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	<title>Green World Archives - Tribune Verte</title>
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	<title>Green World Archives - Tribune Verte</title>
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	<item>
		<title>Mobilité pastorale et contamination au Mercure dans le corridor de transhumance : Cameroun–RCA–Tchad</title>
		<link>https://tribuneverte.online/mobilite-pastorale-et-contamination-au-mercure-dans-le-corridor-de-transhumance-cameroun-rca-tchad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 19:41:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
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					<description><![CDATA[©2026 &#124; Giovanny Engamba &#124; Centre pour l’Environnement et le Développement
(CED)]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Tout est parti d&rsquo;une enquête sur l’or à Zamboï, en effet, l’édition n°241 du 30 mai 2026, du journal The Continent révèle que le Cameroun est divisé par un trafic d’or clandestin, avec plus de 15 tonnes exportées en 2023 malgré de faibles statistiques officielles. Ce numéro a mis en lumière les flux financiers illicites liés à l’exploitation minière. Les disparités dans les données officielles, les drames sociaux comme l’abandon scolaire des enfants happés par les sites miniers, et l’absence de bonne conduite dans l’utilisation du mercure. Ce travail a été approfondi par la rédaction de Data Cameroon avec l’article : <a href="https://datacameroon.com/trafic-plus-de-57-000-kg-dor-frauduleusement-disparus-du-cameroun-en-11-ans/">« Trafic : plus de 57 000 kg d’or frauduleusement disparus du Cameroun en 11 ans »</a>.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Ces enquêtes ont montré que le problème ne se limite pas qu&rsquo;au désastre écologique, ni au non respect des Droits des mineurs ou des riverains actifs sur les sites contaminés. Sur le terrain, nous avons observé que les troupeaux de transhumance, en quête d’eau et de pâturages, s’abreuvent dans ces points d’eau saturés de mercure et de cyanure. Ils poursuivent ensuite leur route dans le corridor de transhumance  de trois pays ( Cameroun, Tchad, Centrafrique) , traversant Betaré‑Oya et Garoua‑Boulaï, avant d’être regroupés dans les marchés à bétail de Ngaoundéré. De là, la viande est acheminée vers Yaoundé, et d&rsquo;autres grandes villes du pays, où elle est abattue et distribuée dans les marchés populaires et les restaurants.</em> <em>Cette viande contaminée est également exportée dans les bagages des voyageurs en partance pour la diaspora, c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;une situation locale devient un gros risque sanitaire pour le reste du monde.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui ne s’est jamais laissé émoustiller les papilles gustatives par le parfum envoûtant du soya grillé dans les carrefours de Yaoundé&nbsp;? les brochettes de viande fumantes partagées entre amis, ou encore les plats raffinés servis dans les grands restaurants, ou dans les ménages&nbsp;? Derrière ces moments de convivialité se cache une réalité inquiétante : la viande que nous dégustons provient en grande partie du corridor de transhumance de l’Est Cameroun, un itinéraire où les troupeaux traversent des zones minières saturées de mercure et de cyanure. Ce qui semble être un simple plaisir culinaire devient, à notre insu, un vecteur de contamination qui dépasse largement les éleveurs et les riverains des sites miniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mobilité pastorale pourtant présentée comme une solution durable face aux crises environnementales et climatiques, permet aux éleveurs de s’adapter aux variations saisonnières et de préserver la biodiversité. Cependant, dans le corridor Cameroun–RCA–Tchad, cette mobilité se déroule désormais dans un environnement minier saturé de mercure et de cyanure, transformant une pratique ancestrale en vecteur de contamination sanitaire et écologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="474" height="326" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th.webp" alt="" class="wp-image-3094" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th.webp 474w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/th-300x206.webp 300w" sizes="(max-width: 474px) 100vw, 474px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Source: <a href="https://www.gavroche-rca.com">https://www.gavroche-rca.com</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet article, nous allons partager les résultats de plusieurs rapports d’études menées par le CED dans la zone, ainsi que les constatations des médecins, cliniciens et vétérinaires, &nbsp;à la suite des prélèvements effectués dans les eaux de surface&nbsp;; ensuite essayer d’établir les responsabilités des administrations de tutelle, des bergers et des artisans miniers. Tout en mettant en évidence les impacts sanitaires et environnementaux, avant de formuler des recommandations pour encadrer cette mobilité et protéger les communautés ainsi que les consommateurs urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’eau et l’or&nbsp;: des ressources naturelles dont l’exploitation interroge</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, l’exploitation aurifère artisanale et semi-mécanisée dans l’Est Cameroun, notamment à Batouri et Betaré-Oya, constitue une source de revenus vitale pour les populations locales. Les données du Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) à la suite d’une étude réalisée en 2019 montrent que <strong>94,3 % des femmes de Batouri travaillent dans la mine</strong>, ce qui illustre la dépendance économique des communautés à cette activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières analyses réalisées par <strong>Mambou et al. (2021)</strong> à Batouri et par <strong>Rakotondrabe et al. (2018)</strong> à Betaré-Oya ont montré que les paramètres physicochimiques des eaux (pH, conductivité, TDS, ions majeurs) sont fortement dénaturés. Les concentrations en fer, manganèse, plomb et cadmium dépassent largement les normes de l’OMS. La rivière Kadey, qui se jette dans la Sangha puis dans le Congo, illustre l’ampleur transfrontalière de cette contamination fluviale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001.jpg"><img decoding="async" width="1020" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001.jpg" alt="" class="wp-image-3097" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001.jpg 1020w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/1001668001-768x578.jpg 768w" sizes="(max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Jeune fille de 18 ans sur le site minier de Zamboï, manipulant le mercure pour extraire de l&rsquo;or. ( ©Ange Atala/ lors d&rsquo;une mission avec le CED).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, selon le <strong>Code minier de 2016 (article 4),</strong> l’usage de produits chimiques est strictement proscrit. Dans la pratique, le traitement des gisements alluvionnaires nécessite l’utilisation de produits comme le mercure pour séparer les impuretés, ce qui entraîne une pollution directe des eaux. L&rsquo;eau étant la principale ressource utilisée pour l&rsquo;extraction des minerais, dans les mines artisanales, elle intervient dans toutes les étapes du processus. Dans les mines d’or en Afrique, l’eau est utilisée à toutes les étapes : elle sert au concassage et au lavage du minerai, au transport des boues, à la séparation des minéraux par flottation, à la réduction de la poussière sur les sites, et au traitement des eaux usées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces usages intensifs en font une ressource stratégique mais aussi une source majeure de pollution lorsqu’elle est chargée de produits chimiques comme le mercure ou le cyanure. Dans la pratique, le traitement des gisements alluvionnaires nécessite l’utilisation du mercure pour libérer les impuretés (Noedje et Massoh, 2018). Cette contradiction entre la loi et les pratiques expose directement les ressources hydriques. Selon le <strong>Dr Cyrille Narké</strong> (chercheur au CED)&nbsp;: <em>« la faune est la première victime, mais la flore, notamment les territoires de culture de maïs, est également détruite. Flore qui constitue la source d&rsquo;alimentation des animaux en transhumance&nbsp;»</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La SODEPA&nbsp;: un acteur de terrain pour l’encadrement de la filière bovine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène de contamination a pris de l’ampleur, au point où des bergers Mbororo se sont plaints d’avoir perdu entre 50% et 75% de leur cheptel au courant des années. <strong>M. Musa Usman , </strong>vice président de l’Association Sociale, Culturelle et de Développement des Mbororo (MBOSCUDA) nous a rapporté : <em>« les bergers sont contraints de liquider les bêtes qui présentent des anomalies en cours de transhumance, à vil prix (70 000Fcfa). Pourtant, à Yaoundé, un bœuf sur pied se vend généralement entre 300 000 et 600 000 FCFA, avec des hausses pouvant atteindre 800 000 FCFA et plus lors des grandes fêtes comme la Tabaski».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mme V.N</strong> est Médecin vétérinaire, elle confirme les risques encourus par les animaux&nbsp;: <em>« chez le bétail, la bioaccumulation du mercure entraîne une diminution de la production laitière, les femelles incapables de nourrir convenablement leurs petits, l’on constate des troubles de croissance chez ces derniers, et une baisse de la fertilité chez les mâles, fragilisant directement la reproduction dans la  filière bovine ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La SODEPA (Société de Développement et d’Exploitation des Productions Animales), créée en 1974, avait pour mission de moderniser et encadrer la filière bovine au Cameroun. Dans les années 1980, elle a connu une phase d’expansion avec la mise en place de grands ranchs à Ngaoundéré, Ndokayo et Dumbo, assurant la productivité bovine, la vaccination des troupeaux et la traçabilité de la viande destinée aux marchés urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette société s’est imposée comme un acteur pivot de la sécurité alimentaire nationale, en assurant la productivité des troupeaux, la vaccination et le contrôle vétérinaire, tout en structurant les circuits de commercialisation du bétail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rôles principaux de la SODEPA:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Encadrement des éleveurs</strong> : organisation des parcours de transhumance, suivi sanitaire des troupeaux, vaccination et contrôle vétérinaire.</li>



<li><strong>Gestion des ranchs</strong> : exploitation de grands ranchs d’élevage pour améliorer la productivité bovine.</li>



<li><strong>Traçabilité de la viande</strong> : contrôle des circuits de commercialisation, abattage dans des zones réglementées, certification sanitaire.</li>



<li><strong>Appui logistique</strong> : mise à disposition de parcs de vaccination, forages pastoraux, marchés à bétail et zones d’abattage.</li>



<li><strong>Sécurité alimentaire</strong> : garantir une viande de qualité pour les consommateurs urbains et réduire les risques de contamination.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dès les années 1990, la société a traversé une crise financière et institutionnelle, réduisant ses activités et laissant place à l’informel. Les tentatives de réorganisation dans les années 2000 n’ont pas suffi à restaurer son efficacité, et à partir de 2020, le déclin s’est accéléré avec la cessation progressive des activités dans certaines zones, notamment dans l’Est. Cet affaiblissement institutionnel a eu des conséquences directes : expansion incontrôlée de la transhumance, exposition accrue des troupeaux aux zones minières contaminées par le mercure et le cyanure, et mise sur le marché d’une viande sans réel contrôle sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun cadre de la SODEPA n’a souhaité répondre à nos questions, une visite de quelques abattoirs s’est imposée. Toutefois, un boucher qui a souhaité témoigner dans l’anonymat a révélé que les bêtes qui parviennent à leur niveau, sont d’abord regroupés et identifiés, puis soumis à un contrôle vétérinaire qui vérifie leur état sanitaire et leur conformité aux normes de sécurité alimentaire. Ensuite, ils passent par des parcs de repos et de vaccination, où l’on s’assure qu’ils ne présentent pas de maladies transmissibles. Ce n’est qu’après ces étapes de surveillance sanitaire et de certification que les animaux sont conduits vers la chaîne d’abattage, dans des conditions réglementées visant à réduire le stress et à préserver la qualité de la viande.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Mercure toujours susceptible d’être présent dans le bétail</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’il soit établi que le bétail est scruté sur les aspects biologiques, notre préoccupation demeure sur les risques de traces de Mercure et de cyanure, dans la viande. Interrogés au courant de cette enquête, les cadres du MINEPIA (Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales) nous révèlent : <em>«&nbsp;le MINEPIA n&rsquo;a pas encore mis en place un dispositif spécifique contre la contamination au Mercure dans la viande, mais il agit par des programmes de contrôle sanitaire des cheptels, de lutte contre les zoonoses et de surveillance épidémiologique&nbsp;».</em> Ces mesures visent à renforcer la traçabilité et la salubrité des produits d’origine animale, même si leur application reste limitée face à l’absence d’une technologie capable de déceler des traces de métaux lourds dans le bétail contrôlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est utile de préciser que le MINEPIA tente de répondre à ce phénomène par des programmes de contrôle sanitaire et de gouvernance en cours, mais ses actions restent limitées face à la contamination au Mercure. À travers le Programme 331, le ministère organise des campagnes de vaccination et de lutte contre les zoonoses, afin de protéger les cheptels et garantir une meilleure couverture sanitaire. Ces efforts incluent la surveillance épidémiologique et la formation des éleveurs aux bonnes pratiques, mais ils ne prennent pas encore en compte la pollution chimique issue des sites miniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du Programme 330, le MINEPIA cherche à développer les productions animales et à améliorer la qualité des produits carnés. Des partenariats internationaux ont été noués pour renforcer les capacités techniques et institutionnelles, notamment avec le Maroc et Israël. Cependant, la traçabilité de la viande reste fragile depuis le déclin de la SODEPA, et les marchés urbains ne bénéficient pas d’un contrôle systématique des résidus chimiques. La viande contaminée continue donc de circuler sans filtre sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, cette lutte n&rsquo;est pas du seul ressort du MINEPIA;  la contamination au mercure exige une synergie intersectorielle avec le Ministère des Mines, des Industries et du Développement Technologique (MINMIDT)&nbsp;; celui de l’Environnement, du Développement Durable et de la Protection de la Nature (MINEPDED)&nbsp;; et celui de la Santé (MINSANTE). Sans cette coordination, les mesures actuelles du MINEPIA ne suffisent pas à protéger les populations urbaines de Yaoundé contre les risques invisibles liés à la viande contaminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mobilité humaine et pastorale : une solution à mettre à l’échelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On l’a donc compris, la viande issue du corridor de transhumance qui passe par l’Est Cameroun suit un itinéraire bien établi qui la conduit jusqu’aux marchés de Yaoundé. Les troupeaux traversent les zones minières de Betaré‑Oya et Garoua‑Boulaï, puis rejoignent les marchés à bétail et les abattoirs urbains. Ces circuits sont les principaux points de transit identifiés par l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations), avec plus de 141 passages pastoraux recensés, dont 96 localités de transhumance et plusieurs marchés à bétail. Cette mobilité pastorale se déroule désormais sans contrôle sanitaire strict, exposant les animaux aux points d’eau contaminés.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768.jpg"><img decoding="async" width="297" height="421" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768.jpg" alt="" class="wp-image-3093" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768.jpg 297w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/637482070540602768-212x300.jpg 212w" sizes="(max-width: 297px) 100vw, 297px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Source: <a href="https://dtm.iom.int/reports/cameroun-%E2%80%94-tableau-de-bord-du-suivi-des-mouvements-de-transhumance-3-octobre-2020">https://dtm.iom.int/reports/cameroun-%E2%80%94-tableau-de-bord-du-suivi-des-mouvements-de-transhumance-3-octobre-2020</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène illustre une crise systémique: la contamination ne reste pas cantonnée aux zones rurales, mais se propage jusqu’aux assiettes des citadins de Yaoundé. Comme l’a montré le <strong>Dr. Marie Njoya</strong> dans ses travaux sur les conflits agropastoraux, la compétition pour l’accès aux ressources hydriques et foncières entraîne déjà des tensions locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dr. Marie Mvu Njoya dans sa thèse sur les conflits agropastoraux :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les registres des tribunaux et des chefferies révèlent une recrudescence des plaintes liées à la contamination des points d’eau et à la destruction des cultures. »</em> Ces constats, appliqués au corridor, montrent que la contamination ne s’arrête pas aux zones rurales mais se propage jusqu’aux instances juridictionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le double enjeu stratégique de la mobilité pastorale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène prend une dimension géostratégique, sanitaire et économique : la viande contaminée devient un vecteur invisible d’insécurité alimentaire. Les initiatives telle que le lancement de l’Année Internationale des Parcours et des Pasteurs (IYRP 2026) et la campagne « Mobility Matters » à Garoua en juin 2026, ont mis en lumière l’importance stratégique du pastoralisme pour l’Afrique centrale et de l’Ouest. Mais derrière les discours sur la mobilité et la résilience des éleveurs transhumants, une menace silencieuse s’impose : la contamination des eaux par le mercure dans les corridors de transhumance reliant le Cameroun et deux pays transfrontaliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête récente, à la suite du prélèvement des eaux en juin 2026, réalisée par les chercheurs du Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) révèle que plus de 51,9 % des orpailleurs dans les sites de Gounte et Kambélé utilisent du mercure pour l’extraction de l’or. Près de 65 % ne prennent aucune précaution, et plus de 61 % ignorent les risques sanitaires. Ces pratiques entraînent une pollution directe des rivières et mares, qui servent de points d’abreuvement pour les troupeaux transhumants. Le corridor pastoral, censé être un espace vital pour la mobilité des éleveurs, devient ainsi un vecteur de contamination.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-3091" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-1024x1024.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-300x300.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-150x150.png 150w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8-768x768.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/ba099568-d3b4-4bba-bd80-7a650db8b5f8.png 1254w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Données de la mission du CED sur le terrain, en juin 2026.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mercure s’accumule dans les tissus des animaux – foie, reins, muscles – sans provoquer immédiatement de signes visibles. Les conséquences sont graves : baisse de fertilité, troubles neurologiques, retard de croissance et diminution de la production laitière. À long terme, la viande et le lait issus de ces troupeaux contaminés peuvent représenter un danger pour les consommateurs, fragilisant la sécurité alimentaire sous-régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les chiffres de l’étude du CED en juin 2026</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêtes menées auprès des orpailleurs dans les sites de <strong>Gounte</strong> et <strong>Kambélé</strong> montrent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Méthodes d’extraction</strong> : plus de <strong>90 %</strong> des orpailleurs utilisent la chaîne complète <em>concassage-écrasage-lavage-captage-chauffage</em>.</li>



<li><strong>Produits utilisés</strong> : le <strong>mercure est employé par 51,9 %</strong> des orpailleurs, contre 37 % qui déclarent n’utiliser aucun produit.</li>



<li><strong>Mode d’approvisionnement</strong> : 35,2 % achètent au marché, 13 % via des intermédiaires chinois, et 14,8 % directement sur place.</li>



<li><strong>Précautions</strong> : près de <strong>65 % ne prennent aucune mesure de protection</strong>, seuls 18,5 % portent un cache-nez.</li>



<li><strong>Connaissance des risques</strong> : 61,1 % des orpailleurs ignorent les dangers liés au mercure.</li>



<li><strong>Risques identifiés</strong> : 25,9 % reconnaissent l’exposition aux maladies, 13 % à la mort, mais la majorité (61,1 %) ne signale rien.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données confirment une méconnaissance généralisée des risques et une utilisation massive du mercure, malgré son interdiction par le Code minier du Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’avis du corps médical</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans </em>le cadre d’une étude menée sur l’intoxication au Mercure, par Dr. <strong>Lynda Bensefa-Colas</strong>, du <em>Groupe Hospitalier Cochin Saint-Vincent-de-Paul/Service de pathologie professionnelle, elle affirme&nbsp;:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Les deux organes cibles sont le système nerveux central et le rein. L’inhalation aiguë de vapeurs de mercure métallique ou inorganique est à l’origine d’atteintes pulmonaires, l’inhalation chronique d’encéphalopathies, de tubulopathies ou de glomérulonéphrites. Les graves intoxications alimentaires au méthylmercure (MeHg) qui ont touché des populations d’Irak et du Japon ont entraîné des épidémies d’encéphalopathies dans la population et des atteintes du développement chez les enfants exposés in utero. Le traitement chélateur est indiqué lors d’intoxication symptomatique d’exposition aiguë et permet parfois l’amélioration des manifestations liées à une exposition chronique. De nos jours, bien que les situations d’intoxication à forte dose soient rarement rencontrées, des efforts doivent être apportés afin de réduire les concentrations de mercure dans l’environnement et les risques sur la santé humaine à plus faible dose (amalgames dentaires en mercure, contamination de poissons par des dérivés organiques de mercure …)&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La contamination au mercure n&rsquo;est pas une maladie du sang primaire, mais qu&rsquo;elle peut provoquer une anémie, une destruction des globules rouges ou des troubles de la moelle osseuse.<strong>Dr. H M</strong>, hématologue clinicien en service à l’hôpital régional de Garoua, nous a précisé que&nbsp;: <em>«&nbsp;En cas de contamination, il est requis une analyse de sang total, et le patient serait orienté vers un centre antipoison.</em> <em>L’ingestion de dose assez importante de mercure peut entraîner au plan hématologique une toxicité directe sur les cellules hématopoïétiques plus spécifiquement sur la lignée rouge. Elle induit une anémie hémolytique (qui est une destruction précoce ou prématurée des globules rouges secondaires à un agent toxique). Qui se manifeste par les signes fonctionnels de l’anémie et de l’hémolyse (yeux jaune, urine coca cola). Les autres lignées cellulaires peuvent aussi être atteintes donnant des leucopénies et des thrombopenies .».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En d&rsquo;autres termes, les effets sur le sang sont&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Anémie : Baisse du taux d&rsquo;hémoglobine par atteinte de la fabrication des globules rouges.</li>



<li><span style="color: initial">Hémolyse : Destruction anormale des globules rouges dans les cas graves.</span></li>



<li>Leucopénie : Baisse possible des globules blancs altérant les défenses immunitaires.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Ghislaine Tchokouatou</strong>, présidente de l’association <em>Action des Femmes pour une Planète Bio</em>, <em>« le mercure pollue les rivières et les pâturages, s’accumule dans les tissus des animaux et entraîne des effets graves sur la santé et l’économie des éleveurs. La Convention de Minamata interdit son usage, mais sur le terrain, les pratiques persistent »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pastoralisme camerounais contribue à près de 40 % du PIB agricole, avec une production annuelle de plus de 300 000 tonnes de viande et 500 000 tonnes de lait. Mais cette richesse est menacée par la pollution au mercure. L’enjeu est désormais double : garantir la mobilité des pasteurs et protéger la qualité sanitaire des ressources. La campagne « Mobility Matters » et l’IYRP 2026 offrent une plateforme unique pour porter ce message à la COP Désertification et inscrire la lutte contre la contamination dans l’agenda international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Actions du projet PARTTAC (FAO – UE)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corridor de transhumance Cameroun–Tchad–Centrafrique est un axe vital pour la mobilité pastorale en Afrique centrale. Selon la FAO (2026), il soutient des milliers de pasteurs et contribue à la sécurité alimentaire régionale. Cependant, les activités minières artisanales, notamment dans les zones de Kambélé et Gounte, entraînent une pollution des eaux par le mercure, un métal lourd hautement toxique.<a href="https://www.fao.org/cameroun/actualites/detail/vers-une-gouvernance-concert%C3%A9e-et-durable-de-la-transhumance-transfrontali%C3%A8re-entre-le-cameroun--le-tchad-et-la-r%C3%A9publique-centrafricaine/fr">https://www.fao.org/cameroun/actualites/detail/vers-une-gouvernance-concert%C3%A9e-et-durable-de-la-transhumance-transfrontali%C3%A8re-entre-le-cameroun&#8211;le-tchad-et-la-r%C3%A9publique-centrafricaine/fr</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, Le rapport de la Banque Mondiale (2019<strong>)</strong> sur l’« utilisation du mercure dans le secteur de la mine artisanale et à petite échelle au Cameroun » révèle que les concentrations de mercure dans les zones minières dépassent largement les seuils de sécurité environnementale <a href="https://www.precasem.cm/wp-content/uploads/2021/01/Enquete-utilisation-Hg-exploitation-Au-artisanal-au-Cameroun-2019.pdf">https://www.precasem.cm/wp-content/uploads/2021/01/Enquete-utilisation-Hg-exploitation-Au-artisanal-au-Cameroun-2019.pdf</a>. Le Plan d’action national 2025‑2030 du Cameroun, élaboré sous la Convention de Minamata, vise à réduire de <strong>70 %</strong> l’usage du mercure dans l’extraction aurifère, mais sa mise en œuvre reste limitée <a href="https://faolex.fao.org/docs/pdf/cmr232549.pdf">https://faolex.fao.org/docs/pdf/cmr232549.pdf</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Projet d’appui à la régulation de la transhumance transfrontalière en Afrique centrale (PARTTAC) vise à sécuriser les couloirs pastoraux, harmoniser les réglementations entre les trois pays et réduire les conflits liés à la mobilité des troupeaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier 2026, un atelier interministériel à Douala a validé une stratégie commune pour encadrer la transhumance, incluant la sécurisation des parcours pastoraux, la mise en place d’un observatoire régional et l’utilisation d’outils technologiques (drones, patrouilles conjointes) pour surveiller les mouvements de cheptel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, les documents disponibles montrent que PARTTAC s’est concentré sur la gouvernance, la sécurité et la régulation des flux pastoraux, sans aborder directement la question de la pollution au mercure dans les zones minières. Le PARTTAC a permis de renforcer la gouvernance et la coopération régionale sur la transhumance, mais il n’a pas encore intégré la problématique de la pollution minière au mercure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La SODEPA, malgré son rôle central dans la filière bovine, n’a pas mis en place de mécanismes de contrôle sanitaire liés à cette contamination. Cela souligne une légereté dans le traitement du sujet, qui suggère l’urgence de combler par une coordination interministérielle et les organisations pastorales comme MBOSCUDA, afin de protéger les pasteurs et les consommateurs. Les analyses montrent des concentrations de mercure dépassant de plus de <strong>5000 fois la norme OMS (0,006 µg/L)</strong>, exposant directement les animaux et les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Dr A. M</strong>, cadre au Ministère de l&rsquo;Elevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) ; nuance le propos en rappelant que: <em>« le premier problème vient des éleveurs qui laissent leurs animaux s’abreuver dans ces sources contaminées. Mais il faut aussi reconnaître que les orpailleurs envahissent les pâturages. La solution passe par l’organisation des éleveurs et l’installation de forages à énergie solaire avec des bacs d’abreuvement, situés loin des sites d&rsquo;exploitation aurifère »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corridor Cameroun–RCA–Tchad illustre un paradoxe : il est à la fois un espace vital pour la mobilité des pasteurs et un lieu de contamination silencieuse par le mercure. La synergie entre les constats scientifiques, les alertes des acteurs de terrain et les initiatives internationales comme Mobility Matters doit permettre de porter ce problème à l’agenda mondial. La lutte contre la désertification et la reconnaissance du pastoralisme comme solution agroécologique doivent désormais intégrer la dimension sanitaire et environnementale de la pollution minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Santé et agriculture : Baka et Bantou de Mintom face aux dangers des engrais chimiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/sante-et-agriculture-baka-et-bantou-de-mintom-face-aux-dangers-des-engrais-chimiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 13:28:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le projet porté par INADES-Formation Cameroun, est financé par le Global Greengrants Fund. Avec un objectif principal clair : informer les producteurs et les communautés locales sur les risques liés aux&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li>À Mintom, dans le département du Dja et Lobo, région du Sud Cameroun, l’agriculture familiale reste le pilier de l’économie locale, mais la dépendance aux engrais chimiques fragilise les sols et la santé des paysans. Selon la FAO, plus de 44 % des ménages agricoles du Cameroun ont vu leurs rendements baisser en 2024. </li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ceci a motivé la tenue, du 10 au 12 juillet 2026, d&rsquo;une vaste campagne de sensibilisation, couvrant les localités de Mintom Ville, et les villages: Zoulabote et Assok. Cette initiative, est mise en œuvre par l’AJPAC (Association des Jeunes Peuples Autochtones Pygmées du Cameroun) dans le cadre du projet « Campagne de réduction des pesticides chimiques de synthèse en faveur de la promotion des intrants organiques et des pratiques agroécologiques au Cameroun ».</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet porté par INADES-Formation Cameroun, est financé par le Global Greengrants Fund. Avec un objectif principal clair : informer les producteurs et les communautés locales sur les risques liés aux pesticides chimiques, promouvoir les intrants organiques comme alternative durable, et encourager l’adoption de pratiques agroécologiques respectueuses de l’environnement et de la santé des populations. Les communautés locales – peuples autochtones Baka et populations bantoues – s’associent pour une cause commune : se libérer de la dépendance aux engrais chimiques et promouvoir les intrants organiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <strong>Sa Majesté Engoto Ekoman Dieudonné</strong>, chef de 3ᵉ degré du village de Zoulabote :<br><em>« Nous cultivons: manioc, maïs, macabo, arachides, cacao et palmier à huile depuis des générations. Les pesticides nous ont rendu dépendants, mais nous sommes tristes de constater que la production a baissé et notre santé s’est dégradée. Nous avons besoin de formations pour fabriquer nos propres engrais biologiques. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3080" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1024x683.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1536x1024.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em> <strong>Sa Majesté Engoto Ekoman Dieudonné</strong> (© AJPAC)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mieux comprendre les enjeux sanitaires de la situation, un paysan nous a partagé son désarroi: <em>« pour les cultures vivrières, nous avons nos méthodes traditionnelles pour fertiliser le sol. Mais pour le cacao et le palmier à huile, nous sommes contraints d’utiliser les engrais chimiques, car la concurrence nous oblige à produire en grande quantité. On nous a tant chanté les mérites du développement à travers ces cultures de rente, mais nous avons constaté une augmentation des cas de cécité et des maladies respiratoires auprès des agriculteurs, car nous inhalons ces produits pendant la pulvérisation. Nous avons plus que jamais besoin de nous affranchir de l’usage des produits chimiques, car au final, nos compagnons des villages voisins qui s’en sont abstenus; ont une meilleure production que nous à l&rsquo;heure actuelle, car leurs sols ne sont pas appauvris et ils souffrent moins des conséquences sanitaires. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture familiale constitue la principale source de subsistance des communautés de Mintom. Cependant, la dégradation des sols, l’usage excessif de pesticides chimiques et les effets du changement climatique menacent la sécurité alimentaire. Dans ce contexte, la promotion des intrants organiques (compost, fumier, biofertilisants, biopesticides) apparaît comme une alternative durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Lerys Nyangono</strong>, président d’AJPAC et membre de la communauté Baka de Zoulabote: <em>« les cris d&rsquo;alarme de mon peuple me touchent au plus haut point. Je n&rsquo;ai pas fait des études pour devenir citadin et abandonner des préoccupations qui nous sont légitimes. Par cette campagne de sensibilisation, nous accompagnons les efforts de la transition agroécologique , vers une voie de survie pour les peuples autochtones Baka, car elle valorise nos savoirs traditionnels tout en protégeant notre biodiversité »</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3082" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1024x683.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1536x1024.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Lerys Nyangono</strong>, face à la communauté Baka de Zoulabote (© AJPAC)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une conviction forte qui l&rsquo;a poussée à s&rsquo;entourer de l&rsquo;expertise d&rsquo; <strong>Etienne Dibongue</strong>, spécialiste des questions de Droit des peuples autochtones, et chef des programmes à AJPAC. Ce dernier insiste sur la nécessité d’un accompagnement technique : <em>« sensibiliser ne suffit pas, il faut former à la fabrication des engrais naturels, et appuyer les communautés locales pour qu’elles puissent produire leurs intrants organiques de manière autonome»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout ceci doit se faire de concert avec les besoins des communautés, <strong>Lionel Owoundi</strong>, facilitateur communautaire dans le cadre de ce projet, met en avant l’importance d&rsquo;une sensibilisation de proximité: <em>« les rencontres directes favorisent le lien avec la communauté, mais le passage à la radio communautaire de Mintom qui est écoutée dans toute la région autour de la boucle du Dja, nous a permis d&rsquo;élargir l&rsquo;audience. En utilisant la langue locale, notre objectif est de toucher les villages reculés et renforcer l’adhésion des jeunes et des femmes en particulier ».</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-3083" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-1024x1024.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-300x300.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-150x150.png 150w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-768x768.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514.png 1254w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Source de données :<a href="https://cameroon.un.org/en/309315-dwindling-abundance-baka-facing-climate-change">https://cameroon.un.org/en/309315-dwindling-abundance-baka-facing-climate-change</a> (© image générée par gpt-ai)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet se poursuit pour les prochaines étapes, particulièrement  la formation à la fabrication des biofertilisants destinés aux producteurs locaux. L&rsquo;effectivité de la transition agroécologique nécessite une<strong> </strong>synergie entre savoirs locaux, accompagnement technique et plaidoyer institutionnel. Les interventions des autorités traditionnelles et des paysans confirment que la réussite de cette transition dépend de l’adhésion des communautés à la base et de leur capacité à s’affranchir des intrants chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>JVE Cameroun clarifie le rôle des médias et OSC dans la diffusion des informations liées au Fonds Vert et au MRI</title>
		<link>https://tribuneverte.online/jve-cameroun-clarifie-le-role-des-medias-et-osc-dans-la-diffusion-des-informations-liees-au-fonds-vert-et-au-mri/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 12:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[L’ONG a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’intention des journalistes et des membres de la société civile, le 21 juillet 2026 à Yaoundé. Cette rencontre tenue dans&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’ONG a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’intention des journalistes et des membres de la société civile, le 21 juillet 2026 à Yaoundé. Cette rencontre tenue dans le cadre du Projet CSO Advocacy Grant a permis de former les particpants sur le Mécanisme de Recours Indépendant (MRI) du Fonds Vert pour le Climat (FVC). Selon la Banque mondiale, plus de 300 plaintes sont traitées chaque année par ses propres mécanismes de recours, ce qui illustre l’importance de tels dispositifs en Afrique. JVE Cameroun, déjà expérimentée avec des ateliers similaires en 2023 à Garoua, poursuit ainsi son rôle d’accompagnement des communautés affectées par des projets climatiques.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces sessions ont été complétées par des travaux de groupe et des études de cas portant sur des situations concrètes de communautés impactées par des projets climatiques. Des exercices pratiques ont permis de simuler des interviews, de rédiger des articles sur le MRI et même de reproduire la procédure de dépôt de plainte. Cette immersion a favorisé une appropriation concrète du mécanisme et renforcé la confiance des participants dans leur capacité à agir.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="667" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-1024x667.jpg" alt="" class="wp-image-3075" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-1024x667.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-300x196.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-768x500.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-1536x1001.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-2048x1335.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Participant </strong>représentant d&rsquo;une OSC à l&rsquo;atelier : « La simulation de dépôt de plainte nous a montré que nous pouvons agir, même face à des projets internationaux. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bien-fondé de l’atelier repose sur un constat préoccupant : dans les zones d’implantation de projets financés par le FVC, les communautés affectées manquent cruellement d’informations fiables sur leurs droits et sur les voies de recours existantes. Les journalistes, par leur proximité avec les populations et leur mission d’informer, apparaissent comme des relais essentiels pour vulgariser ces informations. Les organisations de la société civile, quant à elles, jouent un rôle d’accompagnement et de mobilisation communautaire indispensable à l’effectivité du mécanisme.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="709" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-1024x709.jpg" alt="" class="wp-image-3072" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-1024x709.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-300x208.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-768x531.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-1536x1063.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-2048x1417.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Judith Ndongo</strong> (au centre), journaliste participante à l&rsquo;atelier .</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Encadré par <strong>Blondel Silenou</strong> (chef du projet IRM CSO Advocacy Grant 2026), <strong>Michelle Nlend</strong>, <strong>Mamout Oumarou</strong> et <strong>Jessica Lebgane</strong> (voir photo de titre, au centre) , l’atelier s’inscrit dans une série d’initiatives portées par JVE Cameroun. L’organisation n’en est pas à sa première expérience : en 2023 déjà, des ateliers avaient été organisés à Garoua et Lagdo pour sensibiliser les communautés locales sur leurs droits face aux projets climatiques, notamment le PIDACC/BN [<a href="https://newsupfront.com/cameroon-local-communities-schooled-on-climate-redress-mechanisms/">https://newsupfront.com/cameroon-local-communities-schooled-on-climate-redress-mechanisms/</a> ] . Ces expériences antérieures ont permis de consolider une expertise pratique et de bâtir un réseau de journalistes et d’acteurs communautaires engagés.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="769" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-1024x769.jpg" alt="" class="wp-image-3073" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-1024x769.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-300x225.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-768x577.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-1536x1153.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-2048x1538.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Mamout Oumarou</strong>/ JVE Cameroun</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau continental, les données de la Banque Mondiale illustrent l’importance de tels dispositifs : son propre mécanisme de recours, le Grievance Redress Service (GRS), reçoit en moyenne plus de 300 plaintes par an sur des projets financés en Afrique et ailleurs, couvrant des impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance [<a href="https://www.worldbank.org/en/projects-operations/products-and-services/grievance-redress-service">https://www.worldbank.org/en/projects-operations/products-and-services/grievance-redress-service</a>] . Ces chiffres montrent que les mécanismes de recours ne sont pas théoriques, mais bel et bien utilisés par les populations pour défendre leurs droits. En Afrique, plusieurs plaintes ont déjà concerné des projets hydroélectriques, des plantations industrielles ou des programmes d’adaptation, souvent liés à des déplacements de populations ou à la pollution des cours d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier de Yaoundé confirme que l’accès à l’information et aux mécanismes de recours est une condition essentielle pour une justice climatique effective. En s’appuyant sur l’expérience de Garoua en 2023 et sur les données de la Banque mondiale, JVE Cameroun démontre que les communautés locales peuvent devenir des acteurs actifs de la gouvernance climatique, transformant leurs plaintes en leviers de transparence et de résilience.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gouvernance verte : JVE Cameroun va former 250 jeunes durant l&#8217;UniGoVe 2026</title>
		<link>https://tribuneverte.online/gouvernance-verte-jve-cameroun-va-former-250-jeunes-durant-lunigove-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 10:13:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[La deuxième édition de l&#8217;Université de la Gouvernance Verte (UniGoVe) se tiendra de juillet à septembre 2026, avec une ambition assumée: passer de l&#8217;amorçage à l&#8217;impact. La formation combine 23&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>La deuxième édition de l&rsquo;Université de la Gouvernance Verte (UniGoVe) se tiendra de juillet à septembre 2026, avec une ambition assumée: passer de l&rsquo;amorçage à l&rsquo;impact.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">La formation combine 23 webinaires d&rsquo;une heure de temps, accessibles depuis toutes les régions du Cameroun, et un atelier national de deux jours à Yaoundé. Ce temps fort en présentiel réunira les participants les plus assidus pour des travaux de groupe, du coaching en plaidoyer et l&rsquo;élaboration de plans d&rsquo;action. Il s&rsquo;achèvera par la validation d&rsquo;un mémorandum de recommandations politiques destiné aux décideurs et le lancement officiel du réseau des jeunes ambassadeurs de la gouvernance verte, dont l&rsquo;objectif est de compter au moins 150 membres actifs, à parité femmes-hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Menu de la formation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a notamment, l&rsquo;élaboration des Plans Climat Locaux. Ces instruments permettent aux communes de traduire les engagements climatiques nationaux en actions concrètes. Ils offrent l’opportunité d&rsquo;accéder aux financements climatiques internationaux. Au moins trente cadres suivront ce sous-programme certifiant, avec un objectif ambitieux à la clé. On attend au moins, cinq Plans Climat Locaux initiés par les participants formés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Innovations dans le programme UniGoVe</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme innovation mineure, on note cette année un bloc introductif consacré à la budgétisation sensible au genre et au climat, la compétence désormais axe central du parcours et un volet inédit pour les cadres des communes . Et comme innovation majeure, il y a quatre modules spéciaux. Ceux-ci sont réservés aux cadres et agents des collectivités territoriales décentralisées (communes, conseils régionaux, FEICOM, MINDDEVEL).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Concrétisation du partenariat entre AGEYCA et JVE Cameroun</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Portée par l&rsquo;ONG Jeunes Volontaires pour l&rsquo;Environnement (JVE Cameroun) dans le cadre du projet AGEYCA, financé par le Fonds des Nations Unies pour la Démocratie (UNDEF), l&rsquo;UniGoVe 2026 élargit considérablement le dispositif inauguré en mars 2024 lors de la première édition. A cette occasion, 150 jeunes ont été formés, dont plus de 30 % de femmes, en partenariat avec la Friedrich-Ebert-Stiftung.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fois, la barre est placée plus haut. 250 participants issus des dix régions du Cameroun, vont prendre part à l&rsquo;UniGoVe 2026 avec un seuil non négociable d&rsquo;au moins 40 % de femmes et de jeunes filles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Formation d’une génération de « co-pilotes »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’objectif qui fonde du programme UniGoVe. Au Cameroun, moins de 12 % des jeunes déclarent avoir été consultés dans l&rsquo;élaboration des politiques publiques, et 67 % des 18-35 ans reconnaissent mal comprendre les enjeux environnementaux nationaux. Pendant ce temps, le pays perd environ 300 000 hectares de forêt chaque année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">UniGoVe entend inverser cette logique.&nbsp; Il est question de faire des jeunes non plus des bénéficiaires passifs, mais des acteurs outillés, capables de lire un budget communal, d&rsquo;interpeller un élu avec des données probantes et de s&rsquo;asseoir à la table des décisions.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="832" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36-832x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3068" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36-832x1024.jpeg 832w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36-244x300.jpeg 244w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36-768x945.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36.jpeg 878w" sizes="auto, (max-width: 832px) 100vw, 832px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le curriculum 2026 est structuré en sept blocs thématiques. Il couvre les cinq piliers de la bonne gouvernance, les indicateurs internationaux (WGI de la Banque Mondiale, Indice Ibrahim), les standards de la gouvernance verte dont la toute récente norme ISO 14001:2026, la décentralisation, les droits environnementaux, la finance climatique et le plaidoyer fondé sur des preuves »</em><strong><em>,</em></strong> indique <strong>Blondel Silenou, Secrétaire Exécutif de JVE Cameroun</strong>.   </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Infos pratiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inscriptions et les modalités de participation ont été communiquées par JVE Cameroun sur ses canaux officiels. Le site web (<a href="http://www.jvecameroun.org">www.jvecameroun.org</a>), la boite électronique (<a href="mailto:info@jvecameroun.org">info@jvecameroun.org</a>) et les réseaux sociaux (X @jvecmr · LinkedIn : Young Volunteers for Environment).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bon à savoir, la couverture médiatique de la formation sera assurée par le Gender Data Journalist Network, avec un accent sur le journalisme de données genrées au service de la redevabilité environnementale. La troisième édition d&rsquo;UniGove est déjà planifiée pour 2027, avec 250 jeunes supplémentaires. Soit 500 jeunes formés en deux ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lucien Embom</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sécurisation du barrage de Lagdo : le Projet VIVA‑Bénoué engage le marché pour anticiper les risques hydrologiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/securisation-du-barrage-de-lagdo-le-projet-viva-benoue-engage-le-marche-pour-anticiper-les-risques-hydrologiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 21:03:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
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					<description><![CDATA[Lagdo est une commune rurale située dans le département de la Bénoué, région du Nord Cameroun, à environ 60 km au sud de Garoua. Elle abrite le barrage hydroélectrique de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le 14 juillet 2026 à Yaoundé, s’est tenue la consultation préliminaire du marché du Projet VIVA‑Bénoué (Le Projet d’Aménagement et de Valorisation des Investissements de la Vallée de la Bénoué</em>&#8211; <em>P166072), financé par la Banque Mondiale à hauteur de 179,7 millions d’euros. Cette rencontre, hybride et participative, a réuni des entreprises nationales et internationales autour d’un enjeu majeur : la sécurité du barrage hydroélectrique de Lagdo et la résilience des populations riveraines face aux inondations.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>L’agence responsable de la mise en œuvre est la MEADEN (Mission d’Études pour l’Aménagement et le Développement de la Région du Nord), elle agit comme interface entre les bailleurs (Banque Mondiale), les entreprises prestataires et les communautés locales. Afin de veiller à ce que les aspects techniques, sociaux et environnementaux soient respectés. </em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Lagdo est une commune rurale située dans le département de la Bénoué, région du Nord Cameroun, à environ 60 km au sud de Garoua. Elle abrite le barrage hydroélectrique de Lagdo, construit sur le fleuve Bénoué, qui constitue un pivot stratégique pour l’approvisionnement en électricité du Grand Nord et pour l’irrigation agricole. Le barrage de Lagdo, inauguré en 1982, dispose d’une capacité initiale de 72 MW et reste la principale source d’électricité du Réseau Interconnecté Nord (RIN). Son réservoir peut contenir jusqu’à 7,7 milliards de m³ d’eau. Le barrage alimente un canal d’irrigation permettant de développer la riziculture sur près de 15 000 hectares en aval .De plus, le lac de Lagdo est la principale source de poisson pour toute la région du Nord, renforçant la sécurité alimentaire. Le barrage joue un rôle essentiel dans la régulation du fleuve Bénoué, dont les crues affectent régulièrement les zones en aval jusqu’au Nigéria.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="605" height="479" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png" alt="" class="wp-image-3056" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png 605w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850-300x238.png 300w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong> Localisation des nouvelles stations hydrométriques (10) à réaliser dans le cadre<br>du projet</strong></em> <strong><em>(©</em></strong> MEADEN)</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre de Yaoundé a permis de présenter deux volets techniques :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La mise en place d’un réseau hydrométrique et d’un système d’information hydrométéorologique, couplé à un système d’alerte précoce (SAP) pour les zones en aval du barrage, jusqu’à la frontière nigériane ;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les travaux de génie civil et d’auscultation pour renforcer la sécurité du barrage, incluant l’éclairage extérieur et l’installation d’équipements spécialisés.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="605" height="351" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png" alt="" class="wp-image-3057" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png 605w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257-300x174.png 300w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Localisation des nouvelles stations météorologiques (26) à réaliser dans le cadre du projet</em></strong> <strong><em>(©</em></strong> MEADEN)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au‑delà des infrastructures, le projet s’inscrit dans une logique de gestion intégrée des risques. Les discussions ont mis en évidence les contraintes logistiques (approvisionnement en matériaux, procédures douanières), les risques environnementaux (pollution, déforestation, nuisances sonores), ainsi que les enjeux sociaux (inclusion, prévention des violences basées sur le genre, mécanismes de plaintes). Les mesures d’atténuation prévues incluent un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), un code de conduite pour les prestataires, et l’implication des communautés locales dans le gardiennage et l’entretien des installations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fruit d’une coopération entre le Cameroun et la Chine, le barrage fait aujourd’hui l’objet de financements de la Banque mondiale pour sa sécurisation. Mais le système présente une vulnerabilité particulière: la variabilité hydrologique et l’ensablement du réservoir réduisent sa capacité, ce qui impacte directement la stabilité énergétique et agricole de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Risques de maladies hydriques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapports de l’OMS et de l’UNICEF soulignent la vulnérabilité du Nord Cameroun :- <strong>Choléra </strong>: en 2026, l’Extrême‑Nord a enregistré un taux de létalité de 6,7 %, avec un taux d’attaque de 11,8 cas pour 100 000 habitants. &#8211;<strong>Accès à l’eau</strong> : 55 % des ménages dépendent de sources non améliorées.- <strong>Assainissement</strong> : 35 % utilisent des latrines non améliorées, et 15 % pratiquent encore la défécation à l’air libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces conditions accentuent les risques lors des crues, où les eaux contaminées favorisent la propagation du choléra et des diarrhées aiguës.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Témoignages de riverains</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Bakary</strong>, ancien technicien ayant travaillé sur le barrage, rappelle : <em>« Le barrage nous a donné la lumière et l’eau, mais il nous a aussi exposés aux crues soudaines. Nos champs sont parfois détruits, et les familles doivent recommencer chaque saison. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amina Mohammed Sani</strong>, doyenne du village de Lagdo, souligne : <em>« Nous avons l’électricité et un hôpital, mais quand on ouvre l’eau  du barrage, les maladies se répandent. Les enfants souffrent de diarrhées et nous craignons toujours le choléra. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chef du village Gounougou</strong> : <em>« Nous voulons que le projet prenne en compte nos réalités. Les crues détruisent nos récoltes et nos enfants tombent malades. La prévention doit être aussi sanitaire. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces témoignages traduisent une attente forte : que la sécurisation du barrage ne soit pas seulement technique, mais aussi sociale et sanitaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-3059" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-1024x576.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-300x169.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-768x432.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Populations pratiquant la riziculture dans les villages aux alentours du barrage de Lagdo (©</em></strong> MEADEN)<strong><em>.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers une démarche scientifique et participative qui illustre la volonté du projet de structurer des marchés transparents et compétitifs, les acteurs veillent à intégrer les innovations techniques et les normes de durabilité. Les procédures de passation des marchés sont attendues au 3ᵉ trimestre 2026, avec une adaptation des dossiers de consultation en fonction des retours recueillis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, le Projet VIVA‑Bénoué ne se limite pas à une réhabilitation technique : il ambitionne de créer un écosystème de sécurité hydraulique, où la science, la gouvernance et la participation citoyenne convergent pour transformer la vallée de la Bénoué en un espace de production agricole durable.En sécurisant le barrage de Lagdo, le projet doit aller au‑delà des aspects techniques : il doit intégrer une dimension sanitaire et sociale, car la résilience des populations dépend autant de la stabilité hydraulique que de la prévention des maladies hydriques. Les témoignages des riverains rappellent que la science et l’ingénierie doivent être accompagnées d’une hydrodiplomatie inclusive, où la santé publique est au cœur de la gestion des risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cameroon–EU Business Week : la France mise sur l’entrepreneuriat des jeunes pour un développement durable</title>
		<link>https://tribuneverte.online/cameroon-eu-business-week-la-france-mise-sur-lentrepreneuriat-des-jeunes-pour-un-developpement-durable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:02:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[La conférence consacrée à l’investissement de la France pour l’employabilité des jeunes a attiré l’attention, notamment par la participation remarquée de S.E. Sylvain Riquier, ambassadeur de France au Cameroun. Au‑delà&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>À l’occasion du lancement de la Cameroon–EU Business Week le 15 juin 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la France a marqué un moment fort du dialogue économique entre le Cameroun et ses partenaires européens, réaffirmant son engagement en faveur de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes. l&rsquo;Eurovillage a accueilli un  dialogue politique orienté vers, les mécanismes de financement de start‑ups et témoignages d’innovateurs locaux comme Ready Food.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence consacrée à l’investissement de la France pour l’employabilité des jeunes a attiré l’attention, notamment par la participation remarquée de <strong>S.E. Sylvain Riquier</strong>, ambassadeur de France au Cameroun. Au‑delà des discours, l’enjeu est clair : appuyer l’entrepreneuriat des jeunes pour bâtir une économie florissante et durable. La conviction portée par l’<strong>Équipe France</strong>, relayée par <strong>Business France</strong>, est que :<em> « le développement durable passe par des processus économiques intégrant la durabilité, la simplicité institutionnelle et la prévisibilité.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la France, l’appui à l’entrepreneuriat est aussi une stratégie de responsabilité sociale des entreprises (RSE<strong>)</strong>. Déjà, près de 20 000 Camerounais travaillent directement pour des entreprises françaises implantées dans le pays. Ces sociétés déploient des politiques de RSE notables, sans exclure les régions enclavées comme l’Extrême‑Nord ou l’Est. Des programmes comme <strong>Choose Africa</strong>, portés par <strong>France Volontaires</strong>, viennent en soutien aux entrepreneurs confrontés à des difficultés d’accès au crédit, renforçant ainsi la résilience économique et sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche s’inscrit dans une dynamique continentale. Lors du sommet Africa Forward 2026, organisé à Nairobi en mai en présence du président <strong>Emmanuel Macron</strong> et de son homologue kényan <strong>William Ruto</strong>, les jeunes africains ont présenté leurs réalisations dans des environnements favorables à l’innovation. Le message était clair : lorsque les conditions sont réunies, la jeunesse africaine transforme son potentiel en solutions concrètes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À Yaoundé, S.E. Sylvain Riquier a repris ce message en soulignant :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’expérience de Nairobi nous a montré que lorsque les jeunes africains disposent d’un environnement favorable, ils transforment leur potentiel en solutions concrètes. Ici au Cameroun, notre rôle est d’accompagner ces initiatives, de simplifier les cadres institutionnels et de rendre l’investissement plus lisible. La France croit en la jeunesse camerounaise comme moteur d’une économie durable et inclusive. »</em>Il a ajouté que le dialogue politique est indispensable pour lever les obstacles, rappelant qu’on peut très bien coordonner les efforts entre les autorités et les partenaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3050" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La représentante de Business France, <strong>Mme Stefanie Simon</strong>, a précisé les domaines d’intervention :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Prospection des investisseurs</li>



<li>Partage d’informations sur les opportunités</li>



<li>Passage à l’échelle des projets prometteurs.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a marqué les esprits en affirmant : <em>« Les grands d’aujourd’hui étaient les petits d’hier. La logique européenne, c’est de travailler en format avec les exigences de l’UE. »</em> Mme Simon a également rappelé que la crise du Covid‑19<strong> </strong>a laissé des leçons sur l’entrepreneuriat : les entreprises qui ont survécu sont celles qui avaient développé une politique de proximité avec différents marchés, d’où la nécessité de la diversification.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’AFD/Proparco et Start‑up 237</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Également présent à cette rencontre, l’<strong>AFD</strong> (Agence Française de Développement) , à travers <strong>Proparco</strong> (Société de Promotion et de Participation pour la Coopération Économique) , a récemment organisé un webinaire sur <em>comment vendre le Made in Cameroon en Europe</em>. Dans le cadre de cette initiative, le programme <strong>Start‑up 237</strong>, soutenu par l’AUF et l’AFD, a annoncé le financement de <strong>1</strong>00 jeunes entreprises camerounaises, avec un mentorat assuré par 46 experts.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Montant de financement : environ <strong>655 millions FCFA</strong> (enveloppe totale de 1,3 milliard FCFA).</li>



<li>Appui matériel : environ <strong>10 000 euros par structure</strong> pour le fonctionnement et le passage à l’échelle.</li>



<li>Coaching : plus de <strong>3 000 séances</strong> réalisées dans les secteurs de l<strong>’</strong>agroalimentaire, de l’agritech, de l’edtech et d’autres filières innovantes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Mme <strong>Virgie Taillot</strong> de l’<strong>AUF</strong> (Agence Universitaire de la Francophonie) a exprimé sa satisfaction pour le rendement du programme, soulignant la pertinence des résultats obtenus. Cette initiative a favorisé la mise à disposition de matériel supplémentaire et l’octroi d’un fonds de roulement d’environ 10 000 euros par structure, afin de renforcer les capacités opérationnelles des jeunes entreprises. A cela  s’accompagne également de la création d’un cadre de collaboration et de réseaux d’incubateurs couvrant les 10 régions du Cameroun, favorisant ainsi le passage à l’échelle et l’intégration des start‑ups dans un écosystème national et international mieux structuré. En juillet 2026, une visite est prévue en partenariat avec l’Université d’Aix‑Marseille dans le cadre de la Cité de l’innovation et du savoir. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Ready Food, une successs story</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Séance tenante, le témoignage de <strong>Ready Food</strong>, par la voix de sa promotrice <strong>Dodi Mukete Lydienne</strong>, a illustré concrètement l’impact de l’innovation locale.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Problème identifié</strong> : l’oignon, denrée saisonnière, entraîne de fortes pertes en période d’inondation ou de surabondance sur les marchés.</li>



<li><strong>Solution</strong> : transformation en poudre, permettant une conservation longue durée et une meilleure valorisation.</li>



<li><strong>Impact social</strong> : amélioration des conditions de travail des employés et des agriculteurs fournisseurs, avec un accent sur les femmes du Septentrion.</li>



<li><strong>Résultats</strong> : réduction significative des pertes post‑récoltes et augmentation notable du chiffre d’affaires, grâce à la valorisation de plus grandes quantités d’oignons.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La première journée de la Cameroon–EU Business Week 2026 a ouvert le dialogue autour de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes, mais l’événement se poursuivait avec un programme riche : les panels des jours suivants ont porté sur le climat des affaires, les infrastructures de transport et logistique, l’énergie, l’agro‑industrie, l’accès au financement et l’innovation numérique, sans oublier des sessions de networking ciblé entre investisseurs, entreprises et décideurs. Ces panels, organisés du 16 au 18 juin 2026, ont permis d’approfondir les secteurs prioritaires du partenariat UE–Cameroun et d’ouvrir des perspectives concrètes pour bâtir une économie plus résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Programme Plaine Centrale Agro Parc: les EIES enfreignent 102 articles de conventions internationales et 23 dispositions légales nationales.</title>
		<link>https://tribuneverte.online/programme-plaine-centrale-agro-parc-les-eies-enfreignent-102-articles-de-conventions-internationales-et-23-dispositions-legales-nationales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 11:52:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Projet Plaine Centrale Agro Parc est un vaste programme d’aménagement agricole qui s’étend le long de l’axe routier Batchenga‑Ntui‑Yoko‑Tibati‑Ngaoundéré. À terme, il doit couvrir près de 1,7 million d’hectares&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le Programme Plaine Centrale Agro Parc est prévu sur une durée d’exécution de plusieurs phases allant jusqu’en 2035, avec une phase pilote de sécurisation et d’aménagement de près de 400 000 hectares. Les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) ont été menées par des cabinets agréés, notamment Global Engineering and Environmental Risk Generis Consulting, mandatés par le MINADER (Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural</em>) <em>et le MINDCAF(Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières</em>)<em> .</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Censé transformer l’Adamaoua et le Centre en pôles agricoles modernes, le programme se heurte à une critique sévère. Le rapport de Terre et Développement Durable (TDD), une organisation de la société civile basée à Meiganga, appuyée par le CED (Centre pour l&rsquo;Environnement et le Développement)  et MBOSCUDA (Mbororo Social, Cultural and Development Association) , révèle que les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) enfreignent 102 articles de conventions internationales et 23 dispositions légales nationales.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Le Projet Plaine Centrale Agro Parc est un vaste programme d’aménagement agricole qui s’étend le long de l’axe routier Batchenga‑Ntui‑Yoko‑Tibati‑Ngaoundéré. À terme, il doit couvrir près de 1,7 million d’hectares dans les régions de l’Adamaoua et du Centre. Dans la seule région de l’Adamaoua, environ 509 000 hectares ont déjà été sécurisés : près de 189 000 hectares dans l’arrondissement de Tibati et environ 320 000 hectares dans celui de Dir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les objectifs affichés par le Programme Plaine Centrale Agro Parc sont nobles : accroître la compétitivité agricole, favoriser l’installation de grands producteurs, développer des filières stratégiques (coton, maïs, riz, palmier à huile, banane plantain), sécuriser le foncier productif et contribuer à l’import‑substitution alimentaire. Le projet s’inscrit dans le Plan National d’Investissement Agricole (PNIA) et dans la politique de croissance et d’emploi (DSCE). Pour cette phase pilote, il est question de la sécurisation et de l&rsquo; aménagement de 30 000 hectares dans les départements du Djérèm et du Mbéré, dans la région de l&rsquo;Adamaoua. Par ailleurs, le projet s’intègre dans la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30), avec une exécution progressive jusqu’à l’horizon 2035.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le constat sur le terrain est sans appel : moins de 10 % des villages impactés ont été consultés, les femmes et les jeunes sont quasi absents des discussions, et les peuples autochtones Mbororo, pourtant directement concernés, n’ont pas été associés. Les conséquences envisageables sont multiples : restriction des espaces vitaux, destruction des forêts galeries, marginalisation des communautés et montée des conflits agropastoraux. Après plusieurs mois d’investigation, entre le 16 novembre 2025 et le 11 mars 2026, l’équipe de Terre et Développement Durable (TDD) a conduit une mission de terrain dans les arrondissements de Dir et de Tibati dans la région de l&rsquo;Adamaoua, appuyée par une revue documentaire approfondie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur démarche s’est distinguée par une présence active aux audiences foraines, signe d’une volonté affirmée de proximité avec les communautés locales et autochtones. Le premier draft du rapport de ces descentes a été rendu public le 13 juin 2026. Ce travail a consisté à confronter les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) du Programme Plaine Centrale Agro Parc, aux conventions internationales ratifiées par le Cameroun, aux lois nationales en vigueur, mais aussi aux pratiques coutumières comme la Zakat, impôt traditionnel en milieu rural. Aujourd’hui, à travers cet article, TDD vient rendre publiques les conclusions de ce rapport, en donnant la parole à son président, <strong>Pierre Hervé Madougou Jagong</strong>, qui revient sur les manquements relevés et les implications pour les communautés locales et autochtones.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="850" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-1024x850.jpeg" alt="" class="wp-image-3044" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-1024x850.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-300x249.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-768x637.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Pierre Hervé Madougou </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tribune Verte Online(TVO) : Votre rapport met en évidence de nombreuses violations. Pouvez‑vous partager des données chiffrées qui illustrent l’ampleur de ces manquements ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou  :</strong> <em>« Nous avons relevé la non‑prise en compte de <strong>102 articles de conventions internationales</strong> et de <strong>23 lois nationales</strong>. Ces violations affectent quarante aspects de la vie socioéconomique et environnementale. À Dir, par exemple, la destruction des forêts galeries a entraîné en 2024 la perte de près de <strong>1 000 bœufs</strong>, soit plus de <strong>500 millions FCFA</strong> de pertes pour les éleveurs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Vous soulignez que moins de 10 % des villages ont été consultés. Comment ce chiffre a‑t‑il été établi ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« À Ngatt, seulement <strong>1,3 % de la population</strong> a été consultée ; à Mbella Assom, <strong>4,1 %</strong> ; à Kandje, <strong>8,4 %</strong>. Les femmes représentaient à peine 10 % des participants, et les jeunes étaient absents. Les Mbororo, avec leurs 45 Ardos, n’ont pas été invités. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Quels cas représentatifs illustrent les impacts sur les espaces vitaux ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« L’implantation d’une agro‑industrie à Dir a provoqué le départ massif des éleveurs, privant les autorités traditionnelles de la <strong>Zakat</strong> et rendant la disponibilité de la viande bovine aléatoire. À Tibati, un grand éleveur de plus de <strong>2 000 têtes</strong> ne sait plus où faire paître son bétail. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Vous mentionnez la recrudescence des conflits agropastoraux. Faut‑il un suivi statistique ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« Absolument. Les conflits de Ngaoundal en juin 2026 ou ceux entre les cantons de Beka Goto et Mbarnang montrent l’urgence d’un suivi statistique et de mécanismes de réparation rapide. Sans cela, les tensions risquent de dégénérer en conflits intercommunautaires. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Votre plaidoyer 60‑35‑5 est une proposition forte. Comment le renforcer ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« Nous devons documenter davantage les impacts : inventaires fauniques et floristiques, qualité de l’eau et de l’air, modélisations des changements environnementaux. C’est en donnant une valeur scientifique aux pertes que nous pourrons convaincre les autorités et les investisseurs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Programme Plaine Centrale Agro Parc apparaît aujourd’hui comme un projet conflictogène, éloigné des engagements du Cameroun en matière de lutte contre les changements climatiques. Le rapport de suivi des consultations et des audiences<br>foraines d’élaboration et de validation des Etudes d’Impacts Environnementaux et Sociaux du Programme dans les Arrondissements de Dir et de Tibati dans la région de l&rsquo;Adamaoua; révèle un paradoxe : un projet censé moderniser l’agriculture, mais qui fragilise les communautés locales et menace la paix sociale. Le plaidoyer 60‑35‑5 propose une répartition équitable des terres ainsi qu&rsquo;il suit  : 60 % pour protéger l’environnement, 35 % pour les communautés locales, et 5 % pour les investisseurs. C’est une alternative qui se veut respectueuse de la nature et des populations. Mais pour être crédible et accepté, ce plaidoyer doit s’appuyer sur des chiffres concrets et des témoignages variés, afin que la voix des communautés concernées soit réellement entendue et prise en compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Session des comptes de l&#8217;ONACC: le Cameroun a perdu 6710 milliards de Fcfa en 42 ans, à cause des changements climatiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/session-des-comptes-de-lonacc-le-cameroun-a-perdu-6710-milliards-de-fcfa-en-42-ans-a-cause-des-changements-climatiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 10:50:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son propos liminaire, le président du Conseil d’Administration de l’ONACC, M. Enoh Peter Ayuk, a rappelé que: « les changements climatiques ne sont plus le propre des scientifiques en laboratoire,&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>La 21ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC), tenue le 30 juin 2026 à Yaoundé, a rappelé l’importance des données scientifiques pour comprendre et anticiper sur les impacts, afin de limiter les pertes causées par le climat au Cameroun. Avec un budget ajusté à 1,568 milliard FCFA en 2025, l’ONACC a orienté ses activités vers la production de calendriers agricoles, de bulletins climatiques et d’analyses de vulnérabilité, confirmant son rôle de centre névralgique de la gouvernance climatique.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Les données produites par l’ONACC révèlent une corrélation directe entre variabilité climatique et pertes agricoles. La spatialisation des risques montre que les villes côtières et de montagne (Douala, Limbé, Bafoussam) sont particulièrement exposées aux inondations et glissements de terrain. Les bilans carbone confirment que les secteurs énergie et déchets restent des contributeurs majeurs aux émissions nationales. Ces résultats soulignent la nécessité d’une intégration des données climatiques dans les politiques publiques, notamment pour l’agriculture, l’urbanisme et la gestion des ressources naturelles.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son propos liminaire, le président du Conseil d’Administration de l’ONACC, <strong>M. Enoh Peter Ayuk</strong>, a rappelé que:<em> « les changements climatiques ne sont plus le propre des scientifiques en laboratoire, ou des activistes écologiques : canicule en Europe, inondations en Afrique, déplacement de blocs de glace en Amérique du Nord. Autant de phénomènes que le président Paul Biya avait anticipés en 2009, en décrétant la création de l’ONACC. Mais au‑delà des catastrophes visibles, les dérèglements climatiques entraînent aussi la résurgence de pathologies encore méconnues du monde scientifique, dont les traitements tardent à être trouvés. Ces bouleversements ont une conséquence directe sur l’économie mondiale : destruction d’infrastructures, pollution des ressources, et exposition des populations à des substances impropres. »</em></p>



<h4 class="wp-block-heading">Données et réalisations en 2025</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Calendriers agricoles</strong> : 4 calendriers ont été élaborés pour les cinq zones agroécologiques, permettant aux producteurs d’adapter leurs semis aux nouvelles réalités climatiques.</li>



<li><strong>Bulletins climatiques</strong> : 4 bulletins saisonniers et 36 bulletins décadaires ont été diffusés, intégrant prévisions, risques et impacts sectoriels.</li>



<li><strong>Spatialisation des zones à risques</strong> : Douala, Limbé et Bafoussam ont été cartographiées pour identifier les zones vulnérables aux catastrophes climatiques.</li>



<li><strong>Évaluation des pertes économiques</strong> : Les principales spéculations agricoles des cinq zones agroécologiques ont été analysées pour quantifier les pertes dues aux aléas climatiques.</li>



<li><strong>Bilan carbone national</strong> : Validation et édition des bilans pour les secteurs déchets, énergie et procédés industriels (2010‑2023).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les données produites par l’ONACC révèlent une corrélation directe entre variabilité climatique et pertes agricoles. La spatialisation des risques montre que les villes côtières et de montagne (Douala, Limbé, Bafoussam) sont particulièrement exposées aux inondations et glissements de terrain. Les bilans carbone confirment que les secteurs énergie et déchets restent des contributeurs majeurs aux émissions nationales. Ces résultats soulignent la nécessité d’une intégration des données climatiques dans les politiques publiques, notamment pour l’agriculture, l’urbanisme et la gestion des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ONACC, en tant qu’établissement public scientifique, joue un rôle clé dans la production de données fiables et leur diffusion auprès des décideurs et des communautés. Mais l’efficacité de ces outils dépendra de leur appropriation par les acteurs locaux et de la mise en œuvre de politiques d’adaptation robustes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vers un comité de résilience multiacteurs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour M. Ayuk, l’observation ne doit pas se limiter à constater : les experts et techniciens de l’ONACC doivent utiliser le budget alloué pour proposer des solutions d’adaptation et d’atténuation. Il a insisté sur la création d’un comité de résilience multiacteurs, réunissant ministères, institutions et organisations de la société civile, afin que tous les secteurs soient au même niveau d’information que les experts de l’ONACC. Ce comité permettrait de mieux cartographier les vulnérabilités, d’intégrer les données dans les mécanismes de résilience, et de développer des techniques écoresponsables<strong> </strong>adaptées aux réalités locales.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="892" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1024x892.jpeg" alt="" class="wp-image-3036" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1024x892.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-300x261.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-768x669.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>M. Enoh Peter Ayuk</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En saluant les efforts déjà fournis, M. Ayuk a reconnu qu’il reste encore beaucoup à faire pour que le Cameroun devienne un modèle scientifique en matière de résilience climatique. Cela passe par l’utilisation des ressources propres du pays, une circulation efficace de l’information, et une collaboration étroite entre acteurs publics et privés. L’approche data‑driven de l’ONACC, enrichie par une gouvernance participative, constitue une base solide pour anticiper, prévenir et protéger les populations camerounaises face aux risques climatiques et sanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une session des comptes en toute transparence</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="912" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-1024x912.jpeg" alt="" class="wp-image-3037" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-1024x912.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-300x267.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-768x684.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Prof. Dr Ing. Amougou Joseph Armathé</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Directeur Général de l’ONACC, <strong>Prof. Dr Ing. Amougou Joseph Armathé</strong>, cette 21e session du Conseil d’Administration avait pour objectif de rendre compte de l’utilisation des ressources financières mises à disposition en 2025. Deux temps forts ont marqué la rencontre : la présentation des comptes administratifs par ses soins et celle des comptes de gestion par l’agent comptable. Le budget prévisionnel était de 2,072 milliards FCFA, mais les recettes réellement mobilisées se sont élevées à 1,568 milliards FCFA, avec un taux d’exécution remarquable de 98%.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="881" height="460" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png" alt="" class="wp-image-3033" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png 881w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805-300x157.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805-768x401.png 768w" sizes="auto, (max-width: 881px) 100vw, 881px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière d’atténuation, l’ONACC a réalisé une évaluation des émissions de gaz à effet de serre dans trois secteurs clés : énergie, déchets et industrie. Ces bilans carbone constituent une base scientifique pour orienter les politiques de réduction des émissions. L’institution a également produit des prestations intellectuelle<strong>s</strong>, notamment l’évaluation des coûts des impacts des changements climatiques sur différents secteurs de développement. Ces travaux traduisent la volonté de l’ONACC de ne pas seulement observer, mais de fournir des données et des solutions concrètes pour renforcer la résilience nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le secteur rural en première ligne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur rural reste prioritaire, car la survie de ses populations dépend majoritairement des productions agricoles. Ceci est d&rsquo;autant plus urgent que l’évaluation des coûts des impacts climatiques entre 1980 et 2024 révèle que le Cameroun a perdu près de <strong>6 710 milliards FCFA</strong> à cause des chocs climatiques. Les pertes agricoles ciblées sur cinq spéculations phares (cacao, maïs, palmier à huile, banane plantain, riz), évaluées à près de <strong>798,26 milliards</strong> Fcfa en 2024 seulement. Ces chiffres ( consultables ici: <a href="https://www.onacc.cm/fr/analysis">https://www.onacc.cm/fr/analysis</a>) traduisent l’urgence d’une adaptation robuste et d’une meilleure anticipation des risques.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="895" height="480" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png" alt="" class="wp-image-3034" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png 895w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901-300x161.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901-768x412.png 768w" sizes="auto, (max-width: 895px) 100vw, 895px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Coopération et innovation pour de meilleures projections</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre à ces défis, l’ONACC a signé des accords avec des institutions comme la <strong>CDC</strong> (Cameroon Developement Corporation), la <strong>SODECOTON</strong> et plusieurs partenaires au développement, afin d’ouvrir de nouvelles pistes de financement. Précisons que la CDC et la SODECOTON sont deux grandes entreprises agro‑industrielles camerounaises, chacune spécialisée dans une filière stratégique : la CDC dans les cultures tropicales (banane, huile de palme, caoutchouc) et la SODECOTON dans le coton et ses dérivés. Elles jouent un rôle majeur dans l’économie nationale et dans le développement rural. L’institution explore également la monétisation des résultats scientifiques, en valorisant ses travaux auprès des acteurs économiques et politiques. Une innovation majeure est la mise en place d’une plateforme digitale accessible par téléphone portable, permettant aux agriculteurs et éleveurs d’obtenir directement les informations climatiques produites. Par ailleurs, l’ONACC a mené des travaux d’évaluation et de spatialisation des zones à risque dans des villes comme Douala, Limbe, Bafoussam, Tiko, Maroua, Kribi, Kai‑Kai, Yagoua et Maga, offrant aux communautés des outils pour anticiper inondations et autres catastrophes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="911" height="475" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png" alt="" class="wp-image-3038" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png 911w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959-300x156.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959-768x400.png 768w" sizes="auto, (max-width: 911px) 100vw, 911px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces avancées, un défi majeur demeure : faire parvenir les informations aux utilisateurs finaux. Car pour s’ajuster et adopter de bonnes pratiques, il faut d’abord disposer de connaissances fiables. L’agriculteur et l’éleveur dépendent du climat, mais les habitudes ancestrales ne suffisent plus face aux dérèglements actuels. L’adaptation et la résilience nécessitent une diffusion efficace des données. Le Directeur Général a également mentionné l’importance d’évaluer aussi les autres secteurs climato‑sensibles : énergie, eau, santé, travaux publics et sécurité. Plus encore, l’ONACC souhaite accompagner le gouvernement dans l’évaluation des<strong> </strong>externalités politiques, en intégrant les changements climatiques dans les budgets nationaux. L’objectif est de mesurer les conséquences positives ou négatives des politiques d’adaptation et d’atténuation, afin de donner une véritable valeur socio‑économique aux décisions publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bassin du Niger : science, finance et diplomatie pour une résilience partagée</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bassin-du-niger-science-finance-et-diplomatie-pour-une-resilience-partagee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 23:26:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du Bassin du Niger. Sous le haut parrainage du Ministère&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du  <strong>Bassin du Niger</strong>. Sous le haut parrainage du Ministère de l&rsquo;Economie de la Planification et de l&rsquo;Aménagement du Territoire (<strong>MINEPAT</strong>) , près de 60 experts , et membres de la société civile, sont venus des neuf pays membres de l’<strong>Autorité du Bassin du Niger (ABN)</strong> , pour échanger sur la nouvelle vision à accorder à la gestion hydroclimatique, la résilience climatique, la sécurité de l’eau et les financements de projets durables dans ce secteur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les dernières estimations placent les population vivants au sein du Bassin du Niger autour de 180 millions d’habitants (Autorité du Bassin du Niger (ABN), synthèses récentes et notes techniques sur l’état du bassin :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/">https://www.abn.ne</a>&nbsp;(page « Etat du Bassin » / rapports techniques)</em> ; <em> répartis sur neuf pays, exposés à des risques climatiques multiples (inondations, sécheresses, vagues de chaleur, invasions de criquets, incendies, vents violents, tempêtes de sable, ensablement). Les projections climatiques (IPCC SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5) prévoient une intensification des extrémités, une évapotranspiration en hausse et des pertes de terres cultivables d’ici 2100. L’atelier régional de Yaoundé a réuni acteurs scientifiques, diplomatiques, bailleurs et société civile pour définir des pistes d’action qui se positionnent dans la durabilité.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec près de <strong>75 000 km²</strong> de superficie intégrée au Bassin du Niger, le Cameroun occupe une position stratégique grâce à ses aquifères souterrains qui alimentent les zones sahéliennes voisines. Cette richesse hydrique fait du pays un pivot essentiel dans la gouvernance régionale de l’eau. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Guy de Bock</strong>, Coordonnateur National de l’ABN au MINEPAT, l’atelier est une étape décisive : <em>« le Cameroun, en tant que pays membre, doit jouer un rôle moteur. Renforcer les capacités locales et améliorer la gouvernance de l’eau, c’est investir dans la stabilité et la prospérité de toute la région. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son Excellence <strong>Armand Houanye</strong>, Secrétaire Exécutif de l’ABN, a insisté sur la solidarité transfrontalière : <em>« le Bassin du Niger est un bien commun. Sa gestion exige une diplomatie active et une coopération sincère entre États. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sara Nadj</strong>, représentante de la GIZ, a souligné l’importance de capitaliser sur l&rsquo;accès et le partage des données : <em>« les systèmes d’alerte précoce et les technologies satellitaires doivent guider les politiques des Etats membres, ce sera plus facile pour les partenaires techniques et financiers d&rsquo;identifier les besoins réels des populations, et donc les projets à accompagner. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Remco Doost</strong>, représentant du Ministère des Affaires étrangères des Pays‑Bas, a rappelé le rôle des partenaires financiers :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous devons transformer les idées en projets locaux , selon certains critères que nous allons identifier ensembles,  afin d’attirer les financements internationaux. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un diagnostic hydrique alarmant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays neuf (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria, Tchad) membres de l’ABN, sont chargés de coordonner la gestion intégrée des ressources en eau, la coopération transfrontalière et les projets de résilience climatique. Tous sont exposés à une palette de risques climatiques sans cesse croissants : inondations, sécheresses, vagues de chaleur (jusqu’à 47 °C), invasions de criquets, incendies de forêt, vents violents (jusqu’à 120 km/h), tempêtes de sable et formation de dunes. Les projections du GIEC à l’horizon 2100 (SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5) annoncent une intensification des pluies extrêmes, une évapotranspiration en hausse de plus de 15 % et une perte de terres cultivables estimée à 20,8 %. Face à ces défis, l’atelier régional de Yaoundé a réuni scientifiques, diplomates, bailleurs et société civile pour décliner des pistes d’action opérationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spécialistes de L&rsquo;ONACC ( Observatoire National des Changements Climatiques) ,  du Bassin du Volta, de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), du Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD)  et bien d&rsquo;autres institutions ont marqué de leur présence. Ils ont souligné des changements structurels affectant les ressources en eau : déplacement des isohyètes, modification des régimes de précipitations, création de microclimats locaux, variabilité accrue des débits fluviaux et des niveaux des nappes. Les conséquences sont concrètes : expansion des maladies hydriques, conflits d’usage entre agriculture, élevage et production d’énergie, envahissement des cours d’eau par le sable et hausse de la pollution. Le graphique de l’indice standard des débits de la station du fleuve Niger à Diré, présenté à Yaoundé, illustre une variabilité croissante et une tendance générale à la baisse des débits moyens ; signe d’une fragilisation structurelle du bassin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La disponibilité des données climatiques pour une meilleure répartition hydrique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observations terrain soulignent un ensablement préoccupant des chenaux et des plaines alluviales. Les experts présents ont convenu que le dragage n’est pas une solution durable : le sable déplacé revient inévitablement dans les lits, sans s’attaquer aux causes profondes (érosion en amont, déforestation, pratiques culturales non durables). L’ensablement menace la sécurité alimentaire (perte de terres cultivables), la résilience pastorale, la navigabilité du fleuve, la biodiversité aquatique et, in fine, la stabilité sociale et sécuritaire des zones riveraines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Autorité du Bassin du Niger (ABN) cartographie quatre grandes zones climatiques : tropical humide (≈ 1 500 m³/an par habitant), tropical sec et semi‑aride (zones de transition) et aride (&lt; 150 m³/an) (Zones climatiques et dotation en eau (tropical humide ≈ 1 500 m³/an ; aride &lt; 150 m³/an) — ABN / documents de planification régionale :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/fr/publications">https://www.abn.ne/fr/publications</a>). Les risques d’inondation et de sécheresse sont répartis sur l’ensemble du bassin, souvent en alternance, ce qui complexifie la planification. Les scénarios SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5 prévoient une intensification des extrêmes (sécheresses plus longues, épisodes de pluies extrêmes ponctuels) et une extension des zones arides (IPCC AR6 WGII, chapitres sur l’Afrique et les systèmes hydriques :&nbsp;<a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/">https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Solutions innovantes suggérées à Yaoundé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier a mis en lumière des outils et approches combinant science, finance et diplomatie :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Finance climatique (GCF) </strong>: <strong>René Schieritz</strong> a présenté des mécanismes pour rendre les projets bancables et mobiliser des financements internationaux. Un représentant de la BOAD ( Banque Ouest Africaine pour le Developpement) , a partagé les fonds disponibles pour accompagner les projets résilients.</li>



<li><strong>Technologies satellitaires (Eleaf)</strong> : démonstrations par Joost van der Woerd sur le suivi des eaux de surface et souterraines via imagerie satellite, utile pour la surveillance des nappes, la détection des tendances d’ensablement et l’alerte.</li>



<li><strong>Hydrodiplomatie (UICN)</strong> : approche visant à transformer l’eau en vecteur de coopération et de paix, essentielle pour la gouvernance transfrontalière.</li>



<li><strong>Compatibilité hydrique (IWMI)</strong> : exposée par <strong>Moctar Dembele</strong>, cette solution propose d’harmoniser les usages entre agriculture, énergie et besoins domestiques pour prévenir les conflits et optimiser les bénéfices socio‑économiques.</li>



<li><strong>Participation citoyenne des usagers et usagères du Bassin du Niger</strong> : mobilisation des organisations de la société civile, incarnée par <strong>Nouradine Touré</strong>, porte‑parole du consortium , pour assurer inclusion et acceptabilité sociale des mesures.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Priorités d’action :  vers des notes conceptuelles opérationnelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Les participants ont convenu de rédiger des notes conceptuelles pour mobiliser partenariats et financements. Pour ce faire, les priorités proposées sont :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Renforcer la surveillance hydrométéorologique (stations in situ + télédétection) et les systèmes d’alerte précoce.<br>-Promouvoir des mesures d’adaptation fondées sur la nature (restauration des zones humides, reforestation des bassins versants, corridors de sédimentation contrôlée).<br>-Développer des approches intégrées de gestion (compatibilité hydrique) conciliant agriculture, énergie et usages domestiques.<br>-Conditionner tout programme de lutte contre l’ensablement à des interventions en amont (maîtrise de l’érosion, pratiques agroécologiques) et non au seul dragage.<br>-Structurer l’ingénierie financière pour rendre les projets attractifs (garanties, cofinancements, formulation bankable).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bassin du Niger est à la croisée des chemins : sans une action concertée et multisectorielle, les tendances climatiques et anthropiques risquent d’entraver durablement la sécurité hydrique, alimentaire et socio‑politique de la région. L’atelier de Yaoundé a montré que la résilience repose sur un triptyque science‑finance‑diplomatie, adossé à une forte participation citoyenne. Les notes conceptuelles en gestation devront traduire ces orientations en projets concrets, mesurables et bancables, pour transformer le risque en opportunité de coopération régionale et de développement durable.Tout en veillant à renforcer la gouvernance transfrontalière par l’hydrodiplomatie et l’inclusion des communautés locales. Toutefois, des réticences ont été émises quant à la non implication des institutions financières de l&rsquo;Afrique Centrale, et la non accessibilité des résultats des données du projet PIDACC qui a connu un bel accomplissement en Côte d&rsquo;Ivoire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>5ᵉ Édition du Sommet des Blogueurs du Cameroun : Le Numérique et la Blogosphère au service de la Promotion de la Santé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 20:01:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC) organise la 5ᵉ édition de de la 237 Bloggers Summit, qui se déroulera le mardi 07 juillet 2026 à l’Institut Français du Cameroun (IFC)&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC) organise la 5ᵉ édition de de la 237 Bloggers Summit, qui se déroulera le mardi 07 juillet 2026 à l’Institut Français du Cameroun (IFC) de Yaoundé. Placé sous le Haut parrainage du Ministère de la Communication (MINCOM), cette édition du Sommet des Blogueurs du Cameroun réunira experts de la santé et créateurs de contenus, et portera sur un thème d&rsquo;actualité majeure : <strong>« Blogging et santé : Situation, promotion et opportunités au<br>Cameroun ».</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte socio-économique marqué par la vie chère,  où les problématiques de Santé Publique sont parfois reléguées au second plan, le Bulletin Épidémiologique annuel du Cameroun (2024) met en évidence une forte prévalence de pathologies liées au manque d&rsquo;hygiène (affections virales, bactériennes et parasitaires). Ce constat traduit un déficit d’information et de prévention au sein des communautés. Face à ce défi, l’ABC souhaite capitaliser sur l&rsquo;omniprésence d&rsquo;Internet et des réseaux sociaux dans les ménages camerounais, pour replacer la santé comme un bien précieux à préserver grâce aux outils digitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Thierry Didier KUICHEU</strong>, Président de l’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC): <em>« Internet est aujourd&rsquo;hui le media de masse le plus utilisé au Cameroun, grâce à son taux de pénétration de plus en plus élévé. Notre objectif avec cette édition est de construire un pont solide entre les acteurs (institutions Publiques et Privées, Chercheurs, spécialistes, etc.) du Secteur de la Santé et la Blogosphère pour faire de la prévention sanitaire une réalité quotidienne. Le Blogging offre une opportunité exceptionnelle pour une meilleure application de la Charte d&rsquo;Ottawa de 1986, en donnant aux populations les clés nécessaires pour reprendre le contrôle de leur propre santé. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-576x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3008" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-576x1024.jpeg 576w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-169x300.jpeg 169w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-768x1365.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-864x1536.jpeg 864w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49.jpeg 900w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet réunira environ 80 participants triés sur le volet, incluant une soixantaine de blogueurs et créateurs de contenus résidant au Cameroun, des représentants des Administrations Sectorielles, des professionnels de la Santé, des Organisations de la Société Civile et des Partenaires au Développement. Les travaux s&rsquo;articuleront autour des exposés/présentations et de deux panels majeurs animés par dix experts invités :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Panel 1</strong> : Numérique et Santé : Impact de la communication digitale pour la promotion de la Santé et son rôle comme atout majeur pour le changement de comportement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Panel 2</strong> : Infodémie et approche « Une Seule Santé » : Filtrer l&rsquo;information digitale pour bâtir une meilleure résilience sanitaire des hommes des animaux et de l’environnement au Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à la participation active de nombreux partenaires institutionnels et internationaux de premier plan ,  notamment:  le MINSANTE, le MINEPIA, le MINCOM, le Programme Zoonoses, le PNLP, le CNLS et le PEV, l&rsquo;OMS, la FAO, la GIZ, l&rsquo;IRD et le CIRAD, le sommet débouchera sur des livrables concrets. Il s&rsquo;agira notamment de la formulation de recommandations stratégiques destinées aux pouvoirs publics et du lancement d&rsquo;une communauté de la blogosphère de la santé, associant étroitement blogueurs et professionnels de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée à Yaoundé en août 2017, l&rsquo;Association des Blogueurs du Cameroun (ABC) regroupe une quarantaine de membres actifs et œuvre activement pour la vulgarisation, la professionnalisation et la visibilité du Blogging auprès du grand public, des autorités et des institutions. Guidée par des valeurs de démocratie, de bonne Gouvernance, de liberté et de paix, l&rsquo;ABC s&rsquo;attache à promouvoir le développement socio-économique à travers l&rsquo;utilisation citoyenne et stratégique des avantages qu&rsquo;apporte Internet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contacts Presse &amp; Inscriptions</strong> :Thierry Didier KUICHEU (Président de l&rsquo;ABC)<br>Tél : +237 679 295 489<br>E-mail : president@blogueurs.cm<br>Pour toute demande d&rsquo;accréditation média ou d&rsquo;information complémentaire, veuillez écrire à : abc@blogueurs.cm</p>
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