Le Cameroun renforce les compétences de ses acteurs nationaux pour accéder aux financements climat et biodiversité. Un atelier pratique de cinq jours, soutenu par la Francophonie, vise à doter le pays d’outils concrets pour mobiliser des fonds internationaux et porter des projets ambitieux.
Ils sont cadres ministériels, représentants du secteur privé, responsables d’ONG ou de collectivités territoriales. Tous sont réunis, depuis le 18 et ceux jusqu’au 22 août 2025 à l’hôtel Djabi de Mbankomo, pour apprendre à « parler finance » pour sauver le climat et la biodiversité. Face à la complexité des mécanismes internationaux et à une concurrence féroce, le Cameroun a décidé de muscler ses équipes pour devenir un champion de la mobilisation de fonds verts.
Malgré des engagements forts, comme sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN) ou sa Stratégie Nationale pour la Biodiversité (NBSAP), le pays bute souvent au moment de transformer ses ambitions en projets finançables. Les procédures d’accréditation auprès des grands bailleurs comme le Fonds Vert pour le Climat (FVC) ou le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) sont réputées techniques et exigeantes. Cet atelier, organisé par le ministère de l’Environnement (MINEPDED) avec l’appui de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD), comble un vide. « Il ne s’agit plus seulement de former, mais de rendre le pays compétitif sur le marché très disputé des financements verts. » a declare Josephine Eloundou, inspecteur general au Minepded et par ailleurs point focal national de la convention sur la diversite biologique.
Le programme, intensif , alterne théorie et travaux pratiques. Après une introduction aux mécanismes de financement (FVC, FEM, IKI), les participants se sont immédiatement mis au travail sur des cas concrets. L’objectif opérationnel est clair : produire des notes conceptuelle solides, répondant aux critères stricts des bailleurs. Les journées sont rythmées par l’analyse structurelle des notes conceptuelles, la structuration de budgets, l’apprentissage de la « théorie du changement » l’initiation aux processus d’accréditation des structures nationales est également prévue. L’ambition est de repartir avec des dossiers prêts à être soumis.
Blondel SILENOU
