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	<title>pandemic Archives - Tribune Verte</title>
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	<description>Un regard écologique de l&#039;information</description>
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	<title>pandemic Archives - Tribune Verte</title>
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	<item>
		<title>De l&#8217;alimentation au matériel médical : comment phtalates et bisphénols nous intoxiquent ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 09:48:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
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					<description><![CDATA[Yaoundé, Kribi, Douala&#8230;la guerre est ouverte contre l&#8217;insalubrité, à cause du fait que dans les rues, les marchés, les hôpitaux, les supermarchés, le plastique est omniprésent. Il emballe, conserve, transporte,&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Yaoundé, Kribi, Douala&#8230;la guerre est ouverte contre l&rsquo;insalubrité, à cause du fait que dans les rues, les marchés, les hôpitaux, les supermarchés, le plastique est omniprésent. Il emballe, conserve, transporte, protège. Mais derrière sa souplesse et sa praticité se cache une menace invisible : les phtalates et bisphénols, deux perturbateurs endocriniens qui migrent dans les aliments, les liquides, et même dans le sang.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Une enquête menée par l’African Environmental Network (AEN) révèle l’ampleur de cette contamination silencieuse. À la faveur d&rsquo;un atelier de sensibilisation tenu le 17 mars 2026, nous avons receuilli des témoignages, des données scientifiques et des observations de terrain, à la suite d&rsquo;un rapport produit par AEN en partenariat avec IPEN, qui tente de dévoiler une réalité méconnue : le plastique ne pollue pas seulement l’environnement, il contamine notre organisme.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bisphénols et les phtalates sont des perturbateurs endocriniens omniprésents dans notre quotidien : emballages plastiques, cosmétiques, jouets, matériaux de construction et électroménagers. Leur exposition entraîne la présence de nanoparticules chimiques dans l’organisme, capables d’interférer avec le système hormonal. Comme l’a rappelé <strong>Cécile Kameni</strong>, responsable IPEN pour l’Afrique francophone: <em>« tout le monde est concerné : pas seulement ceux qui manipulent les objets contaminés, mais aussi les consommateurs ordinaires »</em>. IPEN (International Pollutants Elimination Network) est le réseau mondial d’ONG travaillant à éliminer les polluants chimiques dangereux (comme les POPs – Polluants Organiques Persistants). Cette institution présente dans 15 pays, coordonne les activités de 70 ONG, dans un objectif commun : protéger la santé humaine et l’environnement contre les substances toxiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Exposition quotidienne dans les usages domestiques et alimentaires</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Cameroun, l’exposition aux phtalates et bisphénols ne se limite pas aux emballages industriels. Elle est directement liée aux pratiques courantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Gamelles de nourriture</strong> et <strong>films alimentaires</strong> utilisés pour conserver ou transporter les repas.</li>



<li><strong>Eaux minérales en sachet</strong> et bouteilles en <strong>PET</strong>, souvent exposées au soleil.</li>



<li><strong>Seaux de peinture réutilisés</strong> comme contenants alimentaires dans les ménages.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Vous l&rsquo;aurez donc compris, les boules de couscous chaud, maïs, arachide, beignets-haricots et bien d&rsquo;autres aliments servis dans des plastiques à haute température, sont des voies directes de contamination aux phtalates et bisphénols. Ces habitudes, banales en apparence, favorisent la migration des additifs chimiques vers les aliments, surtout lorsqu’ils sont chauds ou acides. Le temps de migration est estimé à 2 heures à une température de 60–70 °C, typique des aliments chauds ou de l’exposition directe au soleil.  Or nous savons combien les produits de consommation mettent souvent long dans les rayons, surtout dans les petites échoppes du quartier. Les consommateurs ingèrent ainsi des doses invisibles de perturbateurs endocriniens, qui s’accumulent dans l’organisme et augmentent les risques de cancers, troubles de fertilité et maladies neurologiques. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier.webp"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="800" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier.webp" alt="" class="wp-image-2863" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier.webp 800w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier-300x300.webp 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier-150x150.webp 150w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/fruit-feeder-pacifier-768x768.webp 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tétines pour enfants, contaminées aux phtalates et bisphénols.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ghislaine Tchokouatou</strong>, présidente de l’Association des Femmes pour la Planète Bio (AFEPB), raconte :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Lors des fêtes, les enfants reçoivent des jouets en plastique, des tétines que les nourrissons sucent à longueur de journée, des ballons… Les parents ignorent que ces objets contiennent des substances qui affectent le développement neurologique. On observe de plus en plus de troubles d’attention (TDA) chez les tout-petits. »</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Monkam</strong>, responsable régional de Name Recycling, alerte :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les préformes PET que nous recevons pour fabriquer les bouteilles sont déjà contaminées. Rien qu’à ce niveau, on devrait exiger que les ingrédients importés soient contrôlés. »</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>AEN: mène une étude pour voir l’invisible</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce constat, l’African Environmental Network (AEN), sous la coordination de <strong>Paul Lodry Dongmo</strong>, a lancé une étude dans les supermarchés de Yaoundé et Kribi. Dans l&rsquo;objectif  de dresser un état des lieux de la présence des phtalates et bisphénols dans les produits de consommation courante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce qu’on ne voit pas est beaucoup plus difficile à combattre. Plus de 16 000 produits chimiques entrent dans la fabrication du plastique, dont certains ne sont pas réglementés, cela représente un risque sanitaire dont il est impératif d&rsquo;identifier le schéma d&rsquo;approvisionnement, avant de se retrouver dans le circuit courant menant au consommateur final. »</em></p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520.png"><img decoding="async" width="816" height="446" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520.png" alt="" class="wp-image-2867" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520.png 816w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520-300x164.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-112520-768x420.png 768w" sizes="(max-width: 816px) 100vw, 816px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Extrait du rapport produit par AEN et IPEN. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude s’appuie sur les données de <strong>ComTRADE (OMC)</strong> pour pallier l’absence de statistiques nationales sur les importations chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a eu certes un Arrêté conjoint de 2012 qui interdit les sacs plastiques non biodégradables. A cela s&rsquo;est ajouté un Décret de 2019 qui renforce la réglementation sur les emballages plastiques. Mais ces deux textes présentent une limite majeure : aucun ne mentionne explicitement le bisphénol A ou les phtalates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après de récents rapports produits par IPEN, le Cameroun a importé plus de 265 000 tonnes de polymères d’éthylène et 83 000 tonnes de PVC sur la décennie, contre quelques milliers de tonnes exportées. Les exportations limitées concernent surtout des déchets plastiques collectés et semi‑transformés, avec peu de valeur ajoutée.  Mais comme dans plusieurs autres secteurs, l’absence de données statistiques nationales précises , oblige les chercheurs à se référer à des bases internationales comme ComTRADE (OMC).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646.png"><img decoding="async" width="471" height="312" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646.png" alt="" class="wp-image-2857" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646.png 471w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Capture-decran-2026-03-23-095646-300x199.png 300w" sizes="(max-width: 471px) 100vw, 471px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Même si les volumes exportés sont faibles, les importations massives introduisent des additifs chimiques (phtalates, bisphénols) qui contaminent les produits locaux (Source IPEN).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Les exportations de produits plastiques du Cameroun restent faibles et irrégulières : sur les cinq dernières années (2019‑2024), le pays a surtout importé des polymères et des préformes PET, tandis que ses exportations se limitent à des volumes modestes de déchets plastiques et de produits semi‑transformés. Les données disponibles montrent une dépendance forte aux importations, ce qui complique le contrôle des additifs chimiques comme les phtalates et bisphénols.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les projets comme R‑PET (Sources du Pays/Ecogreen) contribuent à la diminution de la présence de plastiques usagers dans les drains et cours d&rsquo;eau, mais leur impact reste limité. Le rapport complet de l&rsquo;étude menée par AEN paraîtra dans les prochains jours pour éclairer les décideurs et mobiliser les citoyens. Car sans données consolidées, il est difficile de mesurer la contamination chimique (phtalates, bisphénols) dans les flux commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les effets de l&rsquo;exposition aux bisphénols et phtalates sur la santé sont bien documentés : de la multiplication des cancers hormonodépendants, aux problèmes de fertilité chez les deux sexes, sans oublier les troubles du comportement et maladies neurologiques, ainsi que les altérations du développement embryonnaire et fœtal. Ces substances sont cancérogènes, mutagènes et létales (CML). Pourtant, elles ne sont pas mentionnées dans les lois camerounaises sur les plastiques. Pour mener un plaidoyer fort, il est impératif de mener une étude portant sur les risques sanitaires que l&rsquo;on peut déja imputer à la contamination aux bisphénols et phtalates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude de l’AEN vise à établir une collaboration interinstitutionnelle entre le MINSANTÉ, le MINEPDED, le MINCOMMERCE, le MINRESI et le MINCOM. Objectif : prendre des mesures incitatives pour sensibiliser la population et encadrer les produits à risque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Propositions concrètes en plus de la mise en place d&rsquo;un système de contrôle  douanier aux frontières, s&rsquo;agissant  des produits chimiques importés : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Normes de concentration pour les contenants alimentaires, cosmétiques, peintures</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mention des seuils de tolérance sur les emballages et jouets</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mesure de la concentration réelle dans l’organisme</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Stratégie de communication nationale sur les risques liés aux plastiques</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mobilisation de la communauté scientifique pour produire des données locales</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens-683x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-2865" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens-683x1024.jpeg 683w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens-200x300.jpeg 200w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/Biodegradable-Food-Containers-for-Conscious-Kitchens.jpeg 736w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alternatives aux emballages plastiques, en matière biodégradable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre recommandation formulée  était à l&rsquo;endroit de l&rsquo;ANOR (Agence des Normes et de la Qualité); l’organisme public camerounais chargé de l’élaboration, de l’homologation et de la promotion des normes, ainsi que de la certification et de l’évaluation de la conformité des produits et services. L’ANOR doit réajuster ses normes pour intégrer les nouveaux seuils de tolérance, les nouveaux produits et les nouveaux partenaires commerciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recyclage est utile certes, mais il ne nettoie pas les nanoparticules déjà présents dans nos organismes. Il est temps de passer d’une gestion visible des déchets à une lutte invisible contre la contamination chimique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ange ATALA</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Road to Redress à Diamniadio : JVE Cameroun et JVE Sénégal, outillent la jeunesse aux recours indépendants</title>
		<link>https://tribuneverte.online/road-to-redress-a-diamniadio-jve-cameroun-et-jve-senegal-outillent-la-jeunesse-aux-recours-independants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 10:02:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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		<category><![CDATA[lady]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>DIAMNIADIO, 27 janvier 2026 – Reportage spécial</strong> — Pendant que les délégués gouvernementaux débattaient dans les grandes salles climatisées du Centre International de Conférences Abdou Diouf, une autre conférence se tenait dans les marges — celle de ceux qui refusent d&rsquo;attendre que le monde décide sans eux. En marge de la réunion préparatoire de haut niveau pour la Conférence des Nations Unies sur l&rsquo;eau 2026, Jeunes Volontaires pour l&rsquo;Environnement Cameroun (JVE Cameroun) et Jeunes Volontaires pour l&rsquo;Environnement Sénégal (JVE Sénégal) co-organisaient une activité de sensibilisation pas comme les autres, une session de jeu pédagogique autour de <em>Road to Redress</em>, le jeu conçu par le Mécanisme de Recours Indépendant (MRI) du Fonds Vert pour le Climat, pour démystifier les voies de recours climatique auprès des communautés et des jeunes militants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où la jeunesse africaine a été quasi absente du programme officiel de la réunion préparatoire, l&rsquo;initiative prend une résonance particulière. Elle dit, avec la force du concret, ce que les grandes déclarations peinent encore à incarner : l&rsquo;éducation à la redevabilité climatique est une urgence, et elle ne peut attendre les prochaines conférences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un jeu, mais un jeu sérieux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour certains plaignants potentiels, l&rsquo;idée de déposer une plainte auprès d&rsquo;un mécanisme de redevabilité peut sembler déroutante et fastidieuse. Quel est le processus ? Combien de temps cela prendra-t-il ? Quelles situations peuvent survenir ? Si le processus peut sembler une seconde nature pour ceux qui travaillent dans le domaine de la résolution des griefs et de la redevabilité, pour de nombreux individus et organisations de la société civile, le sentiment de méconnaître le processus peut à lui seul décourager le dépôt d&rsquo;une plainte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément ce constat qui a présidé à la création de <em>Road to Redress</em>. Les joueurs se déplacent sur le plateau et rencontrent différents scénarios hypothétiques pouvant survenir au cours des quatre étapes d&rsquo;une plainte : l&rsquo;éligibilité, la résolution de problèmes, l&rsquo;examen de conformité, et le recours et suivi. Un dispositif ludique, mais rigoureusement ancré dans la réalité procédurale du MRI du Fonds Vert pour le Climat — le mécanisme qui traite les plaintes des personnes qui estiment être négativement affectées par des projets ou programmes financés par le FVC, et qui accepte également des demandes de réexamen des propositions de financement refusées par le Conseil du FVC.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.22.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.22-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-2887" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.22-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.22-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.22-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.22.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La session a réuni une vingtaine de jeunes militants, étudiants et représentants d&rsquo;organisations de la société civile d&rsquo;Afrique subsaharienne. Cartes en main, smartphones posés, ils se sont penchés sur le plateau de jeu avec une concentration qui disait tout de l&rsquo;appétit de cette génération pour des outils qui lui parlent vraiment. En quelques heures, à travers les scénarios simulés du jeu, ils ont appréhendé les conditions de recevabilité d&rsquo;une plainte, les droits des communautés affectées, la logique de l&rsquo;instruction d&rsquo;un dossier et les possibilités de réparation — une formation que des mois de lecture de documents techniques n&rsquo;auraient pas rendue aussi immédiatement accessible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Faire passer le message au plus grand nombre » : la philosophie de Blondel Silenou</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est <strong>Blondel Silenou</strong>, Secrétaire Général de JVE Cameroun et formateur principal de la session, qui a conduit les participants à travers les méandres pédagogiques du jeu avec une maîtrise forgée par des années d&rsquo;engagement sur le terrain de la gouvernance climatique et de la justice environnementale en Afrique francophone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, le recours à <em>Road to Redress</em> dans ce contexte précis n&rsquo;est pas un simple choix méthodologique — c&rsquo;est un acte politique. <em>« Cette approche s&rsquo;inscrit dans une démarche stratégique visant à inclure toutes les parties prenantes et à faire passer le message au plus grand nombre. Nous ne pouvons plus nous contenter de former des spécialistes qui parleront à d&rsquo;autres spécialistes dans des salles fermées. La redevabilité climatique doit devenir une culture populaire, accessible à un jeune de Maroua comme à un étudiant de Dakar, à une femme agricultrice du Sahel comme à un activiste urbain de Douala. Le jeu est précisément cet outil de démocratisation du savoir que nous cherchions »</em>, a-t-il déclaré à l&rsquo;issue de la session, entouré de participants encore animés par les débats générés autour du plateau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Blondel Silenou</strong> va plus loin dans sa réflexion : <em>« Le MRI du FVC est un droit. Ce n&rsquo;est pas un privilège réservé aux organisations bien dotées qui peuvent se payer des juristes. C&rsquo;est un droit ouvert à toute communauté, à tout individu affecté par un projet climatique mal conduit. Mais un droit dont on ne connaît pas l&rsquo;existence est un droit mort. Notre responsabilité, en tant qu&rsquo;organisation de la société civile, est de le faire vivre, de le rendre tangible, de le mettre entre les mains de ceux qui en ont le plus besoin. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision — ancrer la redevabilité climatique dans les pratiques quotidiennes des acteurs de base plutôt que de la cantonner aux cercles d&rsquo;experts — constitue le fil directeur de l&rsquo;engagement de JVE Cameroun sur les questions de MRI depuis plusieurs années. Elle se déploie ici, à Diamniadio, avec une acuité renforcée par le contraste entre le programme officiel — d&rsquo;où les jeunes étaient pratiquement absents — et cette session parallèle, vivante, interactive, où une poignée de militants découvraient qu&rsquo;ils avaient des droits et les moyens de les exercer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>JVE Cameroun et JVE Sénégal : une alliance pédagogique et politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de déployer cet outil en marge de la Conférence de l&rsquo;eau de l&rsquo;ONU illustre la conviction partagée par les deux organisations que les grands rendez-vous internationaux ne doivent pas seulement être des espaces de négociation entre États, mais aussi des occasions de renforcer les capacités des acteurs de base qui, sur le terrain, vivent au quotidien les conséquences des décisions prises dans ces salles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">JVE Cameroun, basé à Yaoundé, dispose d&rsquo;une expérience documentée dans l&rsquo;accompagnement des communautés et des organisations de jeunesse sur les mécanismes de financement climatique et de redevabilité. Bénéficiaire du programme de plaidoyer civil de la société civile du FVC, l&rsquo;organisation a fait du renforcement des capacités des jeunes et des osc africains sur le MRI une priorité stratégique — notamment dans les pays francophones où la méconnaissance de ces outils reste la plus prononcée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djibril Niang</strong>, Directeur exécutif de JVE Sénégal, co-facilitateur de l&rsquo;activité, a quant à lui insisté sur la dimension politique de l&rsquo;initiative : <em>« Nous ne sommes pas ici pour faire de la formation pour la formation. Nous sommes ici parce que les communautés africaines — rurales, autochtones, vulnérables — sont les premières victimes du changement climatique et les premières ignorées des mécanismes censés les protéger. Road to Redress leur donne les clés d&rsquo;une porte qu&rsquo;on leur a toujours dit qu&rsquo;elles ne pourraient pas ouvrir. Notre rôle est de leur montrer que si. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Eau, climat et recours : des liens que Dakar n&rsquo;a pas suffisamment tissés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;articulation entre la crise de l&rsquo;eau et les mécanismes de redevabilité du financement climatique est encore trop rarement explicitée dans les grands forums internationaux. Pourtant, nombre de projets financés par le FVC touchent directement à la gestion des ressources hydriques — barrages, systèmes d&rsquo;irrigation, zones humides, projets d&rsquo;adaptation côtière. Le Mécanisme de Recours Indépendant du FVC répond aux plaintes des personnes qui estiment avoir été négativement affectées par des projets ou programmes du FVC n&rsquo;ayant pas respecté ses politiques et procédures opérationnelles — y compris les allégations de non-respect des sauvegardes environnementales et sociales adéquates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand un projet de gestion de l&rsquo;eau financé par le FVC provoque des déplacements de population, restreint l&rsquo;accès à une ressource vitale ou marginalise des communautés dans sa conception, ces dernières ont théoriquement le droit de se retourner contre les entités accréditées responsables de sa mise en œuvre. Théoriquement — car dans la pratique, l&rsquo;accès à ce droit suppose une connaissance minimale du mécanisme, une capacité à documenter les faits, et une organisation pour porter le dossier. Autant de conditions que <em>Road to Redress</em>, entre les mains expertes de Blondel Silenou et de JVE Sénégal, aide à construire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« On ne peut pas parler de financement pour l&rsquo;eau sans parler de qui contrôle ce financement, qui en bénéficie réellement, et quels recours existent quand les choses tournent mal pour les communautés. Dakar était le bon endroit pour poser cette question. Même si personne dans le programme officiel ne l&rsquo;avait inscrite à l&rsquo;ordre du jour »</em>, a relevé <strong>Blondel Silenou</strong> avec une ironie mesurée, qui en dit long sur le fossé persistant entre les ambitions affichées des grandes conférences et les réalités vécues par les populations du terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce que les participants ont emporté dans leurs bagages</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;issue de la session, les participants n&rsquo;ont pas seulement emporté une meilleure compréhension du MRI du FVC. Ils ont pris des engagements concrets : constituer dans leurs pays respectifs un réseau de jeunes référents sur les mécanismes de recours climatique, documenter les cas de projets ayant affecté des communautés sans voie de recours adéquate, et porter ce plaidoyer jusqu&rsquo;à la Conférence finale des Nations Unies sur l&rsquo;eau, prévue en décembre 2026 aux Émirats arabes unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je travaille sur les questions d&rsquo;eau depuis trois ans. Je n&rsquo;avais jamais entendu parler de ce mécanisme. Maintenant que je sais qu&rsquo;il existe, je sais aussi ce que je dois faire quand un projet affecte les communautés que j&rsquo;accompagne »</em>, a confié une participante venue de Thiès. Un témoignage simple, mais qui résume à lui seul la valeur de ce type d&rsquo;initiative — et qui donne raison, rétrospectivement, à la démarche stratégique portée par <strong>Blondel Silenou</strong> : atteindre non pas les convaincus, mais ceux qui ne savaient pas encore qu&rsquo;ils avaient quelque chose à défendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;expérience de sessions similaires organisées par le MRI dans d&rsquo;autres régions du monde a montré que la pratique du jeu <em>Road to Redress</em> ancre durablement la compréhension du processus de traitement des plaintes chez les participants, bien au-delà de ce que permettent les approches purement théoriques. C&rsquo;est précisément cette transformation — de la méconnaissance à la capacité d&rsquo;agir — que JVE Cameroun et JVE Sénégal cherchent à catalyser, conférence après conférence, terrain après terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une graine plantée à Diamniadio</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux organisations ont annoncé leur intention de poursuivre cette dynamique dans les prochains mois, en ciblant d&rsquo;autres pays francophones d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et d&rsquo;Afrique centrale, où les déficits de capacité sur les questions de redevabilité climatique sont les plus criants. Des sessions <em>Road to Redress</em> sont d&rsquo;ores et déjà envisagées dans le cadre de formations régionales à destination des organisations de jeunesse et des communautés de base.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.39.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.39-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-2888" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.39-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.39-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.39-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-18.27.39.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">À Diamniadio, pendant que les grandes déclarations s&#8217;empilaient dans les rapports officiels, une poignée de jeunes apprenait concrètement — dé en main et plateau devant eux — à tenir les institutions climatiques pour responsables. Dans ces interstices que les agendas officiels ne prévoient pas, dans ces marges que les organisateurs n&rsquo;ont pas su — ou voulu — intégrer au programme, <strong>Blondel Silenou</strong> et ses partenaires de JVE Sénégal construisaient patiemment ce que les grandes conférences promettent sans toujours livrer : une société civile informée, outillée, et déterminée à ce que les droits des plus vulnérables ne soient plus des droits théoriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car un financement climatique qui ne rend pas compte aux communautés qu&rsquo;il prétend protéger n&rsquo;est pas de la justice climatique. C&rsquo;est de la philanthropie à sens unique. Et cette génération-là n&rsquo;en veut plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Puissance Koloko</strong> (envoyé spécial <strong>à Diamniadio</strong>)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Femmes et filles face à la crise de l’eau et de l’assainissement dans l’Extrême-Nord du Cameroun</title>
		<link>https://tribuneverte.online/femmes-et-filles-face-a-la-crise-de-leau-et-de-lassainissement-dans-lextreme-nord-du-cameroun/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 06:46:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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					<description><![CDATA[La crise mondiale de l’eau et de l’assainissement frappe surtout les femmes et les filles. Dans l’Extrême-Nord du Cameroun, cette vulnérabilité se traduit par une charge domestique lourde, des risques&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>La crise mondiale de l’eau et de l’assainissement frappe surtout les femmes et les filles. Dans l’Extrême-Nord du Cameroun, cette vulnérabilité se traduit par une charge domestique lourde, des risques sanitaires et une insécurité permanente. Cet article analyse les données mondiales à la lumière des réalités locales pour montrer l’urgence d’une gouvernance inclusive.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’eau, une corvée qui enferme les femmes et les flles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport conjoint de l’UNICEF et de l’OMS sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène des ménages (2000-2022) révèle que 1,8 milliard de personnes vivent dans des foyers sans accès direct à l’eau. Dans sept ménages sur dix, ce sont les femmes et les filles de plus de quinze ans qui assurent la collecte, contre seulement trois sur dix pour les hommes. Les filles de moins de quinze ans sont également plus concernées que les garçons, avec une proportion de 7 % contre 4 %.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’Extrême-Nord du Cameroun, cette corvée quotidienne se traduit par des heures de marche sous un climat aride pour atteindre des points d’eau souvent éloignés et insalubres. Le temps consacré à cette tâche prive les jeunes filles d’éducation et réduit leurs perspectives d’avenir, accentuant les inégalités de genre. Chaque pas effectué pour aller chercher de l’eau devient un pas loin de l’école, du jeu et de la sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Santé et dignité en péril dans un contexte de fragilité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne que plus d’un demi-milliard de personnes partagent encore des toilettes avec d’autres foyers, compromettant la vie privée et la sécurité des femmes et des filles. Dans 22 pays étudiés, elles sont plus susceptibles que les hommes de ne pas se sentir en sécurité lorsqu’elles marchent seules la nuit pour accéder à ces installations, et d’être confrontées au harcèlement sexuel. Dans les villages de l’Extrême-Nord, où les infrastructures sanitaires sont rudimentaires, cette réalité se traduit par une insécurité permanente et une atteinte à l’intimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence d’espaces sûrs pour gérer les menstruations renforce la marginalisation des adolescentes, qui se voient exclues des espaces scolaires et communautaires. Dans 51 pays, les femmes des ménages les plus pauvres et les personnes handicapées sont les plus privées d’espaces sûrs pour se laver et se changer.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’OMS, 1,4 million de vies sont perdues chaque année en raison du manque d’eau, d’assainissement et d’hygiène. Dans l’Extrême-Nord, les épidémies de choléra et de diarrhée sont récurrentes, aggravées par l’utilisation de sources d’eau contaminées. Les femmes et les filles, en première ligne de la collecte et des soins domestiques, sont exposées à des maladies infectieuses, à des blessures et à des violences lorsqu’elles doivent sortir pour chercher de l’eau ou utiliser des toilettes éloignées. Leur rôle central dans les tâches domestiques accroît leur vulnérabilité et limite leur accès à l’éducation et à l’emploi. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Gouverner autrement pour transformer une crise en opportunité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres globaux renforcent l’urgence : 2,2 milliards de personnes n’ont pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité, 3,4 milliards ne disposent pas d’installations sanitaires sûres et 2 milliards ne peuvent pas se laver les mains avec de l’eau et du savon chez elles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre 2015 et 2022, des progrès ont été enregistrés : l’accès à l’eau potable sûre est passé de 69 % à 73 %, l’assainissement sûr de 49 % à 57 %, et les services d’hygiène de base de 67 % à 75 %. Mais ces avancées restent insuffisantes. Pour atteindre l’objectif de développement durable d’ici 2030, il faudrait multiplier par six le rythme actuel pour l’eau potable, par cinq pour l’assainissement et par trois pour l’hygiène.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’Extrême-Nord, où les besoins sont immenses et les défis structurels persistants, cette accélération est vitale pour réduire les inégalités de genre et renforcer la résilience communautaire. La crise de l’eau et de l’assainissement illustre de manière saisissante les inégalités mises en évidence par l’ONU. Les femmes et les filles, déjà fragilisées par la pauvreté et l’insécurité, portent le poids disproportionné de cette urgence.  L’intégration des considérations de genre dans les politiques hydrauliques et sanitaires est une nécessité absolue. Investir dans des solutions inclusives et durables, centrées sur les femmes et les filles, est la clé pour transformer une crise en opportunité de justice et de résilience.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Baltazar Atangana (Gender Advisor) et Cynthia Mbida (WASH Specialist)</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cameroun : lancement du projet de révision du PNACC, entre ambition climatique et mécanismes de financements durables</title>
		<link>https://tribuneverte.online/cameroun-lancement-du-projet-de-revision-du-pnacc-entre-ambition-climatique-et-mecanismes-de-financements-durables/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 03:34:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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		<category><![CDATA[Health]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Cameroun a officiellement lancé ce jeudi 4 décembre 2025 à Yaoundé, son projet de révision du Plan National d’Adaptation aux Changements Climatiques (PNACC), financé à hauteur de 2,8 millions&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le Cameroun a officiellement lancé ce jeudi 4 décembre 2025 à Yaoundé, son projet de révision du Plan National d’Adaptation aux Changements Climatiques (PNACC), financé à hauteur de 2,8 millions de dollars par le Fonds Vert pour le Climat, avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) comme partenaire d’exécution et la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) comme entité nationale de mise en œuvre.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Etalé sur une durée de 36 mois, ce projet a été lancé dans la salle de conférences de la CAA, en la présence de son Directeur Générale, <strong>M. Noah Ndongo Adolphe</strong>. A l&rsquo;occasion  de cet atelier de 2 jours,  des discussions seront menées sous le regard de<strong> David Meissner</strong>, membre de la Commission Climat Afrique (CCA) de l&rsquo;UNEP, la présence significative du Secrétaire Général du MINEPDED, <strong>Pr. Tchawa</strong>, ainsi que du DG de l’ONACC, <strong>Pr. Amougou</strong>, sous la coordination générale de <strong>Pr. Christophe Bring</strong>, Directeur de la Conservation et de la Gestion des Ressources Naturelles au MINEPDED (Ministère de l&rsquo;Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sont également conviés à la table des discussions, des figures emblématiques de la société civile telles que <strong>Cécile Ndjebet</strong>, l&rsquo;Ingénieure agronome est reconnue internationalement pour son engagement en faveur des droits des femmes et d&rsquo;une gouvernance forestière plus équitable. L&rsquo;autre fait marquant de cette rencontre est la désignation du coordonnateur national du projet, en la personne de <strong>M</strong>.<strong>Wagnoun Tchonkap Valentin</strong>, expert en écodéveloppement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenant sur les écueils de la première version du PNACC sorti en juin 2015, <strong>M. Timothé Kagonbe</strong>, point focal Changements Climatiques au MINEPDED, a démontré que le 1ier PNACC (2015) du Cameroun n’a pas atteint ses objectifs principalement à cause de faiblesses institutionnelles, d’un manque de financement, d’une gouvernance peu inclusive et de l’absence d’outils de suivi-évaluation. Ces limites ont empêché la mise en œuvre effective des mesures d&rsquo;adaptations aux changements climatiques énoncées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cameroun est riche de 5 grandes aires agroécologiques qui font face aux désagréments liés au dérèglement climatique ainsi qu&rsquo;il suit :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Zone soudano-sahélienne : déjà frappée par la désertification, avec une perte de 30 % des pâturages en 20 ans.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Zone de savane guinéenne : recul des forêts galeries, disparition d’espèces locales comme le pangolin.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Zone forestière humide : exploitation illégale et fragmentation des habitats menacent les grands singes.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Zone de montagne (Adamaoua, Nord-Ouest) : érosion des sols, baisse de la fertilité agricole.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Zone côtière : biodiversité marine en danger (tortues, dauphins, lamantins).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les relevés de l’ONACC ( Observatoire Nationale sur les Changements Climatiques) , certaines zones du littoral camerounais perdent jusqu’à 5 mètres de côte par an. A Kribi ou à Campo, il devient banale d&rsquo;observer que l’érosion côtière  grignote chaque année plusieurs mètres de littoral. Les villages de pêcheurs voient leurs habitations menacées, les plages disparaissent, et les infrastructures installées sur le domaine portuaire sont exposées. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci a pour conséquence directe la perte de terres agricoles, le recul des mangroves, l&rsquo;élévation du niveau de la Mer, l&rsquo;augmentation du degré de la salinité, tout ce qui concourt à la menace sur le tourisme balnéaire. Le PNACC prévoit des mesures d’adaptation comme la restauration des mangroves, la construction de digues naturelles et l’appui aux communautés côtières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce PNACC révisé prévoit des protocoles spécifiques pour chaque aire agroécologique, afin de protéger les espèces et restaurer les écosystèmes. Dans son exposé, <strong>Pr. Tchawa</strong> a souligné la nécessité: <em>« d&rsquo;aller au-delà d’une simple mise à jour du PNACC. Il s’agit de renforcer la gouvernance de l’adaptation, améliorer la coordination inter institutionnelle, et intégrer les risques climatiques dans les politiques publiques, les budgets et les investissements ».</em></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" data-id="2599" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2599" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251204_134826-1-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption"><em>Pr. Tchawa, lors de son exposé</em>.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet est financé à hauteur de 2,8 millions USD par le Fonds Vert pour le Climat (FVC) , avec l&rsquo;accompagnement du PNUE ( Programme des Nations Unies pour l&rsquo;Environnement),  comme partenaire d’exécution et la CAA comme entité nationale de mise en œuvre. L’accréditation de la CAA au FVC est saluée comme un levier stratégique, d&rsquo;ailleurs 200 mille USD ont déjà été perçus pour les activités liées à son lancement .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>M. Ndongo Noah Adolphe</strong>: <em> » Le financement climatique est devenu un levier incontournable pour relever les défis liés à la résilience et  à la transition vers l&rsquo;économie durable. De plus, les estimations pour la mise en œuvre effective de la SND30 révèlent un besoin évalué à hauteur de 44 000 milliards de FCA ( environ 71,5 milliards de dollars américains (USD), en prenant un taux de change moyen de 1 USD ≈ 615 FCFA). Sur les marchés financiers internationaux, il est observé un renchérissement des coûts, dans ce contexte, le financement du PNACC ne saurait être perçu comme un simple appui technique. Il constitue également un signal fort de l&rsquo;intégration du Cameroun dans les mécanismes mondiaux de la finance climatique. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux pertes estimées à plus de 100 millions USD par an dues aux inondations et à l’érosion côtière, le financement actuel apparaît comme un signal politique, mais insuffisant sans l’appui massif du secteur privé. Le PNACC révisé est une feuille de route ambitieuse pour renforcer la résilience du Cameroun. Mais son succès dépendra de la capacité des acteurs désignés à transformer les financements en actions visibles : digues naturelles sur les côtes, restauration des mangroves, protection des espèces menacées dans chaque aire agroécologique. Le défi est clair : faire de la promesse verte une réalité, en mobilisant non seulement l’État et les bailleurs, mais aussi le secteur privé, dont l’engagement sera décisif pour combler le déficit de financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;UA alerte sur la triple peine de l&#8217;Afrique face aux changements climatiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/lua-alerte-sur-la-triple-peine-de-lafrique-face-aux-changements-climatiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 08:38:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
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		<category><![CDATA[Society]]></category>
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					<description><![CDATA[Inondations, sécheresses, épidémies&#8230;Le Président angolais et président en exercice de l&#8217;Union Africaine (UA), João Lourenço, a alerté ce lundi 22 septembre 2025 à New York sur la vulnérabilité particulière de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Inondations, sécheresses, épidémies&#8230;Le Président angolais et président en exercice de l&rsquo;Union Africaine (UA), João Lourenço, a alerté ce lundi 22 septembre 2025 à New York sur la vulnérabilité particulière de l&rsquo;Afrique face aux changements climatiques. Selon lui, les conséquences de ce phénomène déclenchent des épidémies de choléra, de paludisme et d&rsquo;autres maladies, aggravant considérablement les crises sanitaires sur le continent.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Intervenant lors de la réunion du Comité des chefs d&rsquo;État et de gouvernement de l&rsquo;UA pour le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), en marge de la 80e session de l&rsquo;Assemblée générale des Nations Unies, le chef de l&rsquo;État a précisé que les inondations, les sécheresses et les événements climatiques extrêmes, associés aux conflits dans des régions comme le Sahel, la Corne de l&rsquo;Afrique et la région des Grands Lacs, déplacent des millions de personnes, créant un terrain propice à la propagation des épidémies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>João Lourenço</strong> a rappelé que « les pandémies n&rsquo;apparaissent pas dans le vide ; elles prospèrent dans des contextes de fragilité et d&rsquo;instabilité ». C&rsquo;est la raison pour laquelle, a-t-il souligné, le partenariat entre l&rsquo;UA, via Africa CDC, et des institutions comme le Fonds vert pour le climat est fondamental.</p>



<figure class="wp-block-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="918" height="612" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/WhatsApp-Image-2025-09-24-at-08.30.10.jpeg" alt="" class="wp-image-2278" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/WhatsApp-Image-2025-09-24-at-08.30.10.jpeg 918w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/WhatsApp-Image-2025-09-24-at-08.30.10-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/WhatsApp-Image-2025-09-24-at-08.30.10-768x512.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 918px) 100vw, 918px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« En investissant dans des systèmes de santé résilients et adaptés au climat, nous protégeons nos populations, mais nous garantissons également que nos infrastructures pourront résister aux chocs futurs »</strong></em>_<em><strong>João Lourenço</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le président Lourenço a également affirmé que la santé représente, pour l&rsquo;Union africaine, un enjeu de diplomatie, puisqu&rsquo;elle unit les pays, renforce la solidarité entre les nations et permet de construire des ponts pour relever ensemble les défis continentaux et mondiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a profité de cette tribune pour saluer l&rsquo;assistance technique du directeur général de l&rsquo;Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom, envers les pays africains. Il a également félicité la directrice générale de GAVI, Sania Nishtar, pour son engagement sur le continent et la récente levée de fonds ayant permis le lancement de la nouvelle approche <strong>« GAVI Leap »</strong>, alignée sur l&rsquo;Agenda de Lusaka. Le soutien du Fonds mondial et du Fonds pandémique a également été salué, le chef de l&rsquo;État exprimant sa volonté de suivre leurs processus de financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président angolais a rappelé que ce Comité des chefs d&rsquo;État et de gouvernement a été créé pour orienter politiquement Africa CDC, incarnant ainsi l&rsquo;engagement collectif de l&rsquo;Afrique à garantir sa souveraineté sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Réaffirmons cet engagement, dotons cette institution des ressources nécessaires, défendons son leadership sur la scène internationale et intégrons ses stratégies à nos priorités nationales »</em>, a-t-il insisté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En sa qualité de président de l&rsquo;Angola et de l&rsquo;UA, João Lourenço a assuré que la santé reste une priorité centrale dans l&rsquo;Agenda africain pour le développement humain, la souveraineté et un partenariat continental transformateur. Il a conclu: <em>« l&rsquo;Angola reste déterminé et engagé dans cet effort collectif »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Fidélis ATEBA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dakar 2025 : L&#8217;Afrique fait de l&#8217;eau un levier pour sa souveraineté</title>
		<link>https://tribuneverte.online/dakar-2025-lafrique-fait-de-leau-un-levier-pour-sa-souverainete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 08:07:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Sous l&rsquo;effet combiné du changement climatique, de l&rsquo;explosion démographique et d&rsquo;une urbanisation galopante, la question de l&rsquo;eau en Afrique est plus cruciale que jamais. C&rsquo;est à Dakar, le 29 septembre 2025, que les Ministres du continent se retrouveront pour un sommet décisif. Piloté par l&rsquo;AMCOW, ce rendez-vous a une ambition : transformer la gouvernance de l&rsquo;or bleu en un puissant accélérateur de résilience et de développement durable pour tous.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">AMCOW, l&rsquo;acronyme de African Ministers&rsquo; Council on Water (en français : Conseil des Ministres Africains Chargés de l&rsquo;Eau), est un organe intergouvernemental africain autonome créé en 2002 pour fournir une plateforme de coordination politique en matière d&rsquo;eau et d&rsquo;assainissement sur le continent africain. Il vise à promouvoir la coopération, la gestion durable des ressources en eau et l&rsquo;expansion de l&rsquo;accès aux services d&rsquo;approvisionnement en eau et d&rsquo;assainissement. Alors que les défis hydriques s&rsquo;intensifient sur le continent africain, un événement majeur se prépare pour y apporter des réponses concrètes et coordonnées. L&rsquo;Assemblée générale d&rsquo;AMCOW tiendra ses assises le 29 septembre 2025 à Dakar.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Ce sommet, qui réunira décideurs politiques, experts techniques et partenaires stratégiques, a pour mission centrale de repenser la gouvernance de l&rsquo;eau afin d&rsquo;en faire un pilier de la souveraineté et de la transformation socio-économique de l&rsquo;Afrique. Le thème officiel du Sommet de l&rsquo;AMCOW sur l&rsquo;eau à Dakar en 2025 n&rsquo;est pas explicitement mentionné, mais les préparatifs visaient à formuler une nouvelle <em>« Vision et Politique africaines de l&rsquo;eau post-2025 » </em>visant à renforcer la gouvernance et à accélérer les progrès vers les objectifs de l&rsquo;Agenda 2030 et de l&rsquo;Agenda 2063, est clairement souligné dans le message formulé par <strong>Dr. Cheikh Tidiane Dieye</strong>,  Président en exercice de l&rsquo;AMCOW.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les thématiques abordés lors des débats, la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). Cette approche holistique, qui consiste à coordonner le développement et la gestion de l&rsquo;eau, des terres et des ressources connexes, est devenue une impérieuse nécessité. Elle se présente comme la seule voie pour relever un triple défi : la multiplication des sécheresses et inondations liées au dérèglement climatique, les pressions exercées par une croissance démographique rapide et le stress hydrique accru par une urbanisation souvent non maîtrisée. Face à cette situation, l&rsquo;AMCOW souligne que l&rsquo;improvisation n&rsquo;est plus une option. Les discussions à Dakar porteront donc sur l&rsquo;adaptation en profondeur des cadres juridiques et institutionnels des pays membres. L&rsquo;objectif est clair : garantir une gestion de l&rsquo;eau qui soit à la fois durable, équitable et inclusive, en associant toutes les parties prenantes, des communautés rurales aux grands centres urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, une bonne gouvernance ne peut s&rsquo;exercer dans l&rsquo;ombre. Un des points critiques à l&rsquo;ordre du jour sera le renforcement des capacités en matière de données. Comment prendre des décisions éclairées sans informations fiables ? Les ministres devront examiner les moyens d&rsquo;améliorer radicalement le suivi, la collecte et, surtout, le partage des données sur les ressources disponibles, la qualité de l&rsquo;eau et les besoins réels. Cette transparence est la clé de voûte d&rsquo;une allocation optimale et d&rsquo;une prévention efficace des crises. En effet, l&rsquo;absence de données sur le stress hydrique en Afrique entrave l&rsquo;identification précise des zones les plus vulnérables, la conception de stratégies d&rsquo;adaptation efficaces, et la planification des investissements nécessaires dans la gestion des ressources en eau et l&rsquo;assainissement, rendant les populations plus exposées aux maladies liées à l&rsquo;eau, aux conflits et à l&rsquo;insécurité alimentaire. Cela limite la coopération transfrontalière, la mise en place de politiques locales d&rsquo;investissement, et la mobilisation des ressources pour relever le défi de la rareté de l&rsquo;eau. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les plus beaux plans d&rsquo;action restent lettre morte sans financements adéquats. L&rsquo;AMCOW le martèle : la mobilisation de capitaux innovants est indispensable pour combler le déficit d&rsquo;investissement dans le secteur. L&rsquo;organisation appelle à une alliance renforcée entre les États, les partenaires techniques et financiers internationaux, et le secteur privé. Il s&rsquo;agit d&rsquo;attirer les investissements vers des infrastructures résilientes, des technologies d&rsquo;économie d&rsquo;eau et des projets d&rsquo;assainissement, afin d&rsquo;atteindre l&rsquo;objectif d&rsquo;accès universel à l&rsquo;eau potable et à l&rsquo;assainissement – un engagement au cœur des Objectifs de développement durable (ODD) de l&rsquo;ONU et de l&rsquo;Agenda 2063 de l&rsquo;Union africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le sommet de Dakar dépasse largement le cadre d&rsquo;une simple réunion technique. Il s&rsquo;inscrit dans une vision stratégique à long terme pour le continent. Les décisions qui y seront prises visent à renforcer la résilience des populations les plus vulnérables et à accélérer une transformation socio-économique où l&rsquo;eau, bien commun précieux, n&rsquo;est plus une source de conflit mais un vecteur de prospérité partagée. En se donnant rendez-vous à Dakar, l&rsquo;AMCOW et ses membres envoient un signal fort : l&rsquo;Afrique est déterminée à prendre en main son destin hydrique pour garantir un avenir viable aux générations futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Fidelis ATEBA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Santé :le serpent mamba noir est important pour mesurer la pollution de l&#8217;air!</title>
		<link>https://tribuneverte.online/sante-le-serpent-mamba-noir-est-important-pour-mesurer-la-pollution-de-lair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 11:57:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;Université du Witwatersrand de Johannesburg (Wits University) a publié le 19 août dernier une étude qui démontre que les mambas noirs peuvent devenir des alliés précieux pour mesurer la pollution&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>L&rsquo;Université du Witwatersrand de Johannesburg (Wits University) a publié le 19 août dernier une étude qui démontre que les mambas noirs peuvent devenir des alliés précieux pour mesurer la pollution de l&rsquo;air. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps perçus uniquement comme des prédateurs redoutables, ces serpents figurent désormais parmi les bio-indicateurs les plus fiables identifiés par la science.C&rsquo;est une grande première sur le continent africain.  Publiée dans la revue Environnemental Pollution, cette étude est la première du genre sur une espèce de serpent africaine. En analysant des fragments d&rsquo;écailles de serpents vivants, prélevés sans danger lors d&rsquo;opérations de déplacement ainsi que des tissus provenant d&rsquo;individus morts dans des accidents ou des conflits humains, les chercheurs ont montré que des métaux lourds comme le plomb, l&rsquo;arsenic, le cadmium et le mercure s&rsquo;accumulent dans leur organisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les serpents vivant dans les zones industrielles et commerciales de Durban affichaient des concentrations bien plus élevées que ceux observés dans des espaces verts urbains ou des réserves naturelles.Pour <strong>Graham Alexander</strong>, professeur en herpétologie une branche de l&rsquo;histoire naturelle qui traite des amphibiens et des reptiles à Wits et coauteur de l&rsquo;étude, le résultat n&rsquo;est pas surprenant. «<em> Les serpents constituent un très bon indicateur des schémas de pollution, car ce sont d&rsquo;excellents prédateurs, au sommet de la chaîne alimentaire. Ils ne se déplacent pas beaucoup. Et ils ont également une longue durée de vie, environ 30 ou 40 ans, ce qui leur permet d&rsquo;accumuler au fil du temps de bons indicateurs de ces pollutions dans différentes zones</em> »,  <strong>Valentin Hugues</strong> explique pourquoi les mambas noirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En se nourrissant de rongeurs et d&rsquo;oiseaux eux-mêmes contaminés, les mambas concentrent dans leurs tissus les toxines présentes dans l&rsquo;écosystème  et révèlent, en miroir, l&rsquo;exposition subie aussi par les populations humaines.« <em>Les humains qui vivent dans ces zones industrielles ne sont peut-être pas autant exposés aux métaux lourds, car ils ne mangent pas de rats, ni le coauteur, mais ils y sont tout de même exposés. Cela fournit donc des informations importantes pour le bien-être humain ainsi que pour l&rsquo;environnement et les autres espèces naturelles présentes »</em>.Une méthode simple et reproductible qui au-delà de la découverte scientifique, l&rsquo;équipe insiste sur la méthode : un prélèvement simple, rapide et inoffensif d&rsquo;écailles vivantes, qui peut être reproduit dans d&rsquo;autres villes africaines où les serpents sont déjà déplacés des habitations. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Nous avons trouvé une association claire entre l&rsquo;utilisation des terres et l&rsquo;exposition aux métaux lourds </em>», explique <strong>Marc Humphries</strong>, chimiste de l&rsquo;environnement et directeur de l&rsquo;étude. « <em>Ce qui est enthousiasmant, c&rsquo;est que ces données peuvent être obtenues sans danger pour les serpents </em>».Cette approche ouvre la voie à une cartographie fine de la pollution atmosphérique en Afrique. À terme, les mambas noirs pourraient devenir un outil précieux pour identifier les zones les plus touchées et mieux protéger les habitants comme la faune sauvage. « À l&rsquo;avenir, conclut Graham Alexander, cette technique se généralisera et deviendra un instrument de mesure encore plus performant et précis ».C&rsquo;est un indicateur qui permet de déterminer s&rsquo;il existe des zones problématiques. À l&rsquo;avenir, au fur à mesure que cette technique se généralisera, elle deviendra un outil de mesure encore plus performant et plus précis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">  <strong><em>Fidelis Ateba</em></strong> </p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le MINDEF organise le premier symposium national sur les victimes de guerre</title>
		<link>https://tribuneverte.online/le-mindef-organise-le-premier-symposium-national-sur-les-victimes-de-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 02:30:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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					<description><![CDATA[Yaoundé, du 10 au 12 septembre 2025 — Dans une démarche inédite de reconnaissance, de dialogue et de réparation, le Ministère de la Défense du Cameroun (MINDEF) organise le tout&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Yaoundé, du 10 au 12 septembre 2025 — Dans une démarche inédite de reconnaissance, de dialogue et de réparation, le Ministère de la Défense du Cameroun (MINDEF) organise le tout <strong>1er</strong> <strong>symposium national sur les victimes de guerre</strong>, sous le haut patronage du Président de la République, S.E.M Paul Biya. L’événement, tenu au palais des congrès, a réuni des anciens combattants, des victimes civiles et militaires, des représentants des forces de défense, des chercheurs, des ONG et des partenaires internationaux.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce symposium a pour objectif de : créer, et surtout renforcer le lien entre l’armée et la nation dans une logique de mémoire et de justice, mais également de donner la parole aux victimes de guerre, souvent invisibilisées dans les récits officiels. Car disons-le, les chiffres priment sur les individus, le symposium vise également à évaluer les mécanismes existants, en matière de prise en charge, d’indemnisation et de réinsertion des victimes de guerre. En vue de proposer des réformes pour une meilleure reconnaissance institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenant sur l&rsquo;histoire des conflits au Cameroun, <strong>Pr. Wanyaka Virginie</strong>, professeure titulaire d&rsquo;histoire militaire et de sécurité à l&rsquo;Université de Yaoundé 1, a rappelé que: <em> » le Cameroun a connu plusieurs épisodes de conflit parmi lesquelles nous citerons : les missions internationales de maintien de la paix ; les guerres d’indépendance et les répressions postcoloniales ; les opérations militaires contre Boko Haram dans l’Extrême-Nord; et les tensions armées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces évènements ont laissé des victimes, avec des séquelles visibles et invisibles, car il est important de signaler que les victimes de guerre ne sont pas seulement les militaires tombés sur le champ de bataille. Les victimes incluent : les enfants nés de violences en contexte de guerre, les anciens combattants blessés ou traumatisés, les civils déplacés, mutilés ou endeuillés, et bien entendu les familles des militaires tombés au front.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Témoignages poignants</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le symposium a été marqué par des témoignages forts : <em>« Mon mari est tombé à Kolofata en 2016. Depuis, je me bats seule pour élever nos trois enfants. Ce symposium est la première fois qu’on m’écoute »</em>, confie <strong>Aïssatou</strong>, veuve d’un militaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« J’ai été blessé en opération en 2018. Je suis en fauteuil roulant, mais je n’ai jamais cessé de servir mon pays. Je demande juste qu’on ne m’oublie pas »</em>, témoigne le <strong>sergent-chef Ngono</strong>.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ces témoignage sont venus donner un visage aux chiffres annoncés par le Secrétaire d’État à la Défense,  chargé des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, <strong>M</strong>. <strong>Koumpa Issa</strong>,  qui s&rsquo;est chargé de présenter un rapport détaillé de la situation des victimes de guerre au Cameroun :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Plus de <strong>12 000 anciens combattants</strong> recensés</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Environ <strong>4 500 victimes civiles identifiées</strong> dans les zones de conflit</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>1 200 dossiers d’indemnisation</strong> en attente de traitement</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres et des politiques que l&rsquo;organisation entend suggérer à la fin, ce symposium marque une étape symbolique dans la construction d’une mémoire collective. Le souhait formulé est de reconnaître que la guerre laisse des cicatrices durables, et que la paix ne peut se construire sans justice pour les victimes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Servir la nation, c’est aussi honorer ceux qui ont souffert pour elle »</em>, a déclaré le Ministre Délégué à la Défense, <strong>M. Beti Assomo</strong>, à l&rsquo;entame de cette première journée de l&rsquo;évènement qui se poursuit jusqu&rsquo;au 12 septembre 2025.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LCOY Cameroun 2025: des jeunes affûtent leurs recommandations pour la justice climatique à la COP30</title>
		<link>https://tribuneverte.online/lcoy-cameroun-2025-des-jeunes-affutent-leurs-recommandations-pour-la-justice-climatique-a-la-cop30/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 15:16:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 3 au 4 septembre 2025, deux jours pour dénoncer les effets du changement climatique qui s&#8217;intensifient à travers les 10 régions du Cameroun. Les inondations sont de plus en&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 3 au 4 septembre 2025, deux jours pour dénoncer les effets du changement climatique  qui s&rsquo;intensifient à travers les 10 régions du Cameroun. Les inondations sont de plus en plus récurrentes dans les zones rurales, et même les grandes villes comme Douala et Yaoundé, où l&rsquo;urbanisation galopante n&rsquo;a pas été pensée en faveur du développement durable. Ces phénomènes affectent particulièrement les jeunes, qui représentent plus de 60 % de la population camerounaise.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sous le thème: « Rôle des jeunes dans l’implémentation des politiques de développement et la lutte contre les changements climatiques  », la <strong>Local Conference of Youth (LCOY) Cameroon 2025</strong>, s&rsquo;est tenue à Yaoundé; avec l&rsquo;assistance technique et financière de l&rsquo;<strong>UNICEF</strong>, en postlude à la pré-LCOY tenue à Maroua la semaine dernière.  Ces activités s’inscrivent dans une dynamique mondiale portée par <strong>YOUNGO</strong>, le groupe officiel des jeunes auprès de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (<strong>CCNUCC</strong>).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Plus de 116 000 personnes ont été déplacées au Cameroun en 2020 à la suite de catastrophes naturelles, ce qui inclut les effets du changement climatique comme les inondations, les sécheresses et les glissements de terrain. En 2020, le Cameroun comptait environ 4 millions de personnes déplacées internes (toutes causes confondues). Les déplacements liés aux catastrophes naturelles représentent environ <strong>2,9 %</strong> de ce total, selon les chiffres disponibles sur alternatives-humanitaires.org. Ce chiffre est probablement sous-estimé, car les effets climatiques sont souvent combinés à d&rsquo;autres facteurs comme les conflits armés, ou au phénomène de transhumance dans les régions septentrionales.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0056.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1008" height="567" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0056.jpg" alt="" class="wp-image-2133" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0056.jpg 1008w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0056-300x169.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0056-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1008px) 100vw, 1008px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pre-LCOY 2025 tenue à Maroua.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les plus vulnérables ce sont les jeunes, étant donc les plus exposés aux conséquences du dérèglement climatique, ils sont les mieux placés pour proposer des solutions innovantes et durables.  Cette initiative permet à la jeunesse camerounaise de se mobiliser pour faire entendre sa voix sur la scène internationale.  Cette conférence a permis à des centaines de jeunes de toutes les régions du pays de se réunir, de débattre, et de formuler des recommandations concrètes en vue de la <strong>COP30</strong>, qui se tiendra à Belém, au Brésil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les figures marquantes de cette édition, <strong>Prudence Masseng Heda</strong>, en sa qualité de Point de contact de la LCOY Cameroun 2025 (au centre de l&rsquo;image de titre, à ses côtés :<strong>Terra</strong>, la mascotte climat de l’UNICEF Cameroun, était l’invitée d’honneur à la LCOY 2025). Elle s’est distinguée par son leadership et son engagement. Experte sur les questions liées à la gouvernance climatique et en mobilisation jeunesse, elle a joué un rôle central dans la coordination des travaux, la facilitation des ateliers, et la synthèse des recommandations. Son parcours, marqué par une forte implication dans les réseaux africains de jeunesse climatique (Jeunes Voix du Sahel) , lui confère une légitimité et une capacité d’influence reconnues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prudence a notamment insisté sur la nécessité de décoloniser les politiques climatiques, en mettant en avant les savoirs locaux et les solutions endogènes. Elle a également plaidé pour une <strong>représentation équitable des jeunes du Sud global </strong>dans les instances de décision, soulignant que « la justice climatique ne peut être atteinte sans justice générationnelle et territoriale ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Enjeux de la COP30 pour l’Afrique et le Cameroun</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La COP30, qui se tiendra en Amazonie, sera une conférence hautement symbolique, centrée sur la protection des écosystèmes et la justice climatique. Pour le Cameroun, elle représente une opportunité stratégique de : valoriser ses efforts en matière de conservation forestière (notamment dans le bassin du Congo); de revendiquer une compensation équitable pour les pertes et dommages subis; de renforcer la coopération Sud-Sud sur les questions climatiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0060.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="567" height="1008" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0060.jpg" alt="" class="wp-image-2135" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0060.jpg 567w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0060-169x300.jpg 169w" sizes="auto, (max-width: 567px) 100vw, 567px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La voix des jeunes, portée par les recommandations de la LCOY, pourrait jouer un rôle décisif dans l’orientation des négociations et dans la formulation des engagements post-2030, au Cameroun.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de noter que, malgré leur mobilisation, les jeunes camerounais font face à plusieurs obstacles liés au manque de reconnaissance institutionnelle de leurs propositions. Par ailleurs,  la faible représentation de cette couche vulnérable de la population ne garantie pas une présence effective aux évènements internationaux. Sans toutefois oublier de mentionner le risque de récupération politique de leurs initiatives. Des défis qui appellent à une réforme structurelle de la gouvernance climatique où, d&rsquo;après <strong>Marie-Claire Ntsama</strong>, ingénieure météorologiste et intervenante à la LCOY 2025, a souligné la nécessité pour la jeunesse camerounaise d&rsquo;agir: <em> « non pas comme un simple  groupe consultatif , mais comme un acteur décisionnel à part entière».</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0057.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0057-576x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2136" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0057-576x1024.jpg 576w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0057-169x300.jpg 169w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0057-768x1365.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0057-864x1536.jpg 864w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/09/IMG-20250904-WA0057.jpg 900w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Marie-Claire Ntsama,</strong> lors de son exposé.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour pérenniser l’impact de la LCOY Cameroon 2025, plusieurs pistes sont envisagées :institutionnalisation de la LCOY comme plateforme annuelle de dialogue jeunesse-climat; création d’un observatoire national de la justice climatique, piloté par des jeunes; renforcement des partenariats avec les universités, les collectivités locales et les ONG; suivi et évaluation des recommandations soumises à la COP30.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette édition de la LCOY 2025, preuve nous est donnée que la jeunesse camerounaise est prête, compétente et engagée pour relever les défis climatiques. En affûtant leurs recommandations pour la COP30, ces jeunes ne se contentent pas de dénoncer : ils proposent des solutions concrètes, ancrées dans leurs réalités, et porteuses d’un avenir plus juste et durable. Leur voix, amplifiée par des leaders de plusieurs associations de jeunes présents à cette rencontre, mérite d’être entendue, respectée et intégrée dans les décisions qui façonneront le climat de demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kribi : Le port du progrès au grand dam des Bagyeli</title>
		<link>https://tribuneverte.online/kribi-le-port-du-progres-au-grand-dam-des-bagyeli/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 12:01:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
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					<description><![CDATA[Lolabé 3, juillet 2025 — Gabriel Mamia vient juste de rentrer de ses travaux champêtres, sous un ciel lourd et moite, le bruit des grues géantes du Port Autonome de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Lolabé 3, juillet 2025</em> — <strong>Gabriel Mamia</strong> vient juste de rentrer de ses travaux champêtres, sous un ciel lourd et moite, le bruit des grues géantes du Port Autonome de Kribi s’élève au loin, emportant avec lui les promesses adressées, pour la relocalisation descente des peuples autochtones Bagyeli dont il fait partie. En compagnie de <strong>Marlène Djoumessi Epse Fongwan, </strong>Responsable Éducation Environnementale et Action Communautaire à Tube Awu, nous les avons rencontré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conteneurs, camions, pipelines : tout ici respire la modernité. Mais à quelques kilomètres de là, dans les forêts de Lolabe 3, le village au sein duquel le Port en eaux profondes de Kribi est installé, sonne la tristesse. Ici, les voix des oubliés résonnent dans le silence des mangroves mutilées. Lancé en 2011, le projet de construction du Port Autonome de Kribi (PAK) est présenté comme le fleuron de l’ambition camerounaise. Objectif : faire de Kribi un hub maritime régional, capable d’accueillir les plus grands navires du monde. Pari réussi le 8 mai 2025 lorsque le navire porte-conteneurs baptisé MSC Turkiye accoste sur le terminal N°2 au port de Kribi; dont le tirant d&rsquo;eaux est de 16 m de profondeur. Une opération qui est appelée à se multiplier avec ses autres terminaux à conteneurs, sa zone industrialo-portuaire et ses infrastructures connexes, le projet promet des milliers d’emplois et une croissance accélérée. Par ailleurs, le bilan financier est tout aussi élogieux, comme en témoigne les <strong>recettes douanières du Port Autonome de Kribi (PAK)</strong> entre 2018 et 2025 : <strong>2018</strong> (2 milliards FCFA), <strong>2021</strong> (163 milliards FCFA), <strong>2024</strong> (300 milliards FCFA), et le <strong>cumul total 2018–2025</strong> estimé à <strong>1200 milliards FCFA</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais derrière les chiffres et les discours officiels, une réalité toute autre</strong>  .</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Bordant l&rsquo;Océan Atlantique, le Complexe industrialo &#8211; portuaire de Kribi est situé à 35 km au Sud de la cité balnéaire sur la côte camerounaise. Le site du projet est à Mboro dans l’arrondissement de Kribi 1, département de l’Océan (Région du Sud). Le projet couvre une zone qui s’étend de Bongahélè à Lolabé (3°40’- 3°50’N &amp; 9°51-9°56 E). La localité de Lolabé fait partie de l’arrondissement de Kribi I sur la route nationale n°7 desservant Campo, vers la frontière avec la Guinée Equatoriale (Ntyam, 2023). Elle est subdivisée en trois villages : Lolabé 1, Lolabé 2 et Lolabé 3 . Déjà connu par la célèbre autoroute qui porte son nom (autoroute Kribi – Lolabé) et voisinant le PAK (Mboro ou Mbodé), Lolabé 3, aura le privilège dans un futur proche, d&rsquo;accueillir un port minéralier tout comme d’un appointement pour l’exportation du minerai de fer de Mbalam, d’une usine d’enrichissement de minerai, d’une aire de stockage et d’une base ferroviaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_161756-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_161756-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2052" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_161756-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_161756-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_161756-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_161756-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_161756-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Forage à l&rsquo;abandon, Lolabe 3.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>“On nous a promis une meilleure vie, mais pour nous, ce projet nous a fait disparaitre de nos propres terres, de notre histoire, et les souvenirs de la présence de nos ancêtres,</em>” confie au loin le père de Gabriel Mamia, qui nous épiait à distance. Ancien chasseur, il n&rsquo;a pas souhaité se joindre à notre discussion, encore moins donner plus de détails sur les conditions de vie qui leur sont désormais imposées à Lolabé 3. A travers un rapide tour d&rsquo;horizon, les preuves s&rsquo;imposent à nous, soudain une présence, se joint à nous une jeune fille , nous l&rsquo;appellerons Cécile, elle a un regard hagard, et des signes de carences alimentaires se dessinent clairement à son pas brinquebalant, preuve d&rsquo;une motricité non dirigée.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les clairières qui grouillaient de biodiversité sont désormais occupées par des entrepôts</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux du port ont nécessité le défrichement de plus de 2 500 hectares de forêt. Mangroves, zones humides, corridors écologiques : tout a été détruit au nom du progrès. Les ONG environnementales alertent sur la disparition de plusieurs espèces endémiques, dont la tortue luth , que les bénévoles de l&rsquo;association Tube Awu n&rsquo;ont pas aperçu, pendant la saison de migration saisonnière qui va d&rsquo;octobre 2024 à avril 2025. Avec pour conséquence directe, la présence des méduses ( principale source d&rsquo;alimentation des tortues luth) , sur les plages bondées de tout le littoral, un risque environnemental et sanitaire , quand on connaît le caractère venimeux de ces dernières, pour la zone urbaine de Kribi.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG-20250525-WA0032.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG-20250525-WA0032-576x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2051" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG-20250525-WA0032-576x1024.jpg 576w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG-20250525-WA0032-169x300.jpg 169w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG-20250525-WA0032.jpg 720w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Banc de méduses mêlées aux déchets plastiques en zone urbaine, plage de Ngoye, à Kribi.</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>“Le dragage réalisé à 16mètres de profondeur, a modifié les courants marins. Les  dépôts sédimentaires qui constituaient le phytoplancton du plancher océanique ont été déplacés en haute mer, entrainant la modifications des biotopes, et donc la disparition des habitats naturels et sites de reproduction de plusieurs espèces. Sur le littoral, les plages reculent, les poissons fuient. Même les dauphins qu’on voyait près de la côte ont disparu,”</em> explique <strong>Dr. Jules Romain Ngeguim</strong>, Directeur de l&rsquo;Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD ) de Kribi .</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parc National Marin de Manyangue na Elombo-Campo, pourtant classé zone protégée, se retrouve encerclé par les infrastructures. Les pêcheurs artisanaux dénoncent une baisse drastique de leurs prises et l’impossibilité d’accéder à certaines zones de pêche. Les Bagyeli ont vu leurs terres ancestrales morcelées, expropriées ou polluées. Les compensations proposées ? Des maisons en bois certes, la gratuité des frais de scolarité au cycle primaire, et soins de santé; mais sans accès à une eau potable, à l&rsquo;électricité, ni à la chasse, et encore moins aux plantes médicinales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Notre maison c&rsquo;est la forêt »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>“Ils nous ont donné des maisons, mais pas de forêt, pourtant notre maison c&rsquo;est la forêt,”</em> lâche amèrement <strong>Bibouri Albert</strong> (voir 1er plan,  image de titre), jeune issu de la communauté Bagyeli de Lolabé. Sa principale source de revenus est un job à temps partiel dans le parc de Campo-Ma&rsquo;an, où il travaille dans le cadre de la formation des moniteurs, au processus d&rsquo;habituation des gorilles . Malgré cette source de revenus, sa vie au village n&rsquo;est pas commode, il nous a conduit au seul point d&rsquo;eau destiné à la consommation, le forage construit et mis à leur disposition étant non fonctionnel, faute d&rsquo;entretien depuis bientôt 2ans.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_164321-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_164321-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2053" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_164321-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_164321-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_164321-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_164321-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/IMG_20250715_164321-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Point d&rsquo;eau infesté de têtards, destiné à la consommation</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">il y&rsquo;a bien une école construite dans le village, elle se trouve à 1km des habitations, mais seulement, l&rsquo;ensemble des classes sont dirigées par l&rsquo;unique enseignant qui a accepté de rester. L&rsquo;école la plus proche , avec un cycle complet et davantage d&rsquo;enseignants se trouve à 7km, et l&rsquo;hôpital le plus proche se trouve à Ebonè, à 10km du village. Malgré une volonté d&rsquo;accompagner les efforts d&rsquo;adaptation de ces populations à une nouvelle forme de vie, la perte des valeurs issues des cultures ancestrales a dénaturé les rapports que la communauté Bagyeli entretient avec la nature. Et c&rsquo;est triste de constater qu&rsquo;aucun habitat issu du mode de vie traditionnel n&rsquo;est aperçu dans les environs, des pratiques qui pourtant contribuent à la préservation de l&rsquo;environnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une étude des impacts environnementaux constate la marginalisation des Bagyeli, un défi de justice environnementale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous nous sommes posés la question de savoir si les consultations publiques, censées intégrer les communautés, ont été faites superficiellement pour découler à de pareils constats.  De source bien introduite, nous avons eu accès à une étude publiée en septembre 2024, intitulée : <strong> » Construction du Port Autonome de Kribi et des infrastructures connexes :impacts environnementaux, marginalisation des pygmées et défis de justice environnementale »</strong>, travail mené par <strong>Marie Susanne Atouba Mvogo et Mesmin Tchindjang</strong>, de l&rsquo;Université de Yaoundé 1. Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines (FALSH). Département de Géographie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/Page-9.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="794" height="505" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/Page-9.png" alt="" class="wp-image-2045" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/Page-9.png 794w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/Page-9-300x191.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2025/08/Page-9-768x488.png 768w" sizes="auto, (max-width: 794px) 100vw, 794px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Page 9 de l&rsquo;étude citée.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapports d’impact environnemental ont été rédigés sans réelle participation des populations locales. La construction du Complexe Industrialo-Portuaire de Kribi (CIPK) suivi de celle de l’autoroute Kribi – Lolabé a pour objectif de promouvoir le développement économique du Cameroun et de la sous-région dont il constitue la locomotive. Ces infrastructures, en créant les emplois, contribuent à la lutte contre la pauvreté tout comme à l’accroissement des échanges extérieurs (Amougou &amp; Bobo, 2018). Une telle dynamique a entrainé non seulement d’importants mouvements migratoires, mais aussi, la destruction des écosystèmes tout en déstabilisant les équilibres naturels et générant des risques divers. En dehors des impacts environnementaux, les impacts sociaux de premier plan découlant généralement de ce type de projets sont : les déplacements des populations, la destruction de leur milieu de vie et des atteintes à la qualité de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats ont montré que l’implémentation du projet du Complexe industrialo -portuaire de Kribi a contribué au désenclavement de la zone et a joué un rôle majeur dans la desserte des grandes métropoles du Cameroun et au-delà, de la zone CEMAC. Toutefois, la biodiversité et les écosystèmes, l’économie locale, les us et coutumes, de même que la qualité de vie des populations locales pendant et après son implémentation sont sérieusement impactés, notamment les pygmées. En effet, les participations publiques jugées primordiales pour toutes les parties prenantes n’ont pas préalablement été respectées dans ce processus de réinstallation involontaire des pygmées, traduisant ainsi une situation d’injustice spatiale, environnementale et sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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