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	<title>technology Archives - Tribune Verte</title>
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	<description>Un regard écologique de l&#039;information</description>
	<lastBuildDate>Thu, 27 Aug 2026 13:24:42 +0000</lastBuildDate>
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	<title>technology Archives - Tribune Verte</title>
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	<item>
		<title>Education financière: ACFI-CMR rejoint le FACFI-CEMAC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 13:21:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[Il est important de noter qu&#8217;ACFI-CMR n&#8217;arrive pas les mains vides : agréée fin 2020, dans un contexte de récession où les salaires des ménages peinaient à suivre la hausse&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>L&rsquo;Association des Consommateurs des Services Bancaires et Financiers du Cameroun (ACFI-CMR) figure sur la liste 2026 des organisations retenues par la Commission Bancaire de l&rsquo;Afrique Centrale (COBAC), l&rsquo;autorité de régulation du secteur financier de la sous-région. Cette reconnaissance a été formalisée par un courrier du Secrétariat général de la COBAC, adressé le 24 août à la Fédération des associations des consommateurs des produits et services financiers dans la CEMAC (FACFI-CEMAC).</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Cette reconnaissance confirme l&rsquo;inscription d&rsquo;ACFI-CMR dans le dispositif régional de protection des usagers des services bancaires. Le document précise par ailleurs que l&rsquo;association dispose de l&rsquo;autorisation requise des autorités nationales, condition préalable à son intégration dans cette fédération récemment créée pour donner une voix unifiée aux clients bancaires des six pays de la communauté. </em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de noter qu&rsquo;ACFI-CMR n&rsquo;arrive pas les mains vides : agréée fin 2020, dans un contexte de récession où les salaires des ménages peinaient à suivre la hausse des prix des produits de première nécessité, une conséquence de l&rsquo;épidémie mondiale de Covid-19. L&rsquo;association s&rsquo;est construite en six ans un mécanisme de réclamation concret , un bureau d&rsquo;écoute physique et  une base de données associant un formulaire en ligne;  et un projet de formation numérique déjà éprouvé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance de la COBAC permet désormais à l&rsquo;ACFI-CMR de représenter les consommateurs camerounais dans les débats communautaires sur la régulation bancaire. Son président,<strong> Dr. Midja Essogo Jean-Paul</strong>, résume la philosophie de l&rsquo;association :<em> « ACFI-CMR se veut républicaine. Se conformer à la réglementation est l&rsquo;une de nos préoccupations majeures. » </em>Il a remercié les autorités de régulation et les partenaires de l&rsquo;écosystème qui accompagnent l&rsquo;association dans la défense des droits des consommateurs.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/471532021_622653497088047_1608014694221450104_n.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/471532021_622653497088047_1608014694221450104_n-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-3204" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/471532021_622653497088047_1608014694221450104_n-1024x576.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/471532021_622653497088047_1608014694221450104_n-300x169.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/471532021_622653497088047_1608014694221450104_n-768x432.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/471532021_622653497088047_1608014694221450104_n-1536x864.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/471532021_622653497088047_1608014694221450104_n.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dr. Midja Essogo Jean-Paul</strong>, lors d&rsquo;une session de formation des consommateurs en 2022. (© ACFI-CMR)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès son premier bilan annuel, en 2022, l&rsquo;association pouvait déjà faire état de résultats concrets : des centaines de réclamations reçues et traitées, plusieurs cas d&rsquo;abus dans la gestion de comptes bancaires signalés à des établissements de renommée nationale et internationale et résolus en faveur du plaignant, des partenariats publics-privés noués, des formations dispensées, et une veille médiatique ayant déjà contribué, dès cette époque, à la promotion des 22 services bancaires gratuits;  le même dossier que l&rsquo;association continue de porter aujourd&rsquo;hui, signe que le combat reste d&rsquo;actualité quatre ans plus tard.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une reconnaissance qui légitime un travail déjà engagé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dès avril 2025, ACFI-CMR a mis en œuvre le projet Finance4All, avec ses partenaires techniques Power People Inclusion (PPI) et Simplon, financé par Expertise France. Objectif étant de renforcer l&rsquo;inclusion financière des populations vulnérables : femmes et jeunes .  A la clé:  un meilleur accès aux services financiers numériques, l&rsquo;accompagnement d&rsquo;organisations de la société civile, et une campagne de protection des consommateurs menée avec les établissements de microfinance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, les formations ont couvert la prise en main d&rsquo;outils collaboratifs (Google Workspace, Miro, Trello, Slack&#8230;), une initiation à l&rsquo;intelligence artificielle présentée comme un outil d&rsquo;efficacité plutôt qu&rsquo;un substitut à l&rsquo;humain, et une initiation au marketing digital taillée sur mesure pour les petits entrepreneurs sans moyens d&rsquo;accompagnement commercial. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/482209274_641187171965668_4089196940279720181_n.jpg"><img decoding="async" width="620" height="877" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/482209274_641187171965668_4089196940279720181_n.jpg" alt="" class="wp-image-3203" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/482209274_641187171965668_4089196940279720181_n.jpg 620w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/482209274_641187171965668_4089196940279720181_n-212x300.jpg 212w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></figure>



<h3 class="wp-block-heading">La gratuité des 22 services bancaires : une promesse encore mal appliquée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">ACFI-CMR dénonce aussi, sans relâche, l&rsquo;abus persistant de banques qui continuent de facturer des services censés être gratuits. Depuis le règlement COBAC R-2020/04, applicable dès février 2021, les établissements de crédit et de microfinance de toute la zone CEMAC doivent offrir gratuitement 22 services bancaires « minimum garantis » ; ouverture et tenue de compte, relevé d&rsquo;identité bancaire, consultation de solde, avis de débit électronique, encaissement de virements, etc. Face aux manquements persistants, le ministre camerounais des Finances avait dû, en 2022, sommer les banques de s&rsquo;y conformer au plus tard le 1er janvier 2023, sous peine de sanctions COBAC (remboursement des sommes prélevées, mise en demeure de 30 jours, pénalités en cas de récidive). Le fait que l&rsquo;association continue, en 2026, à documenter ce même problème suggère qu&rsquo;un texte pourtant assorti de sanctions peine encore à s&rsquo;imposer dans les pratiques bancaires quotidiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois axes structurent l&rsquo;action de l&rsquo;association :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L&rsquo;éducation financière, </li>



<li>Le traitement des réclamations en cas d&rsquo;abus,</li>



<li>L&rsquo;accompagnement des organisations à la conformité réglementaire, à travers une collaboration étroite avec la COBAC.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/474628847_608822648535454_3771938326282622925_n.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="577" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/474628847_608822648535454_3771938326282622925_n-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-3205" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/474628847_608822648535454_3771938326282622925_n-1024x577.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/474628847_608822648535454_3771938326282622925_n-300x169.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/474628847_608822648535454_3771938326282622925_n-766x432.jpg 766w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/474628847_608822648535454_3771938326282622925_n.jpg 1082w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Une interface de la base de données conçue en 2022 par les équipes d&rsquo;ACFI-CMR. </em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une dimension désormais régionale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de son récépissé national, ACFI-CMR franchit une étape régionale. Sa participation à la FACFI-CEMAC lui permet de contribuer à un espace financier plus transparent pour les consommateurs des six pays membres;  et pourrait permettre de mutualiser, à l&rsquo;échelle sous-régionale, la pression sur des manquements comme celui des 22 services gratuits, qui dépasse le seul Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Parler argent nécessite des prérequis et une technicité avérée »</em>, résume le président d&rsquo;ACFI-CMR ; une formule qui dit tout de la méthode de l&rsquo;association : consolider sa crédibilité par l&rsquo;éducation financière et l&rsquo;accompagnement de terrain, pour bâtir une confiance des usagers encore fragile face à des promesses réglementaires qui tardent parfois à devenir réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ebodjé : des fumoirs écologiques pour soulager les fumeuses de poisson du Parc Marin</title>
		<link>https://tribuneverte.online/ebodje-des-fumoirs-ecologiques-pour-soulager-les-fumeuses-de-poisson-du-parc-marin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 11:51:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
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					<description><![CDATA[© BCL]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le 27 juillet 2026, le village côtier de pêcheurs Ebodjé, situé aux abords du Parc Marin Manyange na Elombo‑Campo, a vibré au rythme des chants et des danses. Les fumeuses de poissons, piliers de la filière pêche locale, ont reçu deux fumoirs améliorés offerts par l’organisation locale Biodiversity Conservation for Life (BCL), grâce à une subvention du Global Green Grant Fund UK.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ebodjé, dans le département de l&rsquo;Océan , région du Sud Cameroun, ce  27 juillet 2026<strong>.</strong> C&rsquo;était la liesse chez les fumeuses de poisson du village de pêcheurs d&rsquo;Ebodjé, riverain du parc national marin Manyange na Elombo-Campo. L&rsquo;organisation locale Biodiversity Conservation for Life (BCL) leur a remis deux fumoirs écologiques destinés à faciliter et sécuriser leur activité de transformation du poisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de cibler les fumeuses de poisson n&rsquo;est pas anodin. Dans la filière pêche, ces femmes jouent un rôle central dans la transformation et la commercialisation des produits, assurant le lien entre la capture et le marché. Pourtant, leur travail reste largement invisible dans les statistiques officielles de la pêche, qui se concentrent le plus souvent sur les volumes débarqués par les pêcheurs plutôt que sur la valeur ajoutée créée en aval par les transformatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux fumoirs ont été construits grâce à une subvention du Global Greengrants Fund UK, une fondation qui octroie de petites subventions comprises généralement entre 500 et 10 000 dollars; à des initiatives environnementales communautaires à travers le monde. Depuis sa création en 1993, ce fonds a soutenu plus de 14 000 projets dans 168 pays, avec une attention particulière portée aux communautés directement engagées dans la protection de leur environnement, comme c&rsquo;est le cas à Ebodjé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi le fumoir traditionnel pose problème</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le fumage du poisson sur foyer ouvert, tel qu&rsquo;il est pratiqué traditionnellement le long du littoral camerounais, expose les fumeuses à une fumée chargée en hydrocarbures aromatiques polycycliques, en dioxines et en monoxyde de carbone — des substances associées à des irritations oculaires, des troubles respiratoires et, à long terme, à des risques cancérigènes. Il exige aussi une quantité considérable de bois : dans la zone Kribi-Campo, le fumage représenterait à lui seul environ 60 % de l&rsquo;ensemble des usages du bois de feu par les communautés de pêcheurs, une pression qui pèse directement sur les mangroves du littoral — des écosystèmes déjà fragilisés par l&rsquo;érosion côtière et pourtant essentiels à la biodiversité aquatique et à la reproduction de nombreuses espèces marines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>M. Sambou Mamballa Patrick</strong>, Conservateur du Parc Marin Manyangue na Elombo Campo : <em>« les communautés attendent les bénéfices économiques dans la conservation, et c&rsquo;est le cas avec ce projet. Deux fumoirs ça semble anodin, mais dans les faits, ça va faciliter le travail à des dizaines de ménages dans ce secteur d&rsquo;activité».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des expérimentations menées ailleurs sur la côte camerounaise, notamment à Manoka avec l&rsquo;Association des femmes fumeuses (AFUMA) en collaboration avec l&rsquo;Université de Douala, ont montré que des fumoirs améliorés,  construits en briques de terre ou en métal et laine de verre , permettent de réduire la consommation de bois de 33 % à 50 % par rapport au fumoir traditionnel, tout en réduisant le temps de fumage.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une triple retombée attendue</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Maman Olga Djao</strong>, fumeuse de poissons : <em>« Avec ces nouveaux fumoirs, nous respirons mieux et le poisson se conserve plus longtemps</em> ». Selon BCL, les fumoirs remis à Ebodjé devraient produire trois catégories de bénéfices :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Sur la santé des fumeuses</strong>, en réduisant leur exposition directe à la fumée et à la chaleur du foyer ouvert ;</li>



<li><strong>Sur l&rsquo;environnement</strong>, en réduisant la consommation de bois de chauffe , donc la pression sur les mangroves et les forêts riveraines . Et par conséquent les émissions de gaz à effet de serre associées, ce qui inscrit l&rsquo;initiative dans une logique de lutte contre le changement climatique ;</li>



<li><strong>Sur les revenus</strong>, un fumage mieux maîtrisé et plus homogène améliorant la qualité et la durée de conservation du poisson fumé, ce qui se traduit par une plus-value sur les marchés et, à terme, de meilleurs revenus pour les fumeuses.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Un modèle éprouvé, adapté au contexte local</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les fumoirs remis à Ebodjé sont des fumoirs écologiques améliorés de type Chorkor, une technologie adaptée localement. Développé initialement au Ghana, le fumoir Chorkor est l&rsquo;un des modèles de référence en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale pour la transformation du poisson à moindre impact : sa conception en claies superposées permet de fumer une plus grande quantité de poisson avec moins de bois et en un temps réduit par rapport au foyer ouvert traditionnel, tout en limitant l&rsquo;exposition directe des fumeuses à la fumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux fumoirs ont été construits grâce à une subvention de 10 000 dollars du Global Greengrants Fund UK. Ce montant a permis d&rsquo;identifier 75 fumeuses directement bénéficiaires à Ebodjé, qui pourront désormais mutualiser l&rsquo;usage des deux infrastructures pour leur activité de transformation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-3127" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Fumoir fabriqué par BCL à Ebodje.© BCL</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix des sites de construction a été fait en concertation avec l&rsquo;autorité villageoise : c&rsquo;est <strong>M</strong>.<strong>Ndjokou Djongo</strong>, chef du village d&rsquo;Ebodjé, qui a désigné les emplacements retenus, dans les quartiers Ngata et Manga Madjao. L&rsquo;initiative a par ailleurs été mise en œuvre en partenariat avec le service de la conservation du Parc Marin Manyangue na Elombo Campo, ce qui inscrit ce don dans une démarche coordonnée avec la gestion officielle de l&rsquo;aire protégée, plutôt que comme une action isolée de la seule ONG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément dans cette logique que s&rsquo;inscrit le don de fumoirs écologiques par BCL : soutenir une activité économique essentielle pour les communautés du parc, sans reproduire la pression sur les ressources ligneuses que ce même parc cherche à protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>JVE Cameroun clarifie le rôle des médias et OSC dans la diffusion des informations liées au Fonds Vert et au MRI</title>
		<link>https://tribuneverte.online/jve-cameroun-clarifie-le-role-des-medias-et-osc-dans-la-diffusion-des-informations-liees-au-fonds-vert-et-au-mri/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 12:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[L’ONG a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’intention des journalistes et des membres de la société civile, le 21 juillet 2026 à Yaoundé. Cette rencontre tenue dans&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’ONG a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’intention des journalistes et des membres de la société civile, le 21 juillet 2026 à Yaoundé. Cette rencontre tenue dans le cadre du Projet CSO Advocacy Grant a permis de former les particpants sur le Mécanisme de Recours Indépendant (MRI) du Fonds Vert pour le Climat (FVC). Selon la Banque mondiale, plus de 300 plaintes sont traitées chaque année par ses propres mécanismes de recours, ce qui illustre l’importance de tels dispositifs en Afrique. JVE Cameroun, déjà expérimentée avec des ateliers similaires en 2023 à Garoua, poursuit ainsi son rôle d’accompagnement des communautés affectées par des projets climatiques.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces sessions ont été complétées par des travaux de groupe et des études de cas portant sur des situations concrètes de communautés impactées par des projets climatiques. Des exercices pratiques ont permis de simuler des interviews, de rédiger des articles sur le MRI et même de reproduire la procédure de dépôt de plainte. Cette immersion a favorisé une appropriation concrète du mécanisme et renforcé la confiance des participants dans leur capacité à agir.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="667" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-1024x667.jpg" alt="" class="wp-image-3075" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-1024x667.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-300x196.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-768x500.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-1536x1001.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4435-2048x1335.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Participant </strong>représentant d&rsquo;une OSC à l&rsquo;atelier : « La simulation de dépôt de plainte nous a montré que nous pouvons agir, même face à des projets internationaux. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bien-fondé de l’atelier repose sur un constat préoccupant : dans les zones d’implantation de projets financés par le FVC, les communautés affectées manquent cruellement d’informations fiables sur leurs droits et sur les voies de recours existantes. Les journalistes, par leur proximité avec les populations et leur mission d’informer, apparaissent comme des relais essentiels pour vulgariser ces informations. Les organisations de la société civile, quant à elles, jouent un rôle d’accompagnement et de mobilisation communautaire indispensable à l’effectivité du mécanisme.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="709" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-1024x709.jpg" alt="" class="wp-image-3072" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-1024x709.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-300x208.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-768x531.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-1536x1063.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4465-2048x1417.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Judith Ndongo</strong> (au centre), journaliste participante à l&rsquo;atelier .</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Encadré par <strong>Blondel Silenou</strong> (chef du projet IRM CSO Advocacy Grant 2026), <strong>Michelle Nlend</strong>, <strong>Mamout Oumarou</strong> et <strong>Jessica Lebgane</strong> (voir photo de titre, au centre) , l’atelier s’inscrit dans une série d’initiatives portées par JVE Cameroun. L’organisation n’en est pas à sa première expérience : en 2023 déjà, des ateliers avaient été organisés à Garoua et Lagdo pour sensibiliser les communautés locales sur leurs droits face aux projets climatiques, notamment le PIDACC/BN [<a href="https://newsupfront.com/cameroon-local-communities-schooled-on-climate-redress-mechanisms/">https://newsupfront.com/cameroon-local-communities-schooled-on-climate-redress-mechanisms/</a> ] . Ces expériences antérieures ont permis de consolider une expertise pratique et de bâtir un réseau de journalistes et d’acteurs communautaires engagés.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="769" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-1024x769.jpg" alt="" class="wp-image-3073" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-1024x769.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-300x225.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-768x577.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-1536x1153.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_4361-2048x1538.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Mamout Oumarou</strong>/ JVE Cameroun</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau continental, les données de la Banque Mondiale illustrent l’importance de tels dispositifs : son propre mécanisme de recours, le Grievance Redress Service (GRS), reçoit en moyenne plus de 300 plaintes par an sur des projets financés en Afrique et ailleurs, couvrant des impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance [<a href="https://www.worldbank.org/en/projects-operations/products-and-services/grievance-redress-service">https://www.worldbank.org/en/projects-operations/products-and-services/grievance-redress-service</a>] . Ces chiffres montrent que les mécanismes de recours ne sont pas théoriques, mais bel et bien utilisés par les populations pour défendre leurs droits. En Afrique, plusieurs plaintes ont déjà concerné des projets hydroélectriques, des plantations industrielles ou des programmes d’adaptation, souvent liés à des déplacements de populations ou à la pollution des cours d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier de Yaoundé confirme que l’accès à l’information et aux mécanismes de recours est une condition essentielle pour une justice climatique effective. En s’appuyant sur l’expérience de Garoua en 2023 et sur les données de la Banque mondiale, JVE Cameroun démontre que les communautés locales peuvent devenir des acteurs actifs de la gouvernance climatique, transformant leurs plaintes en leviers de transparence et de résilience.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sécurisation du barrage de Lagdo : le Projet VIVA‑Bénoué engage le marché pour anticiper les risques hydrologiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/securisation-du-barrage-de-lagdo-le-projet-viva-benoue-engage-le-marche-pour-anticiper-les-risques-hydrologiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 21:03:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Lagdo est une commune rurale située dans le département de la Bénoué, région du Nord Cameroun, à environ 60 km au sud de Garoua. Elle abrite le barrage hydroélectrique de&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le 14 juillet 2026 à Yaoundé, s’est tenue la consultation préliminaire du marché du Projet VIVA‑Bénoué (Le Projet d’Aménagement et de Valorisation des Investissements de la Vallée de la Bénoué</em>&#8211; <em>P166072), financé par la Banque Mondiale à hauteur de 179,7 millions d’euros. Cette rencontre, hybride et participative, a réuni des entreprises nationales et internationales autour d’un enjeu majeur : la sécurité du barrage hydroélectrique de Lagdo et la résilience des populations riveraines face aux inondations.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>L’agence responsable de la mise en œuvre est la MEADEN (Mission d’Études pour l’Aménagement et le Développement de la Région du Nord), elle agit comme interface entre les bailleurs (Banque Mondiale), les entreprises prestataires et les communautés locales. Afin de veiller à ce que les aspects techniques, sociaux et environnementaux soient respectés. </em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Lagdo est une commune rurale située dans le département de la Bénoué, région du Nord Cameroun, à environ 60 km au sud de Garoua. Elle abrite le barrage hydroélectrique de Lagdo, construit sur le fleuve Bénoué, qui constitue un pivot stratégique pour l’approvisionnement en électricité du Grand Nord et pour l’irrigation agricole. Le barrage de Lagdo, inauguré en 1982, dispose d’une capacité initiale de 72 MW et reste la principale source d’électricité du Réseau Interconnecté Nord (RIN). Son réservoir peut contenir jusqu’à 7,7 milliards de m³ d’eau. Le barrage alimente un canal d’irrigation permettant de développer la riziculture sur près de 15 000 hectares en aval .De plus, le lac de Lagdo est la principale source de poisson pour toute la région du Nord, renforçant la sécurité alimentaire. Le barrage joue un rôle essentiel dans la régulation du fleuve Bénoué, dont les crues affectent régulièrement les zones en aval jusqu’au Nigéria.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="605" height="479" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png" alt="" class="wp-image-3056" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850.png 605w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-214850-300x238.png 300w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong> Localisation des nouvelles stations hydrométriques (10) à réaliser dans le cadre<br>du projet</strong></em> <strong><em>(©</em></strong> MEADEN)</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre de Yaoundé a permis de présenter deux volets techniques :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La mise en place d’un réseau hydrométrique et d’un système d’information hydrométéorologique, couplé à un système d’alerte précoce (SAP) pour les zones en aval du barrage, jusqu’à la frontière nigériane ;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les travaux de génie civil et d’auscultation pour renforcer la sécurité du barrage, incluant l’éclairage extérieur et l’installation d’équipements spécialisés.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="605" height="351" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png" alt="" class="wp-image-3057" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257.png 605w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-17-215257-300x174.png 300w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Localisation des nouvelles stations météorologiques (26) à réaliser dans le cadre du projet</em></strong> <strong><em>(©</em></strong> MEADEN)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au‑delà des infrastructures, le projet s’inscrit dans une logique de gestion intégrée des risques. Les discussions ont mis en évidence les contraintes logistiques (approvisionnement en matériaux, procédures douanières), les risques environnementaux (pollution, déforestation, nuisances sonores), ainsi que les enjeux sociaux (inclusion, prévention des violences basées sur le genre, mécanismes de plaintes). Les mesures d’atténuation prévues incluent un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), un code de conduite pour les prestataires, et l’implication des communautés locales dans le gardiennage et l’entretien des installations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fruit d’une coopération entre le Cameroun et la Chine, le barrage fait aujourd’hui l’objet de financements de la Banque mondiale pour sa sécurisation. Mais le système présente une vulnerabilité particulière: la variabilité hydrologique et l’ensablement du réservoir réduisent sa capacité, ce qui impacte directement la stabilité énergétique et agricole de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Risques de maladies hydriques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapports de l’OMS et de l’UNICEF soulignent la vulnérabilité du Nord Cameroun :- <strong>Choléra </strong>: en 2026, l’Extrême‑Nord a enregistré un taux de létalité de 6,7 %, avec un taux d’attaque de 11,8 cas pour 100 000 habitants. &#8211;<strong>Accès à l’eau</strong> : 55 % des ménages dépendent de sources non améliorées.- <strong>Assainissement</strong> : 35 % utilisent des latrines non améliorées, et 15 % pratiquent encore la défécation à l’air libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces conditions accentuent les risques lors des crues, où les eaux contaminées favorisent la propagation du choléra et des diarrhées aiguës.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Témoignages de riverains</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Bakary</strong>, ancien technicien ayant travaillé sur le barrage, rappelle : <em>« Le barrage nous a donné la lumière et l’eau, mais il nous a aussi exposés aux crues soudaines. Nos champs sont parfois détruits, et les familles doivent recommencer chaque saison. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amina Mohammed Sani</strong>, doyenne du village de Lagdo, souligne : <em>« Nous avons l’électricité et un hôpital, mais quand on ouvre l’eau  du barrage, les maladies se répandent. Les enfants souffrent de diarrhées et nous craignons toujours le choléra. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chef du village Gounougou</strong> : <em>« Nous voulons que le projet prenne en compte nos réalités. Les crues détruisent nos récoltes et nos enfants tombent malades. La prévention doit être aussi sanitaire. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces témoignages traduisent une attente forte : que la sécurisation du barrage ne soit pas seulement technique, mais aussi sociale et sanitaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-3059" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-1024x576.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-300x169.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1-768x432.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-17-at-18.45.24-1.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Populations pratiquant la riziculture dans les villages aux alentours du barrage de Lagdo (©</em></strong> MEADEN)<strong><em>.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers une démarche scientifique et participative qui illustre la volonté du projet de structurer des marchés transparents et compétitifs, les acteurs veillent à intégrer les innovations techniques et les normes de durabilité. Les procédures de passation des marchés sont attendues au 3ᵉ trimestre 2026, avec une adaptation des dossiers de consultation en fonction des retours recueillis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, le Projet VIVA‑Bénoué ne se limite pas à une réhabilitation technique : il ambitionne de créer un écosystème de sécurité hydraulique, où la science, la gouvernance et la participation citoyenne convergent pour transformer la vallée de la Bénoué en un espace de production agricole durable.En sécurisant le barrage de Lagdo, le projet doit aller au‑delà des aspects techniques : il doit intégrer une dimension sanitaire et sociale, car la résilience des populations dépend autant de la stabilité hydraulique que de la prévention des maladies hydriques. Les témoignages des riverains rappellent que la science et l’ingénierie doivent être accompagnées d’une hydrodiplomatie inclusive, où la santé publique est au cœur de la gestion des risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cameroon–EU Business Week : la France mise sur l’entrepreneuriat des jeunes pour un développement durable</title>
		<link>https://tribuneverte.online/cameroon-eu-business-week-la-france-mise-sur-lentrepreneuriat-des-jeunes-pour-un-developpement-durable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:02:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[La conférence consacrée à l’investissement de la France pour l’employabilité des jeunes a attiré l’attention, notamment par la participation remarquée de S.E. Sylvain Riquier, ambassadeur de France au Cameroun. Au‑delà&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>À l’occasion du lancement de la Cameroon–EU Business Week le 15 juin 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la France a marqué un moment fort du dialogue économique entre le Cameroun et ses partenaires européens, réaffirmant son engagement en faveur de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes. l&rsquo;Eurovillage a accueilli un  dialogue politique orienté vers, les mécanismes de financement de start‑ups et témoignages d’innovateurs locaux comme Ready Food.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence consacrée à l’investissement de la France pour l’employabilité des jeunes a attiré l’attention, notamment par la participation remarquée de <strong>S.E. Sylvain Riquier</strong>, ambassadeur de France au Cameroun. Au‑delà des discours, l’enjeu est clair : appuyer l’entrepreneuriat des jeunes pour bâtir une économie florissante et durable. La conviction portée par l’<strong>Équipe France</strong>, relayée par <strong>Business France</strong>, est que :<em> « le développement durable passe par des processus économiques intégrant la durabilité, la simplicité institutionnelle et la prévisibilité.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la France, l’appui à l’entrepreneuriat est aussi une stratégie de responsabilité sociale des entreprises (RSE<strong>)</strong>. Déjà, près de 20 000 Camerounais travaillent directement pour des entreprises françaises implantées dans le pays. Ces sociétés déploient des politiques de RSE notables, sans exclure les régions enclavées comme l’Extrême‑Nord ou l’Est. Des programmes comme <strong>Choose Africa</strong>, portés par <strong>France Volontaires</strong>, viennent en soutien aux entrepreneurs confrontés à des difficultés d’accès au crédit, renforçant ainsi la résilience économique et sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche s’inscrit dans une dynamique continentale. Lors du sommet Africa Forward 2026, organisé à Nairobi en mai en présence du président <strong>Emmanuel Macron</strong> et de son homologue kényan <strong>William Ruto</strong>, les jeunes africains ont présenté leurs réalisations dans des environnements favorables à l’innovation. Le message était clair : lorsque les conditions sont réunies, la jeunesse africaine transforme son potentiel en solutions concrètes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À Yaoundé, S.E. Sylvain Riquier a repris ce message en soulignant :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’expérience de Nairobi nous a montré que lorsque les jeunes africains disposent d’un environnement favorable, ils transforment leur potentiel en solutions concrètes. Ici au Cameroun, notre rôle est d’accompagner ces initiatives, de simplifier les cadres institutionnels et de rendre l’investissement plus lisible. La France croit en la jeunesse camerounaise comme moteur d’une économie durable et inclusive. »</em>Il a ajouté que le dialogue politique est indispensable pour lever les obstacles, rappelant qu’on peut très bien coordonner les efforts entre les autorités et les partenaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-3050" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-1024x682.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-300x200.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09-768x512.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-09.17.09.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La représentante de Business France, <strong>Mme Stefanie Simon</strong>, a précisé les domaines d’intervention :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Prospection des investisseurs</li>



<li>Partage d’informations sur les opportunités</li>



<li>Passage à l’échelle des projets prometteurs.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a marqué les esprits en affirmant : <em>« Les grands d’aujourd’hui étaient les petits d’hier. La logique européenne, c’est de travailler en format avec les exigences de l’UE. »</em> Mme Simon a également rappelé que la crise du Covid‑19<strong> </strong>a laissé des leçons sur l’entrepreneuriat : les entreprises qui ont survécu sont celles qui avaient développé une politique de proximité avec différents marchés, d’où la nécessité de la diversification.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’AFD/Proparco et Start‑up 237</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Également présent à cette rencontre, l’<strong>AFD</strong> (Agence Française de Développement) , à travers <strong>Proparco</strong> (Société de Promotion et de Participation pour la Coopération Économique) , a récemment organisé un webinaire sur <em>comment vendre le Made in Cameroon en Europe</em>. Dans le cadre de cette initiative, le programme <strong>Start‑up 237</strong>, soutenu par l’AUF et l’AFD, a annoncé le financement de <strong>1</strong>00 jeunes entreprises camerounaises, avec un mentorat assuré par 46 experts.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Montant de financement : environ <strong>655 millions FCFA</strong> (enveloppe totale de 1,3 milliard FCFA).</li>



<li>Appui matériel : environ <strong>10 000 euros par structure</strong> pour le fonctionnement et le passage à l’échelle.</li>



<li>Coaching : plus de <strong>3 000 séances</strong> réalisées dans les secteurs de l<strong>’</strong>agroalimentaire, de l’agritech, de l’edtech et d’autres filières innovantes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Mme <strong>Virgie Taillot</strong> de l’<strong>AUF</strong> (Agence Universitaire de la Francophonie) a exprimé sa satisfaction pour le rendement du programme, soulignant la pertinence des résultats obtenus. Cette initiative a favorisé la mise à disposition de matériel supplémentaire et l’octroi d’un fonds de roulement d’environ 10 000 euros par structure, afin de renforcer les capacités opérationnelles des jeunes entreprises. A cela  s’accompagne également de la création d’un cadre de collaboration et de réseaux d’incubateurs couvrant les 10 régions du Cameroun, favorisant ainsi le passage à l’échelle et l’intégration des start‑ups dans un écosystème national et international mieux structuré. En juillet 2026, une visite est prévue en partenariat avec l’Université d’Aix‑Marseille dans le cadre de la Cité de l’innovation et du savoir. </p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Ready Food, une successs story</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Séance tenante, le témoignage de <strong>Ready Food</strong>, par la voix de sa promotrice <strong>Dodi Mukete Lydienne</strong>, a illustré concrètement l’impact de l’innovation locale.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Problème identifié</strong> : l’oignon, denrée saisonnière, entraîne de fortes pertes en période d’inondation ou de surabondance sur les marchés.</li>



<li><strong>Solution</strong> : transformation en poudre, permettant une conservation longue durée et une meilleure valorisation.</li>



<li><strong>Impact social</strong> : amélioration des conditions de travail des employés et des agriculteurs fournisseurs, avec un accent sur les femmes du Septentrion.</li>



<li><strong>Résultats</strong> : réduction significative des pertes post‑récoltes et augmentation notable du chiffre d’affaires, grâce à la valorisation de plus grandes quantités d’oignons.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La première journée de la Cameroon–EU Business Week 2026 a ouvert le dialogue autour de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes, mais l’événement se poursuivait avec un programme riche : les panels des jours suivants ont porté sur le climat des affaires, les infrastructures de transport et logistique, l’énergie, l’agro‑industrie, l’accès au financement et l’innovation numérique, sans oublier des sessions de networking ciblé entre investisseurs, entreprises et décideurs. Ces panels, organisés du 16 au 18 juin 2026, ont permis d’approfondir les secteurs prioritaires du partenariat UE–Cameroun et d’ouvrir des perspectives concrètes pour bâtir une économie plus résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Session des comptes de l&#8217;ONACC: le Cameroun a perdu 6710 milliards de Fcfa en 42 ans, à cause des changements climatiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/session-des-comptes-de-lonacc-le-cameroun-a-perdu-6710-milliards-de-fcfa-en-42-ans-a-cause-des-changements-climatiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 10:50:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans son propos liminaire, le président du Conseil d’Administration de l’ONACC, M. Enoh Peter Ayuk, a rappelé que: « les changements climatiques ne sont plus le propre des scientifiques en laboratoire,&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>La 21ème session ordinaire du Conseil d’Administration de l’Observatoire National sur les Changements Climatiques (ONACC), tenue le 30 juin 2026 à Yaoundé, a rappelé l’importance des données scientifiques pour comprendre et anticiper sur les impacts, afin de limiter les pertes causées par le climat au Cameroun. Avec un budget ajusté à 1,568 milliard FCFA en 2025, l’ONACC a orienté ses activités vers la production de calendriers agricoles, de bulletins climatiques et d’analyses de vulnérabilité, confirmant son rôle de centre névralgique de la gouvernance climatique.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Les données produites par l’ONACC révèlent une corrélation directe entre variabilité climatique et pertes agricoles. La spatialisation des risques montre que les villes côtières et de montagne (Douala, Limbé, Bafoussam) sont particulièrement exposées aux inondations et glissements de terrain. Les bilans carbone confirment que les secteurs énergie et déchets restent des contributeurs majeurs aux émissions nationales. Ces résultats soulignent la nécessité d’une intégration des données climatiques dans les politiques publiques, notamment pour l’agriculture, l’urbanisme et la gestion des ressources naturelles.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son propos liminaire, le président du Conseil d’Administration de l’ONACC, <strong>M. Enoh Peter Ayuk</strong>, a rappelé que:<em> « les changements climatiques ne sont plus le propre des scientifiques en laboratoire, ou des activistes écologiques : canicule en Europe, inondations en Afrique, déplacement de blocs de glace en Amérique du Nord. Autant de phénomènes que le président Paul Biya avait anticipés en 2009, en décrétant la création de l’ONACC. Mais au‑delà des catastrophes visibles, les dérèglements climatiques entraînent aussi la résurgence de pathologies encore méconnues du monde scientifique, dont les traitements tardent à être trouvés. Ces bouleversements ont une conséquence directe sur l’économie mondiale : destruction d’infrastructures, pollution des ressources, et exposition des populations à des substances impropres. »</em></p>



<h4 class="wp-block-heading">Données et réalisations en 2025</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Calendriers agricoles</strong> : 4 calendriers ont été élaborés pour les cinq zones agroécologiques, permettant aux producteurs d’adapter leurs semis aux nouvelles réalités climatiques.</li>



<li><strong>Bulletins climatiques</strong> : 4 bulletins saisonniers et 36 bulletins décadaires ont été diffusés, intégrant prévisions, risques et impacts sectoriels.</li>



<li><strong>Spatialisation des zones à risques</strong> : Douala, Limbé et Bafoussam ont été cartographiées pour identifier les zones vulnérables aux catastrophes climatiques.</li>



<li><strong>Évaluation des pertes économiques</strong> : Les principales spéculations agricoles des cinq zones agroécologiques ont été analysées pour quantifier les pertes dues aux aléas climatiques.</li>



<li><strong>Bilan carbone national</strong> : Validation et édition des bilans pour les secteurs déchets, énergie et procédés industriels (2010‑2023).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les données produites par l’ONACC révèlent une corrélation directe entre variabilité climatique et pertes agricoles. La spatialisation des risques montre que les villes côtières et de montagne (Douala, Limbé, Bafoussam) sont particulièrement exposées aux inondations et glissements de terrain. Les bilans carbone confirment que les secteurs énergie et déchets restent des contributeurs majeurs aux émissions nationales. Ces résultats soulignent la nécessité d’une intégration des données climatiques dans les politiques publiques, notamment pour l’agriculture, l’urbanisme et la gestion des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ONACC, en tant qu’établissement public scientifique, joue un rôle clé dans la production de données fiables et leur diffusion auprès des décideurs et des communautés. Mais l’efficacité de ces outils dépendra de leur appropriation par les acteurs locaux et de la mise en œuvre de politiques d’adaptation robustes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vers un comité de résilience multiacteurs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour M. Ayuk, l’observation ne doit pas se limiter à constater : les experts et techniciens de l’ONACC doivent utiliser le budget alloué pour proposer des solutions d’adaptation et d’atténuation. Il a insisté sur la création d’un comité de résilience multiacteurs, réunissant ministères, institutions et organisations de la société civile, afin que tous les secteurs soient au même niveau d’information que les experts de l’ONACC. Ce comité permettrait de mieux cartographier les vulnérabilités, d’intégrer les données dans les mécanismes de résilience, et de développer des techniques écoresponsables<strong> </strong>adaptées aux réalités locales.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="892" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1024x892.jpeg" alt="" class="wp-image-3036" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1024x892.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-300x261.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-768x669.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>M. Enoh Peter Ayuk</strong>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En saluant les efforts déjà fournis, M. Ayuk a reconnu qu’il reste encore beaucoup à faire pour que le Cameroun devienne un modèle scientifique en matière de résilience climatique. Cela passe par l’utilisation des ressources propres du pays, une circulation efficace de l’information, et une collaboration étroite entre acteurs publics et privés. L’approche data‑driven de l’ONACC, enrichie par une gouvernance participative, constitue une base solide pour anticiper, prévenir et protéger les populations camerounaises face aux risques climatiques et sanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une session des comptes en toute transparence</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="912" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-1024x912.jpeg" alt="" class="wp-image-3037" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-1024x912.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-300x267.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1-768x684.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-03-at-11.36.04-1.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Prof. Dr Ing. Amougou Joseph Armathé</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Directeur Général de l’ONACC, <strong>Prof. Dr Ing. Amougou Joseph Armathé</strong>, cette 21e session du Conseil d’Administration avait pour objectif de rendre compte de l’utilisation des ressources financières mises à disposition en 2025. Deux temps forts ont marqué la rencontre : la présentation des comptes administratifs par ses soins et celle des comptes de gestion par l’agent comptable. Le budget prévisionnel était de 2,072 milliards FCFA, mais les recettes réellement mobilisées se sont élevées à 1,568 milliards FCFA, avec un taux d’exécution remarquable de 98%.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="881" height="460" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png" alt="" class="wp-image-3033" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805.png 881w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805-300x157.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112805-768x401.png 768w" sizes="auto, (max-width: 881px) 100vw, 881px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière d’atténuation, l’ONACC a réalisé une évaluation des émissions de gaz à effet de serre dans trois secteurs clés : énergie, déchets et industrie. Ces bilans carbone constituent une base scientifique pour orienter les politiques de réduction des émissions. L’institution a également produit des prestations intellectuelle<strong>s</strong>, notamment l’évaluation des coûts des impacts des changements climatiques sur différents secteurs de développement. Ces travaux traduisent la volonté de l’ONACC de ne pas seulement observer, mais de fournir des données et des solutions concrètes pour renforcer la résilience nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le secteur rural en première ligne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur rural reste prioritaire, car la survie de ses populations dépend majoritairement des productions agricoles. Ceci est d&rsquo;autant plus urgent que l’évaluation des coûts des impacts climatiques entre 1980 et 2024 révèle que le Cameroun a perdu près de <strong>6 710 milliards FCFA</strong> à cause des chocs climatiques. Les pertes agricoles ciblées sur cinq spéculations phares (cacao, maïs, palmier à huile, banane plantain, riz), évaluées à près de <strong>798,26 milliards</strong> Fcfa en 2024 seulement. Ces chiffres ( consultables ici: <a href="https://www.onacc.cm/fr/analysis">https://www.onacc.cm/fr/analysis</a>) traduisent l’urgence d’une adaptation robuste et d’une meilleure anticipation des risques.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="895" height="480" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png" alt="" class="wp-image-3034" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901.png 895w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901-300x161.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112901-768x412.png 768w" sizes="auto, (max-width: 895px) 100vw, 895px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Coopération et innovation pour de meilleures projections</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre à ces défis, l’ONACC a signé des accords avec des institutions comme la <strong>CDC</strong> (Cameroon Developement Corporation), la <strong>SODECOTON</strong> et plusieurs partenaires au développement, afin d’ouvrir de nouvelles pistes de financement. Précisons que la CDC et la SODECOTON sont deux grandes entreprises agro‑industrielles camerounaises, chacune spécialisée dans une filière stratégique : la CDC dans les cultures tropicales (banane, huile de palme, caoutchouc) et la SODECOTON dans le coton et ses dérivés. Elles jouent un rôle majeur dans l’économie nationale et dans le développement rural. L’institution explore également la monétisation des résultats scientifiques, en valorisant ses travaux auprès des acteurs économiques et politiques. Une innovation majeure est la mise en place d’une plateforme digitale accessible par téléphone portable, permettant aux agriculteurs et éleveurs d’obtenir directement les informations climatiques produites. Par ailleurs, l’ONACC a mené des travaux d’évaluation et de spatialisation des zones à risque dans des villes comme Douala, Limbe, Bafoussam, Tiko, Maroua, Kribi, Kai‑Kai, Yagoua et Maga, offrant aux communautés des outils pour anticiper inondations et autres catastrophes.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="911" height="475" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png" alt="" class="wp-image-3038" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959.png 911w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959-300x156.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/Capture-decran-2026-07-03-112959-768x400.png 768w" sizes="auto, (max-width: 911px) 100vw, 911px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Extrait du Rapport 2025:Évaluation des pertes économiques dues à l’impact des changements climatiques sur les principales spéculations agricoles. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces avancées, un défi majeur demeure : faire parvenir les informations aux utilisateurs finaux. Car pour s’ajuster et adopter de bonnes pratiques, il faut d’abord disposer de connaissances fiables. L’agriculteur et l’éleveur dépendent du climat, mais les habitudes ancestrales ne suffisent plus face aux dérèglements actuels. L’adaptation et la résilience nécessitent une diffusion efficace des données. Le Directeur Général a également mentionné l’importance d’évaluer aussi les autres secteurs climato‑sensibles : énergie, eau, santé, travaux publics et sécurité. Plus encore, l’ONACC souhaite accompagner le gouvernement dans l’évaluation des<strong> </strong>externalités politiques, en intégrant les changements climatiques dans les budgets nationaux. L’objectif est de mesurer les conséquences positives ou négatives des politiques d’adaptation et d’atténuation, afin de donner une véritable valeur socio‑économique aux décisions publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bassin du Niger : science, finance et diplomatie pour une résilience partagée</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bassin-du-niger-science-finance-et-diplomatie-pour-une-resilience-partagee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 23:26:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du Bassin du Niger. Sous le haut parrainage du Ministère&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 22 au 25 juin 2026 à Yaoundé, le Cameroun a acceuilli les débats sur l’avenir des ressources en eau du  <strong>Bassin du Niger</strong>. Sous le haut parrainage du Ministère de l&rsquo;Economie de la Planification et de l&rsquo;Aménagement du Territoire (<strong>MINEPAT</strong>) , près de 60 experts , et membres de la société civile, sont venus des neuf pays membres de l’<strong>Autorité du Bassin du Niger (ABN)</strong> , pour échanger sur la nouvelle vision à accorder à la gestion hydroclimatique, la résilience climatique, la sécurité de l’eau et les financements de projets durables dans ce secteur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les dernières estimations placent les population vivants au sein du Bassin du Niger autour de 180 millions d’habitants (Autorité du Bassin du Niger (ABN), synthèses récentes et notes techniques sur l’état du bassin :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/">https://www.abn.ne</a>&nbsp;(page « Etat du Bassin » / rapports techniques)</em> ; <em> répartis sur neuf pays, exposés à des risques climatiques multiples (inondations, sécheresses, vagues de chaleur, invasions de criquets, incendies, vents violents, tempêtes de sable, ensablement). Les projections climatiques (IPCC SSP2‑4.5 et SSP5‑8.5) prévoient une intensification des extrémités, une évapotranspiration en hausse et des pertes de terres cultivables d’ici 2100. L’atelier régional de Yaoundé a réuni acteurs scientifiques, diplomatiques, bailleurs et société civile pour définir des pistes d’action qui se positionnent dans la durabilité.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec près de <strong>75 000 km²</strong> de superficie intégrée au Bassin du Niger, le Cameroun occupe une position stratégique grâce à ses aquifères souterrains qui alimentent les zones sahéliennes voisines. Cette richesse hydrique fait du pays un pivot essentiel dans la gouvernance régionale de l’eau. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Guy de Bock</strong>, Coordonnateur National de l’ABN au MINEPAT, l’atelier est une étape décisive : <em>« le Cameroun, en tant que pays membre, doit jouer un rôle moteur. Renforcer les capacités locales et améliorer la gouvernance de l’eau, c’est investir dans la stabilité et la prospérité de toute la région. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son Excellence <strong>Armand Houanye</strong>, Secrétaire Exécutif de l’ABN, a insisté sur la solidarité transfrontalière : <em>« le Bassin du Niger est un bien commun. Sa gestion exige une diplomatie active et une coopération sincère entre États. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sara Nadj</strong>, représentante de la GIZ, a souligné l’importance de capitaliser sur l&rsquo;accès et le partage des données : <em>« les systèmes d’alerte précoce et les technologies satellitaires doivent guider les politiques des Etats membres, ce sera plus facile pour les partenaires techniques et financiers d&rsquo;identifier les besoins réels des populations, et donc les projets à accompagner. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Remco Doost</strong>, représentant du Ministère des Affaires étrangères des Pays‑Bas, a rappelé le rôle des partenaires financiers :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous devons transformer les idées en projets locaux , selon certains critères que nous allons identifier ensembles,  afin d’attirer les financements internationaux. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un diagnostic hydrique alarmant</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays neuf (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria, Tchad) membres de l’ABN, sont chargés de coordonner la gestion intégrée des ressources en eau, la coopération transfrontalière et les projets de résilience climatique. Tous sont exposés à une palette de risques climatiques sans cesse croissants : inondations, sécheresses, vagues de chaleur (jusqu’à 47 °C), invasions de criquets, incendies de forêt, vents violents (jusqu’à 120 km/h), tempêtes de sable et formation de dunes. Les projections du GIEC à l’horizon 2100 (SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5) annoncent une intensification des pluies extrêmes, une évapotranspiration en hausse de plus de 15 % et une perte de terres cultivables estimée à 20,8 %. Face à ces défis, l’atelier régional de Yaoundé a réuni scientifiques, diplomates, bailleurs et société civile pour décliner des pistes d’action opérationnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les spécialistes de L&rsquo;ONACC ( Observatoire National des Changements Climatiques) ,  du Bassin du Volta, de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), du Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD)  et bien d&rsquo;autres institutions ont marqué de leur présence. Ils ont souligné des changements structurels affectant les ressources en eau : déplacement des isohyètes, modification des régimes de précipitations, création de microclimats locaux, variabilité accrue des débits fluviaux et des niveaux des nappes. Les conséquences sont concrètes : expansion des maladies hydriques, conflits d’usage entre agriculture, élevage et production d’énergie, envahissement des cours d’eau par le sable et hausse de la pollution. Le graphique de l’indice standard des débits de la station du fleuve Niger à Diré, présenté à Yaoundé, illustre une variabilité croissante et une tendance générale à la baisse des débits moyens ; signe d’une fragilisation structurelle du bassin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La disponibilité des données climatiques pour une meilleure répartition hydrique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observations terrain soulignent un ensablement préoccupant des chenaux et des plaines alluviales. Les experts présents ont convenu que le dragage n’est pas une solution durable : le sable déplacé revient inévitablement dans les lits, sans s’attaquer aux causes profondes (érosion en amont, déforestation, pratiques culturales non durables). L’ensablement menace la sécurité alimentaire (perte de terres cultivables), la résilience pastorale, la navigabilité du fleuve, la biodiversité aquatique et, in fine, la stabilité sociale et sécuritaire des zones riveraines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Autorité du Bassin du Niger (ABN) cartographie quatre grandes zones climatiques : tropical humide (≈ 1 500 m³/an par habitant), tropical sec et semi‑aride (zones de transition) et aride (&lt; 150 m³/an) (Zones climatiques et dotation en eau (tropical humide ≈ 1 500 m³/an ; aride &lt; 150 m³/an) — ABN / documents de planification régionale :&nbsp;<a href="https://www.abn.ne/fr/publications">https://www.abn.ne/fr/publications</a>). Les risques d’inondation et de sécheresse sont répartis sur l’ensemble du bassin, souvent en alternance, ce qui complexifie la planification. Les scénarios SSP2‑4,5 et SSP5‑8,5 prévoient une intensification des extrêmes (sécheresses plus longues, épisodes de pluies extrêmes ponctuels) et une extension des zones arides (IPCC AR6 WGII, chapitres sur l’Afrique et les systèmes hydriques :&nbsp;<a href="https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/">https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Solutions innovantes suggérées à Yaoundé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier a mis en lumière des outils et approches combinant science, finance et diplomatie :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Finance climatique (GCF) </strong>: <strong>René Schieritz</strong> a présenté des mécanismes pour rendre les projets bancables et mobiliser des financements internationaux. Un représentant de la BOAD ( Banque Ouest Africaine pour le Developpement) , a partagé les fonds disponibles pour accompagner les projets résilients.</li>



<li><strong>Technologies satellitaires (Eleaf)</strong> : démonstrations par Joost van der Woerd sur le suivi des eaux de surface et souterraines via imagerie satellite, utile pour la surveillance des nappes, la détection des tendances d’ensablement et l’alerte.</li>



<li><strong>Hydrodiplomatie (UICN)</strong> : approche visant à transformer l’eau en vecteur de coopération et de paix, essentielle pour la gouvernance transfrontalière.</li>



<li><strong>Compatibilité hydrique (IWMI)</strong> : exposée par <strong>Moctar Dembele</strong>, cette solution propose d’harmoniser les usages entre agriculture, énergie et besoins domestiques pour prévenir les conflits et optimiser les bénéfices socio‑économiques.</li>



<li><strong>Participation citoyenne des usagers et usagères du Bassin du Niger</strong> : mobilisation des organisations de la société civile, incarnée par <strong>Nouradine Touré</strong>, porte‑parole du consortium , pour assurer inclusion et acceptabilité sociale des mesures.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Priorités d’action :  vers des notes conceptuelles opérationnelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Les participants ont convenu de rédiger des notes conceptuelles pour mobiliser partenariats et financements. Pour ce faire, les priorités proposées sont :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Renforcer la surveillance hydrométéorologique (stations in situ + télédétection) et les systèmes d’alerte précoce.<br>-Promouvoir des mesures d’adaptation fondées sur la nature (restauration des zones humides, reforestation des bassins versants, corridors de sédimentation contrôlée).<br>-Développer des approches intégrées de gestion (compatibilité hydrique) conciliant agriculture, énergie et usages domestiques.<br>-Conditionner tout programme de lutte contre l’ensablement à des interventions en amont (maîtrise de l’érosion, pratiques agroécologiques) et non au seul dragage.<br>-Structurer l’ingénierie financière pour rendre les projets attractifs (garanties, cofinancements, formulation bankable).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bassin du Niger est à la croisée des chemins : sans une action concertée et multisectorielle, les tendances climatiques et anthropiques risquent d’entraver durablement la sécurité hydrique, alimentaire et socio‑politique de la région. L’atelier de Yaoundé a montré que la résilience repose sur un triptyque science‑finance‑diplomatie, adossé à une forte participation citoyenne. Les notes conceptuelles en gestation devront traduire ces orientations en projets concrets, mesurables et bancables, pour transformer le risque en opportunité de coopération régionale et de développement durable.Tout en veillant à renforcer la gouvernance transfrontalière par l’hydrodiplomatie et l’inclusion des communautés locales. Toutefois, des réticences ont été émises quant à la non implication des institutions financières de l&rsquo;Afrique Centrale, et la non accessibilité des résultats des données du projet PIDACC qui a connu un bel accomplissement en Côte d&rsquo;Ivoire. </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange Atala</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>5ᵉ Édition du Sommet des Blogueurs du Cameroun : Le Numérique et la Blogosphère au service de la Promotion de la Santé</title>
		<link>https://tribuneverte.online/5%e1%b5%89-edition-du-sommet-des-blogueurs-du-cameroun-le-numerique-et-la-blogosphere-au-service-de-la-promotion-de-la-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 20:01:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[pandemic]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC) organise la 5ᵉ édition de de la 237 Bloggers Summit, qui se déroulera le mardi 07 juillet 2026 à l’Institut Français du Cameroun (IFC)&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>L’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC) organise la 5ᵉ édition de de la 237 Bloggers Summit, qui se déroulera le mardi 07 juillet 2026 à l’Institut Français du Cameroun (IFC) de Yaoundé. Placé sous le Haut parrainage du Ministère de la Communication (MINCOM), cette édition du Sommet des Blogueurs du Cameroun réunira experts de la santé et créateurs de contenus, et portera sur un thème d&rsquo;actualité majeure : <strong>« Blogging et santé : Situation, promotion et opportunités au<br>Cameroun ».</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte socio-économique marqué par la vie chère,  où les problématiques de Santé Publique sont parfois reléguées au second plan, le Bulletin Épidémiologique annuel du Cameroun (2024) met en évidence une forte prévalence de pathologies liées au manque d&rsquo;hygiène (affections virales, bactériennes et parasitaires). Ce constat traduit un déficit d’information et de prévention au sein des communautés. Face à ce défi, l’ABC souhaite capitaliser sur l&rsquo;omniprésence d&rsquo;Internet et des réseaux sociaux dans les ménages camerounais, pour replacer la santé comme un bien précieux à préserver grâce aux outils digitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Thierry Didier KUICHEU</strong>, Président de l’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC): <em>« Internet est aujourd&rsquo;hui le media de masse le plus utilisé au Cameroun, grâce à son taux de pénétration de plus en plus élévé. Notre objectif avec cette édition est de construire un pont solide entre les acteurs (institutions Publiques et Privées, Chercheurs, spécialistes, etc.) du Secteur de la Santé et la Blogosphère pour faire de la prévention sanitaire une réalité quotidienne. Le Blogging offre une opportunité exceptionnelle pour une meilleure application de la Charte d&rsquo;Ottawa de 1986, en donnant aux populations les clés nécessaires pour reprendre le contrôle de leur propre santé. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-576x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3008" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-576x1024.jpeg 576w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-169x300.jpeg 169w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-768x1365.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49-864x1536.jpeg 864w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-29-at-19.50.49.jpeg 900w" sizes="auto, (max-width: 576px) 100vw, 576px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le sommet réunira environ 80 participants triés sur le volet, incluant une soixantaine de blogueurs et créateurs de contenus résidant au Cameroun, des représentants des Administrations Sectorielles, des professionnels de la Santé, des Organisations de la Société Civile et des Partenaires au Développement. Les travaux s&rsquo;articuleront autour des exposés/présentations et de deux panels majeurs animés par dix experts invités :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Panel 1</strong> : Numérique et Santé : Impact de la communication digitale pour la promotion de la Santé et son rôle comme atout majeur pour le changement de comportement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Panel 2</strong> : Infodémie et approche « Une Seule Santé » : Filtrer l&rsquo;information digitale pour bâtir une meilleure résilience sanitaire des hommes des animaux et de l’environnement au Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à la participation active de nombreux partenaires institutionnels et internationaux de premier plan ,  notamment:  le MINSANTE, le MINEPIA, le MINCOM, le Programme Zoonoses, le PNLP, le CNLS et le PEV, l&rsquo;OMS, la FAO, la GIZ, l&rsquo;IRD et le CIRAD, le sommet débouchera sur des livrables concrets. Il s&rsquo;agira notamment de la formulation de recommandations stratégiques destinées aux pouvoirs publics et du lancement d&rsquo;une communauté de la blogosphère de la santé, associant étroitement blogueurs et professionnels de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée à Yaoundé en août 2017, l&rsquo;Association des Blogueurs du Cameroun (ABC) regroupe une quarantaine de membres actifs et œuvre activement pour la vulgarisation, la professionnalisation et la visibilité du Blogging auprès du grand public, des autorités et des institutions. Guidée par des valeurs de démocratie, de bonne Gouvernance, de liberté et de paix, l&rsquo;ABC s&rsquo;attache à promouvoir le développement socio-économique à travers l&rsquo;utilisation citoyenne et stratégique des avantages qu&rsquo;apporte Internet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contacts Presse &amp; Inscriptions</strong> :Thierry Didier KUICHEU (Président de l&rsquo;ABC)<br>Tél : +237 679 295 489<br>E-mail : president@blogueurs.cm<br>Pour toute demande d&rsquo;accréditation média ou d&rsquo;information complémentaire, veuillez écrire à : abc@blogueurs.cm</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FemmeAdaptClimat 2026: Building the Possible Positive Narrative in Cameroon</title>
		<link>https://tribuneverte.online/femmeadaptclimat-2026-building-the-possible-positive-narrative-in-cameroon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 08:05:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the&#8230; ]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the international conference femmeAdaptClimat 2026. The high-level pan-African summit &nbsp;brought together heads of state institutions, international diplomats, climate experts, researchers, civil society organization, entrepreneurs and youth leaders under the overarching theme the <strong>Possible Positive Narrative.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Organized by Migration &amp; Climate International in partnership with the NGO FEEF ( Foundation for Education and Hope by Flomik) and WOCA(Women and Climate Action), the conference forms parts of the 2026 Pan-African&nbsp; Tour of the International FemmeAdaptClimat Program. The event received the high patronage of the National Assembly of Cameroon and the support of the Ministry of Environment, Nature Protection and sustainable Development.</p>



<p class="wp-block-paragraph">At <em>FemmeAdaptClimat 2026</em>, voices from across Africa converged in Yaoundé to prove that climate resilience is not just about policies , it is about people. Women and youth, who form the backbone of agriculture and innovation, are already driving solutions, reshaping narratives, and building a sustainable future from the ground up.From the opening ceremony, speakers emphasized the urgent need for Africa to strengthen climate resilience while ensuring that women and youth remain at the center of climate policies and sustainable Development strategies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">According to UN Women (2025), women represent 79% of Cameroon’s agricultural workforce, yet own less than 10% of farmland. Also, only 12% of women farmers have access to formal credit or agricultural insurance (FAO, 2024).Women stand at the very frontline of Cameroon’s climate challenges. Their ability to invest in sustainable practices is severely limited. Access to credit or agricultural insurance is even rarer , only about one in ten women farmers can rely on formal financial support.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beyond the fields, the burden of survival weighs heavily. Across sub‑Saharan Africa, women spend an average of 4.5 hours each day fetching water and fuel. These hours, lost to exhausting chores, could otherwise be devoted to education, entrepreneurship, or leadership. Instead, climate stress deepens inequality, trapping women in cycles of vulnerability. Their resilience is undeniable, but without structural change, the promise of adaptation due to climate injustice will remain incomplete.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A Strong Opening Call For Action</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The summit commenced with a welcoming address from the legislative host. <strong>Mrs  Begala Mikel Naomie</strong>, First Vice-president, speaking on behalf of the National Assembly representative emphasized the geopolitical urgency of aligning international civil action with localise legislation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Cameroon does not view climate change as a distant academic concept&nbsp;; it is an immediate threat to our rural food security doors of this Glass Palace to the Femme Adapt Climat platform, the National Assembly pledges its commitment to translating legislative frameworks into gender-inclusive climate protections. We cannot separate the survival of our ecosystems from the legal empowerment of the women who cultivate them</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Following the host, <strong>Mr. Hele Pierre</strong>, the Minister of Environment, Nature Protection and Sustainable Development took the podium to anchor the conference within Cameroon’s exisiting legal mandates. The Minister highlighted the pivotal role of the National Climate Change Adaptation Plan (PNACC), which served as the official administrative and technical reference for the day’s debates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>True environnmental adaptation requires localised, structural accountablilty. The PNACC is designed to ensure that Cameroon remains resilient, but our national objectives will stall if 80% of our farmers are economically sideline. Our Ministry stands ready to adopt the measurable recommendations generated by today’s strategic panels to update and execute public policy that works directly for rural communities</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>The Voice of Leadership&nbsp;: Country Representative Interventions</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A focal point of the morning session was the address by <strong>Marie Florence Hond</strong>, the country Representative of Migrations &amp; Climat International in Cameroon and President of the NGO FEEF. Her speech cut straight to the core economic contradictions confronting African women on a daily basis, demanding an immediate end to the «&nbsp;vicious cycle of inequality&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« We are here today to permanently discard the narrative of the African woman as a passive  victim of environment degradation, » </em>she declared before hundred of participants<em>. The metrics are undeniable : women are the actual backbone of African agriculture, yet they are systematically choked by a lack of green resources, institutional poverty, overwhelming domestic burdens, and political marginalisation. Femme Adapt Climat is building a bridge between local realities, the global diaspora, and green financing to ensure that these innovators receive the capital, right, and recognition they deserve. This is what we mean by the Possible Positive Narrative- it is an active well-funded reality »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Women at the Frontline of climate Challenges</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">One of the major discussion during the conference focused on the disproportionate impact of climate change on women particularly those living in rural communities. According to statistics presented during the event, women make up nearly 80% of African agicultural workforce, yet they continue to face limited access to land ownership, agricultural financing, modern farming tools and climate-related resources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Several speakers highlighted how droughts, floods insecurity and environmental migration affect women more severely, particularly in rural communities. <strong>Marie-Claire Ntsama Ngoua</strong>, climate policy expert, data analyst, and meteorologist, is the founder and executive director of WOCA, she noted that climate change has increased the burden on women who are often responsible for securing food, water and household stability.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>When crops fail because of drought or flooding, women suffer first, </em>she explained. <em>Many walk longer distances to find water or food for their families. Climate justice must therefore inclue gender justice</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Participants also discussed the social barriers preventing women from fully participating in environmental decision-making processes. Many argued that policies cannot be effective if women remain excluded from leadership and climate financing opportunities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Climate Finance&nbsp;: Women Need Opportunities, not Empty promises</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Globally, less than 3% of climate finance reaches women‑led initiatives (OECD, 2025). In Central Africa, female entrepreneurs receive 11 times less funding than male‑led startups (AfDB, 2024). Cameroon’s Ministry of Women’s Empowerment, <strong>Pr. Marie-Thérèse Abena Ondoa</strong>,  estimates that ; <em>« closing the gender gap in green entrepreneurship could boost GDP by 2.8% annually</em>« . The panel on climate finance sustainable investments attracted particular attention from entrepreneurs and development partners attending the conference. Speakers highlighted the majors financial barriers preventing African women and youth from developing climate-related projects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A young entrepreneur from Douala who leads a recycling startup explained&nbsp; the challenges she encountered while trying to access funding<em>&nbsp;«&nbsp;investors often ask us for gurantees we simply cannot provide she said yet our communities are already producing innovative environmental solutions with very limited resources&nbsp;»</em> she called on gouvernments and financial institutions to simplify access to climate financing je mechanisms.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The panel proposed several recommendations, including: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>The creation of dedicated climate funds for womens-led businesses</li>



<li>Technical training programs for green entrepreneurs</li>



<li>Simplified loan procedures for rural cooperatives</li>



<li>And stronger partenerships between&nbsp; public instituions and private investors</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Indigenous knowledge and Community – Based Solution</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Another major highlight of the conference was the second panel session dedicated to indigenous knowledge and traditional environment pratices. Researchers and traditonal leaders explained that African communities have preserved ecosystems for generations through local methods of water conservation, soil managment and biodiversity protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A traditional leader from Center region of Cameroon emphasized on the importance of reconnecting modern climate policies with ancestral wisdom. <strong>Mrs. Lucette Ndongo Zinga</strong>, the co-founder of COFECC (Convergence des Femmes du Cameroun sur les Changements Climatiques) raised the alarm: «&nbsp; <em>our ancestors respected nature because they understood the human survival depends on environmental balance, she added that we must not abandon this wisdom in the name of modernity</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">women’s cooperatives presented successful examples of sustainable agriculture and ecological restoration already being implemented in loacl communities. One participant described how women in her village use natural composting and organic farming methods to restore degraded land.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Experts like <strong>Stella Tchoukep</strong>, Forest campaigner at Greenpeace Africa,  recommended that climate adaptation strategies should integrate local  seeds knowledge,  instead of relying solely on imported chemicals models that often fail to reflect African realities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Research &amp; Innovation Driving Africa’s Green Future</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bridging the gap between future technology and current crises, this third panel session evaluated how modern computer science can serve territorial resilience. Technology expert from ONACC (Observatoire National pour les Changements Climatiques) , IRAD ( Institut de Recherches Agricoles pour les Developpement ) , or AGRIX , a Tech start-up on agriculture, shared surprising details about link between new technology and adaptation issues. <strong>Boris Landry Kouekam</strong> , a prominent UNESCO award-winning AI researcher , showed how massive global Artificial Intelligence (AI ) data systems can be used to tackle some issues of adaptation, while average african families in rural areas often lack basic electricity.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instead of avoiding technology, the panel advocated creating simple lightweight local AI tools builts by African startups. These tools use very little energy and can send real-time weather updates and crop advice directly to farmer&rsquo;s simple mobile phones in local languages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Green Economy &amp; Sustainable Transition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The last panel focused on changing local business models to help lift rural women out of poverty, focusing on recycling systems and public-private partnerships.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Panelists noted that women cannot easily join climate meetings, go to training, or take leadership roles if they spend all their time and energy carrying&nbsp; water and wood for basic household survival.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The speakers called for change in how companies invest. <strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> , from Women Coalition for Circular Economy ,  argued that green business projects must include social help like community solar power, clean stoves and nearby water points to reduce the time women spend on hard chores. While <strong>Rosy Esso</strong> from France Volontaires,  equally outlines a new legal framework for business partnerships, stating that any company getting government support must prove their project helps reduce the burden of domestic work for local women.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nevertheless, Participants expressed hope that the recommendations emerging from this conference would influence future climate policies both nationally and internationally.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A message of Hope for Africa</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">As the conference concluded, organisers reiterated that the theme the ‘<strong>Possible Positive Narrative’</strong> reflects the desire to build an optimistic vision for Africa’s future in the face of the climate crisis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Despite the many challenges confronting the continent, speakers highlighted the innovation, solidarity and adaptability of African populations. For them, women and youth represent essential forces capable of driving a sustainable transformation of African society.</p>



<p class="wp-block-paragraph">FemmeAdaptClimat 2026 therefore stands out as a strategic platform for promoting a resilient, inclusive Africa fully committed to the global ecological transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The conference ended with a clear agreement&nbsp;: <em><strong>African women and youth are now waiting for outside help. They are already creating new tools, adapting&nbsp; and building sustainable business models. By giving them direct funds, strong legal rights and economic equality, Cameroon and the rest of Africa are doing more than just reacting to bad weather, they are building a strong independent and green future.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Calixte Bikié</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’IA pollue! Peut‑elle quand même sauver le climat ?</title>
		<link>https://tribuneverte.online/lia-pollue-peut-elle-quand-meme-sauver-le-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 07:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Du 8 au 12 juin 2026, Agadir accueille NETYS 2026, conférence internationale sur les systèmes en réseau et l’intelligence artificielle. Mais derrière les promesses technologiques, une question dérange : comment&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Du 8 au 12 juin 2026, Agadir accueille <strong>NETYS 2026</strong>, conférence internationale sur les systèmes en réseau et l’intelligence artificielle. Mais derrière les promesses technologiques, une question dérange : comment une industrie parmi les plus énergivores de la planète peut‑elle prétendre soigner ce qu’elle contribue à détruire ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entraîner un grand modèle de langage consomme autant d&rsquo;électricité que plusieurs centaines de foyers pendant un an. Un data center avale des millions de litres d&rsquo;eau pour se refroidir. Chaque requête adressée à une IA générative laisse une empreinte carbone invisible mais réelle. Ce sont des faits. Pas des arguments anti-technologie. Des faits.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les chiffres de la pollution numérique</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Entraînement d’un grand modèle de langage</strong> : consommation électrique équivalente à <strong>300 foyers pendant un an</strong> (source : MIT, 2024).</li>



<li><strong>Data centers</strong> : jusqu’à <strong>5 millions de litres d’eau par jour</strong> pour le refroidissement d’un seul site (source : Nature, 2023).</li>



<li><strong>Empreinte carbone des requêtes IA</strong> : chaque interaction génère en moyenne <strong>0,5 à 1 g de CO₂</strong>, soit l’équivalent d’un mail avec pièce jointe.</li>



<li><strong>Croissance</strong> : la demande énergétique des data centers pourrait représenter <strong>4 % de la consommation mondiale d’électricité en 2030</strong> (IEA, 2025).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données ne sont pas des arguments anti‑technologie. Ce sont des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Alors quand la communauté scientifique mondiale se retrouve à Agadir pour débattre de distributed computing, de federated learning et de green systems, la question n&rsquo;est pas rhétorique : peut-on concevoir une intelligence artificielle qui ne soit pas, d&rsquo;abord, un problème environnemental ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>C&rsquo;est précisément ce défi que NETYS 2026 met sur la table. Les sessions consacrées aux systèmes distribués sobres en énergie, à l&rsquo;apprentissage fédéré , qui évite de faire transiter des masses de données à travers des serveurs énergivores , et aux architectures décentralisées dessinent une autre vision du numérique. Une IA de proximité, légère, conçue pour des environnements contraints. Exactement ce dont l&rsquo;Afrique a besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La contradiction n&rsquo;est pas une impasse. Elle est un moteur. Les chercheurs réunis au Maroc en juin ne sont pas là pour célébrer l&rsquo;IA telle qu&rsquo;elle est. Ils sont là pour construire celle qu&rsquo;elle devrait devenir. La Tribune Verte suivra ces débats de près. Parce que la réponse à cette contradiction ne se trouvera pas seulement dans les laboratoires , elle se négociera aussi dans la rue, dans les champs et dans les salles de rédaction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie Noel Behoumie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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	</channel>
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