MyDataCheck: l’outil de vérification des faits est désormais disponible

L’outil a été présenté au grand public ce 1er septembre 2025 à Yaoundé, à l’occasion du déjeuner de présentation du pré-rapport sur les grandes tendances désinformationelles et des narratifs électoraux au
Cameroun. À titre de rappel, l’élection présidentielle est programmée en octobre 2025, tandis que les
échéances législatives et municipales sont fixées courant 2026.

La période électorale se précisant, la nécessité de penser et de concevoir cet instrument tient au fait que le taux de pénétration au réseau internet, qui n’était que de 11% il y a sept ans, se situe désormais à 43,9% depuis 2024 (soit une progression annuelle de 7,85% en valeur relative). Ces chiffres qui nous ont été fournis grâce au rapport sur la désinformation au Cameroun publié par ADISICameroun et CFI-Médias le 22 avril 2024 à Yaoundé dans le cadre du projet TalkPaix, ont été déterminants.

Au vue des discours de haine qui pullulent à travers différents canaux de diffusion de l’information, et particulièrement les réseaux sociaux, les Fake-news se sont imposés. En cette période électorale au Cameroun, la vérification des faits n’est pas seulement nécessaire , mais elle est vitale pour préserver l’intégrité du débat public, la confiance citoyenne et la qualité du processus démocratique. MyDataCheck avec IA intégré, est une solution de vérification de l’information.

Démenti par MyDatacheck : Il ne s’agit pas de Abdoulkarimou (Dewa) DGA d’Elecam, originaire de l’arrondissement de Mayo Darlé.Il est plutôt question ici de Abdoul Karimou, natif de Banyo et membre (secrétaire)de la section RDPC Mayo Banyo Nord.

C’est pour répondre à ce défi, que la plateforme DataCameroon, en partenariat avec ADISI-Cameroun et DataCheck, ont lancé la solution MyDataCheck, un outil basé sur l’intelligence artificielle pour détecter les fausses informations. Le but visé est de : former les journalistes et les acteurs de la société civile dans le traitement de l’information; mais aussi de créer une cellule de veille informationnelle avant, pendant et après le scrutin. Sans toutefois exclure la production et la diffusion des contenus vérifiés à forte valeur ajoutée.

Avec plus de 8,2 millions d’électeurs inscrits, dont une majorité de jeunes de moins de 35 ans, la vigilance citoyenne est essentielle. Les jeunes de cette tranche d’âge sont très actifs sur les réseaux sociaux, ce qui les expose à la désinformation , mais MyDataCheck leur donne les moyens d’être les mieux placés pour la combattre. Vérifier les faits devient un acte de citoyenneté, d’après Jordan Diffo, chef du projet de MyDataCheck : « La démocratie ne peut survivre sans une information fiable. En période électorale, chaque partage non vérifié peut devenir une arme ».

D’après le Rapport compréhensif sur la sécurité numérique et les dynamiques de genre dans les médias et les OSC au Cameroun, produit par ADISI Cameroun et IFEX ( 2025).

L’escalade de la désinformation étant déjà tangible sur les réseaux sociaux , il est devenu très courant d’observer des débordements lors des débats dans les médias classiques. Il y a lieu de s’organiser pour contenir la désinformation de type domestique et internationale pour limiter les ingérences étrangères.

Ange ATALA