Inondations, sécheresses, épidémies…Le Président angolais et président en exercice de l’Union Africaine (UA), João Lourenço, a alerté ce lundi 22 septembre 2025 à New York sur la vulnérabilité particulière de l’Afrique face aux changements climatiques. Selon lui, les conséquences de ce phénomène déclenchent des épidémies de choléra, de paludisme et d’autres maladies, aggravant considérablement les crises sanitaires sur le continent.
Intervenant lors de la réunion du Comité des chefs d’État et de gouvernement de l’UA pour le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), en marge de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le chef de l’État a précisé que les inondations, les sécheresses et les événements climatiques extrêmes, associés aux conflits dans des régions comme le Sahel, la Corne de l’Afrique et la région des Grands Lacs, déplacent des millions de personnes, créant un terrain propice à la propagation des épidémies.
João Lourenço a rappelé que « les pandémies n’apparaissent pas dans le vide ; elles prospèrent dans des contextes de fragilité et d’instabilité ». C’est la raison pour laquelle, a-t-il souligné, le partenariat entre l’UA, via Africa CDC, et des institutions comme le Fonds vert pour le climat est fondamental.

« En investissant dans des systèmes de santé résilients et adaptés au climat, nous protégeons nos populations, mais nous garantissons également que nos infrastructures pourront résister aux chocs futurs »_João Lourenço
Dans son allocution, le président Lourenço a également affirmé que la santé représente, pour l’Union africaine, un enjeu de diplomatie, puisqu’elle unit les pays, renforce la solidarité entre les nations et permet de construire des ponts pour relever ensemble les défis continentaux et mondiaux.
Il a profité de cette tribune pour saluer l’assistance technique du directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom, envers les pays africains. Il a également félicité la directrice générale de GAVI, Sania Nishtar, pour son engagement sur le continent et la récente levée de fonds ayant permis le lancement de la nouvelle approche « GAVI Leap », alignée sur l’Agenda de Lusaka. Le soutien du Fonds mondial et du Fonds pandémique a également été salué, le chef de l’État exprimant sa volonté de suivre leurs processus de financement.
Le président angolais a rappelé que ce Comité des chefs d’État et de gouvernement a été créé pour orienter politiquement Africa CDC, incarnant ainsi l’engagement collectif de l’Afrique à garantir sa souveraineté sanitaire.
« Réaffirmons cet engagement, dotons cette institution des ressources nécessaires, défendons son leadership sur la scène internationale et intégrons ses stratégies à nos priorités nationales », a-t-il insisté.
En sa qualité de président de l’Angola et de l’UA, João Lourenço a assuré que la santé reste une priorité centrale dans l’Agenda africain pour le développement humain, la souveraineté et un partenariat continental transformateur. Il a conclu: « l’Angola reste déterminé et engagé dans cet effort collectif ».
Fidélis ATEBA
