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	<title>women Archives - Tribune Verte</title>
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	<description>Un regard écologique de l&#039;information</description>
	<lastBuildDate>Mon, 24 Aug 2026 18:42:19 +0000</lastBuildDate>
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	<title>women Archives - Tribune Verte</title>
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	<item>
		<title>Tribune: Ariane de Rothschild passe en force pour récupérer ses chasses en Afrique</title>
		<link>https://tribuneverte.online/tribune-ariane-de-rothschild-passe-en-force-pour-recuperer-ses-chasses-en-afrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Aug 2026 18:42:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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					<description><![CDATA[Ariane de Rothschild pose devant un bubale, sorte de grande antilope, abattu à Faro Lobéké en 2013.
DR]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>La banquière genevoise a repris les territoires de chasse de son défunt mari au Cameroun. Écarté, leur ex-gérant dénonce une «confiscation» menée sans ménagement. Révélations.</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Un combat judiciaire sans merci oppose la banquière <strong>Ariane de Rothschild</strong> à un associé de son défunt mari.</em></li>



<li><em>Ce chasseur professionnel, <strong>Pierre Guerrini,</strong> a été évincé de la gestion des camps de chasse qu’il a créés au Cameroun.</em></li>



<li><em>La famille Rothschild, actionnaire majoritaire des chasses, dit agir conformément au droit camerounais.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le camp de chasse de Faro Lobéké, au Nord du Cameroun, est un rêve pour les amateurs de gros gibier: huttes luxueusement aménagées dans un style africain, menus gourmets et véhicules tout-terrain climatisés, pour aller tirer buffles et antilopes dans la brousse. Mais à la veille de Noël, en 2023, cette destination prisée des riches chasseurs étrangers a vécu un coup de force inédit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 24&nbsp;décembre, vers 14&nbsp;h, une vingtaine de gendarmes camerounais armés débarquent de trois pick-up et prennent le contrôle du camp. Les militaires coupent l’électricité, confisquent des armes et embarquent plusieurs employés, selon un constat d’huissier dressé deux jours plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Agissant sur ordre du gouverneur local, les gendarmes sont venus expulser le fondateur et gérant de longue date du campement, le chasseur professionnel Pierre Guerrini. Ce Français à la carrure solide avait fui le pays quelques jours plus tôt, après avoir été détenu près d’une semaine dans un poste de police de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’irruption des gendarmes à Faro Lobéké marque le point culminant du bras de fer qui oppose Pierre Guerrini à la nouvelle maîtresse des lieux, la banquière genevoise Ariane de Rothschild.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La chasse, facette discrète de l’empire Rothschild</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la mort de son mari Benjamin, en 2021, la baronne a repris les immenses domaines de chasse qu’il avait acquis en Afrique. Dont celui de Faro Lobéké, grand comme les cantons de Fribourg ou Zurich.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réserve de 1640&nbsp;km² appartient à l’État camerounais, mais l’activité de chasse est concédée à une société privée. En 2023, les clients devaient débourser plus de 65’000&nbsp;euros pour deux semaines de tir au gros gibier. Des quotas officiels limitent le nombre d’animaux abattus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-13.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="975" height="650" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-13.png" alt="" class="wp-image-3187" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-13.png 975w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-13-300x200.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-13-768x512.png 768w" sizes="(max-width: 975px) 100vw, 975px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Guerrini</strong> (à gauche) et <strong>Benjamin de Rothschild.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chasses africaines – au moins deux au Cameroun et une au&nbsp;<a href="https://www.elle.fr/Deco/Reportages/Visites-maisons/Visite-privee-dans-la-reserve-de-Niassa-au-Mozambique-lieu-de-villegiature-d-Ariane-de-Rothschild" target="_blank" rel="noopener">Mozambique</a>&nbsp;– forment une facette cachée de l’empire Rothschild. Elles n’apparaissent nulle part dans l’organigramme du&nbsp;<a href="https://www.edmond-de-rothschild.com/fr/au-coeur-dun-ecosysteme" target="_blank" rel="noopener">groupe familial</a>, qui comprend la banque genevoise&nbsp;<a href="https://www.tdg.ch/ariane-de-rothschild-je-leur-ai-dit-la-banque-ne-part-pas-a-sarcelles-185864277042">Edmond de Rothschild</a>, des&nbsp;<a href="https://www.tdg.ch/four-seasons-megeve-obtient-son-premier-palace-francais-397551950213">hôtels</a>, des domaines viticoles ou des parfums.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De même, Ariane de Rothschild ne parle jamais publiquement de sa pratique personnelle de la chasse. Mais une photo de 2013 la montre posant à côté d’un bubale, sorte de grande antilope, fraîchement abattu sur le domaine de Faro Lobéké.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«Les activités de Faro Lobéké relèvent exclusivement du patrimoine privé de la famille de Benjamin de Rothschild, indique un porte-parole de la famille. Elles n’appartiennent pas au groupe Edmond de Rothschild et sont juridiquement et financièrement distinctes de celles du groupe.»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un an de prison pour le maître de chasse</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des proches de la famille, c’est au contact de son mari, passionné de chasse, qu’Ariane de Rothschild se serait initiée à cette pratique. En 2012, le baron Benjamin s’est associé avec Pierre Guerrini, puis lui a racheté 65% des parts de la société qui exploite Faro Lobéké, le guide de chasse français demeurant actionnaire minoritaire avec 35%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux hommes sont devenus très proches. Benjamin de Rothschild séjournait encore à Faro Lobéké quelques jours avant sa mort d’une crise cardiaque dans son&nbsp;<a href="https://www.tdg.ch/geneve-la-famille-rothschild-se-dechire-pour-un-tresor-secret-105613636086">château de Pregny</a>, en janvier 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais après son décès, les relations entre le guide de chasse et la veuve de Benjamin se sont gâtées. Exécutrice testamentaire, Ariane de Rothschild demande des comptes et découvre que Pierre Guerrini a versé une partie de l’argent des clients sur ses comptes hors du Cameroun. Pour ces faits, un tribunal camerounais a condamné le chasseur professionnel à 1&nbsp;an de prison pour «abus de biens sociaux» et «tromperie envers les associés», tout en l’innocentant des accusations d’irrégularités comptables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Je ne reconnais pas avoir détourné de l’argent sur mes comptes personnels, car les sommes étaient reprises dans le décompte final annuel, supervisé par le family office (ndlr: bureau privé) et Benjamin de Rothschild dans le cadre des bilans des sociétés»</em>, commente Pierre Guerrini. La justice camerounaise doit encore trancher définitivement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-14.png"><img decoding="async" width="768" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-14-768x1024.png" alt="" class="wp-image-3188" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-14-768x1024-1.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-14-225x300.png 225w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-14.png 975w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pierre Guerrini aujourd’hui.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le nœud du conflit est ailleurs. Pierre Guerrini estime qu’en vertu des statuts des sociétés qui détiennent les domaines de chasse, il en reste le gérant et l’associé de plein droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023, le chasseur professionnel refuse donc de céder sa place au gérant désigné par Ariane, par ailleurs directeur de la holding Edmond de Rothschild. Les tribunaux camerounais sont saisis. Ils finissent par donner raison à l’une des quatre filles d’Ariane, qui a remplacé sa mère pour représenter l’héritage familial dans ces procédures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>«J’ai peur d’être incarcéré»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En décembre 2023, c’est le tournant: le gouverneur du Nord Cameroun fait placer Pierre Guerrini six jours en garde à vue, lui interdit l’accès au camp de Faro Lobéké sous prétexte de «maintenir l’ordre public» et y envoie les gendarmes. Le guide de chasse français n’a plus remis les pieds au Cameroun depuis. «J’ai peur d’être incarcéré», explique-t-il aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«J’estime avoir subi une action confiscatoire de mes droits de gérant et d’associé»</em>, ajoute le guide de chasse, qui s’exprime pour la première fois sur cet épisode.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ariane de Rothschild, de son côté, justifie sa volonté de garder les chasses camerounaises dans le giron familial. «Mes filles et moi-même entreprenons de maintenir et de renforcer les liens construits par mon défunt mari au Cameroun, dans l’esprit, qui l’a toujours animé, d’attachement à ses habitants et à ses ressources naturelles», a-t-elle écrit au personnel des camps de chasse en mars 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La baronne semble en effet avoir un lien spécial avec le Cameroun – et avec ses dirigeants. Le président Paul Biya, 93&nbsp;ans, plus vieux chef d’État en exercice du monde, et sa femme Chantal auraient été invités à plusieurs reprises au château Rothschild de Pregny, selon une source proche de la famille, qui ne souhaite pas être citée nommément en raison de ses engagements de confidentialité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi à Genève que se joue le litige sur les domaines de chasse. Depuis 2022, trois conseils d’administration des sociétés qui les détiennent se sont tenus au siège historique de la banque Edmond de Rothschild. Ils ont ratifié l’éviction de Pierre Guerrini, mais ce dernier estime que les conseils ne pouvaient rien décider en son absence, car il est le seul associé survivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La justice genevoise a toutefois refusé d’enquêter sur de possibles irrégularités lors de ces conseils. Celles-ci constitueraient, tout au plus, <em>«des vices dont les conséquences relèvent du droit des sociétés, qui plus est vraisemblablement camerounais»</em>, selon une <a href="https://entscheidsuche.ch/dok/GE_Gerichte/GE_CJ_011_P-17573-2025_2026-03-30.pdf" target="_blank" rel="noopener">décision de la Cour de justice genevoise</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Situation bloquée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la situation au Cameroun semble bloquée. Saisie par Pierre Guerrini, qui juge les tribunaux du Nord biaisés en faveur d’Ariane de Rothschild, la Cour suprême du pays a ordonné la suspension des procédures entre les deux parties, avant d’examiner un éventuel renvoi à une autre juridiction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant, Ariane de Rothschild reste aux commandes des camps de chasse. Même s’il demeure actionnaire à 35%, Pierre Guerrini affirme ne recevoir aucune information sur leur fonctionnement, ni aucun revenu. <em>«C’est moi qui ai créé Faro Lobéké»</em>, rappelle le Français, qui estime avoir été privé de sa <em>«raison de vivre»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, la famille Rothschild précise qu’aucun dividende n’a été versé ces dernières années et que Pierre Guerrini n’a été privé d’aucun revenu. Elle estime que <em>«la gouvernance des sociétés a […] été rétablie dans le cadre de procédures judiciaires et sociales régulières. Leur activité se poursuit conformément aux décisions judiciaires rendues et aux autorisations administratives délivrées par l’État camerounais.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On ignore quel avenir la baronne, très engagée dans le développement durable et la philanthropie, réserve à ces domaines de chasse. Leur fonctionnement a été critiqué par un <a href="https://pulitzercenter.org/fr/stories/au-cameroun-la-chasse-aux-trophees-contre-le-droit-des-baka" target="_blank" rel="noopener">récent article</a> du Pulitzer Center. Selon cette organisation de journalisme américaine, les autochtones Baka ne peuvent plus y chasser, y pêcher ou y cueillir des fruits. Devenus spectateurs sur leurs terres coutumières, <em>«ils regardent les chasseurs de trophées se rendre dans ces espaces qui leur sont désormais interdits»</em>, déplore l’ONG.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Collaboration: Yona Benathan</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ariane de Rothschild sur tous les fronts</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces derniers mois, la baronne Ariane de Rothschild a fait les gros titres des médias internationaux, signe d’un intérêt qui ne faiblit pas pour sa famille:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; En septembre 2025, nous révélions&nbsp;<a href="https://www.tdg.ch/geneve-la-famille-rothschild-se-dechire-pour-un-tresor-secret-105613636086">l’âpre conflit</a>&nbsp;qui oppose la baronne à sa belle-mère, Nadine de Rothschild, pour le contrôle de la collection d’art du château familial de Pregny. L’information a été reprise par les médias du monde entier – de «Paris Match» au «<a href="https://www.theguardian.com/world/2025/dec/14/like-a-mini-louvre-two-generations-of-rothschilds-fight-over-treasure-trove-of-artworks" target="_blank" rel="noopener">Guardian</a>» ou à «<a href="https://www.liberation.fr/plus/speciaux-cahier-ete/guerre-de-succession-le-savoir-hair-des-baronnes-de-rothschild-20260815_HQQI2QLER5AI5O5VERMZ5GRF6M/" target="_blank" rel="noopener">Libération</a>». Le conflit se poursuit devant les tribunaux genevois, sans solution en vue pour l’instant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; En janvier 2026, le Département de la justice américain publie des milliers de courriels du financier et prédateur sexuel Jeffrey Epstein. Ils révèlent un&nbsp;<a href="https://www.tdg.ch/epstein-les-e-mails-secrets-du-financier-avec-ariane-de-rothschild-458875839835">lien étroit</a>&nbsp;entre ce dernier et Ariane de Rothschild. Epstein la conseillait notamment sur les négociations de sa banque avec les autorités américaines. En contrepartie, la banque Edmond de Rothschild et Ariane personnellement lui auraient versé 25&nbsp;millions de dollars. «Nous avons dépensé une somme très raisonnable par rapport à nos concurrents dans le contentieux fiscal de la justice américaine», a expliqué la baronne dans une récente interview au magazine «<a href="https://www.challenges.fr/fortunes/a-aucun-moment-je-nai-pense-a-meffacer-ariane-de-rothschild-se-confie-apres-la-publication-des-epstein-files_644759" target="_blank" rel="noopener">Challenges</a>»<em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; À Paris, un procès l’opposant à un ex-majordome réserve de mauvaises surprises à Ariane de Rothschild. Des documents confidentiels de son&nbsp;<em>family office</em>&nbsp;ont fuité sur le site&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/p/DauOPGEAGfH/?img_index=1" target="_blank" rel="noopener">«Mediapart»</a>. Ils montrent que les employés de la baronne songeaient à faire circuler des œuvres d’art entre plusieurs pays sans les déclarer à la douane. L’entourage de la baronne conteste toute infraction aux règles douanières.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.tdg.ch/author/35257028/sylvain-besson"><strong>Sylvain Besson</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Publié le 23.08.2026, à 09h46 sur <a href="https://www.tdg.ch/ariane-de-rothschild-bataille-judiciaire-pour-ses-chasses-au-cameroun-779937380406">https://www.tdg.ch/ariane-de-rothschild-bataille-judiciaire-pour-ses-chasses-au-cameroun-779937380406</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>DOSSIER/                                                                    Eboulements de Zamboï : les mots d&#8217;Aliou avant le drame</title>
		<link>https://tribuneverte.online/dossier-eboulements-de-zamboi-les-mots-daliou-avant-le-drame/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 14:02:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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					<description><![CDATA[©2026 &#124; Giovanny Engamba &#124; Centre pour l’Environnement et le Développement
(CED)]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le mardi 18 août 2026, en début d&rsquo;après-midi, un pan de terre s&rsquo;est détaché du site aurifère artisanal de Zamboï, village situé de part et d&rsquo;autre de la frontière entre le Cameroun et la République Centrafricaine (voir image en bannière, la démarcation se voit à travers la clôture en panneaux d’aluminium ), localité également connue sous le nom de « Moscou », ensevelissant des dizaines d&rsquo;orpailleurs qui creusaient en contrebas d&rsquo;un cratère à ciel ouvert.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Parmi les victimes, <strong>Yaya Pierre</strong>, alias « Commando »; fils du chef de Dir , village situé dans arrondissement de Dir, département du Mbéré, région de l&rsquo;Adamaoua au Cameroun. Selon les témoignages recueillis sur place, il est mort avec neuf autres personnes dans une même fosse, aux côtés de son propre patron. Trois jours plus tard, alors que les recherches se poursuivent toujours sous restriction d&rsquo;accès, cet article revient sur ce que révèlent les témoignages recueillis sur place : l&rsquo;aveu, filmé six semaines avant le drame, de l&rsquo;exploitant du site quant à sa connaissance du risque ; le vécu, minute par minute, de ceux qui se trouvaient au fond des galeries.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Ce 20 août 2026, sur RFI, <strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong>, Secrétaire Général du Centre pour l&rsquo;Environnement et le Développement (CED), a fait part de sa préoccupation de longue date pour la situation à Zamboï côté camerounais, où son organisation déploie régulièrement des équipes de terrain , la plus récente datant de juin 2026.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans ce contexte que prend tout son sens l&rsquo;enregistrement diffusé sur TikTok par Aliou, présenté comme l&rsquo;exploitant du chantier de « Moscou », originaire de Cantonier (RCA) et bien connu, selon ses propres mots, à Garoua-Boulaï, Cantonier, Baboua et Bertoua. Le message, adressé directement aux orpailleurs du site, a été publié sur son compte TikTok le 5 juillet 2026 ; soit près de six semaines avant la catastrophe du 18 août.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le gap entre le bilan officiel, et les chiffres du terrain annoncent plusieurs éboulements </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités locales citées par plusieurs médias internationaux: RFI, France 24, l&rsquo;AFP , au moins 107 corps avaient été extraits des décombres à la mi-journée du mercredi 19 août, sur la base des estimations du Maire de Garoua-Boulaï, côté camerounais. Le maire de Baboua, côté centrafricain, évoquait pour sa part « une centaine » de morts sans pouvoir établir de bilan formel, tandis que le député de Baboua, <strong>Laurent Ngon Baba</strong>, reconnaissait la même difficulté. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Baboua.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-00.49.02.jpeg"><img decoding="async" width="540" height="1157" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-00.49.02-edited.jpeg" alt="" class="wp-image-3167" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-00.49.02-edited.jpeg 540w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-00.49.02-edited-140x300.jpeg 140w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-00.49.02-edited-478x1024.jpeg 478w" sizes="(max-width: 540px) 100vw, 540px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Capture d&rsquo;écran du 19 août 2026 à 23: 48, réalisée sur la page Facebook de Axe Média.</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Des témoignages recueillis directement auprès de sources présentes sur le chantier avancent cependant des chiffres nettement supérieurs : jusqu&rsquo;à 250, voire 380 morts selon certaines estimations de terrain, encore en attente de vérification. Ces mêmes témoignages font état d&rsquo;une série d&rsquo;éboulements survenus les jours précédant le drame : un premier vendredi dans la nuit, suffisant pour interrompre le travail sur une partie du site . Un second dimanche dans la nuit ; puis, le jour du drame lui-même, trois éboulements successifs , deux de moindre ampleur, suivis du plus important, qui aurait enseveli un grand nombre de travailleurs présents dans la fosse. Un nouvel affaissement, survenu la nuit suivante, aurait failli entraîner les eaux de la rivière Kadey dans le cratère. Ce schéma d&rsquo;effondrements répétés est cohérent avec ce que rapporte la presse régionale sur l&rsquo;instabilité chronique du site, une carrière à ciel ouvert s&rsquo;étendant sur plusieurs kilomètres, criblée de fosses profondes et interconnectées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-16.45.31.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="723" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-16.45.31-723x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3178" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-16.45.31-723x1024.jpeg 723w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-16.45.31-212x300.jpeg 212w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-16.45.31.jpeg 763w" sizes="auto, (max-width: 723px) 100vw, 723px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Situation géographique de la zone sinistrée. ( © CED).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mêmes sources de terrain évoquent la présence, parmi les victimes, de ressortissants de plusieurs nationalités: centrafricaine, camerounaise, tchadienne, nigérienne, burkinabé, ce qui recoupe la réputation du site comme pôle d&rsquo;attraction régional pour l&rsquo;orpaillage artisanal. Elles font également état d&rsquo;une présence russe (Wagner) aux côtés des autorités centrafricaines sur le site depuis le lendemain du drame, ainsi que d&rsquo;un chef de chantier qui chercherait à minimiser le bilan en avançant le chiffre de 49 morts. Ces deux éléments n&rsquo;ont pu être confirmés par aucune source publiée à ce stade et doivent être traités comme non vérifiés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Neuf hommes dans un même trou: circonstances de décès du fils du chef de Dir</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les victimes identifiées figure un homme connu sous le surnom de « Commando » ; de son vrai nom <strong>Yaya Pierre</strong>, originaire du village de Dir, dans l&rsquo;arrondissement du même nom, et fils du patriarche Maire Samba. Il est mort avec environ neuf autres personnes dans une même fosse , parmi lesquelles son propre patron. Un seul survivant a pu être compté dans cette carrière précise, selon un témoignage recueilli par <strong>Pierre Hervé Madougou</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit qui en ressort éclaire, de l&rsquo;intérieur, la mécanique du drame. Le groupe extrayait des graviers dans cette carrière depuis plusieurs jours et, au moment de l&rsquo;éboulement, tous étaient concentrés sur leur tâche. Le bruit de la perceuse utilisée sur place a couvert les cris d&rsquo;alerte lancés depuis la surface ; ce n&rsquo;est qu&rsquo;au tout dernier moment que certains, ayant reçu des mottes de terre lancées en guise de signal, ont compris ce qui se passait. Mais la fosse était trop étroite et le nombre de travailleurs qui s&rsquo;y trouvaient trop important pour permettre une évacuation à temps : la terre les a surpris avant qu&rsquo;ils n&rsquo;aient pu sortir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Cyrille Narké</strong>, chercheur au CED, s&rsquo;alarme: <em>« les femmes et les enfants sont majoritairement parmis les victimes, ce sont les plus vulnérables pour qui atteindre la surface était pénible , au moment où l&rsquo;alerte a été lancée»</em>. Ce témoignage illustre, à l&rsquo;échelle d&rsquo;une seule fosse, ce que les images diffusées sur les réseaux sociaux ne montrent pas : les personnes ensevelies en surface sont visibles sur les vidéos, mais un nombre indéterminé d&rsquo;artisans miniers a été enseveli dans des galeries souterraines, sans même avoir eu le temps de comprendre ce qu&rsquo;il leur arrivait.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Si vous mourrez ici, ça vous regarde » : l&rsquo;avertissement d&rsquo;Aliou</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;enregistrement cité précédemment, Aliou  rappelle d&rsquo;abord les avoir toujours considérés comme sa propre famille, avant d&rsquo;en venir à l&rsquo;objet réel de son message : une mise en garde répétée, restée sans effet. <em>« Chaque fois je vous dis que s&rsquo;il y a trop de terres, vous arrêtez le travail. Si la situation est favorable, vous travaillez. Je vous le dis pour votre propre sécurité »</em>, déclare-t-il en langue Fufulde, avant d&rsquo;ajouter, plus loin : <em>« Quand la terre est en abondance je vous demande d&rsquo;arrêter les travaux, vous refusez. »</em> Il décrit une consigne de sécurité simple: suspendre l&rsquo;extraction en cas d&rsquo;accumulation excessive de terre en surplomb ; ce que les orpailleurs auraient systématiquement ignorée.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.22.44.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="557" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.22.44-557x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3168" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.22.44-557x1024.jpeg 557w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.22.44-163x300.jpeg 163w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.22.44.jpeg 696w" sizes="auto, (max-width: 557px) 100vw, 557px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Capture d&rsquo;écran du 20 août 2026 à 13: 06, réalisée sur le compte Tiktok d&rsquo;Aliou. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de l&rsquo;enregistrement est tout aussi significatif pour l&rsquo;établissement des responsabilités. Aliou y précise n&rsquo;avoir<em> « aucun contrat signé avec aucun »</em> des travailleurs présents sur le site, qualifie son entreprise de strictement privée, sans partenaire ni structure associative, et affirme n&rsquo;avoir sollicité personne pour venir y travailler. Il en tire une conclusion sans détour sur la question de la responsabilité en cas d&rsquo;accident : <em>« Si vous mourrez ici, ça vous regarde, ce ne sera pas mon problème. Le gouvernement ne va rien me demander parce que moi je n&rsquo;ai demandé à personne d&rsquo;aller dans ce chantier. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il revient également sur les débuts de son entreprise, rappelant avoir accompli seul les démarches administratives auprès du gouvernement pour légaliser le chantier , sans, dit-il, aucune aide financière des travailleurs qu&rsquo;il emploie aujourd&rsquo;hui , et sur sa propre trajectoire, d&rsquo;enfant de Cantonier devenu, par la réussite de cette activité, une figure reconnue de la région. Vérification faite, Aliou est bien centrafricain, originaire de Zamboï même, côté RCA ,  une proximité directe avec le site qui donne un relief particulier à ses propos sur la famille et l&rsquo;enracinement local.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que cet enregistrement change pour l&rsquo;enquête</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pris isolément, ce témoignage ne suffit pas à établir une responsabilité pénale , il faudrait pour cela le confronter aux autorisations administratives réellement délivrées, aux conditions d&rsquo;exploitation autorisées, et à l&rsquo;enquête ouverte par le parquet de Baboua. Mais il apporte un élément factuel difficile à contester : l&rsquo;exploitant reconnaît lui-même, avant le drame, avoir eu connaissance du risque d&rsquo;éboulement, avoir formulé des consignes de sécurité, avoir constaté leur non-respect par les travailleurs, et avoir choisi de ne pas imposer d&rsquo;arrêt des travaux malgré ce risque identifié,  tout en anticipant explicitement qu&rsquo;il ne pourrait être tenu responsable en cas de décès, en l&rsquo;absence de tout contrat de travail formel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet aveu, produit par l&rsquo;intéressé lui-même et diffusé publiquement avant la catastrophe, mérite d&rsquo;être versé au dossier de l&rsquo;enquête en cours, aux côtés des témoignages de terrain sur la succession des éboulements des jours précédents , qui, si confirmée, suggérerait que le risque n&rsquo;était pas seulement générique mais immédiat et documenté dans les jours ayant précédé le drame.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;en dit l&rsquo;expertise : un accident qui rattrape un débat déjà engagé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé le 20 août 2026 sur RFI, dans l&rsquo;émission « Le Grand Invité Afrique », <strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong>, juriste environnementaliste, Secrétaire Général du Centre pour l&rsquo;Environnement et le Développement (CED), spécialiste des questions minières au Cameroun, apporte un éclairage qui recoupe et prolonge les témoignages de terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il relève d&rsquo;abord la rareté de vidéos aussi précises pour ce type d&rsquo;accident, tout en rappelant leurs limites : <em>« ce que ces images montrent, ce sont des personnes ensevelies en surface , ce qu&rsquo;elles ne montrent pas, c&rsquo;est le nombre bien plus incertain d&rsquo;artisans qui se trouvaient dans les galeries souterraines au moment de l&rsquo;effondrement, sans avoir eu le temps de comprendre ce qui leur arrivait.»</em> Un constat qui fait directement écho au témoignage recueilli sur la mort de « Commando » et de ses compagnons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong>: <em>« ce type d&rsquo;éboulement reste un accident fréquent sur les sites d&rsquo;orpaillage artisanal, en particulier pendant la saison des pluies, lorsque des sols gorgés d&rsquo;eau s&rsquo;affaissent plus facilement , mais jamais, à une échelle comparable à celle de Zamboï.»</em> Il explique l&rsquo;ampleur inédite du bilan par un facteur de calendrier : la période correspond aux vacances scolaires, moment où affluent sur ce type de site un grand nombre de jeunes en quête d&rsquo;argent pour préparer la rentrée, rendant des lieux déjà très fréquentés encore plus surpeuplés qu&rsquo;à l&rsquo;accoutumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la nature du site, <strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong> le décrit comme une exploitation artisanale informelle, mais d&rsquo;une taille sans commune mesure avec ce que suggère habituellement ce terme , un mode de gestion qui reste largement informel malgré l&rsquo;ampleur du site. Associé à une forme d&rsquo;illégalité difficile à combattre dès lors qu&rsquo;elle concerne parfois des milliers de personnes : en chasser les exploitants serait mal perçu localement, les populations considérant l&rsquo;or comme une ressource naturelle à laquelle elles ont droit pour subvenir à leurs besoins.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-scaled.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-3170" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-1536x1152.jpeg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-20-at-15.48.18-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong>; lors d’un atelier de renforcement des capacités des communautés victimes de crimes environnementaux , le 1ier avril 2026 à Yaoundé</em> ( © CED).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur la sécurité, il précise que, bien qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une zone frontalière où des forces de sécurité sont déployées de part et d&rsquo;autre, ce dispositif vise avant tout le contrôle des flux de personnes et de biens , beaucoup de travailleurs présents sur le site, souvent issus de villages reculés, n&rsquo;ayant pas de papiers d&rsquo;identité, non par dissimulation mais par manque d&rsquo;accès. Sur l&rsquo;absence de toute infrastructure de soutènement visible sur les vidéos, il explique qu&rsquo;un chantier informel de ce type ne compte aucun responsable chargé d&rsquo;organiser ce genre de mesures : de telles constructions représentent un coût que les artisans miniers indépendants, focalisés sur une extraction rapide avant de quitter les lieux, ne sont pas en mesure d&rsquo;assumer individuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres part, <strong>Dr. Samuel Nguiffo </strong>anticipe sur le fait que: <em> « cet accident va relancer avec une intensité renouvelée le débat engagé depuis le début de l&rsquo;année au Cameroun pour assainir le secteur minier artisanal et semi-mécanisé ;un débat qui, </em>selon lui<em>, devra désormais intégrer plus frontalement la question sécuritaire, aux côtés des efforts déjà amorcés sur la transparence des flux d&rsquo;or à l&rsquo;export et la réduction du travail des enfants sur les sites miniers. »</em> Il exprime l&rsquo;espoir que les décideurs publics, mais aussi les compagnies qui achètent l&rsquo;or produit sur ces sites, en tirent l&rsquo;obligation d&rsquo;investir dans l&rsquo;amélioration des conditions de production,  et que ce drame puisse rester, selon ses mots, le dernier de cette ampleur dans le secteur minier camerouno-centrafricain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette préoccupation n&rsquo;est pas nouvelle pour le CED, qui suit la situation de longue date à Zamboï du côté camerounais et y déploie régulièrement des équipes de terrain, la plus récente mission remontant à juin 2026. C&rsquo;est précisément ce travail de suivi continu, mené plusieurs semaines avant le drame, qui permet aujourd&rsquo;hui de recouper les témoignages recueillis dans l&rsquo;urgence avec une connaissance déjà établie du site et de ses fragilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;entretien est disponible ici: <a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/le-grand-invit%C3%A9-afrique/20260820-eboulement-meutrier-zambo%C3%AF-le-d%C3%A9bat-au-cameroun-pour-assainir-le-secteur-minier-va-reprendre-de-plus-belle?utm_slink=rfi.my%2FCyd9">https://www.rfi.fr/fr/podcasts/le-grand-invit%C3%A9-afrique/20260820-eboulement-meutrier-zambo%C3%AF-le-d%C3%A9bat-au-cameroun-pour-assainir-le-secteur-minier-va-reprendre-de-plus-belle?utm_slink=rfi.my%2FCyd9</a> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bassin du Niger : JVE et PIDACC collaborent pour vulgariser le MRI du Fonds Vert Climat</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bassin-du-niger-jve-et-pidacc-collaborent-pour-vulgariser-le-mri-du-fonds-vert-climat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 12:26:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://tribuneverte.online/?p=3152</guid>

					<description><![CDATA[© Emery Ndayizeye]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>« Depuis que tu parles de MRI et du Fonds vert pour le climat, c&rsquo;est quoi même ? »</strong>  Ainsi s&rsquo;est exprimé un paysan à Winde, dans la commune de Ngong 1, région du Nord au Cameroun.  Et c&rsquo;est sous un arbre que l&rsquo;équipe de Jeunes Volontaires pour l&rsquo;Environnement (JVE Cameroun), en collaboration avec celle du PIDACC/BN-Cameroun, a choisi, du 5 au 6 août 2026, de tenir son atelier d&rsquo;information avec les populations de la commune : un format volontairement dépouillé, à l&rsquo;image du dialogue direct recherché avec les habitants du département de la Bénoué.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la commune rurale de Ngong, les populations vivent au quotidien les effets du changement climatique : sécheresses récurrentes, ensablement des cours d&rsquo;eau, migrations forcées et conflits liés à l&rsquo;accès aux ressources. C&rsquo;est dans ce contexte que s&rsquo;inscrit le Programme Intégré de Développement et d&rsquo;Adaptation au Changement Climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC/BN), financé par le Fonds Vert pour le Climat (FVC) et plusieurs partenaires internationaux. Ngong c&rsquo;est l&rsquo;une des localités bénéficiaires de ce programme régional, qui s&rsquo;étend par ailleurs à huit autres pays du bassin du fleuve Niger.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="626" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748-1024x626.png" alt="" class="wp-image-3156" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748-1024x626.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748-300x183.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748-768x469.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-140748.png 1335w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un extrait de la présentation de <strong>Mme Lassomme épse Moussa</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ses 147 385 habitants, répartis sur 81 villages et 24 quartiers, pour une superficie de 2 788 km², l&rsquo;agriculture occupe 72 % de la population active àNgong, aux côtés de l&rsquo;élevage extensif et de la pêche artisanale. C&rsquo;est l&rsquo;une des communes bénéficiaires du PIDACC, qui vise à renforcer la résilience des communautés et des écosystèmes du bassin du Niger à travers la gestion durable des ressources naturelles, la lutte contre l&rsquo;ensablement et la mise en place d&rsquo;infrastructures agro-sylvo-pastorales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Lancé en 2019 pour une durée initialement prévue de six ans, le programme est aujourd&rsquo;hui en phase de prolongation, une revue à mi-parcours ayant eu lieu en 2024. Avec un coût global de près de 8,9 milliards de FCFA pour sa composante camerounaise, sa zone d&rsquo;intervention couvre dix communes du Nord, réparties entre le département de la Bénoué (Garoua 1er, 2e et 3e, Lagdo, Bardnaké, Baschéo, Gaschiga, Ngong et Pitoa) et le département du Mayo-Rey (Rey Bouba).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, la composante camerounaise du programme prévoit notamment l&rsquo;aménagement de dix bas-fonds à maîtrise totale de l&rsquo;eau, la réhabilitation de 30 km de périmètres de culture de décrue et l&rsquo;aménagement de 2 000 hectares de périmètres irrigués sur des ouvrages hydro-agricoles. Ce sont précisément ce type d&rsquo;ouvrages: bas-fonds aménagés, périmètres irrigués, dispositifs de maîtrise de l&rsquo;eau ; qui, mal calibrés ou mal concertés avec les riverains, peuvent modifier le régime des cours d&rsquo;eau, provoquer inondations ou ensablement en aval, et endommager des cultures ou des habitats voisins non intégrés au périmètre initial du projet. C&rsquo;est précisément ce type de dommages, imputables aux ouvrages eux-mêmes plutôt qu&rsquo;à leur seule proximité, que les communautés riveraines n&rsquo;ont pas pu faire valoir formellement ; non faute de préjudice, mais faute de connaître le processus de recours qui leur aurait permis de les documenter et de les faire remonter.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des désastres qui échappent au mécanisme censé les traiter</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les investissements du PIDACC/BN et d&rsquo;autres projets financés par le FVC, plusieurs impacts négatifs ont été rapportés localement : destruction de plantations par des aménagements non concertés, inondations et ensablement des cours d&rsquo;eau aggravant la perte de terres cultivables, déplacements forcés de familles rurales vers des zones plus humides, perte de moyens de subsistance liés à l&rsquo;agriculture, à la pêche et à l&rsquo;élevage, ainsi que des risques sanitaires associés à la pollution des eaux et à l&rsquo;utilisation de produits chimiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="587" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944-1024x587.png" alt="" class="wp-image-3158" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944-1024x587.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944-300x172.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944-768x440.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-141944.png 1426w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un extrait de la présentation de <strong>Mme Lassomme épse Moussa</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun de ces cas n&rsquo;a pourtant été enregistré dans le cadre du Mécanisme de Recours Indépendant (MRI) du Fonds Vert l&rsquo;instrument qui permet précisément aux populations affectées par un projet climatique de déposer une plainte et de faire valoir leurs droits. Les raisons de cette absence sont documentées : un manque de vulgarisation qui laisse le mécanisme méconnu du grand public, des procédures perçues comme trop techniques par les communautés rurales, une quasi-absence de médiateurs ou d&rsquo;organisations locales capables d&rsquo;accompagner une saisine, et une couverture médiatique insuffisante de la part des radios communautaires et des journalistes locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément ce vide que la mission de JVE Cameroun à Ngong entend combler, en informant les habitants de la commune sur leurs droits et sur l&rsquo;existence de ce mécanisme : condition préalable pour que les désastres climatiques liés aux projets du Fonds Vert puissent, à l&rsquo;avenir, être documentés et traités.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Deux jours de terrain, quatre volets d&rsquo;action</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Conduite par <strong>Mamout Oumarou</strong>, chef de mission, l&rsquo;équipe de JVE Cameroun a multiplié les formats pour toucher tous les publics de la commune :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un passage à la radio communautaire <strong>Derke&rsquo;en FM</strong>, en français puis en fulfulde, en partenariat avec le journaliste Bassirou Dairou ;</li>



<li>Un dialogue communautaire à Winde Ngong 1, réunissant 38 agriculteurs, éleveurs, femmes, jeunes et leaders locaux ;</li>



<li>Une formation de 20 acteurs relais:  journalistes, membres d&rsquo;organisations de la société civile, médiateurs et leaders communautaires ; chargés de démultiplier l&rsquo;information après le départ de l&rsquo;équipe ;</li>



<li>Une première dans le cadre de cette campagne : un sketch pédagogique porté par les <strong>« Ambassadeurs Juniors du MRI »</strong>, composé de huit enfants encadrés par trois animateurs, pour vulgariser le mécanisme auprès du public jeune.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3154" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n-1024x683.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n-1536x1024.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/770402272_1563298042507172_1663410314048413427_n.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Mamout Oumarou</strong>, s&rsquo;entretenant avec les « Ambassadeurs Juniors du MRI ».(© Emery Ndayizeye)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mission de terrain n&rsquo;a pas été menée en vase clos : elle s&rsquo;est déroulée en collaboration directe avec l&rsquo;équipe du PIDACC/BN-Cameroun, dont deux représentantes ont pris part à l&rsquo;atelier. <strong>Mme Lassomme épouse Moussa</strong>, Responsable Développement Social et Genre et Chargée de la Communication du PIDACC/BN-Cameroun, a accompagné la mission aux côtés de <strong>Mme Ayissi Espe Menye Louise-Agnès Tatiana</strong>, Assistante Suivi-Évaluation. Leur présence traduit une volonté commune de rapprocher les porteurs de projet eux-mêmes des populations censées en bénéficier ; une articulation directe entre le programme qui finance les infrastructures et le mécanisme censé en corriger les effets non désirés.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="760" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52-1024x760.jpeg" alt="" class="wp-image-3155" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52-1024x760.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52-300x223.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52-768x570.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52-1536x1140.jpeg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-13-at-13.14.52.jpeg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Mme Lassomme épse Moussa</strong>, lors de la campagne d&rsquo;information 2026 à Ngong.(© Emery Ndayizeye)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Blondel Silenou</strong>, chef de projet à JVE Cameroun : <em>« Les communautés sont les premières concernées par les projets de développement climatique. Pourtant, elles ignorent souvent qu&rsquo;elles disposent de mécanismes indépendants leur permettant de faire entendre leur voix lorsque leurs droits ou leurs intérêts sont affectés. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat dressé par l&rsquo;équipe à l&rsquo;issue de ces deux jours est sans détour : le fossé entre les financements climatiques et les communautés qui en subissent les effets s&rsquo;est révélé plus large qu&rsquo;anticipé. Il ne s&rsquo;agissait pas de sensibilisation au sens classique, mais bien de la construction d&rsquo;un premier accès à l&rsquo;information .</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vers une gouvernance climatique participative</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La mission de Ngong constitue la deuxième phase d&rsquo;une campagne nationale de vulgarisation portée par JVE Cameroun, financée par le programme IRM CSO Grant 2026. La première phase avait été menée en 2024 à Lagdo et dans les villages environnants, où JVE Cameroun avait déjà initié les populations au fonctionnement du mécanisme IRM et sensibilisé sur leurs droits face aux projets climatiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-3157" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-09-at-20.59.05.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Blondel Silenou</strong> (3è à partir de la gauche), lors de la campagne d&rsquo;information de 2024 dans la commune de Lagdo, à la chefferie du village Ouro-Labbo.(© JVE-Cameroun)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de Ngong, cette mission illustre une ambition nationale : installer une culture de la participation citoyenne dans la gouvernance des investissements climatiques. Un financement climatique ne se mesure pas seulement à ses infrastructures ou à ses résultats économiques, mais aussi à sa capacité à respecter les droits des communautés et à leur offrir des voies de recours crédibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les réalisations affichées du PIDACC et le travail de vulgarisation mené par JVE Cameroun, Ngong s&rsquo;impose ainsi comme un laboratoire de la justice climatique au Cameroun, là où la résilience ne se limite pas aux infrastructures, mais se construit aussi par l&rsquo;information, la transparence et la participation des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ebodjé : des fumoirs écologiques pour soulager les fumeuses de poisson du Parc Marin</title>
		<link>https://tribuneverte.online/ebodje-des-fumoirs-ecologiques-pour-soulager-les-fumeuses-de-poisson-du-parc-marin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 11:51:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
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					<description><![CDATA[© BCL]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le 27 juillet 2026, le village côtier de pêcheurs Ebodjé, situé aux abords du Parc Marin Manyange na Elombo‑Campo, a vibré au rythme des chants et des danses. Les fumeuses de poissons, piliers de la filière pêche locale, ont reçu deux fumoirs améliorés offerts par l’organisation locale Biodiversity Conservation for Life (BCL), grâce à une subvention du Global Green Grant Fund UK.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ebodjé, dans le département de l&rsquo;Océan , région du Sud Cameroun, ce  27 juillet 2026<strong>.</strong> C&rsquo;était la liesse chez les fumeuses de poisson du village de pêcheurs d&rsquo;Ebodjé, riverain du parc national marin Manyange na Elombo-Campo. L&rsquo;organisation locale Biodiversity Conservation for Life (BCL) leur a remis deux fumoirs écologiques destinés à faciliter et sécuriser leur activité de transformation du poisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de cibler les fumeuses de poisson n&rsquo;est pas anodin. Dans la filière pêche, ces femmes jouent un rôle central dans la transformation et la commercialisation des produits, assurant le lien entre la capture et le marché. Pourtant, leur travail reste largement invisible dans les statistiques officielles de la pêche, qui se concentrent le plus souvent sur les volumes débarqués par les pêcheurs plutôt que sur la valeur ajoutée créée en aval par les transformatrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux fumoirs ont été construits grâce à une subvention du Global Greengrants Fund UK, une fondation qui octroie de petites subventions comprises généralement entre 500 et 10 000 dollars; à des initiatives environnementales communautaires à travers le monde. Depuis sa création en 1993, ce fonds a soutenu plus de 14 000 projets dans 168 pays, avec une attention particulière portée aux communautés directement engagées dans la protection de leur environnement, comme c&rsquo;est le cas à Ebodjé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi le fumoir traditionnel pose problème</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le fumage du poisson sur foyer ouvert, tel qu&rsquo;il est pratiqué traditionnellement le long du littoral camerounais, expose les fumeuses à une fumée chargée en hydrocarbures aromatiques polycycliques, en dioxines et en monoxyde de carbone — des substances associées à des irritations oculaires, des troubles respiratoires et, à long terme, à des risques cancérigènes. Il exige aussi une quantité considérable de bois : dans la zone Kribi-Campo, le fumage représenterait à lui seul environ 60 % de l&rsquo;ensemble des usages du bois de feu par les communautés de pêcheurs, une pression qui pèse directement sur les mangroves du littoral — des écosystèmes déjà fragilisés par l&rsquo;érosion côtière et pourtant essentiels à la biodiversité aquatique et à la reproduction de nombreuses espèces marines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>M. Sambou Mamballa Patrick</strong>, Conservateur du Parc Marin Manyangue na Elombo Campo : <em>« les communautés attendent les bénéfices économiques dans la conservation, et c&rsquo;est le cas avec ce projet. Deux fumoirs ça semble anodin, mais dans les faits, ça va faciliter le travail à des dizaines de ménages dans ce secteur d&rsquo;activité».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des expérimentations menées ailleurs sur la côte camerounaise, notamment à Manoka avec l&rsquo;Association des femmes fumeuses (AFUMA) en collaboration avec l&rsquo;Université de Douala, ont montré que des fumoirs améliorés,  construits en briques de terre ou en métal et laine de verre , permettent de réduire la consommation de bois de 33 % à 50 % par rapport au fumoir traditionnel, tout en réduisant le temps de fumage.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une triple retombée attendue</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Maman Olga Djao</strong>, fumeuse de poissons : <em>« Avec ces nouveaux fumoirs, nous respirons mieux et le poisson se conserve plus longtemps</em> ». Selon BCL, les fumoirs remis à Ebodjé devraient produire trois catégories de bénéfices :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Sur la santé des fumeuses</strong>, en réduisant leur exposition directe à la fumée et à la chaleur du foyer ouvert ;</li>



<li><strong>Sur l&rsquo;environnement</strong>, en réduisant la consommation de bois de chauffe , donc la pression sur les mangroves et les forêts riveraines . Et par conséquent les émissions de gaz à effet de serre associées, ce qui inscrit l&rsquo;initiative dans une logique de lutte contre le changement climatique ;</li>



<li><strong>Sur les revenus</strong>, un fumage mieux maîtrisé et plus homogène améliorant la qualité et la durée de conservation du poisson fumé, ce qui se traduit par une plus-value sur les marchés et, à terme, de meilleurs revenus pour les fumeuses.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Un modèle éprouvé, adapté au contexte local</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les fumoirs remis à Ebodjé sont des fumoirs écologiques améliorés de type Chorkor, une technologie adaptée localement. Développé initialement au Ghana, le fumoir Chorkor est l&rsquo;un des modèles de référence en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale pour la transformation du poisson à moindre impact : sa conception en claies superposées permet de fumer une plus grande quantité de poisson avec moins de bois et en un temps réduit par rapport au foyer ouvert traditionnel, tout en limitant l&rsquo;exposition directe des fumeuses à la fumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux fumoirs ont été construits grâce à une subvention de 10 000 dollars du Global Greengrants Fund UK. Ce montant a permis d&rsquo;identifier 75 fumeuses directement bénéficiaires à Ebodjé, qui pourront désormais mutualiser l&rsquo;usage des deux infrastructures pour leur activité de transformation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-3127" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-1024x768.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-300x225.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20-768x576.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/WhatsApp-Image-2026-08-11-at-12.40.20.jpeg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Fumoir fabriqué par BCL à Ebodje.© BCL</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix des sites de construction a été fait en concertation avec l&rsquo;autorité villageoise : c&rsquo;est <strong>M</strong>.<strong>Ndjokou Djongo</strong>, chef du village d&rsquo;Ebodjé, qui a désigné les emplacements retenus, dans les quartiers Ngata et Manga Madjao. L&rsquo;initiative a par ailleurs été mise en œuvre en partenariat avec le service de la conservation du Parc Marin Manyangue na Elombo Campo, ce qui inscrit ce don dans une démarche coordonnée avec la gestion officielle de l&rsquo;aire protégée, plutôt que comme une action isolée de la seule ONG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément dans cette logique que s&rsquo;inscrit le don de fumoirs écologiques par BCL : soutenir une activité économique essentielle pour les communautés du parc, sans reproduire la pression sur les ressources ligneuses que ce même parc cherche à protéger.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Cameroun et la Guinée Equatoriale unis pour préserver l’un des écosystèmes marins les plus riches d’Afrique centrale</title>
		<link>https://tribuneverte.online/le-cameroun-et-la-guinee-equatoriale-unis-pour-preserver-lun-des-ecosystemes-marins-les-plus-riches-dafrique-centrale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 05:19:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Au bord des rives du fleuve Ntem, où se trouve une étroite voie d’eau qui sépare le Cameroun de la Guinée équatoriale, il est difficile de distinguer où s’achève un&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Entre Campo au Cameroun et Río Campo en Guinée équatoriale, les vagues ignorent les visas et les tortues marines ne connaissent pas les frontières. C’est dans cet esprit qu’a été lancé <strong>Pro‑CAMPO</strong>, un projet transfrontalier de quatre ans financé par l’Union européenne et porté par l’AMCO, le WWF, Tube Awu et ANDEGE. Son ambition : protéger l’un des écosystèmes marins les plus riches d’Afrique centrale, renforcer la résilience des communautés locales et transformer la coopération régionale en moteur de conservation et de développement durable.</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Environ 150 000 personnes vivent dans le département de l’Océan au Cameroun, dont près de 7 000 habitants à Campo, directement concernés par le projet Pro‑CAMPO. Du côté équato‑guinéen, Río Campo compte environ 1 100 habitants, auxquels s’ajoutent les villages voisins comme Ilende, Eyabe ou Campa‑Beach. Ces communautés côtières sont au cœur du projet, car elles dépendent directement des ressources halieutiques et des écosystèmes marins partagés.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Au bord des rives du fleuve Ntem, où se trouve une étroite voie d’eau qui sépare le Cameroun de la Guinée équatoriale, il est difficile de distinguer où s’achève un pays et où commence l’autre. Les tortues marines viennent pondre sur les plages des deux côtés de la frontière. Dauphins, baleines et requins sillonnent librement des eaux que seules frontières dessinées sur une carte viennent delimiter.<br><em>« Les vagues ne demandent pas de visa et les espèces marines ne reconnaissent pas les frontières »</em>, a déclaré le <strong>Dr Aristide Takoukam Kamla</strong>, Président-Fondateur de l’African Marine Conservation Organisation (AMCO), à l’occasion du lancement d’une nouvelle initiative de conservation transfrontalière à Río Campo.<br>Ces mots résument parfaitement l’esprit du Projet d’appui à la conservation marine participative et à l’adaptation des océans (Pro-CAMPO), un projet de quatre ans financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’AMCO, le World Wide Fund for Nature (WWF), TUBE AWU et l’Asociación Nacional para la Defensa y Gestión del Medio Ambiente (ANDEGE).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="916" height="315" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image.png" alt="" class="wp-image-3115" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image.png 916w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-300x103.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-768x264.png 768w" sizes="auto, (max-width: 916px) 100vw, 916px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cartes du parc national marin de Manyange na Elombo-Campo au Cameroun et du parc national du Río Campo en Guinée équatoriale, respectivement</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet a été officiellement lancé le 8 juin 2026 à Campo, au Cameroun, avant de traverser le fleuve Ntem pour une seconde cérémonie de lancement tenue le 10 juin à Río Campo, en Guinée équatoriale. Son objectif est d’établir les bases de la conservation à long terme du capital naturel et de la biodiversité du paysage marin et côtier de Campo, à travers le renforcement de la gouvernance et de la gestion du Parc national marin Manyange na Elombo-Campo au Cameroun et du Parc national de Río Campo en Guinée équatoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des quatre prochaines années, le projet entend également approfondir la coopération transfrontalière, renforcer la résilience des communautés locales et autochtones, et consolider les capacités des institutions chargées de la conservation de ces aires protégées.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-1.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="940" height="627" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-1.png" alt="" class="wp-image-3116" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-1.png 940w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-1-300x200.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-1-768x512.png 768w" sizes="auto, (max-width: 940px) 100vw, 940px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les parties prenantes lors de la cérémonie de lancement au Cameroun. Crédit photo : Shuimo Trust Dohyee</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Dr Takoukam, Pro-CAMPO va toutefois bien au-delà de la simple gestion des aires protégées. Il s’agit avant tout de transformer la manière dont les pays voisins envisagent la conservation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Pro-CAMPO n’existe pas pour tracer de nouvelles frontières, mais pour effacer celles qui nous séparent de l’océan que nous partageons. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision repose sur une réalité fondamentale : si les êtres humains peuvent délimiter des frontières, les écosystèmes, eux, n’en connaissent aucune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paysage que le projet entend protéger figure parmi les écosystèmes marins les plus riches d’Afrique centrale. Il abrite cinq des huit espèces mondiales de tortues marines, des lamantins d’Afrique, des dauphins à bosse de l’Atlantique, des baleines à bosse ainsi qu’une quarantaine d’espèces de requins et de raies. Ses mangroves, estuaires, plages de ponte et herbiers marins constituent des habitats essentiels pour la faune, tout en assurant les moyens de subsistance de milliers de personnes qui dépendent de la pêche et des ressources côtières.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-2.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="940" height="607" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-2.png" alt="" class="wp-image-3117" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-2.png 940w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-2-300x194.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-2-768x496.png 768w" sizes="auto, (max-width: 940px) 100vw, 940px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le paysage de Campo abrite le dauphin à bosse de l’Atlantique, une espèce en danger critique d’extinction devenue légalement protégée au Cameroun il y a quelques années. Crédit photo : AMCO</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet écosystème partagé subit cependant des pressions croissantes. La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), la dégradation des mangroves, la pollution, l’urbanisation côtière non durable et les effets du changement climatique menacent aussi bien la biodiversité que les communautés qui en dépendent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Union européenne, ces défis justifient pleinement un investissement dans un projet qui associe conservation de la nature et développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La protection des océans est une priorité pour l’Union européenne, car ces océans sont au cœur de la résilience climatique, de la sécurité alimentaire et des moyens de subsistance de millions de personnes »</em>, a déclaré <strong>Raymond Lataste</strong>, représentant de l’Union européenne.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6-1024x771.png" alt="" class="wp-image-3121" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6-1024x771.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6-300x226.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6-768x578.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6-1536x1157.png 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-6.png 2040w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Raymond Lataste</strong>. Crédit photo: Tube Awu</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de sa stratégie Global Gateway, a-t-il expliqué, l’Union européenne soutient un développement économique durable tout en favorisant la protection de l’environnement. Cette approche permet aux communautés côtières de bénéficier d’écosystèmes plus sains tout en développant des sources de revenus alternatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je vends du poisson depuis près de cinquante ans »</em>, raconte <strong>Ursula Molende Matomba</strong>, âgée de 67 ans, présente au lancement à Río Campo<em>. « Aujourd’hui, il devient de plus en plus difficile de trouver du poisson. Bien souvent, les pêcheurs reviennent avec leurs pirogues vides. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Epengo Mbipite</strong>, président d’une association de pêcheurs artisanaux au Cameroun, est aussi confronté au déclin progressif des ressources halieutiques. Mais la baisse des captures n’est pas sa seule préoccupation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Il arrive que des chalutiers industriels détruisent nos filets, alors même que nous ne pêchons pas dans leurs zones de pêche autorisées. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7-1024x771.png" alt="" class="wp-image-3122" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7-1024x771.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7-300x226.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7-768x578.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7-1536x1157.png 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-7.png 2040w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ndounteng Ndjamo Rodric Xavier</strong>( à gauche). Crédit photo: Tube Awu</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Ndounteng Ndjamo Rodric Xavier</strong>, coordonnateur de l’organisation partenaire TUBE AWU, Pro-CAMPO représente un véritable espoir pour des personnes comme Ursula et Mbipite. Forte de plusieurs années d’intervention autour du Parc national marin Manyange na Elombo-Campo, l’organisation accompagne déjà les communautés dans l’amélioration de leurs moyens de subsistance tout en promouvant la conservation marine.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="940" height="466" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png" alt="" class="wp-image-3118" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png 940w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-3-300x149.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-3-768x381.png 768w" sizes="auto, (max-width: 940px) 100vw, 940px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La pêche constitue la principale source de revenus de ces communautés, mais la diminution des prises menace leur avenir. Le projet favorisera le développement d’activités génératrices de revenus alternatives tout en permettant la reconstitution des stocks halieutiques.Crédit photo : Shuimo Trust Dohyee</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"> </p>



<p class="wp-block-paragraph">La philosophie du projet a également été reprise par les autorités des deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Représentant le Ministre camerounais des Forêts et de la Faune lors du lancement à Campo, le <strong>Dr Saleh Adam</strong> a souligné que cette initiative est avant tout centrée sur les populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce que nous recherchons pour nos deux pays, c’est avant tout l’amélioration des conditions de vie de nos populations. Il ne s’agit plus de faire de la conservation pour la conservation, mais d’une conservation au service de l’humanité. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">De l’autre côté de la frontière, <strong>Domingo Mbomio Ngomo</strong>, Président d’ANDEGE, a exprimé une vision similaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous ne faisons pas de la conservation pour la seule conservation. Nous la faisons pour le bien-être des populations. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a souligné que, le développement d’activités génératrices de revenus contribuerait à réduire la pression exercée sur les écosystèmes marins tout en améliorant les conditions de vie des communautés côtières, un objectif central du projet Pro-CAMPO.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-4.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="442" height="306" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-4.png" alt="" class="wp-image-3119" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-4.png 442w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-4-300x208.png 300w" sizes="auto, (max-width: 442px) 100vw, 442px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les communautés locales des deux pays sont au cœur du projet. Crédit photo : Shuimo Trust Dohyee</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-5.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="462" height="308" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-5.png" alt="" class="wp-image-3120" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-5.png 462w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/08/image-5-300x200.png 300w" sizes="auto, (max-width: 462px) 100vw, 462px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ministre délégué chargé des Forêts et de l&rsquo;Environnement de la Guinée équatoriale, <strong>Diosdado Obiang Mbomio,</strong> qui présidait la cérémonie de lancement à Río Campo, a réaffirmé l’engagement de son gouvernement en faveur de la mise en œuvre réussie du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pro-CAMPO s’appuie également sur plusieurs décennies d’expérience en matière de conservation en Afrique centrale. Le WWF, qui accompagne depuis longtemps différentes initiatives d’aires protégées transfrontalières dans la région, estime que la coopération entre pays voisins n’est plus une option mais une nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La conservation ne peut être menée efficacement de manière isolée, car la nature ne reconnaît pas les frontières »</em>, a déclaré <strong>Alain Bernard Ononino</strong>, Directeur national du WWF Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il rappelle que les animaux constituent la meilleure illustration de cette réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les populations animales, qu’elles soient terrestres ou aquatiques, ne connaissent pas les frontières. Elles n’ont pas de passeport et n’ont pas besoin de visa. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, a-t-il ajouté, protéger la nature implique aussi de préserver les droits et de valoriser les connaissances des peuples autochtones et des communautés locales, dont le savoir traditionnel jouera un rôle déterminant dans la réussite du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Guinée équatoriale, Pro-CAMPO représente également une occasion de renforcer les capacités nationales en matière de conservation marine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« C’est la première fois que nous assurons la gestion d’une aire marine protégée, et nous souhaitons mettre à profit des enseignements  tires de Pro-CAMPO dans l’ensemble des aires marines protégées de Guinée équatoriale »</em>, a déclaré <strong>Fidel Esono Mba Eyono</strong>, Directeur général de Instituto Nacional de Desarrollo Forestal y Manejo del Sistema de Areas Protegegidas de Guinea Ecuatorial (INDEFOR-AP), en référence au Parc national de Río Campo, créé récemment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a insisté sur le fait que la conservation doit créer des opportunités plutôt que des contraintes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La création d’une aire protégée ne signifie pas empêcher les populations d’améliorer leurs conditions de vie. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les communiqués officiels publiés à l’issue des cérémonies de lancement dans les deux pays reflètent ces priorités. Ils appellent à renforcer la sensibilisation des communautés, à intensifier la communication autour du parc marin et du projet, ainsi qu’à mieux expliquer les bénéfices que les communautés riveraines tireront des interventions de Pro-CAMPO.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des quatre prochaines années, le succès de Pro-CAMPO ne dépendra pas uniquement de mangroves en meilleure santé, de la reconstitution des stocks de poissons ou à une meilleure gestion des aires marines protégées. Il reposera également sur un facteur moins tangible, mais tout aussi essentiel : la capacité de deux pays, de leurs institutions et de leurs populations à unir leurs efforts pour protéger un océan qui, lui, n’a jamais reconnu la frontière qui les sépare.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Shuimo Trust Dohyee</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Santé et agriculture : Baka et Bantou de Mintom face aux dangers des engrais chimiques</title>
		<link>https://tribuneverte.online/sante-et-agriculture-baka-et-bantou-de-mintom-face-aux-dangers-des-engrais-chimiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 13:28:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le projet porté par INADES-Formation Cameroun, est financé par le Global Greengrants Fund. Avec un objectif principal clair : informer les producteurs et les communautés locales sur les risques liés aux&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li>À Mintom, dans le département du Dja et Lobo, région du Sud Cameroun, l’agriculture familiale reste le pilier de l’économie locale, mais la dépendance aux engrais chimiques fragilise les sols et la santé des paysans. Selon la FAO, plus de 44 % des ménages agricoles du Cameroun ont vu leurs rendements baisser en 2024. </li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ceci a motivé la tenue, du 10 au 12 juillet 2026, d&rsquo;une vaste campagne de sensibilisation, couvrant les localités de Mintom Ville, et les villages: Zoulabote et Assok. Cette initiative, est mise en œuvre par l’AJPAC (Association des Jeunes Peuples Autochtones Pygmées du Cameroun) dans le cadre du projet « Campagne de réduction des pesticides chimiques de synthèse en faveur de la promotion des intrants organiques et des pratiques agroécologiques au Cameroun ».</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet porté par INADES-Formation Cameroun, est financé par le Global Greengrants Fund. Avec un objectif principal clair : informer les producteurs et les communautés locales sur les risques liés aux pesticides chimiques, promouvoir les intrants organiques comme alternative durable, et encourager l’adoption de pratiques agroécologiques respectueuses de l’environnement et de la santé des populations. Les communautés locales – peuples autochtones Baka et populations bantoues – s’associent pour une cause commune : se libérer de la dépendance aux engrais chimiques et promouvoir les intrants organiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <strong>Sa Majesté Engoto Ekoman Dieudonné</strong>, chef de 3ᵉ degré du village de Zoulabote :<br><em>« Nous cultivons: manioc, maïs, macabo, arachides, cacao et palmier à huile depuis des générations. Les pesticides nous ont rendu dépendants, mais nous sommes tristes de constater que la production a baissé et notre santé s’est dégradée. Nous avons besoin de formations pour fabriquer nos propres engrais biologiques. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3080" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1024x683.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-1536x1024.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0219-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em> <strong>Sa Majesté Engoto Ekoman Dieudonné</strong> (© AJPAC)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mieux comprendre les enjeux sanitaires de la situation, un paysan nous a partagé son désarroi: <em>« pour les cultures vivrières, nous avons nos méthodes traditionnelles pour fertiliser le sol. Mais pour le cacao et le palmier à huile, nous sommes contraints d’utiliser les engrais chimiques, car la concurrence nous oblige à produire en grande quantité. On nous a tant chanté les mérites du développement à travers ces cultures de rente, mais nous avons constaté une augmentation des cas de cécité et des maladies respiratoires auprès des agriculteurs, car nous inhalons ces produits pendant la pulvérisation. Nous avons plus que jamais besoin de nous affranchir de l’usage des produits chimiques, car au final, nos compagnons des villages voisins qui s’en sont abstenus; ont une meilleure production que nous à l&rsquo;heure actuelle, car leurs sols ne sont pas appauvris et ils souffrent moins des conséquences sanitaires. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture familiale constitue la principale source de subsistance des communautés de Mintom. Cependant, la dégradation des sols, l’usage excessif de pesticides chimiques et les effets du changement climatique menacent la sécurité alimentaire. Dans ce contexte, la promotion des intrants organiques (compost, fumier, biofertilisants, biopesticides) apparaît comme une alternative durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Lerys Nyangono</strong>, président d’AJPAC et membre de la communauté Baka de Zoulabote: <em>« les cris d&rsquo;alarme de mon peuple me touchent au plus haut point. Je n&rsquo;ai pas fait des études pour devenir citadin et abandonner des préoccupations qui nous sont légitimes. Par cette campagne de sensibilisation, nous accompagnons les efforts de la transition agroécologique , vers une voie de survie pour les peuples autochtones Baka, car elle valorise nos savoirs traditionnels tout en protégeant notre biodiversité »</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3082" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1024x683.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-1536x1024.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/IMG_0293-2048x1365.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Lerys Nyangono</strong>, face à la communauté Baka de Zoulabote (© AJPAC)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une conviction forte qui l&rsquo;a poussée à s&rsquo;entourer de l&rsquo;expertise d&rsquo; <strong>Etienne Dibongue</strong>, spécialiste des questions de Droit des peuples autochtones, et chef des programmes à AJPAC. Ce dernier insiste sur la nécessité d’un accompagnement technique : <em>« sensibiliser ne suffit pas, il faut former à la fabrication des engrais naturels, et appuyer les communautés locales pour qu’elles puissent produire leurs intrants organiques de manière autonome»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout ceci doit se faire de concert avec les besoins des communautés, <strong>Lionel Owoundi</strong>, facilitateur communautaire dans le cadre de ce projet, met en avant l’importance d&rsquo;une sensibilisation de proximité: <em>« les rencontres directes favorisent le lien avec la communauté, mais le passage à la radio communautaire de Mintom qui est écoutée dans toute la région autour de la boucle du Dja, nous a permis d&rsquo;élargir l&rsquo;audience. En utilisant la langue locale, notre objectif est de toucher les villages reculés et renforcer l’adhésion des jeunes et des femmes en particulier ».</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-3083" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-1024x1024.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-300x300.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-150x150.png 150w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514-768x768.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/0cbb4c69-489e-4258-beb5-1f306f282514.png 1254w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Source de données :<a href="https://cameroon.un.org/en/309315-dwindling-abundance-baka-facing-climate-change">https://cameroon.un.org/en/309315-dwindling-abundance-baka-facing-climate-change</a> (© image générée par gpt-ai)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet se poursuit pour les prochaines étapes, particulièrement  la formation à la fabrication des biofertilisants destinés aux producteurs locaux. L&rsquo;effectivité de la transition agroécologique nécessite une<strong> </strong>synergie entre savoirs locaux, accompagnement technique et plaidoyer institutionnel. Les interventions des autorités traditionnelles et des paysans confirment que la réussite de cette transition dépend de l’adhésion des communautés à la base et de leur capacité à s’affranchir des intrants chimiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gouvernance verte : JVE Cameroun va former 250 jeunes durant l&#8217;UniGoVe 2026</title>
		<link>https://tribuneverte.online/gouvernance-verte-jve-cameroun-va-former-250-jeunes-durant-lunigove-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 10:13:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[La deuxième édition de l&#8217;Université de la Gouvernance Verte (UniGoVe) se tiendra de juillet à septembre 2026, avec une ambition assumée: passer de l&#8217;amorçage à l&#8217;impact. La formation combine 23&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>La deuxième édition de l&rsquo;Université de la Gouvernance Verte (UniGoVe) se tiendra de juillet à septembre 2026, avec une ambition assumée: passer de l&rsquo;amorçage à l&rsquo;impact.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">La formation combine 23 webinaires d&rsquo;une heure de temps, accessibles depuis toutes les régions du Cameroun, et un atelier national de deux jours à Yaoundé. Ce temps fort en présentiel réunira les participants les plus assidus pour des travaux de groupe, du coaching en plaidoyer et l&rsquo;élaboration de plans d&rsquo;action. Il s&rsquo;achèvera par la validation d&rsquo;un mémorandum de recommandations politiques destiné aux décideurs et le lancement officiel du réseau des jeunes ambassadeurs de la gouvernance verte, dont l&rsquo;objectif est de compter au moins 150 membres actifs, à parité femmes-hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Menu de la formation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a notamment, l&rsquo;élaboration des Plans Climat Locaux. Ces instruments permettent aux communes de traduire les engagements climatiques nationaux en actions concrètes. Ils offrent l’opportunité d&rsquo;accéder aux financements climatiques internationaux. Au moins trente cadres suivront ce sous-programme certifiant, avec un objectif ambitieux à la clé. On attend au moins, cinq Plans Climat Locaux initiés par les participants formés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Innovations dans le programme UniGoVe</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme innovation mineure, on note cette année un bloc introductif consacré à la budgétisation sensible au genre et au climat, la compétence désormais axe central du parcours et un volet inédit pour les cadres des communes . Et comme innovation majeure, il y a quatre modules spéciaux. Ceux-ci sont réservés aux cadres et agents des collectivités territoriales décentralisées (communes, conseils régionaux, FEICOM, MINDDEVEL).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Concrétisation du partenariat entre AGEYCA et JVE Cameroun</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Portée par l&rsquo;ONG Jeunes Volontaires pour l&rsquo;Environnement (JVE Cameroun) dans le cadre du projet AGEYCA, financé par le Fonds des Nations Unies pour la Démocratie (UNDEF), l&rsquo;UniGoVe 2026 élargit considérablement le dispositif inauguré en mars 2024 lors de la première édition. A cette occasion, 150 jeunes ont été formés, dont plus de 30 % de femmes, en partenariat avec la Friedrich-Ebert-Stiftung.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fois, la barre est placée plus haut. 250 participants issus des dix régions du Cameroun, vont prendre part à l&rsquo;UniGoVe 2026 avec un seuil non négociable d&rsquo;au moins 40 % de femmes et de jeunes filles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Formation d’une génération de « co-pilotes »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’objectif qui fonde du programme UniGoVe. Au Cameroun, moins de 12 % des jeunes déclarent avoir été consultés dans l&rsquo;élaboration des politiques publiques, et 67 % des 18-35 ans reconnaissent mal comprendre les enjeux environnementaux nationaux. Pendant ce temps, le pays perd environ 300 000 hectares de forêt chaque année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">UniGoVe entend inverser cette logique.&nbsp; Il est question de faire des jeunes non plus des bénéficiaires passifs, mais des acteurs outillés, capables de lire un budget communal, d&rsquo;interpeller un élu avec des données probantes et de s&rsquo;asseoir à la table des décisions.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="832" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36-832x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-3068" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36-832x1024.jpeg 832w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36-244x300.jpeg 244w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36-768x945.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-14-at-18.19.36.jpeg 878w" sizes="auto, (max-width: 832px) 100vw, 832px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le curriculum 2026 est structuré en sept blocs thématiques. Il couvre les cinq piliers de la bonne gouvernance, les indicateurs internationaux (WGI de la Banque Mondiale, Indice Ibrahim), les standards de la gouvernance verte dont la toute récente norme ISO 14001:2026, la décentralisation, les droits environnementaux, la finance climatique et le plaidoyer fondé sur des preuves »</em><strong><em>,</em></strong> indique <strong>Blondel Silenou, Secrétaire Exécutif de JVE Cameroun</strong>.   </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Infos pratiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inscriptions et les modalités de participation ont été communiquées par JVE Cameroun sur ses canaux officiels. Le site web (<a href="http://www.jvecameroun.org">www.jvecameroun.org</a>), la boite électronique (<a href="mailto:info@jvecameroun.org">info@jvecameroun.org</a>) et les réseaux sociaux (X @jvecmr · LinkedIn : Young Volunteers for Environment).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bon à savoir, la couverture médiatique de la formation sera assurée par le Gender Data Journalist Network, avec un accent sur le journalisme de données genrées au service de la redevabilité environnementale. La troisième édition d&rsquo;UniGove est déjà planifiée pour 2027, avec 250 jeunes supplémentaires. Soit 500 jeunes formés en deux ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lucien Embom</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Programme Plaine Centrale Agro Parc: les EIES enfreignent 102 articles de conventions internationales et 23 dispositions légales nationales.</title>
		<link>https://tribuneverte.online/programme-plaine-centrale-agro-parc-les-eies-enfreignent-102-articles-de-conventions-internationales-et-23-dispositions-legales-nationales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 11:52:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://tribuneverte.online/?p=3042</guid>

					<description><![CDATA[Le Projet Plaine Centrale Agro Parc est un vaste programme d’aménagement agricole qui s’étend le long de l’axe routier Batchenga‑Ntui‑Yoko‑Tibati‑Ngaoundéré. À terme, il doit couvrir près de 1,7 million d’hectares&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<ul class="wp-block-list">
<li><em>Le Programme Plaine Centrale Agro Parc est prévu sur une durée d’exécution de plusieurs phases allant jusqu’en 2035, avec une phase pilote de sécurisation et d’aménagement de près de 400 000 hectares. Les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) ont été menées par des cabinets agréés, notamment Global Engineering and Environmental Risk Generis Consulting, mandatés par le MINADER (Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural</em>) <em>et le MINDCAF(Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières</em>)<em> .</em></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Censé transformer l’Adamaoua et le Centre en pôles agricoles modernes, le programme se heurte à une critique sévère. Le rapport de Terre et Développement Durable (TDD), une organisation de la société civile basée à Meiganga, appuyée par le CED (Centre pour l&rsquo;Environnement et le Développement)  et MBOSCUDA (Mbororo Social, Cultural and Development Association) , révèle que les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) enfreignent 102 articles de conventions internationales et 23 dispositions légales nationales.</em></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Le Projet Plaine Centrale Agro Parc est un vaste programme d’aménagement agricole qui s’étend le long de l’axe routier Batchenga‑Ntui‑Yoko‑Tibati‑Ngaoundéré. À terme, il doit couvrir près de 1,7 million d’hectares dans les régions de l’Adamaoua et du Centre. Dans la seule région de l’Adamaoua, environ 509 000 hectares ont déjà été sécurisés : près de 189 000 hectares dans l’arrondissement de Tibati et environ 320 000 hectares dans celui de Dir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les objectifs affichés par le Programme Plaine Centrale Agro Parc sont nobles : accroître la compétitivité agricole, favoriser l’installation de grands producteurs, développer des filières stratégiques (coton, maïs, riz, palmier à huile, banane plantain), sécuriser le foncier productif et contribuer à l’import‑substitution alimentaire. Le projet s’inscrit dans le Plan National d’Investissement Agricole (PNIA) et dans la politique de croissance et d’emploi (DSCE). Pour cette phase pilote, il est question de la sécurisation et de l&rsquo; aménagement de 30 000 hectares dans les départements du Djérèm et du Mbéré, dans la région de l&rsquo;Adamaoua. Par ailleurs, le projet s’intègre dans la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30), avec une exécution progressive jusqu’à l’horizon 2035.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le constat sur le terrain est sans appel : moins de 10 % des villages impactés ont été consultés, les femmes et les jeunes sont quasi absents des discussions, et les peuples autochtones Mbororo, pourtant directement concernés, n’ont pas été associés. Les conséquences envisageables sont multiples : restriction des espaces vitaux, destruction des forêts galeries, marginalisation des communautés et montée des conflits agropastoraux. Après plusieurs mois d’investigation, entre le 16 novembre 2025 et le 11 mars 2026, l’équipe de Terre et Développement Durable (TDD) a conduit une mission de terrain dans les arrondissements de Dir et de Tibati dans la région de l&rsquo;Adamaoua, appuyée par une revue documentaire approfondie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur démarche s’est distinguée par une présence active aux audiences foraines, signe d’une volonté affirmée de proximité avec les communautés locales et autochtones. Le premier draft du rapport de ces descentes a été rendu public le 13 juin 2026. Ce travail a consisté à confronter les Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux (EIES) du Programme Plaine Centrale Agro Parc, aux conventions internationales ratifiées par le Cameroun, aux lois nationales en vigueur, mais aussi aux pratiques coutumières comme la Zakat, impôt traditionnel en milieu rural. Aujourd’hui, à travers cet article, TDD vient rendre publiques les conclusions de ce rapport, en donnant la parole à son président, <strong>Pierre Hervé Madougou Jagong</strong>, qui revient sur les manquements relevés et les implications pour les communautés locales et autochtones.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="850" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-1024x850.jpeg" alt="" class="wp-image-3044" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-1024x850.jpeg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-300x249.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23-768x637.jpeg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-05-at-11.56.23.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>M. Pierre Hervé Madougou </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tribune Verte Online(TVO) : Votre rapport met en évidence de nombreuses violations. Pouvez‑vous partager des données chiffrées qui illustrent l’ampleur de ces manquements ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou  :</strong> <em>« Nous avons relevé la non‑prise en compte de <strong>102 articles de conventions internationales</strong> et de <strong>23 lois nationales</strong>. Ces violations affectent quarante aspects de la vie socioéconomique et environnementale. À Dir, par exemple, la destruction des forêts galeries a entraîné en 2024 la perte de près de <strong>1 000 bœufs</strong>, soit plus de <strong>500 millions FCFA</strong> de pertes pour les éleveurs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Vous soulignez que moins de 10 % des villages ont été consultés. Comment ce chiffre a‑t‑il été établi ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« À Ngatt, seulement <strong>1,3 % de la population</strong> a été consultée ; à Mbella Assom, <strong>4,1 %</strong> ; à Kandje, <strong>8,4 %</strong>. Les femmes représentaient à peine 10 % des participants, et les jeunes étaient absents. Les Mbororo, avec leurs 45 Ardos, n’ont pas été invités. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Quels cas représentatifs illustrent les impacts sur les espaces vitaux ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> <strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« L’implantation d’une agro‑industrie à Dir a provoqué le départ massif des éleveurs, privant les autorités traditionnelles de la <strong>Zakat</strong> et rendant la disponibilité de la viande bovine aléatoire. À Tibati, un grand éleveur de plus de <strong>2 000 têtes</strong> ne sait plus où faire paître son bétail. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Vous mentionnez la recrudescence des conflits agropastoraux. Faut‑il un suivi statistique ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« Absolument. Les conflits de Ngaoundal en juin 2026 ou ceux entre les cantons de Beka Goto et Mbarnang montrent l’urgence d’un suivi statistique et de mécanismes de réparation rapide. Sans cela, les tensions risquent de dégénérer en conflits intercommunautaires. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>TVO : Votre plaidoyer 60‑35‑5 est une proposition forte. Comment le renforcer ?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Hervé Madougou :</strong> <em>« Nous devons documenter davantage les impacts : inventaires fauniques et floristiques, qualité de l’eau et de l’air, modélisations des changements environnementaux. C’est en donnant une valeur scientifique aux pertes que nous pourrons convaincre les autorités et les investisseurs. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Programme Plaine Centrale Agro Parc apparaît aujourd’hui comme un projet conflictogène, éloigné des engagements du Cameroun en matière de lutte contre les changements climatiques. Le rapport de suivi des consultations et des audiences<br>foraines d’élaboration et de validation des Etudes d’Impacts Environnementaux et Sociaux du Programme dans les Arrondissements de Dir et de Tibati dans la région de l&rsquo;Adamaoua; révèle un paradoxe : un projet censé moderniser l’agriculture, mais qui fragilise les communautés locales et menace la paix sociale. Le plaidoyer 60‑35‑5 propose une répartition équitable des terres ainsi qu&rsquo;il suit  : 60 % pour protéger l’environnement, 35 % pour les communautés locales, et 5 % pour les investisseurs. C’est une alternative qui se veut respectueuse de la nature et des populations. Mais pour être crédible et accepté, ce plaidoyer doit s’appuyer sur des chiffres concrets et des témoignages variés, afin que la voix des communautés concernées soit réellement entendue et prise en compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FemmeAdaptClimat 2026: Building the Possible Positive Narrative in Cameroon</title>
		<link>https://tribuneverte.online/femmeadaptclimat-2026-building-the-possible-positive-narrative-in-cameroon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 08:05:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
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		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Yaoundé, Cameroon- on May 28, 2026 the Paul Biya Glass Palace at the National Assembly of Cameroon became the center of major climate discusssions this Thursday as it hosted the international conference femmeAdaptClimat 2026. The high-level pan-African summit &nbsp;brought together heads of state institutions, international diplomats, climate experts, researchers, civil society organization, entrepreneurs and youth leaders under the overarching theme the <strong>Possible Positive Narrative.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Organized by Migration &amp; Climate International in partnership with the NGO FEEF ( Foundation for Education and Hope by Flomik) and WOCA(Women and Climate Action), the conference forms parts of the 2026 Pan-African&nbsp; Tour of the International FemmeAdaptClimat Program. The event received the high patronage of the National Assembly of Cameroon and the support of the Ministry of Environment, Nature Protection and sustainable Development.</p>



<p class="wp-block-paragraph">At <em>FemmeAdaptClimat 2026</em>, voices from across Africa converged in Yaoundé to prove that climate resilience is not just about policies , it is about people. Women and youth, who form the backbone of agriculture and innovation, are already driving solutions, reshaping narratives, and building a sustainable future from the ground up.From the opening ceremony, speakers emphasized the urgent need for Africa to strengthen climate resilience while ensuring that women and youth remain at the center of climate policies and sustainable Development strategies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">According to UN Women (2025), women represent 79% of Cameroon’s agricultural workforce, yet own less than 10% of farmland. Also, only 12% of women farmers have access to formal credit or agricultural insurance (FAO, 2024).Women stand at the very frontline of Cameroon’s climate challenges. Their ability to invest in sustainable practices is severely limited. Access to credit or agricultural insurance is even rarer , only about one in ten women farmers can rely on formal financial support.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beyond the fields, the burden of survival weighs heavily. Across sub‑Saharan Africa, women spend an average of 4.5 hours each day fetching water and fuel. These hours, lost to exhausting chores, could otherwise be devoted to education, entrepreneurship, or leadership. Instead, climate stress deepens inequality, trapping women in cycles of vulnerability. Their resilience is undeniable, but without structural change, the promise of adaptation due to climate injustice will remain incomplete.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A Strong Opening Call For Action</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The summit commenced with a welcoming address from the legislative host. <strong>Mrs  Begala Mikel Naomie</strong>, First Vice-president, speaking on behalf of the National Assembly representative emphasized the geopolitical urgency of aligning international civil action with localise legislation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Cameroon does not view climate change as a distant academic concept&nbsp;; it is an immediate threat to our rural food security doors of this Glass Palace to the Femme Adapt Climat platform, the National Assembly pledges its commitment to translating legislative frameworks into gender-inclusive climate protections. We cannot separate the survival of our ecosystems from the legal empowerment of the women who cultivate them</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Following the host, <strong>Mr. Hele Pierre</strong>, the Minister of Environment, Nature Protection and Sustainable Development took the podium to anchor the conference within Cameroon’s exisiting legal mandates. The Minister highlighted the pivotal role of the National Climate Change Adaptation Plan (PNACC), which served as the official administrative and technical reference for the day’s debates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>True environnmental adaptation requires localised, structural accountablilty. The PNACC is designed to ensure that Cameroon remains resilient, but our national objectives will stall if 80% of our farmers are economically sideline. Our Ministry stands ready to adopt the measurable recommendations generated by today’s strategic panels to update and execute public policy that works directly for rural communities</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>The Voice of Leadership&nbsp;: Country Representative Interventions</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A focal point of the morning session was the address by <strong>Marie Florence Hond</strong>, the country Representative of Migrations &amp; Climat International in Cameroon and President of the NGO FEEF. Her speech cut straight to the core economic contradictions confronting African women on a daily basis, demanding an immediate end to the «&nbsp;vicious cycle of inequality&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« We are here today to permanently discard the narrative of the African woman as a passive  victim of environment degradation, » </em>she declared before hundred of participants<em>. The metrics are undeniable : women are the actual backbone of African agriculture, yet they are systematically choked by a lack of green resources, institutional poverty, overwhelming domestic burdens, and political marginalisation. Femme Adapt Climat is building a bridge between local realities, the global diaspora, and green financing to ensure that these innovators receive the capital, right, and recognition they deserve. This is what we mean by the Possible Positive Narrative- it is an active well-funded reality »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Women at the Frontline of climate Challenges</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">One of the major discussion during the conference focused on the disproportionate impact of climate change on women particularly those living in rural communities. According to statistics presented during the event, women make up nearly 80% of African agicultural workforce, yet they continue to face limited access to land ownership, agricultural financing, modern farming tools and climate-related resources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Several speakers highlighted how droughts, floods insecurity and environmental migration affect women more severely, particularly in rural communities. <strong>Marie-Claire Ntsama Ngoua</strong>, climate policy expert, data analyst, and meteorologist, is the founder and executive director of WOCA, she noted that climate change has increased the burden on women who are often responsible for securing food, water and household stability.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>When crops fail because of drought or flooding, women suffer first, </em>she explained. <em>Many walk longer distances to find water or food for their families. Climate justice must therefore inclue gender justice</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Participants also discussed the social barriers preventing women from fully participating in environmental decision-making processes. Many argued that policies cannot be effective if women remain excluded from leadership and climate financing opportunities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Climate Finance&nbsp;: Women Need Opportunities, not Empty promises</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Globally, less than 3% of climate finance reaches women‑led initiatives (OECD, 2025). In Central Africa, female entrepreneurs receive 11 times less funding than male‑led startups (AfDB, 2024). Cameroon’s Ministry of Women’s Empowerment, <strong>Pr. Marie-Thérèse Abena Ondoa</strong>,  estimates that ; <em>« closing the gender gap in green entrepreneurship could boost GDP by 2.8% annually</em>« . The panel on climate finance sustainable investments attracted particular attention from entrepreneurs and development partners attending the conference. Speakers highlighted the majors financial barriers preventing African women and youth from developing climate-related projects.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A young entrepreneur from Douala who leads a recycling startup explained&nbsp; the challenges she encountered while trying to access funding<em>&nbsp;«&nbsp;investors often ask us for gurantees we simply cannot provide she said yet our communities are already producing innovative environmental solutions with very limited resources&nbsp;»</em> she called on gouvernments and financial institutions to simplify access to climate financing je mechanisms.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The panel proposed several recommendations, including: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>The creation of dedicated climate funds for womens-led businesses</li>



<li>Technical training programs for green entrepreneurs</li>



<li>Simplified loan procedures for rural cooperatives</li>



<li>And stronger partenerships between&nbsp; public instituions and private investors</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Indigenous knowledge and Community – Based Solution</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Another major highlight of the conference was the second panel session dedicated to indigenous knowledge and traditional environment pratices. Researchers and traditonal leaders explained that African communities have preserved ecosystems for generations through local methods of water conservation, soil managment and biodiversity protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A traditional leader from Center region of Cameroon emphasized on the importance of reconnecting modern climate policies with ancestral wisdom. <strong>Mrs. Lucette Ndongo Zinga</strong>, the co-founder of COFECC (Convergence des Femmes du Cameroun sur les Changements Climatiques) raised the alarm: «&nbsp; <em>our ancestors respected nature because they understood the human survival depends on environmental balance, she added that we must not abandon this wisdom in the name of modernity</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">women’s cooperatives presented successful examples of sustainable agriculture and ecological restoration already being implemented in loacl communities. One participant described how women in her village use natural composting and organic farming methods to restore degraded land.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Experts like <strong>Stella Tchoukep</strong>, Forest campaigner at Greenpeace Africa,  recommended that climate adaptation strategies should integrate local  seeds knowledge,  instead of relying solely on imported chemicals models that often fail to reflect African realities.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Research &amp; Innovation Driving Africa’s Green Future</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bridging the gap between future technology and current crises, this third panel session evaluated how modern computer science can serve territorial resilience. Technology expert from ONACC (Observatoire National pour les Changements Climatiques) , IRAD ( Institut de Recherches Agricoles pour les Developpement ) , or AGRIX , a Tech start-up on agriculture, shared surprising details about link between new technology and adaptation issues. <strong>Boris Landry Kouekam</strong> , a prominent UNESCO award-winning AI researcher , showed how massive global Artificial Intelligence (AI ) data systems can be used to tackle some issues of adaptation, while average african families in rural areas often lack basic electricity.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instead of avoiding technology, the panel advocated creating simple lightweight local AI tools builts by African startups. These tools use very little energy and can send real-time weather updates and crop advice directly to farmer&rsquo;s simple mobile phones in local languages.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Green Economy &amp; Sustainable Transition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The last panel focused on changing local business models to help lift rural women out of poverty, focusing on recycling systems and public-private partnerships.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Panelists noted that women cannot easily join climate meetings, go to training, or take leadership roles if they spend all their time and energy carrying&nbsp; water and wood for basic household survival.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The speakers called for change in how companies invest. <strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> , from Women Coalition for Circular Economy ,  argued that green business projects must include social help like community solar power, clean stoves and nearby water points to reduce the time women spend on hard chores. While <strong>Rosy Esso</strong> from France Volontaires,  equally outlines a new legal framework for business partnerships, stating that any company getting government support must prove their project helps reduce the burden of domestic work for local women.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nevertheless, Participants expressed hope that the recommendations emerging from this conference would influence future climate policies both nationally and internationally.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A message of Hope for Africa</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">As the conference concluded, organisers reiterated that the theme the ‘<strong>Possible Positive Narrative’</strong> reflects the desire to build an optimistic vision for Africa’s future in the face of the climate crisis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Despite the many challenges confronting the continent, speakers highlighted the innovation, solidarity and adaptability of African populations. For them, women and youth represent essential forces capable of driving a sustainable transformation of African society.</p>



<p class="wp-block-paragraph">FemmeAdaptClimat 2026 therefore stands out as a strategic platform for promoting a resilient, inclusive Africa fully committed to the global ecological transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The conference ended with a clear agreement&nbsp;: <em><strong>African women and youth are now waiting for outside help. They are already creating new tools, adapting&nbsp; and building sustainable business models. By giving them direct funds, strong legal rights and economic equality, Cameroon and the rest of Africa are doing more than just reacting to bad weather, they are building a strong independent and green future.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Calixte Bikié</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DECLARATION DE SOUTIEN À LA COMMUNAUTÉ D’APOUH À NGOG DANS LE PROCÈS QUI L’OPPOSE À L’ÉTAT DU CAMEROUN POUR LA RÉTROCESSION DE SES TERRES ANCESTRALES OCCUPÉES ABUSIVEMENT PAR LA SOCAPALM</title>
		<link>https://tribuneverte.online/declaration-de-soutien-a-la-communaute-dapouh-a-ngog-dans-le-proces-qui-loppose-a-letat-du-cameroun-pour-la-retrocession-de-ses-terres-ancestrales-occupees-abusivement-par-l/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 06:32:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://tribuneverte.online/?p=2988</guid>

					<description><![CDATA[Nous, communautés riveraines des agro-industries du Gabon, du Congo-Brazzaville, de la RDC, du Cameroun, de l’Ouganda, de la Sierra Leone, du Liberia, de la Côte d’Ivoire et du Ghana, ainsi&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Nous, communautés riveraines des agro-industries du Gabon, du Congo-Brazzaville, de la RDC, du Cameroun, de l’Ouganda, de la Sierra Leone, du Liberia, de la Côte d’Ivoire et du Ghana, ainsi que les organisations de la société civile et les partenaires engagés pour la justice foncière et les droits des communautés, exprimons notre solidarité à la communauté d’Apouh à Ngog. Nous la soutenons dans le procès qui l’oppose à l’État du Cameroun devant le Tribunal administratif du Littoral au sujet de l’occupation et de l’exploitation abusive de ses terres ancestrales par la SOCAPALM d’Edéa, détenue à 86 % par le groupe Socfin et Bolloré.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des années, la communauté d’Apouh à Ngog, et en premier lieu les femmes, subit les effets de cette spoliation : famine, insécurité, réduction des espaces de vie et de culture pour les générations présentes et futures, pollution de l’eau et de l’air, atteintes aux sites sacrés, menace sur les moyens de subsistance et atteintes à la dignité des femmes, notamment par les violences et les viols. Face à cette situation, la communauté a décidé de ne plus se taire. Elle s’organise, documente les faits, dénonce les abus et interpelle les décideurs. Ce combat témoigne d’un grand courage et d’un profond sens des responsabilités envers leurs enfants et les générations à venir. La détermination sans cesse renouvelée d’AFRISE est à saluer et encourager car si elles ne s’étaient pas levées comme une seule femme, elles auraient été simplement écrasées. Nous saluons tout particulièrement la détermination des femmes d’AFRISE.<br>Ce procès dépasse le seul cadre judiciaire. Il constitue une épreuve décisive pour le respect des droits fonciers coutumiers dans toutes les localités impactées par des agro-industries. Il fera date pour les générations présentes et futures, comme le signe que le profit seul compte peu s&rsquo;il ne prend pas en considération l’intérêt et le bien-être des communautés.<br>À leurs côtés, nous réaffirmons que :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>La terre d’Apouh est au cœur de l’identité de cette communauté ; elle porte la mémoire des ancêtres et l’avenir de leurs enfants.</li>



<li>Aucun investissement ne doit se faire au mépris des droits humains et fonciers des communautés concernées.</li>



<li>La voix des femmes, premières gardiennes de la terre et de la famille, doit être entendue et respectée, notamment dans les espaces de décision concernant leurs terres.</li>



<li>L’accès à la justice est un droit, et les communautés d’Apouh à Ngog doivent pouvoir l’exercer sans intimidation, ni représailles.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Par cette motion, nous affirmons que la communauté d’Apouh à Ngog n’est pas seule. Son combat est celui de toutes les communautés riveraines du Cameroun et d’Afrique qui exigent le respect de leurs droits coutumiers dans la gestion de leurs terres ancestrales.<br>Nous suivrons ce procès avec attention et porterons votre voix dans les espaces nationaux et internationaux.<br>Nous appelons la communauté d’Apouh à rester forte et unie. Tenez bon : la vérité, la justice et la dignité triomphent lorsque les peuples restent debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble pour la TERRE, pour la VIE, pour la JUSTICE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la solidarité et la détermination,</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Organisations<br>les signataires<br>Le RADD<br>Journalists for Earth<br>CWOWUP<br>Ong Muyissi Environnement Gabon<br>Pour les Femmes Riveraines des Agro-industries du Cameroun<br>RAJORNY<br>AFRISO<br>COFERISO<br>AFRISH- CEA<br>SYNAPARCAM Femmes<br>AFRIKA<br>AFRISE<br>Merci beaucoup pour le Soutien à nos frères et sœurs du Cameroun.</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Mélanie Lasom’Ekutchu., Confédération Paysanne du Congo-Principal Regroupement Paysan » COPACO-PRP/ASBL »</li>



<li>Hermann Davy Kavougou Collectif des Ressortissants et Écologistes des Plateaux Bateke (Gabon).</li>



<li>Le REFEB côté d&rsquo;ivoire</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cellule de communication du RADD</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
