le dialogue avec les parties prenantes, la réflexion stratégique autour des solutions fondées sur la nature, de l’économie circulaire et du carbone, ainsi que la mise en relation avec des approches de finance durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre ambition est d’aider à faire émerger des projets crédibles, bancables et porteurs d’impact, tout en défendant une vision selon laquelle l’Afrique doit être non seulement un espace de mise en œuvre, mais aussi un espace de création de valeur, de négociation et de leadership dans l’économie verte mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: selon vous, quelle place les femmes occupent-elles dans cette transformation ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes occupent une place centrale, et cette place doit être encore davantage reconnue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de nombreux territoires africains, les femmes sont déjà au cœur de la gestion des ressources, de l’agriculture, de l’entrepreneuriat local, de la transformation, de la résilience communautaire et de l’innovation sociale. Elles sont souvent parmi les premières à porter des solutions concrètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il faut aller plus loin. Les femmes doivent aussi être davantage présentes dans les espaces de décision, dans la gouvernance environnementale, dans la structuration des projets, dans les négociations financières et dans les métiers émergents de la transition écologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="527" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg" alt="" class="wp-image-2880" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57-300x220.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong>: « je suis convaincue que les femmes africaines ne sont pas seulement des bénéficiaires de la transition ; elles en sont aussi des architectes. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: avez-vous un exemple de projet ou d’approche qui illustre cette vision intégrée ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JLT</strong>: oui, par exemple les projets de restauration d’écosystèmes comme les <strong>mangroves</strong> ou d’autres solutions fondées sur la nature illustrent très bien cette approche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’ils sont bien conçus, ces projets permettent à la fois de préserver la biodiversité, de séquestrer du carbone, de renforcer la résilience des territoires, de protéger certaines activités économiques locales et de créer des perspectives de financement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils montrent que la protection de la nature et le développement économique ne sont pas opposés. Au contraire, la nature peut devenir un <strong>actif stratégique</strong> pour les territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: quel message souhaitez-vous porter au Cameroun, où le marché carbone reste encore peu structuré ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JLT</strong>: le Cameroun dispose d’un vrai potentiel. L’enjeu aujourd’hui est de mieux structurer l’écosystème, à travers la sensibilisation, la montée en compétences, l’émergence de projets pilotes crédibles et le dialogue entre les acteurs publics, le secteur privé, les experts techniques et les investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un cadre structurant ne se construit pas uniquement à travers un texte réglementaire. Il se construit aussi par la création d’un écosystème compétent, crédible et capable de porter des projets de qualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc important d’investir à la fois dans la pédagogie, dans les démonstrateurs concrets et dans la coordination entre institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: quelle Afrique appelez-vous de vos vœux dans les années à venir ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JLT</strong>: J’aimerais voir une Afrique qui parvient à transformer ses défis écologiques en leviers de souveraineté économique. Une Afrique qui valorise mieux ses ressources naturelles, qui structure ses projets avec davantage de maîtrise, qui accède à plus de financements verts, et qui affirme sa place dans les grandes dynamiques de transformation mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’aimerais aussi voir une Afrique qui ne soit plus seulement présentée comme vulnérable au changement climatique, mais comme un continent de <strong>solutions, d’innovation et de leadership</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers mon engagement et celui de Nature Crest, je souhaite contribuer à cette dynamique : une Afrique capable de mieux monétiser la valeur de son capital naturel, de mieux financer sa transition et de construire un développement véritablement durable, inclusif et ancré dans ses réalités.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="904" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg" alt="" class="wp-image-2875" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16-239x300.jpeg 239w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO: quel message adressez-vous aux jeunes, et en particulier aux jeunes femmes, qui souhaitent s’engager dans ce domaine ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JLT</strong>: je leur dirais que la transition écologique, la finance durable et la gestion de l’environnement ne sont pas des domaines secondaires. Ce sont des champs d’avenir, stratégiques et profondément transformateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je leur dirais aussi de ne pas attendre d’être parfaitement prêtes pour se positionner. Il faut apprendre, s’entourer, expérimenter, prendre sa place et oser investir ces espaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la jeunesse africaine, et en particulier aux jeunes femmes, je veux dire ceci : <strong><em>« l’Afrique a besoin de vos compétences, de votre intelligence, de votre audace et de votre vision. Il ne s’agit pas seulement d’accompagner les transformations en cours ; il s’agit de les construire. »</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Propos receuillis par</em><strong><em> Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>De l&#8217;alimentation au matériel médical : comment phtalates et bisphénols nous intoxiquent ?</title>
		<link>https://tribuneverte.online/de-lalimentation-au-materiel-medical-comment-phtalates-et-bisphenols-nous-intoxiquent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 09:48:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://tribuneverte.online/?p=2856</guid>

					<description><![CDATA[Yaoundé, Kribi, Douala&#8230;la guerre est ouverte contre l&#8217;insalubrité, à cause du fait que dans les rues, les marchés, les hôpitaux, les supermarchés, le plastique est omniprésent. Il emballe, conserve, transporte,&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Yaoundé, Kribi, Douala&#8230;la guerre est ouverte contre l&rsquo;insalubrité, à cause du fait que dans les rues, les marchés, les hôpitaux, les supermarchés, le plastique est omniprésent. Il emballe, conserve, transporte, protège. Mais derrière sa souplesse et sa praticité se cache une menace invisible : les phtalates et bisphénols, deux perturbateurs endocriniens qui migrent dans les aliments, les liquides, et même dans le sang.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Une enquête menée par l’African Environmental Network (AEN) révèle l’ampleur de cette contamination silencieuse. À la faveur d&rsquo;un atelier de sensibilisation tenu le 17 mars 2026, nous avons receuilli des témoignages, des données scientifiques et des observations de terrain, à la suite d&rsquo;un rapport produit par AEN en partenariat avec IPEN, qui tente de dévoiler une réalité méconnue : le plastique ne pollue pas seulement l’environnement, il contamine notre organisme.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bisphénols et les phtalates sont des perturbateurs endocriniens omniprésents dans notre quotidien : emballages plastiques, cosmétiques, jouets, matériaux de construction et électroménagers. Leur exposition entraîne la présence de nanoparticules chimiques dans l’organisme, capables d’interférer avec le système hormonal. Comme l’a rappelé <strong>Cécile Kameni</strong>, responsable IPEN pour l’Afrique francophone: <em>« tout le monde est concerné : pas seulement ceux qui manipulent les objets contaminés, mais aussi les consommateurs ordinaires »</em>. IPEN (International Pollutants Elimination Network) est le réseau mondial d’ONG travaillant à éliminer les polluants chimiques dangereux (comme les POPs – Polluants Organiques Persistants). Cette institution présente dans 15 pays, coordonne les activités de 70 ONG, dans un objectif commun : protéger la santé humaine et l’environnement contre les substances toxiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Exposition quotidienne dans les usages domestiques et alimentaires</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Cameroun, l’exposition aux phtalates et bisphénols ne se limite pas aux emballages industriels. Elle est directement liée aux pratiques courantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Gamelles de nourriture</strong> et <strong>films alimentaires</strong> utilisés pour conserver ou transporter les repas.</li>



<li><strong>Eaux minérales en sachet</strong> et bouteilles en <strong>PET</strong>, souvent exposées au soleil.</li>



<li><strong>Seaux de peinture réutilisés</strong> comme contenants alimentaires dans les ménages.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Vous l&rsquo;aurez donc compris, les boules de couscous chaud, maïs, arachide, beignets-haricots et bien d&rsquo;autres aliments servis dans des plastiques à haute température, sont des voies directes de contamination aux phtalates et bisphénols. Ces habitudes, banales en apparence, favorisent la migration des additifs chimiques vers les aliments, surtout lorsqu’ils sont chauds ou acides. Le temps de migration est estimé à 2 heures à une température de 60–70 °C, typique des aliments chauds ou de l’exposition directe au soleil.  Or nous savons combien les produits de consommation mettent souvent long dans les rayons, surtout dans les petites échoppes du quartier. Les consommateurs ingèrent ainsi des doses invisibles de perturbateurs endocriniens, qui s’accumulent dans l’organisme et augmentent les risques de cancers, troubles de fertilité et maladies neurologiques. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier.webp"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="800" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier.webp" alt="" class="wp-image-2863" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier.webp 800w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier-300x300.webp 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier-150x150.webp 150w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier-768x768.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tétines pour enfants, contaminées aux phtalates et bisphénols.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ghislaine Tchokouatou</strong>, présidente de l’Association des Femmes pour la Planète Bio (AFEPB), raconte :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Lors des fêtes, les enfants reçoivent des jouets en plastique, des tétines que les nourrissons sucent à longueur de journée, des ballons… Les parents ignorent que ces objets contiennent des substances qui affectent le développement neurologique. On observe de plus en plus de troubles d’attention (TDA) chez les tout-petits. »</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Monkam</strong>, responsable régional de Name Recycling, alerte :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les préformes PET que nous recevons pour fabriquer les bouteilles sont déjà contaminées. Rien qu’à ce niveau, on devrait exiger que les ingrédients importés soient contrôlés. »</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>AEN: mène une étude pour voir l’invisible</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce constat, l’African Environmental Network (AEN), sous la coordination de <strong>Paul Lodry Dongmo</strong>, a lancé une étude dans les supermarchés de Yaoundé et Kribi. Dans l&rsquo;objectif  de dresser un état des lieux de la présence des phtalates et bisphénols dans les produits de consommation courante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce qu’on ne voit pas est beaucoup plus difficile à combattre. Plus de 16 000 produits chimiques entrent dans la fabrication du plastique, dont certains ne sont pas réglementés, cela représente un risque sanitaire dont il est impératif d&rsquo;identifier le schéma d&rsquo;approvisionnement, avant de se retrouver dans le circuit courant menant au consommateur final. »</em></p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="816" height="446" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520.png" alt="" class="wp-image-2867" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520.png 816w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520-300x164.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520-768x420.png 768w" sizes="auto, (max-width: 816px) 100vw, 816px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Extrait du rapport produit par AEN et IPEN. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude s’appuie sur les données de <strong>ComTRADE (OMC)</strong> pour pallier l’absence de statistiques nationales sur les importations chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a eu certes un Arrêté conjoint de 2012 qui interdit les sacs plastiques non biodégradables. A cela s&rsquo;est ajouté un Décret de 2019 qui renforce la réglementation sur les emballages plastiques. Mais ces deux textes présentent une limite majeure : aucun ne mentionne explicitement le bisphénol A ou les phtalates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après de récents rapports produits par IPEN, le Cameroun a importé plus de 265 000 tonnes de polymères d’éthylène et 83 000 tonnes de PVC sur la décennie, contre quelques milliers de tonnes exportées. Les exportations limitées concernent surtout des déchets plastiques collectés et semi‑transformés, avec peu de valeur ajoutée.  Mais comme dans plusieurs autres secteurs, l’absence de données statistiques nationales précises , oblige les chercheurs à se référer à des bases internationales comme ComTRADE (OMC).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="471" height="312" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646.png" alt="" class="wp-image-2857" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646.png 471w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646-300x199.png 300w" sizes="auto, (max-width: 471px) 100vw, 471px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Même si les volumes exportés sont faibles, les importations massives introduisent des additifs chimiques (phtalates, bisphénols) qui contaminent les produits locaux (Source IPEN).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Les exportations de produits plastiques du Cameroun restent faibles et irrégulières : sur les cinq dernières années (2019‑2024), le pays a surtout importé des polymères et des préformes PET, tandis que ses exportations se limitent à des volumes modestes de déchets plastiques et de produits semi‑transformés. Les données disponibles montrent une dépendance forte aux importations, ce qui complique le contrôle des additifs chimiques comme les phtalates et bisphénols.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les projets comme R‑PET (Sources du Pays/Ecogreen) contribuent à la diminution de la présence de plastiques usagers dans les drains et cours d&rsquo;eau, mais leur impact reste limité. Le rapport complet de l&rsquo;étude menée par AEN paraîtra dans les prochains jours pour éclairer les décideurs et mobiliser les citoyens. Car sans données consolidées, il est difficile de mesurer la contamination chimique (phtalates, bisphénols) dans les flux commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les effets de l&rsquo;exposition aux bisphénols et phtalates sur la santé sont bien documentés : de la multiplication des cancers hormonodépendants, aux problèmes de fertilité chez les deux sexes, sans oublier les troubles du comportement et maladies neurologiques, ainsi que les altérations du développement embryonnaire et fœtal. Ces substances sont cancérogènes, mutagènes et létales (CML). Pourtant, elles ne sont pas mentionnées dans les lois camerounaises sur les plastiques. Pour mener un plaidoyer fort, il est impératif de mener une étude portant sur les risques sanitaires que l&rsquo;on peut déja imputer à la contamination aux bisphénols et phtalates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude de l’AEN vise à établir une collaboration interinstitutionnelle entre le MINSANTÉ, le MINEPDED, le MINCOMMERCE, le MINRESI et le MINCOM. Objectif : prendre des mesures incitatives pour sensibiliser la population et encadrer les produits à risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Propositions concrètes en plus de la mise en place d&rsquo;un système de contrôle  douanier aux frontières, s&rsquo;agissant  des produits chimiques importés : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Normes de concentration pour les contenants alimentaires, cosmétiques, peintures</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mention des seuils de tolérance sur les emballages et jouets</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mesure de la concentration réelle dans l’organisme</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Stratégie de communication nationale sur les risques liés aux plastiques</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mobilisation de la communauté scientifique pour produire des données locales</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens-683x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2865" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens-683x1024.jpeg 683w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens-200x300.jpeg 200w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens.jpeg 736w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alternatives aux emballages plastiques, en matière biodégradable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre recommandation formulée  était à l&rsquo;endroit de l&rsquo;ANOR (Agence des Normes et de la Qualité); l’organisme public camerounais chargé de l’élaboration, de l’homologation et de la promotion des normes, ainsi que de la certification et de l’évaluation de la conformité des produits et services. L’ANOR doit réajuster ses normes pour intégrer les nouveaux seuils de tolérance, les nouveaux produits et les nouveaux partenaires commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recyclage est utile certes, mais il ne nettoie pas les nanoparticules déjà présents dans nos organismes. Il est temps de passer d’une gestion visible des déchets à une lutte invisible contre la contamination chimique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ange ATALA</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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