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	<title>women Archives - Tribune Verte</title>
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	<description>Un regard écologique de l&#039;information</description>
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	<title>women Archives - Tribune Verte</title>
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		<title>Portrait: Jocelyne Landry Tsonang, de la finance climat à l’économie circulaire, elle donne le ton!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 08:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
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					<description><![CDATA[Jocelyne Landry Tsonang est titulaire d&#8217;un Master en Sciences forestières, option biodiversité et productions forestières, obtenu à l&#8217;Université de Yaoundé 1, au Cameroun. Elle est épouse et mère, mais également&#8230; ]]></description>
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<p></p>



<p><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> est titulaire d&rsquo;un Master en Sciences forestières, option biodiversité et productions forestières, obtenu à l&rsquo;Université de Yaoundé 1, au Cameroun.  Elle est épouse et mère, mais également experte en économie circulaire, finance durable et développement de projets carbone en Afrique. Son parcours s’est construit à l’intersection des politiques publiques, de la transition écologique, de la structuration de projets verts et de la mobilisation de financements innovants au service du développement durable. Aujourd’hui, elle exerce comme Responsable des opérations chez Nature Crest, une structure qui accompagne l’émergence et la structuration de projets à fort impact dans les domaines du carbone, de l’économie circulaire, des solutions fondées sur la nature et de la finance verte. </em></p>



<p><em>En marge de  la Journée Internationale des Droits de la Femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés. Dans cette interview, Jocelyne Landry nous raconte comment à travers sa fonction, elle contribue à faire le lien entre vision stratégique, ingénierie de projet, mobilisation de partenariats et création de solutions concrètes pour les territoires africains.</em></p>



<p><strong>Tribune verte online (TVO): qu’est-ce qui vous a conduit à la gestion de l’environnement et des ressources naturelles ?</strong></p>



<p><strong>Jocelyne Landry Tsonang  (JLT)</strong> : ce qui m’a conduit vers ce domaine, c’est d’abord une conviction profonde : l’Afrique ne peut pas envisager son développement en dehors des enjeux de durabilité. Très tôt, j’ai compris que les questions environnementales ne concernent pas uniquement la nature. Elles touchent aussi à l’économie, à la santé publique, à l’emploi, à la justice sociale, à la résilience des territoires et à la souveraineté des États.</p>



<p>Au fil du temps, j’ai voulu me positionner non seulement comme une technicienne de ces sujets, mais comme une actrice capable de relier environnement, transformation économique et mécanismes de financement. C’est cette vision qui guide encore aujourd’hui mon engagement.</p>



<p><strong>TVO: comment définiriez-vous votre mission aujourd’hui, à travers vos activités ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: ma mission consiste à contribuer à la transformation de l’ambition environnementale en opportunités concrètes de développement, de résilience et de création de valeur pour l’Afrique.</p>



<p>Concrètement, cela signifie accompagner des acteurs publics, des territoires, des réseaux, des entreprises et des partenaires dans la structuration de projets durables, dans la mise en place de cadres de réflexion stratégique, et dans l’identification de mécanismes de financement innovants, notamment autour de la finance climat, des crédits carbone, de l’économie circulaire et des solutions fondées sur la nature.</p>



<p>Chez <strong>Nature Crest</strong>, nous travaillons précisément dans cette logique. Nous croyons que la transition écologique africaine doit être à la fois <strong>territorialisée, finançable et inclusive</strong>. Notre objectif est d’aider les acteurs africains à mieux structurer leurs projets, à mieux valoriser leurs actifs naturels et à mieux capter les opportunités de la finance verte.</p>



<p><strong>TVO: quels sont, selon vous, les principaux leviers pour faire avancer l’économie circulaire en Afrique ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: le premier levier, c’est l’<strong>ancrage politique</strong>. Tant que l’économie circulaire reste perçue comme un concept périphérique, elle ne peut pas transformer durablement les modèles de production et de consommation. Il faut donc des orientations politiques claires, des feuilles de route, des cadres réglementaires et une meilleure coordination entre les secteurs concernés.</p>



<p>Le deuxième levier, c’est la <strong>territorialisation des solutions</strong>. L’économie circulaire prend tout son sens lorsqu’elle répond à des réalités locales : gestion des déchets, valorisation des matières, transformation agricole, réparation, réemploi, innovation locale, structuration de filières.</p>



<p>Enfin, il faut investir dans les <strong>chaînes de valeur africaines</strong>. L’économie circulaire ne doit pas être réduite à la simple gestion des déchets. Elle doit être pensée comme un modèle économique capable de créer de l’emploi, de soutenir l’industrialisation locale, de réduire certaines dépendances extérieures et de renforcer la compétitivité des territoires.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="720" height="555" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg" alt="" class="wp-image-2873" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-300x231.jpeg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><em>Pendant 2 ans, <strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> a siégé au sein du Conseil Mondial sur l&rsquo;avenir de l&rsquo;utilisation durable des ressources du Forum Economique Mondial. Alors que le Monde s&rsquo;oriente vers des énergies plus propres, la demande en ressources, notamment en matières premières critiques, devrait connaître une croissance significative. Pour elle : <strong>« les projets miniers actuels et prévus ne suffiront pas à répondre à la demande future, ne couvrant que 39 % des besoins en lithium, 69 % en nickel et 62 % en cobalt d&rsquo;ici 2035. »</strong></em></p>



<p><strong>TVO: vous travaillez aussi sur la finance verte et les marchés carbone. Pourquoi ces sujets sont-ils devenus si importants ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: ils sont devenus essentiels parce qu’il ne suffit plus de reconnaître l’urgence climatique ; il faut désormais trouver les moyens concrets de financer la transition.</p>



<p>L’un des grands défis en Afrique, c’est que beaucoup de projets à fort impact environnemental existent, mais qu’ils ne sont pas toujours suffisamment structurés pour attirer des investisseurs ou accéder à des mécanismes de financement adaptés. Il y a donc un travail fondamental à faire sur la qualité des projets, la gouvernance, la crédibilité des données, la robustesse des modèles économiques et l’alignement avec les standards internationaux.</p>



<p>Les marchés carbone, la finance verte, les paiements pour services environnementaux ou encore les crédits biodiversité peuvent devenir des outils puissants, à condition qu’ils soient conçus avec rigueur, transparence et équité pour les territoires qui portent les projets.</p>



<p><strong>TVO: vous avez accompagné plusieurs pays africains dans la structuration de la finance climat. Pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: à ce stade, nous travaillons actuellement avec trois pays africains sur des processus liés à la structuration de la finance climat et à l’émergence de projets verts. Nous ne pouvons pas encore dévoiler leurs noms, car les processus sont toujours en cours et restent soumis à des exigences de confidentialité jusqu’à leur aboutissement.</p>



<p>Il faut aussi comprendre que ce type d’accompagnement prend du temps. Entre l’initiation, la structuration technique, l’alignement institutionnel, la mobilisation des parties prenantes et l’aboutissement effectif, les délais peuvent être relativement longs. Chaque pays a ses propres spécificités institutionnelles, réglementaires, économiques et territoriales, et cela influence fortement le rythme d’avancement. Notre démarche n’est donc pas de rechercher des annonces rapides, mais de contribuer à des processus sérieux, crédibles et durables.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg"><img decoding="async" width="720" height="480" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg" alt="" class="wp-image-2874" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.15-1-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong> (au centre), félicitant le Nigeria pour le lancement de son cadre national dans  le marché du carbone. Une étape majeure pour le financement climatique en Afrique dans le cadre du programme de décarbonisation mené par le secteur privé.</em><br></p>



<p><strong>TVO: quel regard portez-vous sur les écarts de financement climatique en Afrique ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: l’Afrique fait face à un paradoxe majeur. <strong>Le continent reçoit moins de 5 % des financements mondiaux consacrés au climat, en réalité plutôt entre 3 et 4 %</strong>, alors même qu’il est confronté à certains des risques climatiques les plus élevés au monde.</p>



<p>Autrement dit, les besoins sont immenses, les vulnérabilités sont fortes, mais les ressources mobilisées restent encore largement insuffisantes. Cet écart entre les besoins réels et les financements effectivement accessibles constitue l’un des plus grands freins à la transition écologique du continent.</p>



<p>Et pourtant, l’Afrique recèle un potentiel considérable et encore largement inexploité en matière d’investissements verts.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451.png"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-1024x683.png" alt="" class="wp-image-2871" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-1024x683.png 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-300x200.png 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451-768x512.png 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/Copilot_20260401_082451.png 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>TVO: quand vous parlez de potentiel vert, de quoi s’agit-il concrètement ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: il s’agit d’abord du <strong>capital naturel africain</strong>. L’Afrique possède des forêts, des mangroves, une biodiversité remarquable, des sols à fort potentiel de séquestration, des zones côtières stratégiques, des ressources marines, des paysages agricoles, ainsi qu’une immense diversité de services écosystémiques.</p>



<p>Cette richesse a une valeur environnementale évidente, mais elle a aussi une <strong>valeur économique réelle</strong>, qui reste encore insuffisamment reconnue, structurée et monétisée au bénéfice des territoires africains.</p>



<p>C’est justement l’un de nos combats : faire en sorte que cette valeur soit mieux révélée et mieux captée.</p>



<p><strong>TVO:  que signifie, pour vous, “monétiser la valeur du capital naturel africain” ?</strong></p>



<p>Cela signifie permettre aux territoires africains de tirer une valeur économique plus juste de leurs actifs naturels, tout en assurant leur préservation.</p>



<p>Concrètement, cela passe par des instruments comme :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les</strong> <strong>crédits carbone</strong>,</li>



<li><strong>Le</strong>s <strong>crédits biodiversité</strong>,</li>



<li><strong>Les</strong> <strong>paiements pour services environnementaux</strong>,</li>



<li><strong>Et d’autres</strong> <strong>produits de la finance verte</strong>.</li>
</ul>



<p>L’idée n’est pas de marchandiser la nature de manière simpliste. L’idée est de reconnaître que les écosystèmes rendent des services mesurables, utiles et stratégiques à l’échelle locale et mondiale, et que les pays africains doivent pouvoir mieux capter la valeur associée à ces services.</p>



<p>Pour nous, l’enjeu est à la fois <strong>économique, stratégique et politique</strong>. Il s’agit de permettre à l’Afrique de financer sa transition de manière plus souveraine, et de transformer ses ressources écologiques en leviers de développement inclusif et durable.</p>



<p><strong>TVO:  quelle est la contribution de Nature Crest dans cette dynamique ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: Chez <strong>Nature Crest</strong>, nous nous positionnons comme un acteur d’interface entre les territoires, les projets, les partenaires techniques et les opportunités de financement vert.</p>



<p>Nous accompagnons la structuration de projets, l’identification de filières prometteuses, le dialogue avec les parties prenantes, la réflexion stratégique autour des solutions fondées sur la nature, de l’économie circulaire et du carbone, ainsi que la mise en relation avec des approches de finance durable.</p>



<p>Notre ambition est d’aider à faire émerger des projets crédibles, bancables et porteurs d’impact, tout en défendant une vision selon laquelle l’Afrique doit être non seulement un espace de mise en œuvre, mais aussi un espace de création de valeur, de négociation et de leadership dans l’économie verte mondiale.</p>



<p><strong>TVO: selon vous, quelle place les femmes occupent-elles dans cette transformation ?</strong></p>



<p>Les femmes occupent une place centrale, et cette place doit être encore davantage reconnue.</p>



<p>Dans de nombreux territoires africains, les femmes sont déjà au cœur de la gestion des ressources, de l’agriculture, de l’entrepreneuriat local, de la transformation, de la résilience communautaire et de l’innovation sociale. Elles sont souvent parmi les premières à porter des solutions concrètes.</p>



<p>Mais il faut aller plus loin. Les femmes doivent aussi être davantage présentes dans les espaces de décision, dans la gouvernance environnementale, dans la structuration des projets, dans les négociations financières et dans les métiers émergents de la transition écologique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="527" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg" alt="" class="wp-image-2880" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.36.57-300x220.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><em><strong>Jocelyne Landry Tsonang</strong>: « je suis convaincue que les femmes africaines ne sont pas seulement des bénéficiaires de la transition ; elles en sont aussi des architectes. »</em></p>



<p></p>



<p><strong>TVO: avez-vous un exemple de projet ou d’approche qui illustre cette vision intégrée ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: oui, par exemple les projets de restauration d’écosystèmes comme les <strong>mangroves</strong> ou d’autres solutions fondées sur la nature illustrent très bien cette approche.</p>



<p>Lorsqu’ils sont bien conçus, ces projets permettent à la fois de préserver la biodiversité, de séquestrer du carbone, de renforcer la résilience des territoires, de protéger certaines activités économiques locales et de créer des perspectives de financement climatique.</p>



<p>Ils montrent que la protection de la nature et le développement économique ne sont pas opposés. Au contraire, la nature peut devenir un <strong>actif stratégique</strong> pour les territoires.</p>



<p><strong>TVO: quel message souhaitez-vous porter au Cameroun, où le marché carbone reste encore peu structuré ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: le Cameroun dispose d’un vrai potentiel. L’enjeu aujourd’hui est de mieux structurer l’écosystème, à travers la sensibilisation, la montée en compétences, l’émergence de projets pilotes crédibles et le dialogue entre les acteurs publics, le secteur privé, les experts techniques et les investisseurs.</p>



<p>Un cadre structurant ne se construit pas uniquement à travers un texte réglementaire. Il se construit aussi par la création d’un écosystème compétent, crédible et capable de porter des projets de qualité.</p>



<p>Il est donc important d’investir à la fois dans la pédagogie, dans les démonstrateurs concrets et dans la coordination entre institutions.</p>



<p><strong>TVO: quelle Afrique appelez-vous de vos vœux dans les années à venir ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: J’aimerais voir une Afrique qui parvient à transformer ses défis écologiques en leviers de souveraineté économique. Une Afrique qui valorise mieux ses ressources naturelles, qui structure ses projets avec davantage de maîtrise, qui accède à plus de financements verts, et qui affirme sa place dans les grandes dynamiques de transformation mondiale.</p>



<p>J’aimerais aussi voir une Afrique qui ne soit plus seulement présentée comme vulnérable au changement climatique, mais comme un continent de <strong>solutions, d’innovation et de leadership</strong>.</p>



<p>À travers mon engagement et celui de Nature Crest, je souhaite contribuer à cette dynamique : une Afrique capable de mieux monétiser la valeur de son capital naturel, de mieux financer sa transition et de construire un développement véritablement durable, inclusif et ancré dans ses réalités.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="904" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg" alt="" class="wp-image-2875" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16.jpeg 720w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/04/WhatsApp-Image-2026-04-01-at-09.15.16-239x300.jpeg 239w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></a></figure>



<p><strong>TVO: quel message adressez-vous aux jeunes, et en particulier aux jeunes femmes, qui souhaitent s’engager dans ce domaine ?</strong></p>



<p><strong>JLT</strong>: je leur dirais que la transition écologique, la finance durable et la gestion de l’environnement ne sont pas des domaines secondaires. Ce sont des champs d’avenir, stratégiques et profondément transformateurs.</p>



<p>Je leur dirais aussi de ne pas attendre d’être parfaitement prêtes pour se positionner. Il faut apprendre, s’entourer, expérimenter, prendre sa place et oser investir ces espaces.</p>



<p>À la jeunesse africaine, et en particulier aux jeunes femmes, je veux dire ceci : <strong><em>« l’Afrique a besoin de vos compétences, de votre intelligence, de votre audace et de votre vision. Il ne s’agit pas seulement d’accompagner les transformations en cours ; il s’agit de les construire. »</em></strong></p>



<p></p>



<p><em>Propos receuillis par</em><strong><em> Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Portrait: Marie Claire Ntsama, négociatrice climat auprès des instances des Nations Unies</title>
		<link>https://tribuneverte.online/portrait-marie-claire-ntsama-negociatrice-climat-aupres-des-instances-des-nations-unies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 03:58:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
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		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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					<description><![CDATA[Prévisionniste météo, data-analyste et fondatrice du mouvement Women and Climate Change (WOCA), Marie Claire Ntsama incarne une nouvelle génération de femmes scientifiques camerounaises engagées dans la lutte contre le dérèglement&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Prévisionniste météo, data-analyste et fondatrice du mouvement Women and Climate Change (WOCA), <strong>Marie Claire Ntsama</strong> incarne une nouvelle génération de femmes scientifiques camerounaises engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique. Son engagement en météorologie l’a placé au cœur d&rsquo;une formation délivrée par l&rsquo;OIF ( Organisation Internationale de la Francophonie) il y a de cela 4 ans. Compétences qui l&rsquo;ont qualifiées dans les notions de Genre et d&rsquo;Adaptation, c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle met en exergue dans l&rsquo;exploitation des données sur les pluies, les températures et les phénomènes extrêmes, des analyses quotidiennes qui l&rsquo;aident à anticiper sur les risques. </em></p>



<p><em>L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) estime que les femmes représentent environ 30 % des effectifs dans les services météorologiques nationaux, mais avec de fortes disparités régionales (moins de 15 % en Afrique subsaharienne). Au Cameroun, la Direction de la Météorologie Nationale (DMN) compte une proportion très faible de femmes dans ses services techniques (prévisions, climatologie, agro-météorologie). </em></p>



<p><em>En prélude à la Journée Internationale des Droits de la Femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés. Dans cette interview, Marie Claire nous raconte comment son rôle dépasse la simple observation : elle s’attache à sensibiliser tant auprès des hautes instances décisionnelles qu&rsquo;auprès des communautés rurales, particulièrement les femmes, aux bouleversements climatiques qui affectent directement leurs moyens de subsistance.</em></p>



<p><strong>Tribune Verte Online (TVO)</strong>: <strong>vous êtes prévisionniste météo, comment votre expertise scientifique nourrit-elle votre engagement pour le climat au Cameroun ?</strong></p>



<p><strong>Marie Claire Ntsama (MCN)</strong>: travailler dans le domaine de la météorologie me place au cœur des données climatiques. Chaque jour, nous faisons le suivi du temps, en analysant l’évolution des pluies, des températures et des phénomènes extrêmes. Ces données montrent clairement que notre climat devient de plus en plus imprévisible.</p>



<p>Cela renforce mon engagement, parce que je vois concrètement les risques auxquels nos populations sont exposées. De ce fait je dirais que mon rôle ne s’arrête donc pas à analyser les données : il consiste aussi à sensibiliser et à aider les communautés à mieux comprendre et anticiper ces changements.</p>



<p><strong>TVO</strong>: <strong>dans un métier encore largement masculin, quelles formes de marginalisation ou de stigmatisation avez-vous rencontrées, et comment parvenez vous à les contourner pour vous imposer ?</strong></p>



<p><strong>MCN</strong>: dans les métiers scientifiques, les femmes doivent parfois prouver davantage leurs compétences. Mais j’ai appris que la meilleure réponse reste la maîtrise de son travail et la constance.</p>



<p>Je crois aussi qu’il est important d’encourager plus de jeunes filles à s’orienter vers les sciences. Plus les femmes seront présentes dans ces domaines, plus leur place deviendra naturelle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2825" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-1024x768.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-300x225.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023-768x576.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0023.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>Marie Claire</strong> dans les coulisses d&rsquo;un atelier de simulation, en vue de préparer les jeunes à défendre leurs intérêts lors de la COP30 :<em>« un voyage intense de 02 jours, pour assimiler les textes officiels, et intégrer les techniques de formulations complexe, pour que chacun, quel que soit son niveau, puisse comprendre et s’immerger pleinement dans son rôle ».</em></p>



<p><strong>TVO:</strong> <strong>en tant que data analyste, quels chiffres ou tendances vous semblent les plus alarmants concernant le changement climatique en Afrique centrale ?</strong></p>



<p><strong>MCN</strong>: ce qui inquiète le plus aujourd’hui, c’est la variabilité climatique. Les saisons deviennent moins prévisibles. Les pluies peuvent être plus intenses mais aussi plus irrégulières.</p>



<p>Dans une Région où beaucoup de populations dépendent fortement de l’agriculture, cette instabilité représente un risque direct pour la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance.</p>



<p><strong>TVO</strong>: <strong>selon vous, quels sont les principaux obstacles à l’accès aux données climatiques au Cameroun ?</strong></p>



<p><strong>MCN:</strong> le principal défi reste l’accessibilité aux données. Les informations existent, mais elles ne sont pas toujours facilement disponibles ou vulgarisées.</p>



<p>Il est donc essentiel de renforcer la collaboration entre scientifiques, journalistes et institutions afin de rendre ces données plus accessibles et compréhensibles pour le grand public.</p>



<p><strong>TVO:</strong> <strong>vous avez fondé le mouvement Women and Climate Change (WOCA). Quelle est sa mission principale ?</strong></p>



<p><strong>MCN</strong>: WOCA vise à renforcer le rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique. Nous travaillons principalement sur la sensibilisation, la formation et le leadership environnemental des femmes et des jeunes filles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="482" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-1024x482.jpg" alt="" class="wp-image-2827" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-1024x482.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-300x141.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022-768x361.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0022.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>Marie Claire</strong> à la COP30 au Brazil, à Belém auprès d&rsquo;autres responsables d&rsquo;OSC : <em>« un moment fort d’engagements puissants, d’échanges enrichissants et d’avancées décisives pour le genre et le climat. »</em></p>



<p><strong>TVO</strong>: <strong>Quel témoignage faites-vous de femmes rurales qui vous ont particulièrement marquées?</strong></p>



<p><strong>MCN</strong>: beaucoup de femmes rurales nous disent que les saisons agricoles ne sont plus prévisibles. Elles ne savent plus exactement quand semer, parce que les pluies arrivent plus tard ou de manière irrégulière.</p>



<p>Certaines nous racontent aussi qu’elles doivent parcourir de plus longues distances pour trouver de l’eau. Cela montre que le changement climatique n’est pas une théorie : c’est une réalité vécue au quotidien.</p>



<p><strong>TVO:</strong> <strong>quels signes concrets montrent que le dérèglement climatique est déjà une réalité au Cameroun ?</strong></p>



<p><strong>MCN:</strong> on observe plusieurs signes : des pluies plus intenses qui provoquent des inondations dans certaines zones, mais aussi des périodes de sécheresse plus marquées dans d’autres.</p>



<p>Les agriculteurs eux-mêmes disent que les saisons sont devenues difficiles à prévoir. Cela montre que le climat change réellement.</p>



<p><strong>TVO:</strong> <strong>quels risques ce dérèglement représente-t-il pour les métiers exercés majoritairement par des femmes ?</strong></p>



<p><strong>MCN:</strong> le changement climatique affecte directement plusieurs activités économiques. Dans l’agriculture par exemple, l’irrégularité des pluies peut entraîner des pertes de récoltes.</p>



<p>Pour les femmes qui travaillent dans la transformation des produits agricoles, la pêche ou le commerce informel, ces perturbations peuvent réduire les revenus et fragiliser les familles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="589" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-1024x589.jpg" alt="" class="wp-image-2830" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-1024x589.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-300x173.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026-768x442.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260306-WA0026.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>Marie Claire</strong> lors d&rsquo;un side-event: <em> » j&rsquo;ai éprouvé du plaisir à intervenir à ce Panel organisé par Climate Linguere Club (CLC).<br>Climate Linguere Club est une communauté de femmes unies pour l&rsquo;action climatique en Afrique. »</em></p>



<p><strong>TVO:</strong> <strong>vous êtes alumni du Centre régional de leadership YALI Dakar. Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?</strong></p>



<p><strong>MCN:</strong> le programme YALI m’a permis de rencontrer des jeunes leaders africains engagés dans différents domaines. Cette expérience m’a renforcée dans l’idée que les solutions aux défis africains peuvent venir des Africains eux-mêmes. Elle a aussi renforcé ma conviction que les femmes doivent être au cœur du leadership climatique.</p>



<p><strong>TVO: quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes Camerounais ?</strong></p>



<p><strong>MCN</strong>: je voudrais leur dire que chacun peut agir. La lutte contre le changement climatique ne concerne pas seulement les scientifiques ou les gouvernements.</p>



<p>Elle commence par des gestes simples : protéger son environnement, s’informer, sensibiliser son entourage et s’engager dans des initiatives locales. Les jeunes ont un rôle essentiel à jouer pour construire un avenir plus durable.</p>



<p></p>



<p><em>Propos recueillis par <strong>Ange ATALA</strong></em></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Portrait: Marlène Djoumessi, pionnière de la plongée scientifique au Cameroun</title>
		<link>https://tribuneverte.online/portrait-marlene-djoumessi-pionniere-de-la-plongee-scientifique-au-cameroun/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 05:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chronicles]]></category>
		<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Ingénieure des Eaux et Forêts, Coordonnatrice adjointe de l’ONG Tube Awu, Marlène Djoumessi est l’une des premières femmes camerounaises à se former à la plongée sous-marine. Une expérience inédite, entamée&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Ingénieure des Eaux et Forêts, Coordonnatrice adjointe de l’ONG Tube Awu, <strong>Marlène Djoumessi</strong> est l’une des premières femmes camerounaises à se former à la plongée sous-marine. Une expérience inédite, entamée dans les eaux côtières de Limbé dans la région du Sud-Ouest, la formation s&rsquo;est poursuivie récemment à Ebodje, dans la région du Sud. </em>A<em>vec l’appui des formateurs de l’ONG française Septentrion Environnement, épisode qui ouvre de nouvelles perspectives pour la conservation marine et l’intégration des femmes dans un secteur encore largement masculin.</em></p>



<p><em>Au Cameroun, les femmes restent sous-représentées dans la conservation marine et côtière : elles constituent moins de 20 % des acteurs formellement engagés dans ce secteur, selon l’African Marine Conservation Organisation (AMCO). Pourtant, elles jouent un rôle crucial dans la gestion des ressources halieutiques et la protection des mangroves, souvent en première ligne dans leurs communautés</em>. </p>



<p><em>En prélude à la Journée internationale des droits de la femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés.</em> <em>Dans cette interview, Marlène nous raconte sa première descente sous les eaux du Parc National Marin Manyangue Na Elombo Campo,  comme un moment « à la fois fascinant et exigeant »</em></p>



<p><strong> Parcours et motivation</strong></p>



<p><strong>Tribune Verte Online (TVO):</strong> <strong>Marlène, vous êtes ingénieure des eaux et forêts, mais aussi l’une des premières femmes à plonger sous les eaux camerounaises. Qu’est-ce qui vous a poussé à franchir ce pas</strong>?</p>



<p><strong>Marlène Djoumessi (MD)</strong>: <em>je travaille depuis plusieurs années sur la conservation de la mégafaune, ainsi que les habitats côtiers, mais je me suis toujours dit qu’on protège mal ce qu’on ne voit pas. Donc la plongée était pour moi une suite logique, il fallait passer de la configuration des plages à la consultation de l’écosystème sous-marin. On parle beaucoup de conservation, mais si nous ne produisons pas nous-mêmes la connaissance scientifique sur nos écosystèmes marins, nous dépendrons toujours du regard extérieur. J’ai donc décidé de relever ce challenge, au-delà de la plage, aller sous l’eau, pour comprendre par moi-même. Il y a très peu de plongeurs au Cameroun, et encore moins des plongeurs scientifiques, les femmes se comptent du bout des doigts, cela peut intimider, mais c’est la raison supplémentaire qui m’a poussé à franchir le pas. Au-delà d’un défi personnel, c’était un besoin professionnel, pour améliorer la conservation marine au Cameroun, nous devons produire nos propres données avec des experts locaux.</em></p>



<ol start="2" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO</strong>: <strong>Comment votre formation à la FASA (Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles) de l’Université</strong> <strong>de Dschang a nourri cette passion pour la Mer et la plongée ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD</strong>: <em>la FASA m’a donné une solide base scientifique en écologie, en dynamique des populations, en gestion durable des ressources naturelles, mais surtout qu’on ne protège bien que ce que l’on comprend en profondeur. Je me suis spécialisé en faune aquatique et terrestre, et très tôt j’ai compris que le milieu marin au Cameroun était très peu étudié, très peu documenté, et mal compris. Par conséquent beaucoup de décisions sont prises sans se baser sur des données locales solides, la plongée est devenue un prolongement naturel de ma formation.</em></p>



<p><strong> L’expérience de la formation</strong> <strong>en plongée sous-marine</strong></p>



<ol start="3" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Pouvez-vous nous raconter votre première immersion avec l’équipe de Septentrion Environnement ? Qu’avez-vous ressenti en descendant sous l’eau ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD</strong>: <em>Ma première immersion a été un moment d’émerveillement et de tension, il faut dire que je suis originaire des montagnes de l’Ouest Cameroun, nous n’avons pas d’écosystème marin de ce côté. Du coup , passer de la stabilité du sol à la profondeur de l’eau, c’est une transition qui a augmenté le stress chez moi, sous l’eau tout change&nbsp;: la respiration, l’équilibre, les repères. Mais au-delà de ce stress, il y a eu un moment fort, lorsque j’ai pu admirer la richesse sous-marine de notre pays. On pense souvent que les fonds marins spectaculaires , ou la biodiversité extraordinaire, n’existent qu’en occident, dans les documentaires étrangers&nbsp;. Pourtant nous avons ça chez nous, ce moment a renforcé ma conviction, si nous voyons notre richesse, nous pouvons la défendre convenablement.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-2817" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-1024x577.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-300x169.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-768x433.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-1536x866.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260304-WA0040-2048x1154.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Marlène</strong> <strong>Djoumessi</strong> sous les eaux du Parc National Marin Manyangue Na Elombo Campo</em>.</p>



<ol start="4" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Quels ont été les moments les plus marquants ou les plus difficiles de cette formation ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Le moment difficile était la gestion du mental, la plongée exige une maitrise de soi constante, il faut contrôler sa respiration, gérer la pression, faire confiance à son équipement, et à son équipe, sans oublier tout le symbolisme à l’idée d’être l’une des femmes pionnières dans ce domaine, on n’a pas vraiment droit à l’erreur.</em></p>



<ol start="5" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Quelles compétences techniques avez-vous acquises et comment pensez-vous les mettre au service de la conservation marine ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Au-delà de la technique de plongée, j’ai acquis plusieurs autres compétences, je citerai la capacité d’observation directe des habitats sous-marins, une meilleure compréhension des interactions entre les activités anthropiques et les écosystèmes marins. J’ai pu avoir des bases pour le suivi scientifique subaquatique, et tout cela a renforcé ma discipline dans la gestion des risques. Ces compétences me permettront d’améliorer le suivi écologique qu’on pratique déjà au sein de l’ONG Tube Awu, de produire des données locales fiables et de renforcer la crédibilité scientifique de nos initiatives communautaires. Donc en plus d’être un exploit personnel, la plongée est une méthode scientifique qui me servira tout au long de ma carrière.</em></p>



<p><strong> Enjeux de gouvernance et biodiversité</strong></p>



<ol start="6" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>Le Cameroun est riche en biodiversité marine, mais souvent menacée par la surpêche et la déforestation des mangroves. En quoi la plongée peut-elle devenir un outil de gouvernance environnementale ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>On ne peut pas gérer ce qu’on ne voit pas, la plongée permet de connaitre l’état des fonds marins, l’impact de la surpêche ou la dégradation des habitats, elle transforme les hypothèses en preuves observables. Dans le contexte actuel où les données marines sont limitées, la plongée marine scientifique devient un levier stratégique pour orienter les décisions publiques, c’est donc un outil de gouvernance environnementale.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="866" height="453" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50.jpeg" alt="" class="wp-image-2809" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50.jpeg 866w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50-300x157.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.50-768x402.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 866px) 100vw, 866px" /></a></figure>



<p><em>Inventaire floristique du Parc National Marin Manyangue Na Elombo Campo, avec l&rsquo;équipe de Septentrion Environnement.</em></p>



<ol start="7" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>Comment voyez-vous le rôle des femmes dans la protection des océans et des ressources halieutiques ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Les femmes jouent déjà un rôle dans l’économie halieutique, elles interviennent dans la transformation des produits issus de la pêche, dans la commercialisation et même la gestion des revenus. Mais elles sont encore très peu présentes dans les sphères techniques et scientifiques, en ce qui concerne la protection de nos océans. Et pourtant lorsqu’une femme comprend les enjeux écologiques, elle peut influencer toute une communauté, ainsi la conservation devient sociale et moins technique,  pour faciliter la compréhension.</em></p>



<ol start="8" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>Pensez-vous que la plongée peut contribuer à sensibiliser les communautés locales et les décideurs politiques ?</strong></li>
</ol>



<p><em>Il est irréfutable que la plongée est un outil de sensibilisation, parce que voir notre richesse marine, permet de changer le discours, ce n’est plus un récit importé, c’est notre réalité. Montrer des images issues de la plongée, c’est beaucoup plus puissant qu’un discours théorique, mettre ces données à la disposition des communautés ou des décideurs, issus de nos propres eaux, c’est un outil fort de sensibilisation, cela crée un sentiment de fierté, mais aussi de responsabilité qui interpelle chaque personne sensible à la préservation de notre biodiversité marine.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" width="842" height="441" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51.jpeg" alt="" class="wp-image-2810" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51.jpeg 842w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51-300x157.jpeg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Image-2026-03-04-at-06.38.51-768x402.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 842px) 100vw, 842px" /></a></figure>



<p><em>Les plongées sous-marines permettent de documenter la biodiversité aquatique au Cameroun.</em></p>



<p><strong> Impact personnel et collectif</strong></p>



<ol start="9" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO:</strong> <strong>En tant que pionnière, vous inspirez d’autres jeunes femmes. Quel message souhaitez-vous leur adresser ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD: </strong>&nbsp;Ne vous limitez pas vous-même, les barrières les plus fortes sont intérieures, il faut oser intégrer des formations techniques, oser être ambitieuse et surtout accorder du sérieux à sa formation. Parce que l’expérience c’est la meilleure protection de la femme. Nous ne devons pas nous auto-censurer, ne pas attendre que les hommes testent le terrain avant nous, croire en nous, avec du travail et de la passion, de la rigueur, nous pouvons accomplir de grandes choses, la compétence n’a pas de genre.</p>



<ol start="10" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Comment <em>Tube Awu</em> et vos partenaires envisagent-ils de capitaliser sur cette expérience pour renforcer la conservation marine au Cameroun ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Afin de capitaliser mes expériences et compétences à travers l’activité de plongée sous-marine, Tube Awu souhaite intégrer la plongée scientifique dans les activités de suivi écologique. Il sera intéressant de former d’autres jeunes, notamment les filles, pour produire des données scientifiques locales, et renforcer la gouvernance du Parc Marin. Nous voulons transformer cette expérience individuelle, en capacité institutionnelle qui se positionne dans la durée.</em></p>



<ol start="11" class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: Quels sont vos projets pour l’avenir : formation, recherche, plaidoyer ?</strong></li>
</ol>



<p><strong>MD:</strong> <em>Mes projets pour l’avenir c’est d’approfondir mes compétences en plongée scientifique, acquérir davantage de l’autonomie, développer des programmes de suivi sous-marin participatifs, parce que nous suivons plusieurs communautés riveraines dans la périphérie du Parc Marin, une communauté de pêcheurs qui peuvent collecter ces données , renforcer la recherche sur les habitats marins camerounais, il faut dire que nous avons une richesse insoupçonnée là-dessous, ça m’intéresserait de poursuivre ma quête de connaissance de ces habitats marins. Enfin , de continuer à faire le pont entre la science, les savoirs locaux et les politiques publiques.</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-2811" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-1024x682.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/FB_IMG_1760711723787.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Marlène Djoumessi</strong>, lors d&rsquo;une descente de terrain avec les partenaires.</em></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>TVO: quel est le message que Marlène souhaite faire passer, au sujet de la nécessité de concilier science, engagement communautaire et exploration sous-marine?</strong></li>
</ul>



<p><strong>MD:</strong> <em>La conservation marine au Cameroun, doit être portée par des compétences locales, avec des formations rigoureuses, et engagées, la plongée sous-marine m’a permis de comprendre que l’Océan n’est pas seulement une frontière naturelle, c’est aussi un patrimoine vivant que nous devons apprendre à connaitre, pour mieux le protéger.</em></p>



<p><strong>Marlène Djoumessi</strong> : <em>« la discipline en plongée scientifique ressemble beaucoup à la conservation, il faut beaucoup de rigueur, de l’anticipation, et le respect des règles, parce que, négliger un petit détail peut avoir de lourdes conséquences&nbsp;: tout arranger ou tout détruire »</em>.</p>



<p></p>



<p><em>Propos recueillis par <strong>Ange ATALA</strong></em></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Portrait:  Geneviève Ndjiki, l&#8217;entrepreneure qui valorise l&#8217;agroécologie et l&#8217;innovation</title>
		<link>https://tribuneverte.online/portrait-genevieve-ndjiki-lentrepreneure-qui-valorise-lagroecologie-et-linnovation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 08:05:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
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		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[lady]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Mère et épouse, Geneviève Ndjiki est titulaire d&#8217;un Master en Sciences Forestières, spécialiste en audit et certification des forêts, forte de multiples compétences, elle arpente inlassablement les zones agroécologiques du&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Mère et épouse, <strong>Geneviève Ndjiki</strong> est titulaire d&rsquo;un Master en Sciences Forestières, spécialiste en audit et certification des forêts, forte de multiples compétences, elle arpente inlassablement les zones agroécologiques du Cameroun pour porter ses idéaux de développement durable. En prélude à la Journée internationale des droits de la femme, le 8 mars 2026, Tribune Verte Online dresse son portrait, aux côtés de celles que l’on appelle souvent “femmes ordinaires”, mais qui se distinguent par leur action remarquable dans la protection de l’environnement et l’autonomisation des communautés.</em></p>



<p>Depuis plus d’une décennie, <strong>Geneviève Ndjiki</strong> incarne l’alliance entre engagement associatif et entrepreneuriat vert. Présidente et Coordonnatrice de l’association Action for Sustainable Development (ASD), elle pilote des initiatives en agroécologie, conservation de la biodiversité et autonomisation des femmes et des jeunes. Parallèlement, à travers NG Eco Prod Company, elle valorise le savoir-faire local et transforme les produits agricoles pour renforcer des chaînes de valeur durables.</p>



<p>Selon la FAO, environ 37 % de la production agricole en Afrique est perdue après la récolte, ce qui représente une perte économique estimée à 48 milliards de dollars US par an. Ces pertes massives fragilisent la sécurité alimentaire et accentuent la vulnérabilité des ménages. Dans ce contexte, l’approche de <strong>Geneviève Ndjiki</strong> prend tout son sens. Elle promeut la déshydratation alimentaire à basse température (inférieure à 60 °C), une technique de conservation qui préserve les valeurs nutritives des condiments comme le céleri ou le persil. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2797" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20250219_143300-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p>Contrairement aux cuissons à haute température qui détruisent les substances actives, cette méthode permet de garder intactes les propriétés des aliments. Elle recommande de les utiliser en fin de cuisson ou en infusion, afin de bénéficier pleinement de leurs vertus nutritives et thérapeutiques. Au-delà de l’aspect nutritionnel, cette technique appelée déshydratation douce ou séchage à basse température, constitue une solution innovante face aux pertes post-récoltes. Dans les zones rurales dépourvues d’électricité, où près de 60 % des produits agricoles sont gaspillés, elle offre une alternative durable : les produits déshydratés peuvent se conserver jusqu’à trois ans, stabilisant l’offre sur un marché souvent marqué par des fluctuations et des pénuries.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-2792" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-1024x682.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-300x200.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037-768x512.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260303-WA0037.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Geneviève Ndjiki</strong> présentant les résultats atteints par l&rsquo;un de ses projets, en la présence de <strong>Mme Caroline St-Hilaire</strong> Administratrice de l&rsquo;OIF.</em></p>



<p>Rencontrée lors de la tenue d’une conférence à Yaoundé, elle explique l’importance de la déshydratation des condiments comme le céleri, le persil, le piment, la tomate. <em>« Nos produits sont déshydratés à une température inférieure à 60 degrés, ce qui permet de conserver leurs substances nutritives sans les détruire »</em>, souligne-t-elle. Contrairement aux cuissons à haute température qui altèrent les valeurs nutritives, cette méthode préserve les propriétés des aliments. Elle conseille de les saupoudrer en fin de cuisson ou de les utiliser en infusion : <em>« Cela permet d’épurer le corps et de bénéficier de toutes leurs propriétés. »</em></p>



<p>Au-delà de la nutrition, Geneviève met en lumière les difficultés logistiques des agriculteurs. Dans les zones reculées, l’absence d’électricité entraîne des pertes post-récoltes considérables : près de 60 % des produits agricoles sont perdus, et les 40 % restants n’atteignent pas toujours le panier de la ménagère. La déshydratation offre une solution durable, avec des produits qui peuvent se conserver jusqu’à trois ans, sans coût supplémentaire pour les consommateurs. Dans un marché marqué par des fluctuations; abondance de tomates ou de piments frais suivie de pénuries; cette technique stabilise l’offre et sécurise l’alimentation.</p>



<p>Enfin, elle alerte sur l’usage excessif de produits chimiques en agriculture, qui dégradent les sols et exposent les populations à des risques sanitaires. Pour elle, la déshydratation est une alternative durable qui respecte la santé des sols et celle des consommateurs. Son action illustre une conviction forte : le développement durable ne peut être inclusif que si la santé et l&rsquo;innovation y trouvent leur place. Dans un contexte où les défis climatiques et alimentaires s’intensifient, <strong>Geneviève Ndjik</strong>i apparaît comme une figure inspirante, démontrant qu’entreprendre autrement est possible et nécessaire.</p>



<p></p>



<p><em><strong>Ange ATALA</strong></em></p>
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		<title>Ebodjé : les fumeuses de poisson s&#8217;organisent pour un marché collectif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 09:05:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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<p><em>À Ebodjé, obtenir du poisson fumé n’est pas une mince affaire. Les acheteurs doivent emprunter une route sinueuse qui traverse tout le village afin de collecter une certaine quantité de poisson. Pour limiter cette démarche longue et fastidieuse, les femmes présentes à l&rsquo;atelier du 13 février 2026,  organisé par Biodiversity Conservation for Life (BCL), ont suggéré d&rsquo;aménager un espace à l’entrée du village, destiné au marché du poisson. Ceci ayant pour but de faciliter l’accès à de nombreux acheteurs qui circulent sur la route principale menant vers Campo, chef-lieu de l’arrondissement.</em></p>



<p><em>La rencontre en question a donné lieu à une proposition concrète: un Code de bonnes pratiques communautaires de pêche artisanale et fumage de poissons, adopté par les communautés riveraines du parc national de Mayangue Na Elombo Campo, conçu avec l’appui de plusieurs partenaires (BCL, IRAD, Service de Conservation du Parc Marin, et Global Greengrants Fund).</em></p>



<p>L&rsquo;idée de construction de 2 fumoirs communautaires ayant été bien accueillie par les participants à cette réunion , les échanges ont dévoilé plusieurs manquements , qui freinent le développement de la filière poisson fumé dans cette localité, qui pourtant a du potentiel économique. Selon la FAO, près de 35 % des stocks mondiaux de poissons sont surexploités. Au Cameroun, la pression est telle que certaines espèces locales ont chuté de 40 % en dix ans, menaçant la sécurité alimentaire des villages côtiers.</p>



<p> Inspiré du Code de conduite élaboré par la FAO, pour une pêche responsable, un code de bonne conduite a été conçu pour s&rsquo;adapter aux besoins des communautés d&rsquo;Ebodje et ses environs. Pour les pêcheurs locaux dont la source de revenu principale est la pêche artisanale, il leur a été recommandé entre autre de respecter leurs engagements.</p>



<p>Les communautés de pêcheurs artisanaux venus de plusieurs villages autour du Parc Marin, ont décidé de s’organiser pour assurer une gestion durable des ressources halieutiques, protéger les écosystèmes et garantir leurs droits. Pour y parvenir, elles ont adopté ce code de bonnes pratiques qui fixe des règles claires. Les pêcheurs s’engagent à utiliser des filets à mailles réglementaires, à respecter les zones de reproduction et les périodes de repos biologique, et à bannir le rejet de plastiques en mer.</p>



<p>Mais ce code ne se limite pas à la protection de l’environnement. Il vise aussi la qualité et la traçabilité des produits : garantir des poissons sains, respecter les normes d’hygiène et enregistrer les lieux et dates de capture pour lutter contre la fraude. Sur le plan social, il encourage la participation équitable de tous – femmes, jeunes, migrants – et valorise les savoirs traditionnels, tout en privilégiant la résolution pacifique des conflits. Enfin, il appelle l’État à jouer son rôle : faciliter l’accès aux marchés, renforcer la surveillance participative et encourager la transmission d’informations pour un suivi écologique efficace.</p>



<p>Les organisateurs ont tenu à rappeler à l&rsquo;assistance que la pêche artisanale fait vivre environ 200 000 personnes dans le pays. Pourtant, les pertes liées à la dégradation des ressources halieutiques représentent jusqu’à 10 % des revenus des ménages côtiers, ce qui représente un réel manque à gagner.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2786" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260213_144953-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong><em>Botè Nicolas.</em></strong></p>



<p><em>« Nous voyons les poissons disparaître. Si nous ne changeons pas, nos enfants n’auront plus rien à manger »</em>, confie <strong>Botè Nicolas</strong>, pêcheur de Campo-beach-Ipono.</p>



<p>Les femmes, souvent responsables du fumage et de la vente, soutiennent l’initiative. <em>« Avec des produits en provenance d&rsquo;une Mer plus saine, nous pouvons vendre un poisson de meilleure qualité et gagner davantage, je suis même prête à céder une partie de mon terrain pour la construction d&rsquo;un fumoir communautaire »</em>, explique <strong>Léontine Betèbè</strong>, mareyeuse venue de Campo avec sa belle-sœur.</p>



<p> Pour aller plus loin, Biodiversity Conservation for Life (BCL) a suggéré aux fumeuses de poisson de créer un marché du poisson à Ebodjé, où les revendeurs viendraient se ravitailler. Ce marché pourrait être conçu comme un espace collectif, avec des jours fixes de vente, une tarification harmonisée et une organisation permettant aux femmes de mieux gérer leur emploi du temps commun. Au-delà des pratiques locales, ce code veut instaurer une cogestion participative avec l’État et les ONG. Car sans surveillance, les filets illégaux et la pêche en zones de reproduction continuent de fragiliser l’écosystème.</p>



<p>C&rsquo;est donc à l&rsquo;unanimité  que les participants à cet atelier, constitué pour la plupart des pêcheurs et fumeuses de poisson, ont adopté ce code de bonnes pratiques. Un pas modeste, mais crucial : préserver la biodiversité marine et garantir des revenus durables aux communautés. Dans ce village du sud Cameroun, la survie des familles dépend désormais de l’application stricte de ce code et de la mise en place d’un marché structuré, pensé par et pour les femmes.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
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		<title>IDIL 2026, ou comment la tablette « kolibri » de Madina est devenue un pont vers son avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 02:35:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
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					<description><![CDATA[Yaoundé, 19 février 2026 , dans la salle du Palais des Congrès, une fillette de huit ans a captivé l’auditoire. Madina Djibrila, élève en cours préparatoire originaire du village Gommama&#8230; ]]></description>
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<p><em>Yaoundé, 19 février 2026 , dans la salle du Palais des Congrès, une fillette de huit ans a captivé l’auditoire. <strong>Madina Djibrila</strong>, élève en cours préparatoire originaire du village Gommama dans l’Adamaoua, tenait fièrement une tablette affichant l’application Kolibri. Traduit en Fufulde, ce programme éducatif lui permet de résoudre des exercices de calcul avec aisance au point de devenir 1ère de la classe depuis qu&rsquo;elle en fait usage.</em></p>



<p><em>« Kolibri wal lir am ( kolibri m&rsquo;a aidé à lire) », a-t-elle confié à <strong>Midjiatou Djibrila</strong>, autre élève bénéficiaire, détentrice d&rsquo;un baccalauréat, et aujourd&rsquo;hui étudiante, future infirmière diplômée d&rsquo;Etat, qui malgré l&rsquo;enclavement de son village est parvenue a réussir dans son cursus académique, des témoignages qui ont été accompagnés sous des applaudissements nourris.</em></p>



<p>Cette scène émouvante illustre parfaitement le thème de la célébration de la Décennie internationale des langues autochtones (IDIL) : <em>« Digital Bridges, Living Voices: Empowering Indigenous Languages Through Technology for Future Generations »</em>. Organisé par SIL Cameroun, en partenariat avec l’UNESCO et le Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions et les Langues Africaines (CERDOTOLA), l’événement a réuni plus de 300 délégués, dont des invités internationaux.</p>



<p><strong>La Constitution comme socle</strong></p>



<p><br>Dans son discours d’ouverture, le Directeur Général de SIL Cameroun, <strong>Dr. Michel Kenmogne</strong>, a rappelé que la Constitution camerounaise reconnaît la diversité linguistique comme un élément fondamental de l’identité nationale. L’article 1, alinéa 3, stipule que la République <em>« œuvre pour la protection et la promotion des langues nationales »</em>, une disposition qui légitime les efforts de préservation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2770" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_112453-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>45% de langues locales sont en danger au Cameroun</strong>, du fait d&rsquo;un usage de plus en plus édulcoré.</em></p>



<p>Le DG a insisté sur six piliers essentiels : documentation, transmission intergénérationnelle, valorisation culturelle, intégration numérique, appropriation communautaire et partenariats institutionnels. Il a exprimé son rêve de voir le CERDOTOLA bénéficier de l’expertise de SIL pour renforcer la documentation des connaissances et assurer une mémoire linguistique durable.</p>



<p><strong>Le regard de la Commission Nationale de l’UNESCO</strong></p>



<p>Le Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale de l’UNESCO, <strong>Pr. Abdoul-Aziz Yaouba</strong>, a rappelé que la préservation des langues autochtones est un enjeu de cohésion sociale et de développement durable. Il a insisté sur le rôle de l’UNESCO dans l’accompagnement des États pour intégrer les langues locales dans l’éducation et les politiques publiques, soulignant que la Décennie internationale (2022–2032) est une opportunité unique pour le Cameroun de devenir un modèle en Afrique centrale.</p>



<p>Représentant le Premier Ministre, le <strong>Pr. Laurent Serge Etoundi Ngoa</strong>, Ministre de l’Éducation de Base, et par ailleurs Président de la Commission Nationale de l&rsquo;UNESCO,  a réaffirmé l’engagement du gouvernement à promouvoir l’enseignement des langues nationales dès le cycle primaire. Il a déclaré que <em>« la langue maternelle est le premier vecteur de l’éducation et de la citoyenneté »</em>, et que son intégration dans les curricula scolaires est une priorité pour renforcer l’identité culturelle et l’inclusion sociale.</p>



<p><strong>SIL International, un acteur de longue date</strong> </p>



<p>Depuis sa création au Cameroun en 1968, SIL International œuvre pour la promotion des langues locales à travers la recherche linguistique, la production de ressources éducatives et la traduction. En plus de 50<strong> </strong>ans d’activités, SIL a traduit et publié plus de<strong> </strong>120 ouvrages<strong> </strong>(manuels scolaires, alphabets, récits, textes religieux) dans près de 80 langues locales. Ces langues incluent notamment le Fufulde, le Mbororo, le Bassa, le Ewondo, le Bakweri, le Kom, le Lamnso, le Mafa, le Mundang, le Oroko, le Bamileke, et plusieurs autres langues des peuples autochtones.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2769" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_134538-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Elizabeth Roettele </strong>remettant des ouvrages en langue locale au Ministre de l&rsquo;Education de Base.</em></p>



<p>Parmi les invités internationaux, <strong>Elizabeth Roettele</strong>, représentante de SIL International, a exposé sur le travail phénoménal déjà accompli par SIL au Cameroun. Elle a mis en avant les efforts de documentation linguistique et les innovations numériques qui permettent aux communautés rurales d’accéder à des ressources éducatives dans leur langue maternelle.</p>



<p>La plateforme Kolibri, fonctionnant sans connexion Internet, est active depuis 4 ans et propose des cours en Fufulde et en Mbororo. Le témoignage de <strong>Yunusa Yakubu</strong>, membre de la communauté Fulani de Babanki, a confirmé la performance de cette innovation. Accompagné de Madina, il a montré que l’apprentissage dans la langue maternelle renforce les compétences scolaires et ouvre des perspectives nouvelles pour les enfants des communautés vulnérables.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="771" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-771x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2778" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-771x1024.jpg 771w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-226x300.jpg 226w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-768x1020.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-1157x1536.jpg 1157w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-1542x2048.jpg 1542w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260219_140313-scaled.jpg 1928w" sizes="auto, (max-width: 771px) 100vw, 771px" /></a></figure>



<p><em>Des ouvrages scolaires traduits en langues locales, à destination des populations pygmées Baka, et certains en langue « <strong>Gyele » </strong>, parlée par les communautés autochtones Bagyeli, dans le Sud Cameroun.</em></p>



<p>Avec plus de 150 manuscrits soumis au concours d’écriture en langues nationales; la cérémonie était l&rsquo;occasion d&rsquo;annoncer les vainqueurs, dont la valeur des récompenses allaient jusqu&rsquo;à 250 mille francs cfa. L’événement IDIL Cameroon 2026 a démontré que la technologie peut devenir un pont partagé pour la préservation des langues autochtones. La Décennie internationale des langues autochtones (2022–2032), proclamée par l’UNESCO, met en lumière l’urgence de préserver les langues menacées. Au Cameroun, plus de 250 langues locales sont recensées, dont près de 40 % sont en danger d’extinction selon l’Atlas des langues de l’UNESCO. L’événement IDIL Cameroon 2026, organisé les 18 et 19 février 2026 à Yaoundé, a réuni chercheurs, institutions et communautés pour réfléchir à l’apport du numérique dans cette lutte.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Conservation marine et côtière: les fumeuses de poisson entre subsistance et écologie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 08:11:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[ » Lorsque j&#8217;achète le poisson de 100 mille francs cfa, j&#8217;ai un bénéfice de 50 mille francs cfa par mois, mais ce revenu est très instable, il varie selon les&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em> » Lorsque j&rsquo;achète le poisson de 100 mille francs cfa, j&rsquo;ai un bénéfice de 50 mille francs cfa par mois, mais ce revenu est très instable, il varie selon les saisons, la disponibilité de l' »Essambi » (espèce de bois propre à la localité) , et les moyens de transport pour commercialiser le produit final ». En s&rsquo;exprimant ainsi, <strong>Mme Hortence Moliko</strong>, Présidente de l&rsquo;association des femmes dynamiques d&rsquo;Ebodje, dénonce un drame silencieux que plusieurs vivent . Celles qui exercent dans l&rsquo;activité de fumage de poisson, ne font pas seulement face à la pénurie de poisson, il faut également mentionner l&rsquo;accès au bois de chauffe, mais surtout à son principal outil de travail: le fumoir.</em></p>



<p><em>Lors de l’atelier du 13 février 2026 tenu à Ebodjé, le <strong>Dr Jules Romain Ngueguim</strong> , Sécrétaire Exécutif de BCL ( Biodiversity Conservation for Life) a présenté une étude qui révèle la force et la fragilité de la pêche artisanale. Dans ce village écotouristique, les femmes fumeuses de poisson incarnent une économie invisible mais vitale, où chaque poisson fumé est une bataille pour la survie, sans occulter les efforts de durabilité.</em></p>



<p>« Ndolè » ( voir image de titre) , « Folon « , « Eru »,  » Riz sauté », « Keleng-Keleng », « Kati-Kati », « Banane malaxée »&#8230; voila autant de mets traditionnels camerounais dont le poisson fumé est bien plus qu’un ingrédient : c’est une mémoire culinaire. Dans les villages côtiers comme celui d&rsquo;Ebodjé, il est le fruit du travail des femmes fumeuses, gardiennes d’un savoir-faire ancestral. Chacun de ces plats raconte une histoire de terroir, de mer et de fumée qui se répand à travers les 10 régions du Cameroun.</p>



<p>D&rsquo;ailleurs le poisson fumé est devenu la marque de fabrique du village Ebodje, qui a pourtant plusieurs autres attraits touristiques. Il est de notoriété publique que : <em> » le poisson fumé en provenance d&rsquo;Ebodje ne se casse pas, et il a une saveur particulière que celui des autres localités n&rsquo;a pas »</em>,  dixit  <strong>M. Patrick Mamballa</strong>, Conservateur du Parc Marin Manyangue Na Elombo Campo. En voulant connaitre ce qui contribue à cette originalité, nous avons compris que c&rsquo;est à perte que ces femmes continuent d&rsquo;exercer dans cette activité où leur bénéfice est réduit à moins de 50% des efforts fournis.</p>



<p>Les fumoirs traditionnels dégagent une grande quantité de fumée et de particules fines. Les femmes, qui passent des heures à surveiller le fumage, inhalent ces substances, ce qui peut provoquer des maladies respiratoires chroniques, des irritations oculaires et des douleurs thoraciques. De plus, le travail autour des fumoirs traditionnels implique de rester longtemps debout ou courbée, ce qui entraîne des douleurs dorsales et articulaires. Sans oublier de mentionner que la plupart ont des installations à l&rsquo;intérieur de leurs cuisines habituelles, où il n’y a pas de dispositifs de ventilation ni d’équipements de protection individuelle, ce qui accentue les risques sanitaires.</p>



<p>A cela s&rsquo;ajoute le problème de conservation optimale; une partie du poisson brûle ou se détériore, entraînant des pertes considérables. Le poisson fumé peut être trop sec ou insuffisamment fumé, ce qui réduit sa valeur marchande et limite l’accès à des marchés plus exigeants. Les fumoirs traditionnels nécessitent une grande quantité de bois de feu, ce qui contribue à la déforestation et à la dégradation des mangroves. La coupe excessive de bois pour le fumage accentue la fragilité des zones côtières, déjà menacées par la surpêche et l’érosion.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="771" height="1024" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-771x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2764" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-771x1024.jpg 771w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-226x300.jpg 226w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-768x1020.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-1157x1536.jpg 1157w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-1542x2048.jpg 1542w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_120503-scaled.jpg 1928w" sizes="auto, (max-width: 771px) 100vw, 771px" /></a></figure>



<p><em><strong>Dr. Jules Romain Ngueguim</strong> lors de son exposé portant sur la promotion des fours écologiques pour réduire les pertes post- capture et assurer la gestion durable de la pêche communautaire à Ebodje.</em></p>



<p>Selon les données du MINEPIA ( Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales)  et de la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations, en français Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la pêche artisanale représente environ 70 % de la production nationale, soit plus de 200 000 tonnes par an. La filière crevettière artisanale seule génère près de 30 milliards FCFA/an . On estime à 25 000 pêcheurs répartis dans 300 campements le long de la côte, mobilisant des milliers de familles dans des activités connexes (fumage, transport, commercialisation). Les enquêtes menées à Limbe et Kribi montrent que les femmes fumeuses de poisson tirent en moyenne 50 000 à 80 000 FCFA par mois, selon la saison et la disponibilité des captures.</p>



<p>À Ebodjé, les campements côtiers vivent de cette activité, mais restent fragilisés par la déforestation, l’insécurité et la faible valorisation des produits. Les femmes transforment près de 60 % des captures artisanales en produits fumés destinés aux marchés locaux et régionaux. Mais les pertes post-capture atteignent 20 à 38 %, réduisant leurs revenus et accentuant la pression sur les ressources halieutiques. Le projet de construction de fumoir écologique dans la localité, porté par BCL propose une alternative durable :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Augmentation des revenus</strong> : les femmes pourraient gagner 20 à 30 % de plus, soit 12 000 à 24 000 FCFA supplémentaires par mois.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Réduction des pertes</strong> : les fours écologiques permettent de diminuer de moitié les pertes post-capture.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Préservation des mangroves</strong> : la consommation de bois de chauffe est réduite, protégeant un écosystème vital.</li>
</ul>



<p>La pêche artisanale d’Ebodjé illustre une économie de subsistance qui génère des bénéfices chiffrés que l&rsquo;on gagnerait à améliorer, pour le bon équilibre vital des communautés, mais la durabilité est menacée. Le <strong>Dr Ngueguim</strong> insiste :  » <em>Améliorer la manière dont les femmes fument le poisson, c’est améliorer la manière dont nous protégeons nos mers et nos communautés « </em>.</p>



<p>Les initiatives communautaires, bien que modestes, démontrent qu’une gestion durable peut créer des revenus stables et préserver la biodiversité. Le défi est d’intégrer ces projets dans une stratégie nationale de gouvernance environnementale, afin que les bénéfices industriels ne compromettent pas les ressources halieutiques et forestières. Avec une gouvernance inclusive, les projets communautaires comme celui de la construction de fumoirs écologiques communautaires à Ebodjé, peuvent devenir des modèles de durabilité, contribuant à la fois à la conservation et à l’économie nationale.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BCL lance un projet de fumoir communautaire à Ebodje</title>
		<link>https://tribuneverte.online/bcl-lance-un-projet-de-fumoir-communautaire-a-ebodje/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:45:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
		<category><![CDATA[Human rights]]></category>
		<category><![CDATA[Society]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[business]]></category>
		<category><![CDATA[technology]]></category>
		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 13 février 2026, dans les locaux des services de la conservation du Parc National Marin, Manyangue Na Elombo Campo, à Ebodje, un atelier organisé par Biodiversity Conservation for Life&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Le 13 février 2026, dans les locaux des services de la conservation du Parc National Marin, Manyangue Na Elombo Campo,  à <strong>Ebodje</strong>, un atelier organisé par Biodiversity Conservation for Life (BCL) a réuni chercheurs, institutions et communautés locales autour des enjeux de la réduction des pertes post-capture. </em></p>



<p><em>Ceci est rendu possible grâce à une subvention octroyée par Global Green Grants Fund, dans le cadre du projet : « Amélioration des revenus des fumeuses de poissons par la promotion de fours écologiques, pour réduire les pertes post-capture et assurer la gestion durable de la pêche communautaire au Parc Marin Manyange na Elombo-Campo (Cameroun) » porté par BCL. </em></p>



<p></p>



<p>Les débats ont été ouverts par <strong>M. Lemone Kagombe</strong>, chef d’antenne de l’IRAD d’Ebodje, donnant le ton à une rencontre où science et gouvernance se sont croisées. La pêche artisanale camerounaise représente près de 90 % des emplois du secteur halieutique et constitue la principale source de subsistance pour les communautés côtières. Mais elle reste confrontée à des défis majeurs : pertes post-capture, modernisation, hygiène, transparence et inclusion sociale. La nouvelle loi adoptée en décembre 2024 consacre le droit d’accès prioritaire des communautés locales, interdit les chalutiers industriels dans la zone des 3 milles nautiques<strong>, </strong>et impose l’immatriculation des embarcations.</p>



<p>Plusieurs rapports font état de pertes post-capture estimées à 40%, ce qui n&rsquo;est pas pour encourager les efforts de conservation menées par les pécheurs ou encore les fumeuses de poisson. En effet, une enquête cadre sur la pêche artisanale maritime crevettière au Cameroun, publiée en 2025 par la FAO et des chercheurs camerounais (Djienouassi, Mimbang, Meke Soung, Blanc &amp; Necdem); met en évidence les pertes importantes liées au manque d’infrastructures de conservation et de transformation .</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2743" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_133020-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>M. Sambou Mamballa Patrick</strong>, exposant sur la nécessité d&rsquo;observer les aspects éthiques, sanitaires et légaux qui régissent la pêche durable et le fumage de poisson au Cameroun.</em></p>



<p>Des enquêtes journalistiques et données compilées par DataCameroon (2022), estiment également que plus de 40 % des captures sont rejetées en Mer faute de valeur marchande ou de moyens de conservation, aggravant le déficit de production nationale. Pourtant <strong>M. Sambou Mamballa Patrick</strong>, en sa qualité de Conservateur du Parc National Marin Manyange na Elombo‑Campo, a salué la volonté des femmes d’Ebodje, dans leurs efforts d&rsquo;intégrité pour préserver des techniques de fumage ancestrales respectueuses de la santé. Contrairement à d’autres localités où l’on recourt à des vêtements usagés ou à des déchets plastiques pour fumer le poisson – pratiques qui produisent un produit fragile et dangereux pour les consommateurs – les femmes d’Ebodje maintiennent des méthodes traditionnelles plus sûres.</p>



<p>C&rsquo;est fort de ce constat que <strong>Pr. Rodrigue Ebondji</strong>, Coordonnateur des programmes à BCL, a rappelé que: <em>« ce projet a pour principales bénéficiaires les femmes de cette zone côtière, pour qui le fumage du poisson est la source principale de revenus essentielles »</em>. Dans un village privé d’électricité, la conservation du poisson passe nécessairement par le fumage, ce qui rend leur savoir‑faire vital pour la sécurité alimentaire et la survie économique.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" data-id="2744" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2744" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_124103-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</figure>



<p><em><strong>Mme Olga Ango,</strong> exprimant sa préoccupation sur la manière dont sera organisé le travail au sein de la communauté, pour éviter l&rsquo;individualisme</em>.</p>



<p> <strong>M. Bothé Nicolas</strong>, président de l’association des pêcheurs de Campo Beach, estime que; <em> » le projet de construction d’un fumoir communautaire réduira les pertes post‑capture et les tensions dans les ménages »</em>. Il souhaite que cette initiative s’élargisse à tous les villages de la côte, autour du parc marin.  La présidente de l&rsquo;association des femmes fumeuses d&rsquo;Ebodje, <strong>Mme Akono Olga</strong>, a relevé que: <em>les femmes ont pris l’habitude de travailler individuellement dans leurs cuisines, ce qui accroît leur peine, surtout lorsqu’il manque du bois de chauffe. Pour elle, le travail collectif dans un fumoir communautaire renforcerait la solidarité et les liens sociaux.</em>« </p>



<p>Enfin, le <strong>Dr Jules Romain Ngueguim</strong>, Secrétaire Exécutif de BCL, a rappelé que ce projet s’inscrit dans une logique scientifique solide, il a déclaré: <em>« introduit au Cameroun après le Sénégal, le modèle de fumoir que nous souhaitons construire à Ebodje, apparaît comme une solution technique majeur. Non seulement cette innovation a pour vocation de réduire drastiquement la contamination par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), cancérigènes selon l’OMS, mais en plus, sa méthode de fumage respectueuse de l&rsquo;environnement ouvre la voie à des certifications, pour l’exportation vers des marchés exigeants comme l’Europe ».</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2747" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260213_121442-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption"><em><strong>Dr. Jules Romain Ngueguim </strong>sur les enjeux socio-économiques du fumage de poisson, en vue d&rsquo;une pêche artisanale durable</em>.</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;Ingénieur forestier, docteur en écologie forestière du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, et titulaire d’un diplôme spécialisé en gestion des risques naturels de la Fondation Universitaire Luxembourgeoise en Belgique, il est également chercheur senior à l’IRAD, spécialisé en écologie de la conservation et gestion durable des ressources forestières, avec plus de 20 ans d’expérience dans le bassin du Congo<strong>.</strong> Son expertise confère au projet une crédibilité scientifique et une vision stratégique pour transformer la pêche artisanale en véritable moteur de l’économie bleue.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>RDUE : le CED et FERN s&#8217;associent pour soutenir la voix des petits producteurs de cacao face au défi de la durabilité</title>
		<link>https://tribuneverte.online/rdue-le-ced-et-fern-sassocient-pour-soutenir-la-voix-des-petits-producteurs-de-cacao-face-au-defi-de-la-durabilite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 05:21:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Green World]]></category>
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		<category><![CDATA[women]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) , en collaboration avec FERN, une organisation européenne spécialisée dans la gouvernance forestière et les droits humains, ont accompagné les communautés rurales&#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Le Centre pour l’Environnement et le Développement<strong> (CED)</strong> , en collaboration avec <strong>FERN</strong>, une organisation européenne spécialisée dans la gouvernance forestière et les droits humains, ont accompagné les communautés rurales et autochtones du Cameroun dans le processus de conformité au <strong>RDUE</strong>. À l’heure où le Règlement Européen zéro déforestation (RDUE<strong>)</strong> impose de nouvelles exigences de traçabilité et de conformité, le CED s’attache à rendre visibles les réalités vécues par les petits producteurs de cacao, souvent marginalisés dans les débats internationaux.</em></p>



<p>L’atelier stratégique du 28 janvier 2026 à Yaoundé, s’est ouvert sur des paroles fortes. <strong>Woulo Ferdinand</strong> ( voir image de titre, au centre) est un producteur de Cacao à Mintom, cette figure emblématique de la communauté Baka a rappelé la dureté de son quotidien :<br><em>« Nous ne mangeons pas le cacao, même si on achète le kilo à 500 francs, nous allons vendre. Je suis heureux d’être parmi ceux qui peuvent nous aider à avoir un meilleur rendement pour notre dur travail. »</em></p>



<p>À ses côtés, <strong>Mme Eboutou Marie</strong>, également issue de la communauté Baka, a dénoncé les pratiques abusives des acheteurs qui ne respectent pas les prix fixés par la réglementation et recourent au chantage. Elle a insisté sur la nécessité de comprendre les décisions prises à l’échelle nationale et internationale, car elles affectent directement les producteurs sur le terrain.</p>



<p>Ces témoignages incarnent les chiffres présentés par le CED : en 2025, le Cameroun a déclaré 311 728 tonnes de cacao, dont 202 423 tonnes exportées. Mais derrière cette performance économique, les producteurs restent exposés à une volatilité des prix allant de 6 300 F CFA/kg à un effondrement à 2 300 F CFA/kg, fragilisant leurs revenus et leur sécurité alimentaire.</p>



<p>Le Règlement Européen sur les produits exempts de Déforestation (EU Deforestation Regulation en anglais) est un texte adopté par l’Union Européenne, qui impose aux entreprises qui exportent vers le marché européen de démontrer que leurs produits (cacao, café, soja, bois, huile de palme, etc.) n’ont pas contribué à la déforestation ou à la dégradation des forêts.</p>



<p><strong>Le RDUE : entre ambition et risque d’exclusion</strong></p>



<p>Le RDUE exige la géolocalisation des parcelles et la preuve de légalité des exploitations. Or, les petits producteurs peinent à s’approprier ces outils. Les femmes, déjà marginalisées dans l’accès aux titres fonciers (seules 13 % détiennent un titre contre 27 % des hommes), risquent d’être encore davantage exclues. Les peuples autochtones, comme les Baka, subissent des expropriations déguisées.</p>



<p>Le CED, en partenariat avec FERN, alerte sur ces risques : la conformité ne doit pas devenir un instrument d’exclusion sociale. Ensemble, les deux organisations produisent des rapports, comme celui sur le genre et le cacao, il a été présenté aux participant. Dans son exposé, <strong>Dr. Samuel Nguiffo</strong>, Sécrétaire Exécutif du CED, a mis en lumière l’invisibilité des femmes qui transparait dans le rapport de cette étude,  appelant à une réforme foncière inclusive.</p>



<p>Traditionnellement associées aux cultures vivrières, les femmes deviennent désormais actrices majeures dans la cacaoculture. Elles assurent l’entretien des plantations, la récolte, l’écabossage et la transformation artisanale. Sans leur contribution, le Cameroun passé de 3ᵉ producteur africain et 4ᵉ exportateur mondial , n’aurait pas atteint ses records actuels de production.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="771" src="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-1024x771.jpg" alt="" class="wp-image-2733" srcset="https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-1024x771.jpg 1024w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-300x226.jpg 300w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-768x578.jpg 768w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-1536x1157.jpg 1536w, https://tribuneverte.online/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260128_112449-2048x1542.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><em><strong>Indra Van Gisbergen</strong> , responsable de la campagne forêt et consommation à FERN, lors de sa présentation: « les  grands développements du secteur cacao dans l&rsquo;UE en 2025 et les perspectives 2026 ».</em></p>



<p>En effet, le nombre d’exportateurs dans le pays est passé de 30 en 2024 à 45 en 2025, traduisant une dynamique de croissance et une diversification des acteurs. Les achats déclarés ont atteint 311 728 tonnes, dont 202 423 tonnes destinées à l’exportation, confirmant la place stratégique du Cameroun sur le marché international. Par ailleurs,  la structure des prix reste fortement fluctuante, avec un pic record de 6 000–6 300 F CFA/kg suivi d’un effondrement à 2 300 F CFA/kg, mettant en difficulté les petits producteurs.</p>



<p><strong>Commerce transfrontalier et durabilité régionale</strong></p>



<p>Lors de cette rencontre, les échanges avec les acteurs congolais ont montré que la traçabilité ne peut être dissociée d’un système fiscal et douanier robuste.  Venu tout spécialement du Congo, <strong>Maixent Agnimbat,  </strong>juriste spécialisé dans la gouvernance des ressources naturelles, en sa qualité d&rsquo;Administrateur Général du Forum pour la Gouvernance et les Droits de l’Homme (FGDH); a mis un accent sur la nécessité d&rsquo;un dialogue transfrontalier. Il a tenu à rappeler que la durabilité du cacao en Afrique Centrale exige une coopération régionale, notamment pour lutter contre les flux illégaux et promouvoir une gouvernance partagée.</p>



<p>L&rsquo;on a appris que les flux transfrontaliers opaques entre le Congo et le Cameroun nourrissent un commerce illégal. Des études ont démontré que 42 % du cacao congolais non déclaré,  transite par le Cameroun, tandis que 41 % est exporté vers l’Italie et donc vers l’UE, entraînant une perte fiscale estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA.</p>



<p>Comme outil favorable à l&rsquo;instauration d&rsquo;un climat de durabilité régionale, Voice Cocoa Network, une plateforme de la société civile qui agit comme catalyseur et vigie pour un secteur cacao durable. Sa mission est de promouvoir un système où les producteurs gagnent un revenu décent, travaillent dans des conditions dignes, et où les droits humains sont respectés. </p>



<p>Depuis le Ghana, <strong>Susan Hermina Yemidih</strong> ,l&rsquo;experte en chaînes d’approvisionnement durables, égalité de genre et inclusion sociale pour Voice Cocoa Network, a précisé que l’intérêt principal d&rsquo;établir cette collaboration réside dans la possibilité d’avoir une voix commune pour mener un plaidoyer à l&rsquo;international. L’adhésion permettrait aux organisations locales de renforcer leur influence dans les débats internationaux sur la durabilité du cacao, en s’appuyant sur une coalition mondiale déjà reconnue par les décideurs politiques et les acteurs du secteur privés.</p>



<p>Les enjeux locaux (droits fonciers, inclusion des femmes, protection des peuples autochtones) sont reliés aux débats globaux sur la traçabilité et la gouvernance forestière. Les rapports des études conjointes menées par le CED et FERN, nourrissent les discussions sur la durabilité et la justice sociale dans la filière cacao. Cette association rappelle que la durabilité ne peut se limiter à des chiffres ou à des normes techniques internationales. Elle doit se mesurer à la dignité retrouvée des petits producteurs, particulièrement celle des femmes et des peuples autochtones. Des messages clés ont été formulés à la fin de cette rencontre, en vue d&rsquo;être présentées lors d&rsquo;un dialogue politique de haut vol, aux lendemains de cette rencontre, ils seront partagés dans un prochain article.</p>



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<p><strong><em>Ange ATALA</em></strong></p>



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		<title>Femmes et filles face à la crise de l’eau et de l’assainissement dans l’Extrême-Nord du Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TribuneVerte]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 06:46:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economy]]></category>
		<category><![CDATA[Environment]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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<p><em>La crise mondiale de l’eau et de l’assainissement frappe surtout les femmes et les filles. Dans l’Extrême-Nord du Cameroun, cette vulnérabilité se traduit par une charge domestique lourde, des risques sanitaires et une insécurité permanente. Cet article analyse les données mondiales à la lumière des réalités locales pour montrer l’urgence d’une gouvernance inclusive.</em></p>



<p><strong>L’eau, une corvée qui enferme les femmes et les flles</strong></p>



<p>Le rapport conjoint de l’UNICEF et de l’OMS sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène des ménages (2000-2022) révèle que 1,8 milliard de personnes vivent dans des foyers sans accès direct à l’eau. Dans sept ménages sur dix, ce sont les femmes et les filles de plus de quinze ans qui assurent la collecte, contre seulement trois sur dix pour les hommes. Les filles de moins de quinze ans sont également plus concernées que les garçons, avec une proportion de 7 % contre 4 %.&nbsp;</p>



<p>Dans l’Extrême-Nord du Cameroun, cette corvée quotidienne se traduit par des heures de marche sous un climat aride pour atteindre des points d’eau souvent éloignés et insalubres. Le temps consacré à cette tâche prive les jeunes filles d’éducation et réduit leurs perspectives d’avenir, accentuant les inégalités de genre. Chaque pas effectué pour aller chercher de l’eau devient un pas loin de l’école, du jeu et de la sécurité.</p>



<p><strong>Santé et dignité en péril dans un contexte de fragilité</strong></p>



<p>Le rapport souligne que plus d’un demi-milliard de personnes partagent encore des toilettes avec d’autres foyers, compromettant la vie privée et la sécurité des femmes et des filles. Dans 22 pays étudiés, elles sont plus susceptibles que les hommes de ne pas se sentir en sécurité lorsqu’elles marchent seules la nuit pour accéder à ces installations, et d’être confrontées au harcèlement sexuel. Dans les villages de l’Extrême-Nord, où les infrastructures sanitaires sont rudimentaires, cette réalité se traduit par une insécurité permanente et une atteinte à l’intimité.</p>



<p>L’absence d’espaces sûrs pour gérer les menstruations renforce la marginalisation des adolescentes, qui se voient exclues des espaces scolaires et communautaires. Dans 51 pays, les femmes des ménages les plus pauvres et les personnes handicapées sont les plus privées d’espaces sûrs pour se laver et se changer.&nbsp;</p>



<p>Selon l’OMS, 1,4 million de vies sont perdues chaque année en raison du manque d’eau, d’assainissement et d’hygiène. Dans l’Extrême-Nord, les épidémies de choléra et de diarrhée sont récurrentes, aggravées par l’utilisation de sources d’eau contaminées. Les femmes et les filles, en première ligne de la collecte et des soins domestiques, sont exposées à des maladies infectieuses, à des blessures et à des violences lorsqu’elles doivent sortir pour chercher de l’eau ou utiliser des toilettes éloignées. Leur rôle central dans les tâches domestiques accroît leur vulnérabilité et limite leur accès à l’éducation et à l’emploi. </p>



<p><strong>Gouverner autrement pour transformer une crise en opportunité</strong></p>



<p>Les chiffres globaux renforcent l’urgence : 2,2 milliards de personnes n’ont pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité, 3,4 milliards ne disposent pas d’installations sanitaires sûres et 2 milliards ne peuvent pas se laver les mains avec de l’eau et du savon chez elles.&nbsp;</p>



<p>Entre 2015 et 2022, des progrès ont été enregistrés : l’accès à l’eau potable sûre est passé de 69 % à 73 %, l’assainissement sûr de 49 % à 57 %, et les services d’hygiène de base de 67 % à 75 %. Mais ces avancées restent insuffisantes. Pour atteindre l’objectif de développement durable d’ici 2030, il faudrait multiplier par six le rythme actuel pour l’eau potable, par cinq pour l’assainissement et par trois pour l’hygiène.&nbsp;</p>



<p>Dans l’Extrême-Nord, où les besoins sont immenses et les défis structurels persistants, cette accélération est vitale pour réduire les inégalités de genre et renforcer la résilience communautaire. La crise de l’eau et de l’assainissement illustre de manière saisissante les inégalités mises en évidence par l’ONU. Les femmes et les filles, déjà fragilisées par la pauvreté et l’insécurité, portent le poids disproportionné de cette urgence.  L’intégration des considérations de genre dans les politiques hydrauliques et sanitaires est une nécessité absolue. Investir dans des solutions inclusives et durables, centrées sur les femmes et les filles, est la clé pour transformer une crise en opportunité de justice et de résilience.</p>



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<p><em><strong>Baltazar Atangana (Gender Advisor) et Cynthia Mbida (WASH Specialist)</strong></em></p>



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